Cœur et urgence : les minutes comptent

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Le coeur qui fait mal est toujours une urgence. Le problème est que la douleur peut être faible ou inexistante lors d'un accident cardiaque. D'où l'importance de bien connaître les signes d'alerte.

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La douleur cardiaque typique, celle qui terrasse les acteurs dans les films est bien caractéristique. Il s'agit d'une barre qui écrase la poitrine, qui oppresse, la douleur pouvant irradier dans les mâchoires ou dans les poignets. Elle est très souvent symétrique (pas plus à gauche qu'à droite). Elle est de forte intensitéet est perçue comme grave. Un malaise l'accompagne souvent, fait de faiblesses et de sueurs.

Devant une telle douleur, pas de doute, il faut appeler le 15 sans attendre (le Samu).

La peur de déranger

Reste que tout le monde n'a pas la même sensibilité à la douleur et que certains sont très résistants. Comme ils pensent que cela va finir par passer, ils attendent, et tardent donc à appeler du secours. Cela est particulièrement vrai au petit matin, la peur de déranger poussant à attendre le plus possible.

C'est une erreur gravissime ! Les minutes comptent pour mettre en place au plus vite le traitement adapté. Tout en dépend, dont le pronostic et les séquelles. La vie est en jeu et il ne faut pas hésiter à appeler du secours. Dans le meilleur des cas, le diagnostic sera négatif et cela vous orientera vers une consultation de cardiologie.

L'infarctus indolore

Il faut aussi savoir que dans bon nombre de cas, la douleur sera faible, voire absente. Ce sera notamment le cas des diabétiques et l'on parlera d'ischémie silencieuse (ischémie : manque d'oxygène, ici au niveau du cœur).

Comment la repérer ? Chez un diabétique, tout malaise qui n'est pas rapidement amélioré par la prise de sucre doit conduire à appeler un médecin rapidement disponible ou à composer le 15.

Guide: 

Publié par Dr Philippe Presles le Mercredi 07 Avril 2004 : 02h00
Mis à jour le Jeudi 18 Décembre 2014 : 16h07
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