Que faire en cas d'alerte au courrier suspect ?

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Vendredi 26 Octobre 2001 : 02h00
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En cas d'alerte suspectant une contamination par le bacille du charbon, la prise en charge a été définie en trois étapes : intervention de la police, de gendarmerie ou des sapeurs pompiers, prise en charge du courrier et hospitalisation de la ou des personnes ayant été en contact direct. Egalement disponibles sur le site Internet du ministère de la santé (www.sante.gouv.fr), Bernard Kouchner a énuméré les principales mesures d'urgences.

1. Toute personne qui découvre une enveloppe ou un colis jugé suspect doit immédiatement prendre contact avec le 17 (police ou gendarmerie) ou le 18 (sapeurs pompiers), en précisant les informations portées sur l'enveloppe et éventuellement la nature du produit si celle-ci a été ouverte. Il est nécessaire de recouvrir rapidement le courrier, d'arrêter toute ventilation, de fermer la porte et de quitter les lieux sans délais. 2. Les sapeurs pompiers se déplaceront le plus vite possible afin d'isoler l'enveloppe et de la mettre dans un conteneur scellé. Celui-ci sera adressé, pour une analyse bactériologique, génétique et biochimique à un laboratoire de référence. Il en existe deux en France, l'un en région parisienne, l'autre à Grenoble.3. La ou les personnes ayant été en contact avec le courrier seront conduites aux urgences pour y subir un « écouvillonnage nasal ». Il s'agit de prélever un peu de mucus nasal pour rechercher la présence éventuelle du bacille du charbon. Rappelons qu'à ce jour, sur les 500 prélèvements effectués en France, aucun n'a révélé de trace de charbon. Les sujets clairement exposés à une poudre suspecte, par inhalation ou touché, recevront un traitement antibiotique jusqu'au résultat de l'analyse bactériologique. Aucune hospitalisation n'est systématiquement envisagée. Même sous traitement, un patient en bonne santé regagne ensuite son domicile.4. La personne éventuellement contaminée devra révéler le nom et les coordonnées de son entourage direct afin qu'il puisse être convoqué si le bacille du charbon est mis en évidence dans les prélèvements effectués.

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Vendredi 26 Octobre 2001 : 02h00
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