Crampe ou spasme musculaire

On fait une différence entre la crampe et le spasme musculaire :

  • La crampe est une contraction involontaire, douloureuse et de courte durée.
  • Le spasme est une crampe prolongée.

Les fibres contractées chassent le sang, causant de l'irritation et de la douleur qui, en retour, rendent la contraction encore plus rigide. Le spasme s'installe alors, empêchant le muscle de se relâcher.

  • Fatigue musculaire due à l'inactivité prolongée (par opposition à une inactivité de quelques jours).
  • Erreur d'entraînement sportif.
    Les muscles n'ont pas été suffisamment réchauffés avant l'exercice.
    Ou encore leurs limites ont été dépassées.
    Les crampes ou les spasmes présentent l'inconvénient d'emprisonner dans les muscles les déchets (notamment l'acide lactique)
    produits pendant l'activité musculaire, augmentant ainsi l'irritation et la douleur.
  • Mauvaises postures.
  • Infections virales.
    Parce qu'ils attaquent l'organisme, les virus provoquent une réaction de défense immunitaire, qui peut parfois prendre la forme de crampes musculaires.
    La grippe est le cas typique d'infection avec
    crampes musculaires.
  • Traumatismes.
    Les blessures, les contusions, les déchirures musculaires et les entorses sont des sources de douleur variables qui vont de la sensibilité au toucher à l'élancement, à la sensation de brûlure et à la crampe.
    Dans le cas de l'entorse lombaire, par exemple, la douleur est causée par une contraction réflexe (crampe ou spasme) destinée à limiter l'étirement excessif : les fibres musculaires se verrouillent pour protéger la lésion.
  • Déshydratation.
    Non compensée, une perte de liquide excessive (sudation à la suite d'un effort intense, conditions climatiques inhabituelles, diarrhée et vomissements abondants) entraîne une diminution de la circulation sanguine.
    Cela empêche les muscles d'évacuer leurs déchets et cause une irritation douloureuse.
    En outre, la déshydratation entraîne une carence en sels minéraux indispensables au fonctionnement des muscles (calcium, sodium et potassium surtout).
  • Grossesse.
    Pendant la grossesse, les besoins en calcium sont considérablement accrus.
    Un apport insuffisant peut causer des crampes musculaires, surtout pendant le troisième trimestre, où le poids de l'enfant comprime les nerfs des membres inférieurs.
  • Déséquilibres des électrolytes (manque ou excès de sels minéraux tels que le sodium, le potassium, le calcium, le phosphore et le magnésium).
    Ils sont rares et le plus souvent liés à un dérèglement ou à une tumeur des glandes parathyroïdes ou surrénales.
    Ils perturbent le fonctionnement des muscles et causent de la douleur parce que ce sont les électrolytes qui transportent le message contraction-relâchement aux fibres musculaires.
  • Myosite ossifiante.
    Il s'agit d'une induration (durcissement) progressive des fibres musculaires.
    Infiltrées par des nodules osseux, les fibres musculaires perdent de leur souplesse et ne répondent plus adéquatement au message contraction-relâchement.
  • Tétanos.
    Cette infection, très rare depuis la vaccination infantile et les rappels périodiques, pénètre dans l'organisme par une blessure ouverte et provoque de violentes contractions musculaires généralisées.
    Les contractions des muscles respiratoires rendent la maladie mortelle dans 80 % des cas.

Suivre certaines règles pour prévenir la crampe ou le spasme

  • Ne restez pas inactif ou ne gardez pas la même position trop longtemps.
  • Ne faites pas d'exercices violents moins de deux heures avant de vous coucher.
    La nuit, on bouge toujours un peu.
    Ces mouvements causent de la douleur aux muscles fatigués, qui enverront un signal à la colonne vertébrale.
    Ce signal de douleur se traduira par des spasmes qui risquent de vous empêcher de bien dormir.
  • Evitez les mouvements brusques.
  • Evitez de marcher si vous avez subi une blessure importante d'un membre inférieur.
    Surtout si elle n'a pas été évaluée par le médecin.
  • En cas de blessure, ne profitez pas du fait d'avoir pris un analgésique pour faire un mouvement que vous ne pourriez pas faire sans cela, car il y a risque d'aggravation de la blessure.
  • Evitez les exercices intenses et prolongés quand il fait trop chaud à l'extérieur.
  • Evitez les excès de sel, l'alcool et la caféine.
    Le sel contenu dans les boissons gazeuses, par exemple, draine l'eau hors du muscle.
    L'alcool et le café déshydratent.

Prendre des précautions avant ou après une activité physique

  • Sachez connaître et respecter vos limites.
  • Faites des exercices d'échauffement avant et des exercices d'étirement après l'activité physique.

Essayer l'eau chaude et froide

  • En cas d'exercice musculaire intense, avant de vous mettre au repos, évacuez immédiatement l'acide lactique en prenant une douche chaude de deux minutes, suivie d'une douche froide de 30 secondes.
    Répétez ce cycle 5 à 10 fois.
  • Si vous avez mal le lendemain, prenez un bain chaud auquel vous pourrez ajouter des sels d'Epsom (sulfate de magnésium), ce qui permet d'"alléger" le corps et de détendre les muscles.

Masser le membre atteint

  • Effectuez avec vos mains de légers massages sans pression pour stimuler la circulation et l'évacuation des déchets.
  • Massez toujours en direction du cœur.

Utiliser des pommades réchauffantes ou refroidissantes

  • À condition de ne pas les utiliser en même temps qu'un bain chaud ou qu'une application de glace (risque de brûlure).

Adopter de bonnes postures

  • Tenez-vous le dos droit, les membres non comprimés et les jambes décroisées.
  • Si vous devez soulever un poids, faites-le le dos droit, les jambes fléchies et les bras près du corps.

En cas de crampes et de déchirures musculaires

  • Faites des applications de froid pendant les 72 premières heures : enveloppements, compresses, sacs de glace.
    Après, c'est la chaleur qui, en augmentant la circulation sanguine, agit le mieux : coussin chauffant, bain, compresses et enveloppements.
  • En tout temps : repos, élévation de la région atteinte au-dessus du niveau du cœur, soutien par une écharpe ou un bandage élastique, analgésiques.
  • Dans le cas d'une déchirure musculaire importante, il est impératif de consulter un médecin à cause du risque de myosite ossifiante (voir plus haut dans les causes) par calcification de l'hématome.

Si l'on porte un plâtre

  • Massez légèrement la partie non plâtrée du membre et faites bouger les orteils régulièrement.

Pour se réhydrater

  • Buvez de l'eau embouteillée, des jus de fruits additionnés d'eau à 50 % ou des boissons pour sportifs.
  • Buvez au-delà de la sensation de soif, trois à quatre gorgées à la fois, jusqu'à ce que votre urine soit claire.

Pour une grossesse confortable

  • Suivez les recommandations en matière de calcium : de quatre à six portions de produits laitiers par jour.
  • Si des crampes surviennent, faites les exercices appropriés conseillés par votre médecin et supprimez la compression des membres inférieurs en vous allongeant sur le côté gauche.

Se reposer et prendre des analgésiques

  • En cas d'infection virale, reposez-vous au lit et prenez des analgésiques (paracétamol ou anti-inflammatoires) pour vous soulager.

Pour prévenir le tétanos

  • Maintenez vos vaccinations à jour (les adultes devraient se faire vacciner tous les 10 ans) et lavez soigneusement à l'eau savonneuse toute blessure ouverte.
  • Vous avez un spasme au dos ou au cou accompagné d'engourdissements, de picotements ou de faiblesse musculaire des bras ou des jambes.
  • Vous avez des crampes ou des spasmes prolongés à répétition ou qui ne cèdent pas aux traitements maison.
  • Vous notez un changement dans l'aspect d'un muscle : bosse, hernie, nodule.
  • Votre blessure enfle rapidement et vous ne pouvez pas vous appuyer sur votre membre.
  • Votre blessure ne guérit pas bien : vous avez un gonflement avec rougeur et chaleur, et vous avez de la fièvre.
  • Vous portez un plâtre et vos crampes durent depuis plus d'une heure.
  • Vous vomissez très souvent (même l'eau) et vous ne parvenez pas à vous réhydrater.

Le médecin identifiera une blessure en procédant à un examen clinique et à l'aide de radio.

Le diagnostic de myosite ossifiante sera confirmé par échographie, par résonance magnétique ou par scintigraphie osseuse.

Après quelque temps, un cas grave peut se voir à la radiographie.

Les déséquilibres électrolytiques feront l'objet de dosages sanguins et urinaires, de radiographies et d'un scanner.

  • Douleur :
    Le médecin peut prescrire un relaxant musculaire ou un anti-inflammatoire (aspirine, ibuprofène).
  • Infections virales :
    Le médicament approprié sera prescrit pour guérir l'infection en cause.
  • Déshydratation :
    Les déshydratations graves sont corrigées au moyen de perfusions intraveineuses.
  • Déséquilibre électrolytique :
    Les déséquilibres électrolytiques chroniques nécessitent une médication et un suivi médical constants.
  • Myosite ossifiante, déchirures musculaires complètes :
    Une intervention chirurgicale sera pratiquée.
  • Tétanos :
    Un patient atteint de tétanos recevra un sérum antitétanique et sera placé sous assistance respiratoire.
publié initialement le 31/05/2001 - 02h00 et mise à jour par Dr Philippe Presles le 11/02/2013 - 11h38

Guide familial des symptômes sous la direction du Dr André H. Dandavino - Copyright Rogers Media, 2005

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chate

depuis plusieurs semaines j'ai des spasmes musculaires dans la jambe droite la nuit, lorsque coucher. Douleurs intenses insupportable Que faire pour soulager et guéri. Merci, LM.

Rodolphe008

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