babsy
Portrait de cgelitti
Bonjour à toutes!!

J'ai été opérée d'une abdoplastie et d'une liposucion le 20 mars 2009 à Paris. J'ai 37 ans et je n'ai pas d'enfants. A la suite d'un régime important (25 kgs de perdus) j'ai sauté le pas et consulté pour me débarrasser de mon "tablier". Si j'écris aujourd'hui, c'est parce que j'ai trouvé ici les réponses à mes "petites" angoisses et un soutien indéniable alors pourquoi ne pas apporter à mon tour un témoignage qui permettra de rassurer celles qui vont subir la même chose?

Donc le 20 mars et des potron-minet, j'ai traversé Paris avec ma petite valise et une pierre énorme au fond du ventre... Accueil très chaleureux à la clinique, installation en chambre, douche rituelle à la bétadine scrub, atarax et hop, allongée sur le lit vêtue de ma superbe tenue de bloc(!!) charlotte, chaussons, bas de contention et gaine à portée de main.

Descente au bloc vers 11h, j'ai de la chance, le chirurgien est déjà là, nous nous saluons et procédons au rituel des photos et petits (!!) dessins au feutre violet. L'ambiance est détendue, l'anesthésiste adorable, le chirurgien souriant. Et moi? Moi je flippe et vérifie si des fois, il n'y aurait pas une fenêtre par laquelle je pourrai éventuellement m'enfuir!

Pause du cathéter de pref' j'ai cruellement soif. Patiemment l'anesthésiste m'explique que c'est dû au stress et à l'adrénaline et que boire n'y changera rien. Je lui demande de m'avertir qd il injectera le dernier produit censé m'emmener au pays des rêves, il confirme mais m'informe que le produit me fera oublier les minutes avant et que donc je ne me souviendrais pas de cet instant.

Une dernière caresse sur cette fichue charlotte et hop! Dodo.

J'ouvre les yeux. L'infirmière, penchée au dessus de moi, retire un instant le masque à oxygène puisque visiblement je veux parler.. je lui demande où je suis. un sourire et d'une voix douce que je suis en salle de réveil, que tout s'est bien passé. Ah bon? Déjà??? Elle réajuste ma couverture de survie, me demande si je n'ai pas trop froid. Je comprends que c'est le crissement de l'alu qui m'a réveillé, je tourne lentement la tête et je vois la pendule: il est 14h15.

Sommeil, réveil se succèdent. A chaque fois, la pendule m'est d'une aide précieuse. Je sais exactement où je suis et je "vois" le temps s'écouler. Infirmière encore: la machine sonne parce que vous n'avez pas assez d'oxygène, j'augmente le débit. Est ce que tout va bien?

Euh oui! J?ai un sourire idiot, je me sens incroyablement bien, soulagée.

16h30, il est temps de revenir dans ma chambre. Je n'ai pas mal. Pas mal du tout! Confortablement installée dans mon lit inclinable, la journée se déroule, cotonneuse. Toutes les heures, l'infirmière et son beau sourire, viennent me prendre la tension, vérifier ma température et me demander si j'ai besoin d'antalgiques. A minuit je meurs de faim!! Compote et biscuit piochés dans la réserve personnelle des infirmières!! Elles sont adorables!

Nuit hachée (l'anesthésie) mais très tranquille. Au petit matin, décision est prise de me retirer la perf': je ne souffre absolument pas. J'insiste même pour aller faire pipi dans la salle de bain. Je prends conscience de la gaine, des pansements et des deux redons qui ornent mon pubis. Petit moment de flottement pour organiser toute l'expédition. Avec méthode et un peu de calme, tout se passe parfaitement. Dans le miroir je me rends compte que j'ai de la bétadine jusque ds les oreilles! Et du feutre violet partout! Une toilette s'impose! Je marche courbée en deux mais je suis debout!

J+2 premier pansement.. Quel moment intense! J'ai peur de regarder mais je risque un oeil? Whaou! Mon ventre est?plat! Mes exclamations de joie font sourire les infirmières et l'assistant du chirurgien. Pansements refaits, j'ai l'autorisation d'aller faire un tour dans le couloir.

J+5, je sors ! Redons enlevés (sensation bizarre mais pas douloureuse), la première douche est sublime ! je me rends compte que je ne sais pas faire « court ». Je continue ???

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