Alerte à la tuberculose à Saint-Brévin, en Loire-Atlantique

Publié par Audrey Vaugrente, journaliste santé le Lundi 19 Mars 2018 : 11h04

Une professionnelle de la petite enfance a développé la tuberculose en Loire-Atlantique. Ses collègues et les enfants avec qui elle travaillait ont été soumis à un dépistage.

© Istock

La tuberculose  circule en Loire-Atlantique. Un centre d'accueil périscolaire de Saint-Brévin fait actuellement l'objet d'une surveillance renforcée. L'une de ses agentes a contracté cette maladie contagieuse. Un enfant a d'ores et déjà été contaminé.

Les premiers signes de la tuberculose se sont manifestés durant les vacances de février, à quelques jours seulement de la rentrée des classes. Une fois la maladie diagnostiquée, les autorités sanitaires ont organisé le dépistage de toutes les personnes à risque.

Dans un premier temps, ce sont 274 enfants et 16 adultes qui ont été invités à se rendre chez le médecin. Cette surveillance a permis de repérer un deuxième cas, chez un enfant de l'établissement.

Une radio des poumons

Selon nos confrères de France Bleu Loire-Océan, trois classes de maternelle sont entrées en contact prolongé avec la femme à l'origine de cette alerte. Le nombre de personnes identifiées par les autorités sanitaires pourrait donc être élargi.

Après la détection d'un cas de tuberculose, le dépistage fonctionne selon un mécanisme bien rôdé. Le bacille de Koch se transmet à l'occasion de rencontres répétées et prolongées. On considère, de manière générale, que les personnes qui ont partagé la même pièce que le malade dans les trois mois doivent se faire tester. La limite est fixée à un contact cumulé de huit heures durant cette période.

Pour savoir si la mycobactérie s'est installée dans l'organisme, deux examens sont réalisés. Le premier est une radiographie des poumons, car une première exposition à la tuberculose peut laisser de petites traces en haut du thorax même si aucun symptôme ne s'est manifesté.

Le deuxième test est cutané : un extrait de la toxine est injecté sous la peau, un peu comme pour un test d'allergies. Si une réaction cutanée se produit, la personne est contaminée.

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Des antibiotiques pour traiter la maladie

A Saint-Brévin, la situation semble donc plutôt bien maîtrisée. "On n'est pas trop habitué, mais l'hôpital de Saint-Nazaire nous a expliqué qu'il traitait une vingtaine de cas par an en Loire-Atantique", a expliqué à Breizh Info Jean-Marc Lassave, chargé de la Petite enfance dans la communauté de communes à laquelle appartient la bourgade.

En France, la tuberculose reste assez rare : chaque année, 5 000 cas sont diagnostiqués – dont 900 sont mortels. Mais les tests de dépistage sont essentiels. En seulement un an, un malade peut contaminer 10 à 15 personnes.

Il est possible de prévenir cette infection à l'aide du vaccin BCG, mais il ne protège qu'un adulte sur deux. Le traitement, lui, s'appuie sur une cure d'antibiotiques à long terme. Elle est généralement efficace.

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