Grossesse extra-utérine : à ne pas prendre à la légère
Publié le 22 Octobre 2003 à 2h00 par Dr Renaud Guichard, chirurgien
Dans les milieux chirurgicaux circule une boutade qui dit que " toute femme en âge de procréer ayant des douleurs abdominales ou des saignements est suspecte de grossesse extra-utérine (GEU) jusqu'à preuve du contraire ". Cela peut paraître bien excessif, mais il s'agit de diagnostiquer rapidement une pathologie grave pouvant avoir une issue fatale. La grossesse extra-utérine est en effet la première cause de mortalité chez la femme enceinte.

Existe-t-il une alternative à la chirurgie ?

Oui, pour les grossesses extra-utérines dépistées tôt, alors qu'elles sont encore de petite taille avec un taux d'hormones faible (inférieur à 1.000). Il est alors possible d'injecter dans la trompe, sous échographie ou par voie générale, un produit issu de la chimiothérapie anticancéreuse (le méthotrexate), qui va stopper le développement de la grossesse extra-utérine. Le problème est que la disparition de la grossesse extra-utérine soit complète (on parle d'involution), ce qui n'est pas toujours le cas.

En conclusion

Suspicion de grossesse + douleurs et/ou saignement = consultation en urgence + échographie + dosage de bêta HCG.

Guide: