Foot : petites et grosses blessures

Publié par Dr Philippe Presles le Mardi 25 Novembre 2008 : 01h00
Mis à jour le Jeudi 30 Octobre 2014 : 10h54
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Tout footballeur s'expose à des risques de blessures. Quels sont les traumatismes les plus fréquents chez les footballeurs ? Quels sont leur cause et leur traitement ? Mais aussi, quelle est la durée d'indisponibilité qui en découle et les conséquences à long terme ?

Foot : des risques et des conséquences importantes

Les footballeurs, particulièrement les footballeurs professionnels, sont soumis à des rythmes infernaux (matchs, entraînements) qui multiplient les risques de blessures plus ou moins graves, ce qui peut entraver la participation à des grandes compétitions, voire suspendre une carrière professionnelle.

Tous niveaux confondus, la fréquence des blessures chez les footballeurs est comprise entre 10 et 35 pour 1.000 heures de jeu. En moyenne, un footballeur joue 100 heures par an (50 pour un joueur d'équipe locale et 500 pour un professionnel). Or certaines de ces blessures (claquages, tendinites, fractures de cheville, ruptures du ligament croisé antérieur) peuvent brutalement mettre fin à la compétition.

Tour d'horizon et conséquences des traumatismes les plus fréquents en football, décrits par la Société francaise de chirurgie orthopédique et traumatologique (Sofcot).

Entorse du ligament externe de la cheville

C'est la pathologie la plus fréquente dans le football professionnel. Cette entorse de la cheville résulte de faux mouvements latéraux : changement de direction, pied mal posé sur un sol instable, dérapage, en roulant sur le ballon, etc.

Attention, mal traitée, l'entorse est source de séquelles (douleurs, instabilité, blocages quasiment inéluctables). Elle est aussi à l'origine de pathologie chronique comme l'arthrose et nécessite parfois un traitement chirurgical.

Le traitement est dit fonctionnel, c'est-à-dire que des attelles immobilisent la cheville au niveau du ligament externe, mais préservent la fonction de flexion extension, ce qui permet la marche et évite la fonte musculaire liée à une immobilisation prolongée. Le traitement est prescrit pendant 3 semaines.

Publié par Dr Philippe Presles le Mardi 25 Novembre 2008 : 01h00
Mis à jour le Jeudi 30 Octobre 2014 : 10h54
Source : Dossier de presse de la Société française de chirurgie orthopédique et traumatologique, 2006.
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