La conisation en prévention du cancer du col de l'utérus

La conisation en prévention du cancer du col de l'utérus

La conisation consiste en l'ablation d'un fragment de tissu en forme de cône à la base du col de l'utérus. Cette intervention permet de confirmer le type exact d'anomalie du col de l'uterus et son étendue (biopsie). Mais la conisation est aussi souvent thérapeutique et évite ainsi l'évolution vers un cancer du col.

Qu'est ce que la conisation ? A quoi sert la conisation ?

Une conisation est le plus souvent réalisée lorsque des anomalies du col de l'utérus, appelées dysplasies, existent. Ce sont des cellules atypiques détectées lors de l'examen gynécologique par le frottis.

En l'absence de traitement, ces lésions risquent d'évoluer. Selon leur nature, précancéreuses, cancéreuses ou autres, elles peuvent entraîner des infections répétées, des saignements irréguliers entre les menstruations, ou encore, un véritable cancer du col de l'utérus.

La conisation permet alors de déterminer la nature exacte des cellules atypiques du col de l'utérus et leur étendue. Elle est également utilisée comme procédure chirurgicale, c'est-à-dire qu'elle permet l'ablation complète des tissus précancéreux et évite ainsi l'évolution vers un cancer du col.

La conisation : un acte de chirurgie

La conisation est une intervention qui se pratique sous anesthésie loco-régionale telle que la péridurale, ou parfois sous anesthésie générale. Elle s'effectue par voies naturelles et fait appel au bistouri classique, au laser ou la cryothérapie.

La conisation ne provoque aucune douleur post-opératoire, cependant il est recommandé de ne reprendre les activités quotidiennes que deux jours plus tard environ. Des saignements vaginaux se manifesteront durant une semaine environ. Mais s'ils deviennent trop abondants, il faut consulter rapidement.

Il est conseillé d'attendre la visite post-opératoire (deux semaines, voire un mois) avant de reprendre une activité sexuelle. L'utilisation de préservatifs est recommandée durant le premier mois afin d'éviter tout risque d'infection.

Cette intervention est fréquente et comporte peu de risque. A court terme, le principal risque est hémorragique et nécessite de consulter rapidement. C'est pourquoi le chirurgien laisse souvent en place une mèche dans le vagin.

Mis à jour par Isabelle Eustache le 13/08/2008
Créé initialement par Isabelle Eustache le 11/10/2005
Cet article n'a pas fait l'objet de révision depuis cette date. Il figure dans le planning de mises à jour de la rédaction.

Trouvez-vous cet article intéressant ?
 

en savoir plus