17e journée nationale de la prévention du suicide

Article publié par Isabelle Eustache le 05/02/2013


17e journée nationale de la prévention du suicide

Mardi 5 février 2013, 17e Journée nationale pour la prévention du suicide.

Avec plus de 10.000 suicides par an en France et 250.000 tentatives, révélant le mal-être dans notre société qui s’installe à toutes les étapes de la vie (enfants, ados, adultes, ainés), « la prévention du suicide est une priorité pour les autorités ».

Cette année, le thème porte sur les rôles et enjeux de l’entourage pour la prévention du suicide : familles, amis, soignants, institutions, associations...

Prévention du suicide : le rôle de l’entourage

Selon l’Union nationale pour la prévention du suicide (UNPS), porte-voix des associations impliquées dans la prévention du suicide, les « entourages », que sont les familles, les amis, les collègues ou encore les voisins et les soignants, sont au cœur de la prévention et ne doivent pas être isolés des associations et des professionnels de santé.

Vouloir mourir, même et surtout si la personne se sent exclue, n’est jamais un acte solitaire, il s’inscrit fondamentalement dans un rapport à l’autre, à la société.

C’est pourquoi le thème proposé pour l’édition 2013 porte sur le rôle de l’entourage dans la prévention du suicide.

Quelques repères sur le suicide

Un décès sur 50 est un suicide !
Le suicide est la deuxième cause de décès chez les 15-24 ans après les accidents de la route et la première cause de mortalité chez les 25-34 ans.

En cas de crise suicidaire, l’entourage peut être « victime » et culpabiliser car il « n’a rien vu venir » ou « n’a pas su quoi faire ». L’entourage peut aussi se sentir « responsable » et être accusé de n’avoir pas su prévenir l’évolution fatale, voire même d’avoir négligé le désespoir. On comprend bien que le rôle de l’entourage vis-à-vis des personnes suicidaires est un écheveau complexe à démêler de par leurs influences réciproques.

Reconnu « priorité de santé publique » dans les années 90, le suicide est aujourd’hui un enjeu de société car « iI est possible d’agir efficacement sur les situations conduisant au désespoir et exposant au suicide ».

Personne n’est à l’abri, tout le monde est concerné.

Le suicide n’est pas la résultante d’une cause unique, mais l’aboutissement d’un processus complexe.

Sources : Dossier de presse UNPS et Ministère de la Santé, février 2013.

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