nmperso-nadinejeudi@
Portrait de cgelitti
A tous ceux qui vont me lire, seule la volonté peut changer les choses, la volonté de les changer. Et regarder devant. Je suis un homme de 32 ans, avec deux enfants. Je buvais pour faire la fête (barman etc)+ de petits à côté. En 2001, j'ai été renversé violemment par un chauffard, qui a pris la fuite (coma, polytraumatisé, handicapé à vie). Je me suis retrouvé face à un vide inimaginable, 15 kilos de moins, plus d'argent. J'ai commencé peu à peu à boire pour oublier, de + en +. Je n'étais plus là pour personne, seulement pour mes enfants, qui étaient devenus mon seul centre d'intéret dans la vie. Ma femme n'a pas surmonté ces épreuves, de me voir sombrer, seul, elle a fuit dans son travail, çà a duré plusieurs années, jusqu'à ce que je comprenne que j'allais mourir comme çà. Dans la détresse j'ai compris que je ne pouvais pas compter sur elle (je ne lui jete pas la pièrre, sa vie a été très dur avant alors sa seule solution, pour tout, est de fuire systématiquement). Je lui ai dit que çà ne pouvait pas continuer, elle a pris un autre appart, à 100 mètres (et oui). J'ai la garde de mes enfants, elle a bien vu que c'est grace à eux si je ne me suis pas suicidé. J'ai fini par gérer ma chute en me disant qu'il fallait que je touche VRAIMENT le fond, pour renaitre. Je me suis comporté avec l'alcool comme avec les médicaments que j'ai eu après mon accident, en diminuant petit à petit, (médicaments à base de morphine, très puissants). Et peu à peu le brouillard s'est désépessi (je savais que je ne pouvais pas arreter brusquemment, je ne me sentais pas assez fort). La vie que je redécouvre maintenant n'a striquetemment rien à voir avec celle que j'avais avant mon accidnet, et cette descente aux enfers. Ce qui ne nous tue pas nous rends plus fort, parait-il. C vrai. Les conclusions que j'en ai tiré ? -dans la détresse, ne compter vraiment que sur sois-ne pas se fier forcément à ses doutes du moment, avoir confiance en sois, ces doutes/ craintes s'estompent souvent seul (mais bon courage pour les nuits blanches, les palpites du coeur, à se demander si on se réveillera le lendemain)-le sport (et oui ! même moi handicapé, je parti du principe, si un muscle travaile, et qu'on l'exploite, c bon, très bon)-savoir tourner la page, ne pas forcément vouloir recréer un monde du passé, la vie avance, les choses changent, dans la difficulté on se racroche à ce qu'on connait, mais les traumas de l'alcool et le reste ont détrui tout çà, alors il faut completement modifier sa façon de voir les choses (je me disais, toutes ces années perdues, les autres, ils ont progressé, changé, alors si je dois reprendre le train en marche, que je ne m'attende pas à avoir le même paysage)-et....savoir que dans le domaine des dépendances, rien n'est jamais vraiment acquis, 15 secondes suffisent, pour revenir en arrière, le travail est dur, j'ai l'impression des fois d'avoir pris 20 ans de maturitée en 4 ans. Vous verrez, vous aurez tellement envie de vivre, que vous ne voudrez plus regarder en arrière, après, car la vie malgré tout est courte. Et encore, je ne m'étale pas , mes souffrances ont été bien plus grandes. ALors regardez-vous, comme vous êtes, et exploitez-le, pour redevenir quelqu'un. Je me rappele à quel point jf'avais la haine sur tout ce qui m'entourait, les gens, les systèmes, et je vois maintenant à quel point j'apprécie les gens, et ils m'apprécient, simplement, j'ai de nouveaux amis, je ne me suis pas étalé sur mon passé, celà aurait noirci les choses, et c'est du PASSE, derrière, cela ne chagerait rien. Courage, je consulte souvent le forum, alors si vous avez des questions...... je n'ai pas encore fini, mais le soleil brille.
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