Pilule et risque de thrombose veineuse : qu’en est-il ?

Mise à jour par Isabelle Eustache, journaliste santé le 20/09/2016 - 16h43
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Même si ce risque est très faible, les pilules sont associées à un risque de thrombose veineuse. Il semblerait que les pilules de dernières générations sont plus à risque que celles de 2e génération. Qu’en est-il exactement ? Le point sur la pilule contraceptive et la thrombose veineuse

Thrombose veineuse, phlébite : un risque rare sous pilule

Dès l’apparition des toutes premières pilules contraceptives au début des années 60, le risque de thrombose veineuse est un effet secondaire connu, certes potentiellement grave, mais également rare. C’est pourquoi le marché des contraceptifs oraux fait l’objet depuis toujours d’une surveillance et d’une réévaluation régulière.

A savoir : la thrombose veineuse (également appelée phlébite) désigne la formation d’un caillot sanguin dans une veine, entravant la circulation et pouvant favoriser la formation de varices. Il arrive que ce caillot se déplace et soit à l’origine de complications, dont l’embolie pulmonaire est la forme la plus grave...

En 2011 un rapport (1) a conclu que le risque de thrombose veineuse est deux fois plus élevé chez les femmes qui utilisent une pilule de 3e génération (contenant du désogestrel, telles que cycléane, varnoline, ou du gestodène, telles que mélodia, harmonet, minulet) ou de 4e génération (contenant de la drospirénone, telles que Jasmine, Jasminelle), par rapport aux femmes sous pilule de 2e génération (contenant du lévonorgestrel, telles que minidril, adepal…).

Voici les chiffres obtenus lors d’une réévaluation :

  • L’accident thromboembolique veineux est d’environ 20 cas par an pour 100.000 femmes avec une pilule de 2e génération,
  • de 40 cas par an pour 100.000 femmes avec une pilule de 3e ou 4e génération,
  • de 5 à 10 cas pour les femmes qui ne prennent pas de pilule,
  • et de 60 cas pour les femmes enceintes.

Le rapport bénéfice/risque de la pilule reste positif

Malgré tout, que les femmes se rassurent, « le rapport bénéfice/risque de la pilule reste positif, quel que soit le progestatif utilisé » nous a assuré dès 2011 l’Agence française de sécurité sanitaire (Afssaps, aujourd'hui Ansm). Et en cas de doute, n’hésitez pas à en parler avec votre médecin. Il réévaluera vos propres bénéfices et vos risques liés à votre pilule en fonction de votre profil.

Initialement publié le 13/01/2012 - 11h44 et mise à jour par Isabelle Eustache, journaliste santé le 20/09/2016 - 16h43

Point d’information de l’Afssaps, du 14 novembre 2011, « Contraceptifs oraux estroprogestatifs et risque de thrombose veineuse. (1) British Medical Journal (BMJ) du 26 octobre 2011.

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