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Fausse couche : et après ?

Fausse couche : et après ?
Une fausse couche n'a le plus souvent aucune conséquence pour une future grossesse et reste un accident isolé. Toutefois, elle n'est jamais banale et est toujours vécue comme un évènement négatif. A la suite d'un avortement spontané, comment se déroulent le bilan et le suivi ? Qu'en est-il en cas de fausses couches répétées ?

Entre 10 et 15% des grossesses donnent lieu à une fausse couche. La cause la plus fréquente est une anomalie chromosomique de l'embryon (environ 60% des cas). Le plus souvent, il n'est pas utile de rechercher ces anomalies. Toutefois, pour certaines femmes, la détermination de la cause peut les aider au travail de deuil. Cet évènement sans conséquence sur l'avenir reproductif est toujours dérangeant pour la femme. C'est pourquoi, le plus important après une fausse couche est le soutien psychologique. Il est nécessaire d'accompagner les patientes. Une nouvelle grossesse pourra débuter lorsque le couple se sentira prêt. Afin de rassurer, la première échographie est souvent réalisée plus tôt que les 12 semaines d'aménorrhées.

Fausses couches à répétition

On parle de fausses couches à répétition après trois évènements ou plus. En effet, deux fausses couches spontanées successives sont considérées comme liées à l'effet du hasard. Si on considère que le risque de fausse couche est de 15%, celui de faire trois fausses couches successives est théoriquement de 0,34%. Ainsi, cette situation se rencontre chez 1 à 3% des couples. En pratique, il faut en trouver la cause (troubles de la coagulation, étiologies immunologiques, avortements endocriniens, syphilis). Mais dans 50% des cas, les fausses couches à répétition restent inexpliquées. Attention, si la recherche de la cause est systématique après la troisième fausse couche, rien n'empêche d'entreprendre une exploration après la 2e. En effet, après deux avortements spontanés, le risque de nouvelle fausse couche est statistiquement augmenté à 20-30%.

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Article publié par le 14/11/2005 - 01:00

Sources : Le Quotidien du médecin, 6 octobre 2005.

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