sylvain
Portrait de cgelitti
Bien sur, il peut sembler naturel de laisser le choix à un patient de mourrir ou non, mais j'ai une expérience personnel qui en dit plus long qu'un débat ...

Aout 95 : patient VIH séropositif, dénutrition et infections opportunistes : d'après ce jeune homme, la mort est la seule solution, il réclame de l'aide pour mourrir aux équipes soignantes lors de son admission à la clinique F. (42).

Novembre 95 : après la mise en place de soins adéquats, et surtout une prise en charge complète de la douleur physique ET psychologique avec le psychologue du service, l'état du patient s'améliore : il ne parle plus du tout de mourir et reçoit ses amis avec un certain plaisir (relatif, bien sûr).

Octobre 96 : La Tri thérapie anti-VIH fait son apparition dans le service et est prescrite à ce patient .... qui vit depuis une vie en tout point déscente!

ALors, la fatalité et le définitif, je n'y crois pas... Si les patients était plus écoutés (psychologie inexistante ou trop rare, mauvaise gestion de la douleur ...) et les bras moins facilements baissés, le débat prendrait une autre tournure.

Sincerement,

Sebastien (soignant)

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