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Fièvre acheteuse : comment en guérir ?

Fièvre acheteuse : comment en guérir ?Si les symptômes de la fièvre acheteuse n'ont rien de très conventionnels (ni maux de tête ni alitement), les conséquences n'en sont pas moins alarmantes : découverts répétés, interdits bancaires, surendettement dans les cas les plus épineux. Comme toute maladie, un traitement s'impose donc. A dose homéopathique pour les cas les moins graves, et traitement plus soutenu quand il n'y a pas d'alternative.

Arrêter de culpabiliser

Rares sont les dépensiers compulsifs à vie. La frénésie d'achat se manifeste souvent de façon sporadique. Inutile donc de culpabiliser à outrance. « La première façon de guérir de la fièvre acheteuse, souligne Michel Lejoyeux, psychiatre, est d'arrêter d'être dans le délit ». Inutile de foncer chez le psy après une soudaine frénésie d'achat. « Plutôt que d'aller chercher tout de suite la solution dans une thérapie, poursuit Michel Lejoyeux, il faut faire un travail sur soi, reconnaître ses émotions »... et sa déprime bien souvent. Car les dépensiers compulsifs sont des gens déprimés qui s'ignorent. Plutôt que de rougir devant son relevé bancaire, mieux vaut donc se poser la bonne question : qu'est-ce qui m'a poussé à acquérir tout ça ? Et pourquoi ? Une séance d'introspection qui, dans la plupart des cas, devrait aider à identifier le vrai problème.

Quand l'aide d'un tiers devient urgent

Mais voilà ! Dans certains cas, la fièvre acheteuse cache une déprime plus profonde, moins passagère. L'acheteur compulsif ne peut faire face seul et a besoin d'appui. Proche de l'addiction, cette pathologie est prise en charge en psychiatrie ou en psychothérapie. Avec l'aide d'un spécialiste, le patient est poussé à faire son introspection et à se poser les bonnes questions. Autre méthode, tout aussi probante : les groupes de parole tels que les associations de « débiteurs anonymes », qui permettent à des dépensiers compulsifs de partager leurs problèmes et surtout de les formaliser. Un travail essentiel pour résoudre les « crises d'achat ». A chaque réunion, les personnes doivent rendre compte de leurs dépenses dans le moindre détail : une façon de faire le tri entre dépense nécessaire et achat d'impulsion, qui ne répond pas à une envie - toute naturelle - de se faire plaisir de temps en temps. Ce n'est que dans les cas les plus graves que la justice peut intervenir pour imposer des restrictions, comme la mise en tutelle ou la sauvegarde de justice.

Article publié par le 15/01/2003

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