Un hiver sans grippe et sans rhume

Publié par Didier Galibert, journaliste santé le Lundi 06 Janvier 2014 : 11h00
Mis à jour le Mercredi 07 Janvier 2015 : 18h10

En hiver, les microbes attaquent… Défendez-vous… ou soignez-vous efficacement.

Pour supporter plus confortablement des symptômes pénibles, mais aussi pour éviter les complications.


La grippe

À la mauvaise saison, dès que l’on a de la fièvre, le nez qui coule et que l’on se sent un peu raplapla, on a tendance à dire « j’ai la grippe ». C’est souvent un syndrome grippal, provoqué par d’autres virus hivernaux, qui se manifeste par des symptômes ressemblants mais moins forts.

La grippe est plus ou moins grave selon les virus, lesquels s’assemblent différemment chaque année, mais elle met KO en provoquant fièvre élevée, fatigue intense, courbatures, maux de tête et malaise général. Si l’on a un certain âge ou une maladie chronique, elle peut déboucher sur des complications.

Protection vaccinale

Heureusement, pour les personnes fragiles, il existe un vaccin, différent chaque année. Mais tout le monde peut en bénéficier, pour éviter d’être cloué au lit et de perdre des journées de travail. Le vaccin cependant ne protège pas contre les autres virus, très nombreux, qui circulent l’hiver. On peut donc être vacciné contre la grippe et présenter un syndrome grippal. Cela ne remet pas en cause l’efficacité du vaccin.

Le vaccin, pour qui ?

Le nouveau vaccin est disponible depuis début octobre.

Il est encore temps, mais mieux vaut ne pas trop attendre, car il faut deux semaines pour être protégé.

Il est gratuit pour :

  • les personnes âgées de plus de 65 ans,
  • celles qui souffrent d'une maladie chronique (diabète, asthme, BPCO, mucoviscidose, insuffisance cardiaque…).

Depuis cette année, également pour :

  • les femmes enceintes, quel que soit le trimestre de grossesse,
  • les personnes atteintes de maladies du foie,
  • les personnes obèses ayant un indice de masse corporelle (IMC) égal ou supérieur à 40.

Si vous avez déjà reçu un vaccin gratuit l’an dernier.

Présentez à votre pharmacien la prise en charge adressée par votre caisse d’assurance maladie, il vous délivrera le vaccin et vous pourrez vous rendre chez une infirmière sans passer par le cabinet médical.

Si c’est la première fois.

Prenez rendez-vous avec le médecin et munissez-vous de l’imprimé.

Combattez les virus

Le rhume et les divers maux respiratoires de l’hiver sont majoritairement dus à des virus.

Ces virus sont de deux sortes : ceux qui causent des gastro-entérites et, surtout, quantité de virus respiratoires, responsables de rhumes, sinusites, bronchites et autres joyeusetés.

Contagion

Les virus saisonniers se transmettent de plusieurs façons :

  • Gouttelettes chargées de virus émises par un malade qui tousse, éternue ou postillonne.
  • Salive y compris par les baisers.
  • Contact direct des mains d’une personne infectée à une autre, par exemple en serrant les mains en arrivant au travail.
  • Contact d’objets contaminés : bouton d’ascenseur, poignée de porte, couverts, tétine, etc.
  • Air contaminé, surtout dans une pièce fermée occupée par une personne malade : chambre, salle d’attente, bureau…

Rhume ou rhinite ?

C’est la même chose. Attention tout de même à ne pas confondre avec la rhinite allergique, le fameux rhume des foins.

Il est assez rare de ne pas avoir un rhume durant l’hiver. De novembre jusqu’à la fin du printemps, circulent environ deux cents virus différents, responsables de rhumes plus ou moins pénibles. C’est le nombre élevé de ces virus qui empêche notre système immunitaire de bloquer leurs attaques la fois suivante.

Congestion nasale, maux de gorge et de tête… des médicaments sans ordonnance suffisent à améliorer les symptômes, mais le conseil du pharmacien est préférable, car il faut bien respecter les posologies. Pris ou appliqués en excès, les vasoconstricteurs destinés à arrêter les écoulements peuvent provoquer des rhumes chroniques.

Si le rhume est léger, préférez les solutions naturelles : inhalations, gargarismes, solution saline.

Du larynx aux bronches

L’infection virale peut gagner les étages inférieurs de l’appareil respiratoire.

  • Rhinopharyngite

    Le rhume descend et enflamme la gorge, avec picotements, brûlures et toux.

  • Laryngite

    Les cordes vocales sont gonflées et douloureuses, donnent une voix enrouée, cassée ou éteinte. Pour votre enfant, prudence, si la fièvre monte trop et s’il respire mal, direction les urgences.

  • Sinusite

    Les fosses nasales communiquent avec les sinus qui peuvent être contaminés par le rhume. La sinusite provoque des douleurs aux orbites, une tête lourde, un mouchage plus ou moins purulent…

  • Otite

    Les fosses nasales communiquant aussi avec les trompes d’Eustache, le rhume peut entraîner une otite : douleur au niveau du tympan, écoulements jaunâtres parfois. Consultez pour savoir s’il y a une surinfection.

  • Bronchite

    La toux d’abord sèche et quinteuse devient grasse et productive (crachats purulents). Les antibiotiques sont sans effet, mais à partir d’un certain âge ou en cas de maladie cardiaque, respiratoire ou de cancer, on peut redouter une surinfection bactérienne.

  • Angine

    Prudence aussi, elle peut être bactérienne dans 2 à 3 cas sur 10. Des antibiotiques sont alors nécessaires pour éviter des complications parfois graves (rhumatisme articulaire aigu). Consultez, le médecin procédera à un test de diagnostic rapide.

Publié par Didier Galibert, journaliste santé le Lundi 06 Janvier 2014 : 11h00
Mis à jour le Mercredi 07 Janvier 2015 : 18h10
Source : Article "Un hiver sans grippe et sans rhume" du magazine Bien-Etre & Santé n°306 de novembre 2013.
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