L’hypnose s’impose à l’hôpital

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Vendredi 05 Avril 2013 : 13h43
Mis à jour le Vendredi 05 Avril 2013 : 15h03

En santé, la prise en charge de la douleur est une problématique majeure.

Dans ce domaine, on accorde une place grandissante aux méthodes complémentaires dont fait partie l’hypnose.

C’est ainsi que l’hôpital d'Aix-en-Provence intègre via la formation une partie de son personnel à l’hypnose médicale.

© Istock

Les personnels soignants se forment à l’hypnose

L’hôpital d'Aix-en-Provence est le premier établissement à avoir intégré l’hypnose dans son approche globale de la prise en charge du patient. À cet effet, une partie du personnel soignant a été formée à cette technique de sorte que chaque service dispose d’un binôme médecin-infirmer référent en hypnose.

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Pourquoi recourir à l’hypnose ?

Les patients atteints de douleurs chroniques peuvent bénéficier de séances d’hypnose au centre antidouleur de l'hôpital, leur permettant de mieux gérer leur douleur, d’améliorer leur qualité de vie et de réduire leur consommation médicamenteuse. Cette prise en charge est complétée par un travail d’autohypnose, permettant de gérer les crises douloureuses dans la vie quotidienne.

Mais l’autohypnose est également pratiquée en cas de douleurs contre lesquelles nos moyens médicaux sont limités, et en parallèle à l’anesthésie (qui peut alors être réduite dans certains cas), notamment dans les actes invasifs potentiellement douloureux (ponction lombaire, pose d’une perfusion, chirurgie locale, endoscopie bronchique…), contre les effets secondaires des chimiothérapies, etc.

C’est ainsi que l’hypnose peut être utilisée « dans des services aussi divers que les urgences, l'anesthésie, la chirurgie viscérale ou urologique, les soins palliatifs, l'hospitalisation à domicile, l'hémato-oncologie, la gériatrie, la gynécologie, les maladies respiratoires, la neurologie, l'ORL, la pédiatrie, la rééducation, la rhumatologie… »

L’hypnose se place comme une thérapie complémentaire contre le stress et l'anxiété lors d'interventions douloureuses et angoissantes.

Seuls 5% des patients refusent cette aide à l’hôpital.

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Vendredi 05 Avril 2013 : 13h43
Mis à jour le Vendredi 05 Avril 2013 : 15h03
Source : Le Figaro, 4 avril 2013.
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