Sport et diabète de type 1 : les recommandations

Publié par Dr Pierre-Yves Benhamou le Lundi 12 Février 2001 : 01h00
Mis à jour le Vendredi 16 Octobre 2015 : 12h41
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L'exercice physique est reconnu comme un facteur déterminant de l'état de santé de la population générale et fait aujourd'hui partie intégrante du traitement des diabétiques de type 2. En revanche, en cas de diabète insulinodépendant (type 1), il est indispensable de trouver un équilibre entre apport en glucose, en insuline et dépenses physiques. Afin de limiter les incidents liés à l'effort, des recommandations ont été formulées.

L'activité sportive : l'atout santé !

Depuis de nombreuses déjà, le niveau habituel d'activité sportive est reconnu comme un facteur déterminant la santé des populations. Indépendamment de l'âge et de la corpulence, elle est associée à une réduction du risque de mortalité, de maladie cardiovasculaire en général et de certains cancers. Par ailleurs, des exercices réguliers, y compris ceux de la vie quotidienne comme la marche, diminuent le risque de diabète de type 2 (non insulinodépendant).

Partant de ce constat, ils font maintenant partie intégrante du traitement des diabétiques de type 2 ; ils régulent le métabolisme du glucose et des lipides, améliore la sensibilité à l'insuline et le profil tensionnel.

Des recommandations en cas de diabète de type 1

Inversement, la place du sport chez les diabétiques insulinodépendants est souvent remise en cause, car il peut contribuer à l'instabilité glycémique. En effet, au cours d'un effort les risques d'hypoglycémie ou d'hyperglycémie sont réels et sont fonction de la dose d'insuline injectée. Or celle-ci dépend de nombreux facteurs : de la durée et de l'intensité de l'activité, du moment par rapport au dernier repas et à la dernière injection, du type de traitement, de la glycémie en début d'exercice, du poids, de la taille et de la condition physique du patient.

Pour limiter les incidents éventuels liés à la pratique sportive chez les diabétiques de type 1, des recommandations ont été émises :

  • Programmez-la une ou deux fois par semaine, et si possible placez-vous dans une situation reproductible.
  • Diminuez les doses d'insuline couvrant la période de l'activité si votre glycémie est inférieure à 8mmol/l.
  • Si votre glycémie avant l'effort est inférieure à 8mmol/l, prenez au moins 15g de glucides avant de commencer.
  • Si elle se situe entre 8 et 14mmol/l, l'exercice peut être réalisé sans risque.
  • Si elle est supérieure à 15mmol/l, assurez-vous de l'absence de cétonurie. Dans le cas contraire vous devez reporter l'activité sportive.
  • L'autosurveillance doit être poursuivie pendant (lors des pauses ou de la mi-temps) et après l'effort afin d'adapter les doses suivantes d'insuline et d'assurer une prise de glucide adéquate.
Publié par Dr Pierre-Yves Benhamou le Lundi 12 Février 2001 : 01h00
Mis à jour le Vendredi 16 Octobre 2015 : 12h41
Source : Conférence de Presse, Paris, Recommandations de l'ALFEDIAM.
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