Quand sonne l'heure de remettre son coeur à l'ouvrage...
La reprise du travail après un infarctus du myocarde est souvent source de nombreuses questions. Les uns souhaitent le reprendre trop vite, les autres sous-estiment leur capacité réelle et appréhendent la reprise. Quelques points de repère pour aider chacun à remettre son coeur à l'ouvrage dans les meilleures conditions possibles.
Sommaire

Faut-il faire une visite médicale avant la reprise du travail ?

En premier lieu, votre médecin traitant ou votre cardiologue apprécie avec vous la date de la fin de votre arrêt de travail. Ils peuvent auparavant vous prescrire une épreuve d'effort. Dans un second temps, si votre arrêt de travail a été supérieur à 21 jours, une visite dite de « pré-reprise » (prévue par le Code du travail) auprès de votre médecin du travail est obligatoire. A l'issue de cette consultation, le médecin du travail va décider de votre aptitude (ou non) à la reprise de votre travail ou de la nécessité éventuelle de modifier vos conditions de travail. Avant cette date, vous, votre médecin traitant ou le médecin-conseil de la Sécurité Sociale, pouvez demander un avis auprès de votre médecin du travail.

Le médecin du travail : allié ou ennemi ?

Comme tous les autres médecins, il est tenu au respect du secret médical. Pour vous aider au mieux, il a vraiment besoin de pouvoir apprécier vos capacités réelles. Dans ce sens, confiez-lui toutes les informations dont vous disposez. Avec votre accord et en concertation avec votre employeur, il va rechercher les solutions et vous faire des propositions afin que vous puissiez exercer votre activité dans les meilleures conditions possibles : aménagement de votre poste, de vos horaires de travail, etc. Si la reprise s'avère trop difficile ou si des aménagements de poste ne sont pas possibles, c'est aussi le médecin du travail qui peut vous proposer de faire une demande auprès de la COTOREP, pour être reconnu comme « travailleur handicapé ». Cette reconnaissance n'empêche en rien de travailler normalement. Elle peut au contraire vous aider à trouver des postes plus adaptés en facilitant vos démarches de transformation de poste ou de reclassement. Si le handicap reconnu est supérieur à un taux de 80%, cela permet aussi de bénéficier d'une aide financière durant les périodes d'inactivité professionnelle.

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