Attention, la fibrillation auriculaire augmente le risque d’AVC !

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Vendredi 15 Octobre 2010 : 13h51
Mis à jour le Vendredi 19 Novembre 2010 : 14h35
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La fibrillation auriculaire, forme courante d’arythmie cardiaque, désigne des petits « loupés » ponctuels de la contraction du cœur. S’ils ne sont le plus souvent pas particulièrement dangereux, en revanche, ils augmentent le risque ultérieur de faire un accident vasculaire cérébral (AVC).

Parmi les arythmies cardiaques, la fibrillation auriculaire désigne de petits battements irréguliers du cœur. Chaque période d’arythmie peut durer 5 à 30 minutes, voire parfois 60 minutes, avant que le cœur ne reprenne ses battements normaux.

Les crises d’arythmie peuvent être symptomatiques ou pas. En d’autres termes, la personne peut ressentir ou non les battements irréguliers de son cœur. Dans le premier cas, la fibrillation auriculaire se manifeste alors par un essoufflement, des palpitations, des étourdissements, voire des douleurs à la poitrine, surtout à l’effort.

La fréquence de la fibrillation auriculaire augmente avec l’âge

Plus on est âgé, plus le risque de fibrillation auriculaire augmente. Ainsi, ce trouble du rythme est retrouvé chez 1 à 2% des personnes de 60 ans et chez 10% des plus de 80 ans. L’âge n’est pas le seul facteur de risque : les maladies du cœur, l’hypertension et l’hyperthyroïdie notamment augmentent aussi le risque d’être atteint de fibrillation auriculaire.

Fibrillation auriculaire et risque d’accident vasculaire cérébral (AVC)

Que l’on ressente ou non les arythmies du cœur, la fibrillation auriculaire a l’inconvénient de multiplier par 3 le risque d’AVC. En effet, lors de ces battements irréguliers du cœur, le sang circule moins bien et à tendance à stagner, ce qui favorise la formation de caillots sanguins. Si un de ces caillots se détache et se retrouve dans la circulation sanguine, il peut migrer vers le cerveau et boucher une artère cérébrale, provoquant un AVC.

Même si l’AVC peut survenir longtemps après le début de la fibrillation auriculaire (des mois, voire des années après), il faut consulter pour un bilan. La plupart du temps, ce sont les symptômes qui poussent la personne à consulter. Mais en l’absence de symptôme, ce sont les facteurs de risques qui motivent le médecin à réaliser un bilan cardiaque. Le dépistage repose sur l’électrocardiogramme.

En cas de fibrillation auriculaire avérée, un traitement médicamenteux est requis pour réguler la vitesse du cœur et empêcher la formation de caillots sanguins.

A savoir : le nombre des unités de soins intensifs neurologiques est en constante augmentation en France. C’est idéalement, vers ces structures qu’il faut s’adresser en cas de signes neurologies aigus. Par exemple pour Paris : Lariboisière et la Pitié-Salpêtrière.

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Vendredi 15 Octobre 2010 : 13h51
Mis à jour le Vendredi 19 Novembre 2010 : 14h35
Source : Weber R. et coll., Expert Rev Cardiovasc Ther. 2010 Oct;8(10):1405-15.
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