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De la dialyse à la transplantation : histoire d'un vécu

De la dialyse à la transplantation : histoire d'un vécuYvanie avait 28 ans lorsqu'elle appris que sa fonction rénale s'était détériorée de façon importante. Pour elle, comme pour nombre de patients, la dialyse est devenue nécessaire à sa survie, jusqu'au jour où elle pu bénéficier d'une transplantation à partir d'un rein de sa maman. Depuis, elle a créé un site Internet pour partager son expérience, aider et informer. Nous avons recueilli son témoignage.

e-sante : Pourquoi avez-vous créé ce site ?

Yvanie : Lorsque j'ai commencé la dialyse, je me posais beaucoup de questions sur ce qui allait m'arriver, sur ce que je pouvais espérer pour l'avenir, etc. Je me suis donc précipitée sur Internet pour tenter d'y trouver des réponses. Cela n'a pas été facile, car les sites traitant de ce sujet sont assez rares. Ensuite, après ma greffe, l'idée de créer mon propre site a mûri peu à peu. Je me suis rappelée de la détresse dans laquelle je me trouvais quelques mois plus tôt et j'ai décidé de le destiner plus particulièrement aux malades et à leurs entourages en tentant de leur proposer une information relativement complète et objective au travers de ma propre expérience de la maladie.

e-sante : Pourriez-vous nous parler des principales difficultés que vous avez rencontrées ?

Yvanie : La période la plus difficile a sans aucun doute été celle de la dialyse, parce qu'elle a représenté une contrainte énorme et un changement radical de mon style de vie et de celui de mon compagnon. En plus du temps qui doit être consacré à chaque traitement (il faut compter en tout environ sept à huit heures trois fois par semaine en dialyse à domicile, puisqu'il faut assurer le montage, le démontage et la désinfection de la machine), le régime est très contraignant et la fatigue omniprésente. De plus, elle a occasionné divers problèmes, d'abord médicaux, mais aussi d'ordres professionnels, sociaux et financiers, qui n'ont pas été faciles à accepter ni à gérer. En comparaison, les contraintes liées à la greffe me paraissent réellement insignifiantes. L'opération s'est remarquablement bien déroulée, tant pour moi que pour ma maman qui m'a donné son rein. Je supporte sans aucun problème les immunosuppresseurs, j'ai très peu d'effets secondaires et j'ai retrouvé une vie normale. Je suis consciente que j'ai eu beaucoup de chance de ne rester en dialyse que pendant huit mois et de recevoir le rein de ma maman dans des conditions idéales. Statistiquement, les greffes à partir de donneurs vivants sont celles qui fonctionnent le mieux et qui durent le plus longtemps. Lorsque cette possibilité n'existe pas, il faut patienter souvent de longues années sur liste d'attente avant d'obtenir un greffon.

Article publié par Isabelle Eustache le 29/10/2002
Cet article n'a pas fait l'objet de révision depuis cette date. Il figure dans le planning de mises à jour de la rédaction.

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