Contamination : que risquez-vous au bureau et dans une chambre d’hôtel ?

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Mardi 19 Juin 2012 : 09h23
Mis à jour le Mardi 19 Juin 2012 : 09h33

Les scientifiques soulignent à nouveau que l’on ne peut échapper aux microbes nulle part. Et surtout pas au bureau, ni à l’hôtel. En effet, deux études soulignent en parallèle les risques de contamination sur le lieu de travail et dans les chambres d’hôtel.

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Ordinateur, téléphone et poignées de portes nous contaminent au bureau

Selon la première étude réalisée pour le groupe Kimberly-Clark Professional, spécialisé dans les produits d’hygiène justement, « un salarié français sur cinq a été contaminé par une maladie infectieuse sur son lieu de travail ou par l’un de ses collègues », dont « plus de la moitié (54%) ont été obligés de s’arrêter de travailler ». Cette contamination professionnelle a donc un coût financier énorme pour la collectivité et en termes de productivité.

Le clavier d’ordinateur, la souris, le téléphone, le bureau lui-même, allant de la surface de travail aux poignées de tiroir, sont de véritables nids à microbes.

Le pire serait l’open space, les bureaux volants et les poignées de portes auxquelles on ne peut échapper, dont bien sûr celles des toilettes.

Et puisque nous portons nos mains à notre bouche ou à notre visage seize fois par heure en moyenne selon le Dr Frédéric Saldmann*, la meilleure façon de se protéger et de protéger les autres est d’éviter la bise et la poignée de main !

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La chambre d’hôtel aussi est contaminante

Au cours de cette 2e étude, des analyses bactériennes ont été réalisées sur différentes surfaces dans des chambres d’hôtels situées dans différents états américains.

Quant aux surfaces les plus « sûres » : la tête de lit, les tringles à rideaux et la poignée de la porte de la salle de bain.

Résultat, les surfaces les plus contaminées étaient : les toilettes et le lavabo, mais également la télécommande, l’interrupteur de la lampe de chevet et les articles présents sur les chariots des femmes de ménage et promenés d’une chambre à l’autre.

Les hôtels auraient tout intérêt à revoir leurs procédés afin de réduire les risques bactériens.

Parallèlement, nous pouvons tous sur notre lieu de travail diminuer les risques de contamination en procédant très régulièrement à un nettoyage de notre matériel de bureau, y compris de la surface de notre bureau… et en stoppant cette habitude conviviale de faire la bise et de se serrer la main…

* Le Dr Frédéric Saldmann est cardiologue, nutritionniste et auteur du livre « On s’en lave les mains » aux éditions Flammarion, 2007.

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Mardi 19 Juin 2012 : 09h23
Mis à jour le Mardi 19 Juin 2012 : 09h33
Source : American Society for Microbiology, 17 juin 2012, Hazard Analysis and Critical Control Points (HACCP).
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