Gaelle05
Portrait de cgelitti
Varicelle : surtout pas de Nisapulvol® ni de talc

En 1998 déjà, la conférence de consensus sur la prise en charge des infections à VZV déconseillait l?application de talc, crème, pommade, gel, de topiques antibiotiques, antiviraux, antiprurigineux ou anesthésiques au cours de la varicelle.

En effet, au cours de la varicelle, des complications infectieuses cutanées graves, notamment à staphylocoque ou streptocoque, peuvent survenir (bien qu?elles soient relativement rares).

Une fasciite nécrosante ou une bactériémie peut entraîner un risque mortel par choc septique. Au début des années 2000, une enquête de pharmacovigilance confirmait le risque d?atteinte cutanée grave, en particulier de fasciite nécrosante, parfois fatale, au cours d?une varicelle en cas d?utilisation de Nisapulvol®, poudre contenant du parahydroxybenzoate de benzyle et 95% de talc comme excipient.

L?utilisation de Nisapulvol® est contre-indiquée dans la varicelle depuis 2004.

Malheureusement, l?information ne semble pas avoir suffisamment circulé,

le Nisapulvol® est toujours utilisé dans la varicelle et des cas d?effets cutanés graves continuent de survenir. Rappelons que pour le prurit, les antihistaminiques H1 sédatifs par voie orale (hydroxyzine, dexchlorphéniramine) sont le seul traitement recommandé. Les soins locaux consistent en bain ou douche quotidien ou biquotidien avec un pain, savon ou agent lavant dermatologique sans antiseptique. La chlorhexidine peut être utilisée pour prévenir une surinfection. Enfin, toujours pour le traitement symptomatique, le paracétamol est le seul antalgique/antipyrétique qui peut être prescrit (pas d?aspirine en raison du risque de syndrome de Reye ; pas d?anti-inflammatoires non stéroïdiens en raison d?une augmentation du risque de fasciite nécrosante).

F.H.

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