Ce billet fait partie du blog "Le blog de la Rédaction".

Douleurs articulaires : le déremboursement des meilleurs médicaments

Publié par Dr Philippe Presles le Lundi 23 Janvier 2012 : 09h47
Mis à jour le Lundi 30 Janvier 2012 : 15h01

Après avoir supprimé le DI-ANTALVIC, les autorités publiques viennent de dérembourser la BUTAZOLIDINE, autre médicament essentiel pour ceux qui souffrent de polyarthrite rhumatismale grave. Que pourra-t-on leur prescrire à la place, tous les autres anti-inflammatoires étant moins puissants ? Du coup, ils vont devoir prendre un médicament 100 fois plus cher et 1000 fois plus dangereux.

© Istock
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Remboursement des médicaments : qui prend la décision, comment ça marche ?

Pour être remboursé en France, un médicament doit obtenir de la commission de transparence (commission dépendant dela Haute Autorité de Santé), un avis favorable quant à son service médical rendu. Dans certains cas, ce n’est pas une décision simple à prendre car il faut tenir compte des nouvelles données scientifiques, des alternatives thérapeutiques, des effets secondaires réellement observés, et des besoins de la population.

C’est ainsi que le DI-ANTALVIC n’a pas pu être sauvé en France l’an dernier. Ceux qui souffrent de douleurs articulaires connaissent bien ce médicament bien toléré, notamment chez les personnes âgées. Mais cette fois-ci, c’est l’Agence Européenne du Médicament (EMA) qui avait demandé son retrait du marché au prétexte de son utilisation en fort surdosage en vue d’une démarche suicidaire, notamment dans certains pays nordiques.

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Après le DI-ANTALVIC, la BUTAZOLIDINE

Cette fois-ci, c’est la BUTAZOLIDINE qui va passer à la trappe. Ce médicament est pris chaque année par 5000 personnes souffrant de polyarthrite rhumatoïdegrave.

C’est le plus puissant anti-inflammatoire à notre disposition et quand il marche, il permet d’éviter le passage aux médicaments encore plus puissants, comme les anti-TNF alpha.

Ceux-ci sont très efficaces car ils permettent de diminuer l’action du système immunitaire contre ses propres articulations. Mais en diminuant le système immunitaire, ils favorisent les infections qui peuvent être potentiellement graves.

Publié par Dr Philippe Presles le Lundi 23 Janvier 2012 : 09h47
Mis à jour le Lundi 30 Janvier 2012 : 15h01
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