RITALINE 10 mg, comprimé

source: ANSM - Mis à jour le : 11/09/2020

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  

RITALINE 10 mg, comprimé sécable

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  

Chlorhydrate de méthylphénidate........................................................................................ 10,00 mg

Pour un comprimé sécable.

Excipients à effet notoire : amidon de blé, lactose monohydraté.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  

Comprimé sécable.

Le comprimé peut être divisé en 2 doses égales.

4. DONNEES CLINIQUES  

4.1. Indications thérapeutiques  

Trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité chez l’enfant de six ans et plus.

Le méthylphénidate est indiqué dans le cadre d’une prise en charge globale du Trouble Déficitaire de l’Attention avec Hyperactivité (TDAH) chez l’enfant de 6 ans et plus, lorsque des mesures correctives seules s’avèrent insuffisantes. Le traitement doit être suivi par un spécialiste des troubles du comportement chez l’enfant. Le diagnostic doit être établi selon les critères du DSM-IV ou les recommandations de l’ICD-10 et doit se fonder sur l’anamnèse et sur une évaluation complète du patient. Le diagnostic ne peut reposer uniquement sur la présence d’un ou plusieurs symptômes.

L’étiologie précise de ce syndrome est inconnue et il n’existe pas de test diagnostique unique. Pour un diagnostic approprié, il est nécessaire d’utiliser des informations d’ordre médical, éducatif, social et psychologique.

Habituellement, une prise en charge globale comporte des mesures psychologiques, éducatives et sociales, ainsi qu’un traitement médicamenteux qui vise à stabiliser les enfants présentant des troubles du comportement caractérisés par des symptômes pouvant inclure : des antécédents de troubles de l’attention (attention limitée), une incapacité à se concentrer, une labilité émotionnelle, une impulsivité, une hyperactivité modérée à sévère, des signes neurologiques mineurs et un EEG anormal. Les capacités d’apprentissage peuvent être altérées.

Un traitement par méthylphénidate n’est pas indiqué chez tous les enfants présentant un TDAH et la décision d’utiliser ce médicament devra se fonder sur une évaluation approfondie de la sévérité et de la chronicité des symptômes de l’enfant, en tenant compte de son âge.

Une prise en charge éducative appropriée est indispensable et une intervention psychosociale est généralement nécessaire. Lorsque les mesures correctives seules s’avèrent insuffisantes, la décision de prescrire un psychostimulant devra se fonder sur une évaluation rigoureuse de la sévérité des symptômes de l’enfant. Le méthylphénidate devra toujours être utilisé dans l’indication autorisée et conformément aux recommandations de prescription et de diagnostic.

Narcolepsie avec ou sans cataplexie en cas d’inefficacité du modafinil chez l’adulte et l’enfant de plus de 6 ans.

4.2. Posologie et mode d'administration  

Dans le trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité chez l’enfant de six ans et plus :

Le traitement doit être initié sous le contrôle d’un spécialiste des troubles du comportement de l’enfant et/ou de l’adolescent.

Dépistage avant traitement

Avant de prescrire le méthylphénidate, une évaluation initiale de l’état cardiovasculaire du patient, incluant la mesure de la pression artérielle et de la fréquence cardiaque, sera réalisée.

Une anamnèse complète devra documenter :

·les traitements concomitants,

·les troubles ou symptômes associés, médicaux et psychiatriques, antérieurs et actuels,

·les antécédents familiaux d’arythmie ventriculaire, de mort subite notamment d’origine cardiaque ou de décès inexpliqué.

De plus, le poids et la taille du patient devront être mesurés de manière précise avant le début du traitement et être notés sur une courbe de croissance (voir rubriques 4.3 et 4.4).

Surveillance continue

La croissance des patients ainsi que leur état psychiatrique et cardiovasculaire devront être surveillés en continu (voir également rubrique 4.4).

·La pression artérielle et le pouls doivent être enregistrés sur une courbe percentile à chaque adaptation posologique, puis au moins tous les 6 mois.

·La taille, le poids et l’appétit doivent être mesurés au moins tous les 6 mois et notés sur la courbe de croissance.

·L’apparition de nouveaux troubles psychiatriques ou l’aggravation de troubles psychiatriques préexistants doivent être suivies à chaque adaptation posologique, puis au moins tous les 6 mois et à chaque visite.

Il convient de surveiller les patients quant au risque d’usage détourné, de mésusage et d’abus de méthylphénidate.

Posologie et adaptation posologique

L’augmentation de posologie sera réalisée avec prudence au début du traitement par méthylphénidate. L’adaptation posologique devra débuter à la dose la plus faible possible.

Il existe d’autres dosages de ce médicament ainsi que d’autres médicaments contenant du méthylphénidate.

L’efficacité dans les troubles déficitaires de l’attention avec hyperactivité a été prouvée à partir d’une posologie de 0,3 mg/kg/j.

En règle générale la posologie ne dépassera pas 1 mg/kg/j en 2 ou 3 prises.

La posologie sera progressive et adaptée à chaque enfant :

·Commencer le traitement par de faibles doses, qui seront augmentées graduellement toutes les semaines. Débuter le traitement avec ½ comprimé sécable à 10 mg 2 fois par jour (par exemple : au petit déjeuner et au repas de midi).

·Augmenter graduellement la dose quotidienne de 5-10 mg par semaine. Une 3ème prise dans la soirée peut être nécessaire chez certains patients. En règle générale, il est préférable de ne pas administrer de méthylphénidate dans les 4 heures qui précèdent le coucher pour éviter les problèmes d’endormissement. Cependant, si les effets du médicament se dissipent trop tôt dans la soirée, une nervosité et/ou des difficultés pour s’endormir peuvent survenir chez l'enfant (voir rubrique 4.8). L’administration d’une faible dose dans la soirée peut permettre de résoudre ce problème. Les avantages et les inconvénients de l’administration de cette faible dose en soirée pour faciliter l’endormissement doivent être considérés.

·La posologie quotidienne maximale est de 60 mg/j.

·Si, après avoir ajusté la dose durant 1 mois, aucune amélioration n’est observée, interrompre le traitement.

Mode d’administration

Les comprimés sécables de RITALINE peuvent être pris avec ou sans aliments (voir rubrique 5.2).

Durée d’administration

Utilisation prolongée (plus de 12 mois) chez l’enfant et l’adolescent

L’efficacité et la sécurité d’emploi de l’utilisation à long terme du méthylphénidate n’ont pas été évaluées de façon systématique au cours des études cliniques contrôlées. Il n’est ni nécessaire, ni souhaitable, que la durée du traitement par méthylphénidate soit indéfinie. Le traitement est généralement interrompu pendant ou après la puberté. En cas d’administration de méthylphénidate pendant une période de temps prolongée (plus de 12 mois) chez un enfant ou un adolescent atteint de TDAH, il conviendra de ré-évaluer régulièrement l’utilité du traitement prolongé pour le patient et ce en mettant en place des périodes sans traitement pour pouvoir évaluer le fonctionnement du patient en l’absence de celui-ci. Il est recommandé d’interrompre le traitement par méthylphénidate au moins une fois par an afin d’évaluer l’état de l’enfant (de préférence pendant les vacances scolaires). Une amélioration peut se maintenir à l’arrêt du traitement qu’il soit temporaire ou définitif.

Diminution de posologie ou arrêt du traitement

En l’absence d’amélioration des symptômes après une adaptation posologique adéquate sur une période d’un mois, le traitement devra être arrêté. En cas d’aggravation paradoxale des symptômes ou de survenue d’autres effets indésirables graves, la posologie sera réduite ou le traitement sera arrêté.

Populations spéciales

Adultes

L’utilisation du méthylphénidate n’est pas autorisée chez l’adulte atteint de TDAH. La sécurité d’emploi et l’efficacité du méthylphénidate n’ont pas été établies dans cette classe d’âge.

Sujets âgés (65 ans ou plus)

Le méthylphénidate ne doit pas être utilisé chez le sujet âgé. Sa sécurité d’emploi et son efficacité n’ont pas été établies dans cette classe d’âge.

Enfants de moins de 6 ans

Le méthylphénidate ne doit pas être utilisé chez l’enfant de moins de 6 ans. Sa sécurité d’emploi et son efficacité n’ont pas été établies dans cette classe d’âge.

Insuffisants rénaux

Aucune étude n’a été réalisée avec le méthylphénydate chez des patients insuffisants rénaux (voir rubrique 5.2).

Insuffisants hépatiques

Aucune étude n’a été réalisée avec le méthylphénydate chez des patients insuffisants hépatiques.

Dans la narcolepsie avec ou sans cataplexie, en cas d’inefficacité du modafinil :

Posologie et mode d’administration

Population pédiatrique

La posologie recommandée chez l’enfant de plus de 6 ans dans l’indication narcolepsie, est la même que celle dans les troubles déficitaires de l’attention avec hyperactivité (voir rubrique 4.2 ci-dessus, posologie et adaptation posologique).

Adultes

Commencer le traitement avec 10 à 15 mg par jour, puis augmenter graduellement toutes les semaines jusqu’à atteindre une posologie optimale.

Les posologies moyennes sont en général de 20 à 30 mg par jour.

Certains patients nécessitent une posologie de 40 à 60 mg par jour.

Une dose journalière supérieure à 60 mg n’est pas recommandée.

Le fractionnement du traitement doit être adapté individuellement, toutefois la plupart des patients sont contrôlés par 2 ou 3 prises par jour. Il conviendra d’éviter l’administration le soir en raison du risque d’insomnie. La dernière prise devra avoir lieu à distance du coucher.

Le traitement est soumis à une prescription initiale hospitalière annuelle réservée aux spécialistes et/ou aux services spécialisés en neurologie, psychiatrie, et pédiatrie et aux centres du sommeil.

La prescription initiale hospitalière a une validité d’un an.

Dans les périodes intermédiaires, tout médecin peut renouveler cette prescription.

Ce médicament est délivré par un pharmacien d’officine sur présentation de la prescription initiale hospitalière ou de la prescription d’un autre médecin accompagnée d’une prescription initiale hospitalière datant de moins d’un an.

4.3. Contre-indications  

·Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

·Glaucome.

·Phéochromocytome.

·En cas de traitement par les inhibiteurs irréversibles de la mono-amine-oxydase (IMAO) ou pendant les 14 jours suivant leur arrêt, en raison du risque de survenue de poussées hypertensives (voir rubrique 4.5).

·En cas de traitement par d’autres sympathomimétiques indirects ou des sympathomimétiques alpha (voies orale et/ou nasale) (voir rubrique 4.5).

·Hyperthyroïdie ou thyrotoxicose.

·Diagnostic ou antécédents de dépression sévère, anorexie mentale ou troubles anorexiques, tendances suicidaires, symptômes psychotiques, troubles de l’humeur sévères, manie, schizophrénie, trouble de la personnalité psychopathique ou limite (borderline).

·Diagnostic ou antécédents de trouble bipolaire (affectif) épisodique et sévère (de type 1) (et mal contrôlé).

·Troubles cardiovasculaires préexistants incluant hypertension sévère, insuffisance cardiaque, artériopathie occlusive, angine de poitrine, cardiopathie congénitale avec retentissement hémodynamique, cardiomyopathie, infarctus du myocarde, arythmies et canalopathies (troubles causés par un dysfonctionnement des canaux ioniques) pouvant potentiellement mettre en jeu le pronostic vital.

·Préexistence de troubles cérébrovasculaires, anévrisme cérébral, anomalies vasculaires, y compris vascularite ou accident vasculaire cérébral.

·Chez les patients présentant une allergie au blé (autre que la maladie cœliaque).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  

Le méthylphénidate n’est pas indiqué chez les enfants présentant des symptômes liés à des facteurs environnementaux (notamment enfants victimes de mauvais traitements) et/ou des symptômes liés à des troubles d’origine psychiatrique, y compris psychotiques.

Le traitement par méthylphénidate n’est pas indiqué chez tous les enfants atteints de TDAH et la décision d’utiliser ce médicament devra se fonder sur une évaluation très minutieuse, de la gravité et de la chronicité des symptômes de l’enfant en tenant compte de son âge.

Utilisation à long terme (plus de 12 mois) chez l’enfant et l’adolescent

L’efficacité et la sécurité d’emploi de l’utilisation à long terme du méthylphénidate n’ont pas été évaluées de façon systématique au cours des études cliniques contrôlées. Il n’est pas nécessaire ni souhaitable, que la durée du traitement médicamenteux soit indéfinie. Le traitement est habituellement interrompu pendant ou après la puberté. Les patients traités par méthylphénidate à long terme (c’est-à-dire plus de 12 mois) devront être surveillés attentivement conformément aux recommandations décrites dans les rubriques 4.2 et 4.4, relatives à l’état cardiovasculaire, la croissance, l’appétit, l’apparition de nouveaux troubles psychiatriques ou l’aggravation de troubles psychiatriques préexistants. Les troubles psychiatriques devant faire l’objet d’une surveillance sont décrits ci-dessous et incluent de manière non limitative : tics moteurs ou verbaux, comportement agressif ou hostile, agitation, anxiété, dépression, psychose, manie, délire, irritabilité, manque de spontanéité, retrait et persévération excessive.

Le médecin qui décide d’utiliser le méthylphénidate pendant des périodes de temps prolongées (plus de 12 mois) chez un enfant ou un adolescent atteint de TDAH, devra ré-évaluer périodiquement l’utilité du traitement sur une période prolongée pour le patient et ce, en mettant en place des périodes sans traitement pour pouvoir évaluer le fonctionnement du patient en l’absence de celui-ci. Il est recommandé d’interrompre le traitement par méthylphénidate au moins une fois par an afin d’évaluer l’état de l’enfant (de préférence pendant les vacances scolaires). Une amélioration peut se maintenir à l’arrêt du traitement qu’il soit temporaire ou définitif.

Populations spéciales

Adultes

L’utilisation de méthylphénidate n’est pas autorisée chez l’adulte atteint de TDAH. La sécurité d’emploi et l’efficacité du méthylphénidate n’ont pas été établies dans cette classe d’âge.

Sujets âgés (65 ans ou plus)

Le méthylphénidate ne doit pas être utilisé chez le sujet âgé. Sa sécurité d’emploi et son efficacité n’ont pas été établies dans cette classe d’âge.

Population pédiatrique (enfant de moins de 6 ans)

Le méthylphénidate ne doit pas être utilisé chez l’enfant âgé de moins de 6 ans. Sa sécurité d’emploi et son efficacité n’ont pas été établies dans cette classe d’âge.

Etat cardiovasculaire

Les patients chez lesquels un traitement par psychostimulants est envisagé devront être soigneusement interrogés quant à leurs antécédents (y compris leurs antécédents familiaux de mort subite cardiaque ou inexpliquée ou d’arythmie maligne ou d’arythmie ventriculaire) et être soumis à un examen médical rigoureux, afin de rechercher la présence d’une cardiopathie. Un examen cardiaque spécialisé devra ensuite être réalisé si les résultats initiaux font suspecter une cardiopathie ou de tels antécédents. Un examen cardiaque par un spécialiste devra être rapidement réalisé chez les patients présentant, au cours du traitement par méthylphénidate, des symptômes tels que palpitations, douleurs thoraciques à l’effort, syncope inexpliquée, dyspnée ou tout autre symptôme évocateur d’une pathologie cardiaque.

L’analyse des données issues des études cliniques du méthylphénidate chez l’enfant ou l’adolescent atteint de TDAH, a montré que les patients traités par méthylphénidate peuvent fréquemment présenter des modifications des pressions artérielles systolique et diastolique de plus de 10 mm Hg au repos par comparaison au groupe contrôle. Les conséquences cliniques, à court et à long terme, de ces effets cardiovasculaires chez l’enfant et l’adolescent ne sont pas connues, mais la possibilité de complications cliniques résultant des effets observés lors des études cliniques ne peut être exclue. La prudence est indiquée lors du traitement des patients chez lesquels une augmentation de la pression artérielle ou de la fréquence cardiaque est susceptible d’entraîner la décompensation d’une pathologie sous-jacente. Voir en rubrique 4.3 les contre-indications au traitement par méthylphénidate.

L’état cardiovasculaire devra être surveillé soigneusement. La pression artérielle ainsi que le pouls devront être enregistrés sur une courbe percentile à chaque adaptation posologique, puis au minimum tous les 6 mois.

Les patients qui développeraient des symptômes évocateurs de troubles cardiaques au cours du traitement par méthylphénidate devront être examinés rapidement par un cardiologue.

L’administration de méthylphénidate est contre-indiquée dans l’hypertension sévère et dans certains cas de troubles cardiovasculaires préexistants sous réserve de l’obtention d’un avis d’un spécialiste en cardiologie pédiatrique (voir rubrique 4.3).

Mort subite et anomalies cardiaques structurelles préexistantes ou autres troubles cardiaques sévères

Des cas de mort subite ont été rapportés lors de l’utilisation de stimulants du système nerveux central aux doses usuelles chez des enfants, dont certains présentaient des anomalies cardiaques structurelles ou d’autres problèmes cardiaques sévères.

Bien que certains problèmes cardiaques sévères puissent entraîner à eux seuls un risque accru de mort subite, le méthylphénidate n’est pas recommandé chez les enfants ou les adolescents présentant des anomalies cardiaques structurelles connues, une cardiomyopathie, des anomalies graves du rythme cardiaque ou d’autres problèmes cardiaques sévères qui pourraient les exposer à une vulnérabilité accrue vis-à-vis des effets sympathomimétiques des psychostimulants.

Mésusage et événements cardiovasculaires

Le mésusage du méthylphénidate peut être associé à une mort subite ou à d’autres événements cardiovasculaires sévères.

Troubles vasculaires cérébraux

Voir en rubrique 4.3 les troubles cérébrovasculaires pour lesquels un traitement par méthylphénidate est contre-indiqué. Les patients présentant des facteurs de risque supplémentaires (ex. antécédents de maladie cardiovasculaire, médicaments associés augmentant la pression artérielle) devront être surveillés à chaque visite après l’initiation du traitement à la recherche de signes et de symptômes neurologiques.

La vascularite cérébrale semble être une réaction idiosyncrasique très rare due à l’exposition au méthylphénidate. Il existe peu de preuves suggérant que les patients à risque accru puissent être identifiés et la survenue initiale des symptômes peut être la première manifestation d’un problème clinique sous-jacent. Un diagnostic précoce, fondé sur une forte suspicion, peut permettre l’arrêt rapide du méthylphénidate et l’instauration d’un traitement précoce. Le diagnostic devrait donc être envisagé chez tout patient développant de nouveaux symptômes neurologiques compatibles avec une ischémie cérébrale au cours d’un traitement par méthylphénidate. Ces symptômes peuvent inclure : céphalée sévère, engourdissement, faiblesse, paralysie, altération de la coordination, de la vision, de la parole, du langage ou de la mémoire.

Le traitement par méthylphénidate n’est pas contre-indiqué chez les patients atteints d’hémiplégie cérébrale infantile.

Troubles psychiatriques

Les troubles psychiatriques concomitants sont fréquents dans le TDAH et doivent être pris en compte lors de la prescription de psychostimulants. Les antécédents personnels et familiaux de troubles psychiatriques doivent être systématiquement recherchés avant de débuter un traitement par méthylphénidate (voir rubrique 4.2).

En cas d’apparition de symptômes psychiatriques ou d’exacerbation de troubles psychiatriques préexistants, le méthylphénidate ne doit pas être administré à moins que les bénéfices attendus soient supérieurs aux risques chez le patient.

En cas de psychose aiguë, manie aiguë ou tendance suicidaire aiguë, un traitement du TDAH par méthylphénidate, ne doit pas être mis en place avant que ces troubles ne soient contrôlés par un traitement approprié.

La survenue ou l’aggravation de troubles psychiatriques doivent être surveillées à chaque augmentation de posologie, puis au moins tous les 6 mois et à chaque visite. L’arrêt du traitement peut alors être envisagé.

Aggravation de symptômes psychotiques ou maniaques préexistants

Les patients psychotiques traités par méthylphénidate peuvent présenter une aggravation des troubles du comportement et des troubles de la pensée.

Survenue de nouveaux symptômes psychotiques ou maniaques

Des symptômes psychotiques (hallucinations et illusions visuelles, tactiles, auditives) ou maniaques peuvent survenir après administration de méthylphénidate aux doses usuelles chez des enfants et des adolescents sans antécédents de maladie psychotique ou de manie. En cas d’apparition de symptômes psychotiques ou maniaques, le rôle du méthylphénidate sera évalué et un arrêt du traitement pourra être envisagé (voir rubrique 4.8).

Agressivité ou comportement hostile

L'administration de méthylphénidate peut provoquer l'apparition ou l'aggravation d'une agressivité ou d'un comportement hostile. Néanmoins, l’agressivité peut être liée au TDAH et la relation de causalité au traitement est dans ce cas difficile à évaluer.

Les patients traités par méthylphénidate devront être surveillés étroitement au début du traitement, à chaque ajustement de doses puis au moins tous les 6 mois et à chaque visite afin de déceler la survenue ou une aggravation d'un comportement agressif ou hostile. Le médecin devra évaluer la nécessité d'ajuster le schéma thérapeutique chez les patients présentant un changement dans leur comportement, en gardant à l’esprit qu’une augmentation ou une baisse de dosage peut être appropriée. L’interruption du traitement pourra être envisagée.

Tendances suicidaires

Les patients ayant des idées ou un comportement suicidaire au cours du traitement pour le TDAH devront être immédiatement examinés par leur médecin. L’aggravation d’une affection psychiatrique sous-jacente devra être prise en considération et un possible lien de causalité avec le méthylphénidate devra être envisagé. Le traitement d’une affection psychiatrique sous-jacente pourra être nécessaire et il conviendra alors d’envisager l’arrêt du traitement par méthylphénidate.

Tics

Le méthylphénidate peut provoquer l’apparition ou une aggravation de tics moteurs ou verbaux. Une aggravation du syndrome de Gilles de la Tourette a également été rapportée. Une évaluation des antécédents familiaux ainsi qu’un examen clinique à la recherche de tics ou du syndrome de Gilles de la Tourette devront être réalisés chez l’enfant avant l’administration de méthylphénidate. L’apparition ou l’aggravation de tics devra être surveillée régulièrement au cours du traitement.

La surveillance devra être effectuée à chaque adaptation posologique, puis au moins tous les 6 mois ou à chaque visite.

Anxiété, agitation ou tension psychique

Le méthylphénidate est associé à une aggravation des symptômes préexistants d’anxiété, d’agitation ou de tension psychique. Une évaluation clinique de l’anxiété, de l’agitation ou de la tension psychique devra être réalisée avant l’administration de méthylphénidate. Une surveillance régulière de la survenue ou de l’aggravation de ces symptômes au cours du traitement devra être réalisée en évaluant les patients à chaque adaptation posologique, puis au moins tous les 6 mois ou à chaque visite.

Formes de trouble bipolaire

Lors de l’utilisation de méthylphénidate pour le traitement d’un TDAH, une attention particulière devra être portée chez les patients présentant un trouble bipolaire associé (y compris un trouble bipolaire de type 1 non traité ou d’autres formes de trouble bipolaire), en raison de la survenue possible d’un épisode mixte ou d’un épisode maniaque chez ces patients. Avant d’initier un traitement par méthylphénidate, les patients présentant des symptômes dépressifs associés devront être dépistés correctement afin de déterminer s’ils présentent un risque accru de trouble bipolaire. Ce dépistage devra inclure une anamnèse psychiatrique détaillée, comportant les antécédents familiaux de suicide, de trouble bipolaire et de dépression.

Il est essentiel d’effectuer un suivi étroit et continu de ces patients (voir ci-dessus le paragraphe « Troubles psychiatriques » et la rubrique 4.2). L’apparition de symptômes doit être surveillée à chaque adaptation posologique, puis au moins tous les 6 mois et à chaque visite.

Priapisme

Des érections prolongées et douloureuses ont été signalées avec des produits à base de méthylphénidate, principalement en association avec une modification du schéma du traitement par méthylphénidate. Les patients qui développent des érections anormalement prolongées ou fréquentes et douloureuses doivent immédiatement demander conseil à un médecin.

Croissance

Un ralentissement staturo-pondéral modéré a été rapporté lors de l’administration prolongée de méthylphénidate chez l’enfant.

A ce jour, les effets du méthylphénidate sur la taille et le poids définitifs de l’enfant sont inconnus et sont actuellement étudiés.

Au cours du traitement par méthylphénidate, la croissance devra être surveillée : la taille, le poids et l’appétit de l’enfant doivent être mesurés au moins tous les 6 mois et une courbe de croissance devra être tenue à jour. Il pourra être nécessaire d’interrompre le traitement chez les patients ne présentant pas la croissance ou la prise de poids attendues.

Convulsions

Le méthylphénidate doit être utilisé avec prudence chez les patients atteints d’épilepsie. Le méthylphénidate peut abaisser le seuil épileptogène chez les patients ayant des antécédents de convulsions, chez les patients ayant présenté des anomalies de l’EEG en l’absence de convulsions et rarement chez des patients sans antécédents de convulsions ni anomalies de l’EEG. En cas d’augmentation de la fréquence des convulsions ou d’apparition récente de convulsions, le traitement par méthylphénidate devra être arrêté.

Abus, mésusage et usage détourné

Le risque d’usage détourné, de mésusage ou d’abus de méthylphénidate doit être étroitement surveillé.

Le méthylphénidate doit être administré avec précaution chez les patients ayant une dépendance connue aux drogues ou à l’alcool en raison du risque d’abus, de mésusage, ou d’usage détourné.

Une utilisation chronique abusive de méthylphénidate peut entraîner une accoutumance marquée et une dépendance psychique, associées à des troubles comportementaux d’intensité variable. Des épisodes psychotiques caractérisés peuvent survenir, en particulier lors d’une utilisation abusive par voie parentérale.

L’âge du patient, la présence de facteurs de risque de mésusage d’une substance (tels qu’un trouble oppositionnel avec provocation, un trouble de la conduite ou un trouble bipolaire) ainsi qu’un abus de substances antérieur ou actuel par le patient doivent être pris en compte avant de décider l’initiation d’un traitement d’un TDAH.

Il est recommandé d’être prudent chez les patients présentant une instabilité émotionnelle, comme chez ceux ayant des antécédents de dépendance aux drogues ou à l’alcool, en raison d’une augmentation possible des doses par les patients.

Pour les patients présentant un risque élevé d’usage médicamenteux abusif, l’utilisation du méthylphénidate et d’autres psychostimulants peut ne pas être adaptée, un traitement par un médicament non stimulant doit être envisagé.

Sevrage

Il est indispensable de surveiller attentivement le patient à l’arrêt du traitement par méthylphénidate, car une dépression ou une hyperactivité chronique peuvent alors être révélées. En conséquence, un suivi prolongé pourra s’avérer nécessaire chez certains patients.

Une surveillance attentive du patient devra être effectuée au cours d’un sevrage pour utilisation abusive de méthylphénidate, en raison d’un risque d’apparition d’une dépression sévère.

Fatigue

Le méthylphénidate ne doit pas être utilisé pour la prévention ou le traitement d’états de fatigue.

Excipients

·Lactose

Ce médicament contient du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.

·Amidon de blé

Ce médicament contient une très faible teneur en gluten (provenant de l’amidon de blé) et est donc peu susceptible d’entraîner des problèmes en cas de maladie cœliaque.

Un comprimé de Ritaline 10 mg ne contient pas plus de 4,8 microgrammes de gluten.

Si vous avez une allergie au blé (différente de la maladie cœliaque), vous ne devez pas prendre ce médicament.

Choix de la formulation de méthylphénidate

Le choix de la formulation du médicament contenant du méthylphénidate devra être effectué par le médecin spécialiste au cas par cas ; ce choix dépend de la durée de l’effet souhaitée.

Contrôle anti-dopage

Le méthylphénidate peut donner des résultats faux positifs lors de la recherche d’amphétamines, notamment avec les immuno-essais.

Insuffisance rénale ou hépatique

Il n’y a pas de données sur l’utilisation de méthylphénidate chez les patients présentant une insuffisance rénale ou hépatique.

Surveillance hématologique

La tolérance à long terme du méthylphénidate n’est pas totalement connue. Un arrêt du traitement devra être envisagé en cas de leucopénie, thrombocytopénie, anémie ou autres modifications incluant celles indiquant une insuffisance rénale ou hépatique sévère.

En cas de troubles hématologiques, des mesures appropriées devront être prises.

Risque d'obstruction gastro-intestinale

En raison du caractère non déformable de RITALINE 10 mg, comprimé sécable, et puisque ce comprimé sécable ne subit pas de modification notable de sa forme dans le tube digestif, RITALINE 10 mg, comprimé sécable ne doit généralement pas être administré chez des patients qui présentent des sténoses digestives sévères préexistantes (de nature pathologique ou iatrogène) ou chez des patients atteints de dysphagie ou éprouvant une difficulté importante à avaler des comprimés. De rares cas de symptômes d’obstruction gastro-intestinale ont été rapportés chez des patients présentant des sténoses digestives connues qui avaient pris des médicaments de formulation non déformable et à libération prolongée.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  

Interaction pharmacocinétique

L’effet du méthylphénidate sur les concentrations plasmatiques de médicaments administrés de façon concomitante n’est pas connu. Par conséquent, la prudence est recommandée lors de l’association de méthylphénidate avec d’autres médicaments, notamment avec les médicaments à faible marge thérapeutique.

Le cytochrome P450 n’intervient pas de façon cliniquement pertinente dans le métabolisme du méthylphénidate.

Une modification significative de la pharmacocinétique du méthylphénidate par l’administration d’inducteurs ou d’inhibiteurs du cytochrome P450 n’est pas attendue. Inversement, les énantiomères d‑ et l‑ du méthylphénidate n’inhibent pas de façon significative les cytochromes P450 1A2, 2C8, 2C9, 2C19, 2D6, 2E1 ou 3A.

Cependant, des cas d’inhibition possible du métabolisme des anticoagulants coumariniques, des antiépileptiques (ex. phénobarbital, phénytoïne, primidone), de la phénylbutazone et de certains antidépresseurs (antidépresseurs tricycliques et inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine) ont été rapportés avec le méthylphénidate. A l’initiation ou à l’arrêt du traitement par méthylphénidate, il peut être nécessaire d’adapter la posologie des médicaments associés et de doser leurs concentrations plasmatiques (ou, dans le cas des anticoagulants coumariniques, le temps de coagulation).

Interactions pharmacodynamiques

Associations contre-indiquées

+ Autres sympathomimétiques indirects

Risque de vasoconstriction et/ou de crises hypertensives.

+ Sympathomimétiques alpha (voies orale et/ou nasale)

Risque de vasoconstriction et/ou de poussées hypertensives.

+ IMAO irréversibles

Hypertension paroxystique, hyperthermie pouvant être fatale. Du fait de la durée d’action de l’IMAO, cette interaction est encore possible 15 jours après l’arrêt de l’IMAO.

Associations déconseillées

+ Alcaloïdes de l’ergot de seigle dopaminergiques ou vasoconstricteurs, et IMAO-A réversibles, y compris oxazolidinones et bleu de méthylène

Risque de vasoconstriction et/ou de poussées hypertensives.

Associations faisant l'objet de précautions d’emploi

+ Anesthésiques volatils halogénés

Poussée hypertensive peropératoire.

En cas d’intervention programmée, il est préférable d’interrompre le traitement quelques jours avant l’intervention.

Associations à prendre en compte

+ Agonistes alpha-2 adrénergiques centraux (ex. clonidine)

La sécurité d’emploi à long terme du méthylphénidate en association avec la clonidine ou avec d’autres agonistes alpha-2 adrénergiques centraux n’a pas été évaluée de manière systématique

+ Antihypertenseurs

Le méthylphénidate peut diminuer l’efficacité des médicaments utilisés pour traiter l’hypertension.

+ Consommation d’alcool

L’alcool peut exacerber les effets indésirables centraux des médicaments psychotropes, y compris du méthylphénidate. Il est donc recommandé aux patients de s’abstenir de consommer de l’alcool au cours du traitement.

+ Médicaments augmentant la pression artérielle

La prudence est recommandée chez les patients traités par méthylphénidate et recevant un autre médicament pouvant augmenter la pression artérielle (voir également les paragraphes relatifs aux affections cardiovasculaires et vasculaires cérébrales de la rubrique 4.4).

+ Médicaments dopaminergiques

La prudence est recommandée lors de l’administration de méthylphénidate en association avec des médicaments dopaminergiques, y compris les antipsychotiques. Le méthylphénidate augmente principalement les taux extracellulaires de dopamine ; de ce fait, le méthylphénidate peut provoquer des interactions pharmacodynamiques lorsqu’il est administré avec des agonistes directs ou indirects de la dopamine (y compris la L‑DOPA et les antidépresseurs tricycliques) ou avec les antagonistes de la dopamine (y compris les antipsychotiques).

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  

Femmes en âge d’avoir des enfants

Il n’existe pas de données permettant de soutenir une recommandation particulière concernant les femmes en âge d’avoir des enfants.

Grossesse

Résumé des risques

Les résultats d’une étude de cohorte portant sur une large population d’environ 3 400 femmes exposées au cours du premier trimestre de la grossesse ne montrent pas d’augmentation du risque global d’anomalies congénitales. Par rapport aux grossesses non exposées, une faible augmentation de la fréquence de malformations cardiaques a été observée (risque relatif ajusté combiné, 1,3 ; IC à 95 %, 1,0 - 1,6), correspondant à trois enfants supplémentaires nés avec des malformations cardiaques pour 1 000 femmes exposées au méthylphénidate pendant le premier trimestre de grossesse.

Des cas de toxicité cardiorespiratoire néonatale, notamment des tachycardies et des détresses respiratoires fœtales, ont été rapportés dans le cadre des notifications spontanées.

Les études chez l’animal ont mis en évidence une toxicité du méthylphénidate sur la reproduction à doses maternotoxiques (voir rubrique 5.3).

L’administration de méthylphénidate pendant la grossesse n’est pas recommandée sauf si le médecin considère que le retard de l’instauration du traitement représente un risque supérieur pour la grossesse.

Allaitement

Résumé des risques

Le méthylphénidate a été retrouvé dans le lait maternel de mères traitées par méthylphénidate.

Le cas d’un nourrisson dont le poids corporel a diminué (chiffre indéterminé) pendant la période d’exposition au méthylphénidate a été rapporté. Le nourrisson a retrouvé son poids puis en a repris après l’interruption du traitement de la mère par méthylphénidate. Un risque pour l’enfant allaité ne peut donc être exclu.

Il convient de décider d’arrêter l’allaitement ou de s’abstenir/interrompre du/un traitement par méthylphénidate, en tenant compte du bénéfice de l’allaitement pour l’enfant et du bénéfice du traitement pour la mère.

Fertilité

Il n’existe aucune donnée concernant l’effet du méthylphénidate sur la fertilité chez l’Homme. Chez l’animal, le méthylphénidate n’a pas modifié les fonctions de reproduction, ni la fertilité à des doses correspondant à de faibles multiples de la dose recommandée en clinique (voir rubrique 5.3).

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  

RITALINE a une influence modérée sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.

Le méthylphénidate peut provoquer des sensations vertigineuses, une somnolence ou des troubles visuels, y compris des difficultés d’accommodation, une diplopie ou une vision floue, ainsi que des hallucinations et autres effets indésirables affectant le système nerveux central (voir rubrique 4.8).

Les patients doivent être informés de ces effets possibles et avertis, qu’en cas de survenue, ils doivent éviter les activités potentiellement dangereuses telles que la conduite de véhicules ou l’utilisation de machines.

4.8. Effets indésirables  

La liste ci-dessous présente tous les événements indésirables (EI) rapportés au cours des études cliniques et les cas rapportés spontanément après la commercialisation de RITALINE 10 mg, comprimé sécable ainsi que les événements indésirables rapportés après administration d’autres formes de chlorhydrate de méthylphénidate. Lorsque la fréquence des EI observée avec RITALINE 10 mg, comprimé sécable a été différente de la fréquence observée avec d’autres formulations de méthylphénidate, la fréquence la plus élevée issue des deux bases de données a été retenue.

·Les effets indésirables (tableau 1) sont présentés par classes de systèmes d’organes selon la classification MedDRA. Dans chaque classe de systèmes d’organes, les effets indésirables sont rangés par fréquence, du plus fréquent au moins fréquent. De plus, les catégories de fréquence sont déterminées selon la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100), rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000), très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Tableau 1. Effets indésirables rapportés avec RITALINE et issus des études cliniques, des notifications spontanées et de la littérature

Infections et infestations

Fréquent :

rhinopharyngite.

Affections hématologiques et du système lymphatique

Très rare :

anémie, leucopénie, thrombocytopénie, purpura thrombocytopénique.

Fréquence indéterminée :

pancytopénie.

Affections du système immunitaire

Peu fréquent :

réactions d’hypersensibilité telles que : œdème angioneurotique, réactions anaphylactiques, œdème auriculaire, réactions bulleuses, réactions exfoliatrices, urticaire, prurit, rash et éruption cutanée.

Troubles du métabolisme et de la nutrition*

Fréquent :

anorexie, diminution de l’appétit, diminution modérée de la prise de poids et de la croissance en cas de traitement prolongé chez l’enfant*.

Affections psychiatriques*

Très fréquent :

insomnie, nervosité.

Fréquent :

anorexie, labilité émotionnelle, agressivité*, agitation*, anxiété*, dépression*, irritabilité, comportement anormal, bruxisme***.

Peu fréquent :

troubles psychotiques*, hallucinations auditives, visuelles et tactiles*, colère, idées suicidaires*, altération de l’humeur, mouvements d’humeur, impatiences, pleurs, tics*, aggravation de tics préexistants ou du syndrome de Gilles de la Tourette*, hypervigilance, troubles du sommeil.

Rare :

manie*, désorientation, troubles de la libido.

Très rare :

comportement suicidaire (y compris suicide)*, état dépressif transitoire*, pensées anormales, apathie, comportement répétitifs, idées fixes.

Fréquence indéterminée :

délires*, troubles de la pensée*, état confusionnel, dépendance, logorrhée.

Des cas d’abus et de dépendance ont été décrits, plus fréquemment avec les formulations à libération immédiate.

Affections du système nerveux

Très fréquent :

céphalée.

Fréquent :

vertige, dyskinésie, hyperactivité psychomotrice, somnolence.

Peu fréquent :

sédation, tremblements.

Très rare :

convulsions, mouvements choréo-athétosiques, déficit neurologique ischémique réversible.

Fréquence indéterminée :

troubles cérébrovasculaires* (y compris vascularite, hémorragies cérébrales, accidents vasculaires cérébraux, artérite cérébrale, occlusion cérébrale), convulsions de type grand mal*, migraine, dysphémie.

De très rares cas de syndrome malin des neuroleptiques (SMN) ont été rapportés ; les cas étaient mal documentés et dans la plupart de ces cas, les patients prenaient également d’autres médicaments. Par conséquent, le rôle du méthylphénidate n’est pas clair.

Affections oculaires

Peu fréquent :

diplopie, vision floue.

Rare :

difficultés d’accommodation, mydriase, trouble visuel.

Affections cardiaques*

Fréquent :

arythmie, palpitations, tachycardie.

Peu fréquent :

douleur thoracique.

Rare :

angine de poitrine.

Très rare :

arrêt cardiaque, infarctus du myocarde.

Fréquence indéterminée :

tachycardie supraventriculaire, bradycardie, extrasystoles ventriculaires, extrasystoles.

Affections vasculaires*

Fréquent :

hypertension.

Très rare :

artérite et/ou occlusion cérébrale, extrémités froides, phénomène de Raynaud.

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Fréquent :

toux, douleur pharyngolaryngée.

Peu fréquent :

dyspnée.

Affections gastro-intestinales

Fréquent :

douleurs abdominales, diarrhée, nausées, gêne épigastrique, vomissements. Ces événements se manifestent généralement au début du traitement et peuvent être soulagés par la prise concomitante de nourriture.

sécheresse buccale.

Peu fréquent :

constipation.

Affections hépatobiliaires

Peu fréquent :

élévations des enzymes hépatiques.

Très rare :

fonction hépatique anormale, y compris coma hépatique.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Fréquent :

alopécie, hyperhidrose**, prurit, rash, urticaire.

Peu fréquent :

œdème angioneurotique, réactions bulleuses, réactions exfoliatrices.

Rare :

éruption maculaire, érythème.

Très rare :

érythème polymorphe, dermatite exfoliatrice, érythème pigmenté fixe.

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Fréquent :

arthralgie.

Peu fréquent :

myalgie, secousses musculaires.

Très rare :

crampes musculaires.

Fréquence indéterminée :

trismus***

Affections du rein et des voies urinaires

Peu fréquent :

hématurie.

Fréquence indéterminée :

incontinence

Affections des organes de reproduction et du sein

Rare :

gynécomastie.

Fréquence indéterminée :

dysfonction érectile, priapisme, érection augmentée et érection prolongée.

Troubles généraux et anomalies au site d’administration

Fréquent :

pyrexie, sensation de nervosité, retard de croissance lors de traitements prolongés chez l’enfant*.

Peu fréquent :

douleur thoracique, fatigue.

Très rare :

mort subite d’origine cardiaque*.

Fréquence indéterminée :

gêne thoracique, hyperthermie.

Investigations

Fréquent :

modifications de la pression artérielle et de la fréquence cardiaque (généralement une augmentation)*, perte de poids*.

Peu fréquent :

souffle cardiaque*, augmentation des enzymes hépatiques.

Très rare :

augmentation de la phosphatase alcaline sanguine, augmentation de la bilirubine sanguine, diminution de la numération plaquettaire, numération leucocytaire anormale.

*Voir rubrique 4.4

**Effet indésirable observé dans les études cliniques menées chez des patients adultes et rapporté avec une fréquence plus élevée que chez les enfants et les adolescents.

***D’après la fréquence calculée au cours des études consacrées au TDAH chez l’adulte (aucun cas n’a été rapporté au cours des études pédiatriques).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.signalement-sante.gouv.fr.

4.9. Surdosage  

Le retard de libération de méthylphénidate pour les formulations à libération prolongée devra être pris en compte lors du traitement d’un surdosage.

Signes et symptômes

L’intoxication aiguë par le méthylphénidate est due principalement à l’hyperstimulation du systèmes nerveux central et du système sympathique, et peut se traduire par : vomissements, agitation, tremblements, hyperréflexie, secousses musculaires, convulsions (éventuellement suivies de coma), euphorie, confusion, hallucinations, délire, transpiration, réactions vasomotrices, céphalée, hyperthermie, tachycardie, palpitations, arythmies cardiaques, hypertension, mydriase, sécheresse des muqueuses, et rhabdomyolyse.

Traitement

Il n’existe pas d’antidote spécifique en cas de surdosage au méthylphénidate.

Le traitement consiste en la mise en œuvre de mesures d’assistance symptomatiques appropriées.

Le patient devra être surveillé afin qu'il ne s'inflige pas de blessures et afin de le protéger contre les stimuli externes qui pourraient aggraver l’hyperstimulation déjà existante. Si la symptomatologie n'est pas trop grave et que le patient est conscient, on pourra évacuer le contenu de l'estomac à l’aide de manœuvres émétiques ou d’un lavage gastrique. Avant de procéder à un lavage gastrique, il est nécessaire de contrôler l’agitation et les convulsions (le cas échéant) et de protéger les voies aériennes. Les autres mesures de détoxication intestinale consistent à administrer du charbon activé et un purgatif. En cas d'intoxication sévère, on administrera une benzodiazépine après en avoir évalué soigneusement le dosage, avant de procéder au lavage gastrique.

Des soins intensifs devront être mis en œuvre pour maintenir une circulation et les échanges respiratoires suffisants ; des moyens externes de refroidissement peuvent être nécessaires en cas d’hyperthermie.

L'efficacité de la dialyse péritonéale ou de l'hémodialyse extracorporelle n’a pas été établie lors d’un surdosage au méthylphénidate.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  

Classe pharmacothérapeutique : psychoanaleptiques, sympathomimétiques d’action centrale, code ATC : N06BA04 (N : système nerveux central).

Mécanisme d’action

Le méthylphénidate est un racémique composé de 1:1 d‑méthylphénidate (d‑MPH) et l‑méthylphénidate (l‑MPH). Le l‑énantiomère est probablement inactif pharmacologiquement.

Le méthylphénidate est un stimulant du système nerveux central. Son mode d’action chez l’Homme n’est pas complètement élucidé, mais ses effets stimulants pourraient s’expliquer par une inhibition de la recapture de la dopamine dans le striatum, sans déclencher la libération de dopamine. C’est un sympathomimétique indirect. Il augmenterait la concentration des monoamines (dopamine et noradrénaline) dans la fente synaptique.

La relation entre ce mode d’action et l’effet clinique chez l’Homme n’est pas encore complètement élucidée, mais on suppose que l’effet est dû à l’activation de la formation réticulée du tronc cérébral, ainsi que du cortex.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  

Absorption

Après administration orale, le méthylphénidate est absorbé rapidement et presque complètement. Compte tenu d’un important effet de premier passage hépatique, la biodisponibilité systémique n’atteint qu’environ 30% (11-51%) de la dose.

La prise concomitante de nourriture n’a pas d’effet sur l’absorption. Des concentrations plasmatiques maximales d’environ 40 nmol/L (11 ng/mL) en moyenne sont atteintes 2 heures après l’administration d’une dose de 0,30 mg/kg.

Cependant les concentrations plasmatiques maximales varient notablement d’une personne à l’autre. Les aires sous la courbe des concentrations plasmatiques (ASC) ainsi que les concentrations plasmatiques maximales sont proportionnelles à la dose administrée.

Distribution

Dans le sang, le méthylphénidate et ses métabolites se répartissent entre le plasma (57%) et les érythrocytes (43%). Le méthylphénidate et ses métabolites ont un taux de liaison protéique peu élevé (environ 15%).

Le volume de distribution apparent du méthylphénidate est d’environ 13 L/kg après administration par voie orale, le volume de distribution apparent (Vss) après administration par voie IV est de 2,23 L/kg pour le racémique chez le volontaire sain adulte.

Biotransformation

La biotransformation du méthylphénidate par la carboxylestérase CES1A1 est rapide et complète. Les concentrations plasmatiques maximales du métabolite principal désestérifié, l’acide α-phényl 2-pipéridine acétique, sont atteintes environ 2 heures après l’administration du méthylphénidate et sont environ 50 fois plus élevées que celles de la substance inchangée.

La demi-vie de l’acide α-phényl 2-pipéridine acétique est environ deux fois supérieure à celle du méthylphénidate et la clairance systémique moyenne est de 0,17 L/h/kg. Les métabolites hydroxylés (hydroxyméthylphénidate et acide hydroxyritalinique notamment) ne sont décelables qu’en faibles quantités. L’activité thérapeutique semble due essentiellement à la substance inchangée.

Elimination

La demi-vie d’élimination plasmatique moyenne du méthylphénidate est de 2 heures. La clairance apparente moyenne du racémique est de 10 L/h/kg après administration par voie orale et la clairance systémique du racémique est de 0,565 L/kg après administration par voie IV du racémique chez le volontaire sain adulte.

Après administration orale, environ 90% de la dose est excrétée dans les urines et environ 1% dans les fèces sous forme de métabolites, et ce en 48 à 96 h.

On ne retrouve que de faibles quantités de méthylphénidate inchangé dans les urines (<1%). La majeure partie de la dose est excrétée dans les urines sous forme d’acide α-phényl 2-pipéridine acétique (60-90%).

Populations spéciales

Effet de l’âge :La pharmacocinétique du méthylphénidate ne présente pas de différence apparente entre les enfants hyperactifs et les adultes sains.

5.3. Données de sécurité préclinique  

Carcinogénicité

Les études de carcinogénicité réalisées chez la Souris et le Rat pendant toute leur vie, ont montré une augmentation des tumeurs malignes hépatiques uniquement chez les souris mâles. L’extrapolation de ces résultats à l’espèce humaine n’est pas connue.

Le méthylphénidate n’a pas modifié les fonctions de reproduction, ni la fertilité à des doses correspondant à de faibles multiples de la dose recommandée en clinique.

Toxicité des fonctions de reproduction et de développement

Le méthylphénidate n’est pas considéré comme étant tératogène chez le Rat et le Lapin. Une toxicité fœtale (c’est-à-dire perte totale de la portée) et maternelle a été rapportée chez le Rat à doses maternotoxiques.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  

6.1. Liste des excipients  

Amidon de blé, lactose monohydraté, phosphate tricalcique, talc, gélatine, stéarate de magnésium.

6.2. Incompatibilités  

Sans objet.

6.3. Durée de conservation  

2 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation  

A conserver à une température ne dépassant pas 25°C

A conserver dans le conditionnement primaire d’origine, à l’abri de l’humidité.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   

14 comprimés sécables sous plaquettes (Polyamide/Aluminium/PVC/ Aluminium)

28 comprimés sécables sous plaquettes (Polyamide/Aluminium/PVC/ Aluminium)

30 comprimés sécables sous plaquettes (Polyamide/Aluminium/PVC/ Aluminium)

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation  

Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  

NOVARTIS PHARMA S.A.S.

8-10 RUE HENRI SAINTE-CLAIRE DEVILLE

92500 RUEIL-MALMAISON

8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  

·34009 339 424 1 0 : 14 comprimés sécables sous plaquettes (Polyamide/Aluminium/PVC/ Aluminium)

·34009 339 426 4 9 : 28 comprimés sécables sous plaquettes (Polyamide/Aluminium/PVC/ Aluminium)

·34009 339 294 0 4 : 30 comprimés sécables sous plaquettes (Polyamide/Aluminium/PVC/ Aluminium)

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION  

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE  

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  

Sans objet.

Stupéfiant.

Prescription limitée à 28 jours.

Médicament soumis à prescription sur ordonnance répondant aux spécifications fixées par l'arrêté du 31 mars 1999.

Médicament soumis à prescription initiale hospitalière annuelle réservée aux spécialistes et/ou aux services spécialisés en neurologie, psychiatrie et pédiatrie et aux centres du sommeil.

source: ANSM - Mis à jour le : 11/09/2020

Dénomination du médicament

RITALINE® 10 mg, comprimé sécable

Chlorhydrate de méthylphénidate

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.

·Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

·Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que RITALINE 10 mg, comprimé sécable et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre RITALINE 10 mg, comprimé sécable ?

3. Comment prendre RITALINE 10 mg, comprimé sécable ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver RITALINE 10 mg, comprimé sécable ?

6. Contenu de l’emballage et autres informations.

1. QU’EST-CE QUE RITALINE 10 mg, comprimé sécable ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  

Classe pharmacothérapeutique - code ATC : psychoanaleptiques, sympathomimétiques d’action centrale - N06BA04 (N : système nerveux central).

RITALINE 10 mg, comprimé sécable appartient à un groupe de médicaments appelés psychostimulants.

Dans quels cas est-il utilisé ?

RITALINE 10 mg, comprimé sécable est utilisé dans le traitement du « Trouble Déficitaire de l’Attention avec Hyperactivité » (TDAH) :

·Il est utilisé chez les enfants et les adolescents de 6 à 18 ans,

·Il est utilisé seulement après échec des traitements sans médicament, tels que conseils et thérapie comportementale.

RITALINE 10 mg, comprimé sécable ne doit pas être utilisé dans le traitement du TDAH chez l’enfant de moins de 6 ans ou chez l’adulte, car la sécurité et les bénéfices de son utilisation n’ont pas été établis dans ces groupes d’âges.

Comment agit le médicament ?

RITALINE 10 mg, comprimé sécable améliore l’activité de certaines parties du cerveau qui ne sont pas assez actives. Le médicament peut contribuer à améliorer l’attention (durée d’attention), la concentration et à réduire les comportements impulsifs.

Ce médicament doit être utilisé dans le cadre d'un programme de traitement global, qui comprend en général des mesures :

·psychologiques,

·éducatives et

·sociales.

Il ne doit être prescrit que par des spécialistes des troubles du comportement de l'enfant ou de l'adolescent. S'il n'est pas possible de guérir le « Trouble Déficitaire de l'Attention avec Hyperactivité » (TDAH), il est en revanche possible de le gérer grâce à des programmes thérapeutiques.

Vous devez vous adresser à votre médecin si vous ou votre enfant ne ressentez aucune amélioration ou si vous ou votre enfant vous sentez moins bien.

A propos du « Trouble Déficitaire de l’Attention avec Hyperactivité » (TDAH)

Les enfants et les adolescents qui souffrent de « Trouble Déficitaire de l’Attention avec Hyperactivité » (TDAH) ont du mal à rester tranquille et à se concentrer.

Ce n’est pas de leur faute s’ils n’y parviennent pas.

La capacité d’apprentissage peut être réduite ou pas.

De nombreux enfants et adolescents font tous les efforts possibles pour y parvenir. Mais, avec le « Trouble Déficitaire de l'Attention avec Hyperactivité » (TDAH), ils peuvent rencontrer des problèmes dans leur vie de tous les jours, peuvent avoir des difficultés à apprendre et à faire leurs devoirs et du mal à se comporter correctement à la maison, en classe ou dans d'autres lieux.

Le « Trouble Déficitaire de l’Attention avec Hyperactivité » (TDAH) n’affecte pas l’intelligence de l’enfant ou de l’adolescent.

Le diagnostic ne peut pas être établi uniquement sur la présence d’un ou de plusieurs symptômes. Un diagnostic correct nécessite l’utilisation de ressources médicales et spécialisées relevant du domaine psychologique, éducatif et social.

Le traitement par RITALINE 10 mg, comprimé sécable n’est pas indiqué chez tous les enfants présentant un TDAH et la décision d’utiliser le médicament doit reposer sur une évaluation très minutieuse de la gravité et de la chronicité des symptômes de l’enfant par rapport à l’âge de ce dernier. RITALINE 10 mg, comprimé sécable doit toujours être utilisé de cette manière, conformément à l’indication autorisée et en respectant les lignes directrices relatives à la prescription et au diagnostic.

Autre utilisation de RITALINE 10 mg, comprimé sécable : narcolepsie

·Les médecins prescrivent parfois RITALINE 10 mg, comprimé sécable dans le traitement de la narcolepsie (somnolence excessive dans la journée).

·Les patients souffrant de narcolepsie ont des accès irrésistibles de sommeil, plusieurs fois durant la journée, même s’ils dorment bien la nuit. La narcolepsie doit être diagnostiquée par un médecin sur la base de l’enregistrement des rythmes veille-sommeil.

Le traitement par RITALINE 10 mg, comprimé sécable ne doit être prescrit et administré que sous la surveillance de spécialistes des troubles du comportement de l’enfant ou de l’adolescent, ou dans les centres du sommeil.

Cette prescription initiale a une validité d’un an.

Dans les périodes intermédiaires, tout médecin peut renouveler cette prescription.

La délivrance de ce médicament par votre pharmacien ne peut être réalisée que sur présentation de la prescription initiale hospitalière ou de la prescription d’un autre médecin accompagnée d’une prescription initiale hospitalière datant de moins d’un an. Il est donc important que vous conserviez avec précaution ces documents.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE RITALINE 10 mg, comprimé sécable ?  

Si votre médecin vous a informé(e) d’une intolérance à certains sucres, contactez-le avant de prendre ce médicament.

Ne prenez jamais RITALINE 10 mg, comprimé sécable:

·si vous ou votre enfant êtes allergique au méthylphénidate ou à l'un des autres composants contenus dans ce médicament, mentionnés dans la rubrique 6 ;

·si vous ou votre enfant êtes allergique (hypersensible) au blé, en raison de la présence d’amidon de blé ;

·si vous ou votre enfant avez des problèmes de thyroïde ;

·si vous ou votre enfant souffrez de pression élevée à l'intérieur de l'œil (glaucome) ;

·si vous ou votre enfant présentez une tumeur de la glande surrénale (phéochromocytome) ;

·si vous ou votre enfant souffrez de troubles alimentaires tels que manque d'appétit ou refus de se nourrir (anorexie mentale) ;

·si vous ou votre enfant avez une tension artérielle très élevée ou un rétrécissement des vaisseaux, pouvant entraîner des douleurs dans les bras et les jambes ;

·si vous ou votre enfant avez déjà eu des problèmes cardiaques, tels que crise cardiaque, battements de cœur irréguliers, douleur et gêne dans la poitrine, insuffisance cardiaque, maladie cardiaque ou affection cardiaque présente à la naissance ;

·si vous ou votre enfant avez eu des problèmes de vaisseaux sanguins dans le cerveau, par exemple accident vasculaire cérébral, gonflement et affaiblissement d'une partie d'un vaisseau (anévrisme cérébral), rétrécissement ou obstruction des vaisseaux, ou inflammation des vaisseaux (vascularite) ;

·si vous ou votre enfant souffrez de problèmes de santé mentale tels que :

otrouble de la personnalité « psychopathique » ou « limite »,

opensées ou visions anormales ou maladie appelée « schizophrénie »,

osignes d'un trouble grave de l'humeur tel que :

§envie de vous suicider,

§dépression sévère (vous vous sentez très triste, inutile et désespéré(e)),

§manie (vous vous sentez anormalement excitable, hyperactif(ve) et désinhibé(e)).

·si vous ou votre enfant prenez un médicament appelé « inhibiteur de la monoamine oxydase » (IMAO) utilisé pour traiter la dépression ou avez pris un IMAO au cours des 14 derniers jours. La prise d'un IMAO avec RITALINE 10 mg, comprimé sécable peut entraîner une augmentation subite de votre tension artérielle (voir rubrique « Autres médicaments et RITALINE 10 mg, comprimé sécable »),

·si vous ou votre enfant prenez certains médicaments utilisés comme décongestionnant nasal qu'ils soient administrés par voie orale ou par voie nasale (pseudoéphédrine, naphazoline, oxymétazoline, tetryzoline, tuaminoheptane, tymazoline), (voir rubrique « Autres médicaments et RITALINE 10 mg, comprimé sécable »),

·si vous ou votre enfant prenez des médicaments utilisés comme décongestionnant nasal ou stimulant cardiaque (éphédrine, phényléphrine, étiléfrine) (voir rubrique « Autres médicaments et RITALINE 10 mg, comprimé sécable »),

·si vous ou votre enfant prenez certains médicaments traitant l'hypotension orthostatique (sensation de malaise au lever) (étiléfrine, midodrine) (voir rubrique « Autres médicaments et RITALINE 10 mg, comprimé sécable »).

En cas de doute, consultez votre médecin ou votre pharmacien avant de prendre RITALINE 10 mg, comprimé sécable, car il pourrait aggraver ces problèmes.

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin ou pharmacien avant de prendre RITALINE 10 mg, comprimé sécable.

·Si vous avez des problèmes de foie ou de reins ;

·Si vous avez eu des crises (convulsions, épilepsie) ou des examens électriques du cerveau (EEG - électroencéphalogramme) anormaux ;

·Si vous avez déjà consommé de façon abusive ou été dépendant à l’alcool, à des médicaments délivrés sur ordonnance ou à des drogues illicites ;

·Si vous êtes de sexe féminin et avez commencé à avoir vos règles (voir la rubrique ci-dessous « Grossesse et allaitement ») ;

·Si vous avez des contractions répétées, difficiles à contrôler, de certaines parties du corps ou si vous répétez des sons et des mots (tics moteurs ou verbaux) ;

·Si vous avez une tension artérielle élevée ;

·Si vous avez un problème cardiaque qui ne figure pas dans la rubrique ci-dessus « Ne prenez jamais RITALINE 10 mg, comprimé sécable si vous ou votre enfant » ;

·Si vous avez des problèmes de vaisseaux sanguins dans le cerveau qui ne figurent pas dans la rubrique ci-dessus « Ne prenez jamais RITALINE 10 mg, comprimé sécable si vous ou votre enfant » ;

·Si vous avez un problème de santé mentale qui ne figure pas dans la rubrique ci-dessus « Ne prenez jamais RITALINE 10 mg, comprimé sécable si vous ou votre enfant ».

Les autres problèmes de santé mentale sont les suivants :

·sautes d’humeur (vous passez de la manie à la dépression - affection appelée « trouble bipolaire ») ;

·apparition ou aggravation d’un comportement agressif ou hostile ;

·vous voyez, entendez ou ressentez quelque chose qui n’existe pas (hallucinations) ;

·vous croyez des choses fausses (illusions) ;

·vous êtes particulièrement soupçonneux(se) (paranoïa) ;

·vous vous sentez agité(e), anxieux(se) ou tendu(e) ;

·vous vous sentez déprimé(e) ou coupable.

Si l’un des cas ci-dessus s’applique à vous ou à votre enfant, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien avant de débuter le traitement, car RITALINE 10 mg, comprimé sécable peut aggraver ces problèmes. Votre médecin pourra surveiller les effets du médicament sur vous ou votre enfant.

Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.

Ce médicament contient une très faible teneur en gluten (provenant de l’amidon de blé) et est donc peu susceptible d’entraîner des problèmes en cas de maladie cœliaque.

Un comprimé ne contient pas plus de 4,8 microgrammes de gluten.

Si vous avez une allergie au blé (différente de la maladie cœliaque), vous ne devez pas prendre ce médicament.Les vérifications que votre médecin effectuera avant le traitement par RITALINE 10 mg, comprimé sécable sont les suivantes :

Pour déterminer si RITALINE 10 mg, comprimé sécable est le médicament adapté pour vous ou votre enfant, votre médecin vous demandera :

·quels sont les autres médicaments que vous ou votre enfant prenez ;

·s’il y a des antécédents de mort subite inexpliquée dans votre famille ;

·quelles sont les autres maladies éventuelles (par exemple : affections cardiaques) que vous, votre enfant ou votre famille pouvez avoir ;

·ce que vous ou votre enfant ressentez, par exemple des sentiments d’euphorie ou de dépression, des pensées étranges ou si vous en avez eu dans le passé ;

·si un membre de votre famille a présenté des tics moteurs ou verbaux (contractions répétées, difficiles à contrôler, de certaines parties du corps ou répétition de sons et de mots) ;

·tout problème de santé mentale ou de comportement que vous, votre enfant ou d’autres membres de votre famille avez ou avez eu dans le passé. Votre médecin vous expliquera si vous ou votre enfant avez un risque de sautes d’humeur (passage de la manie à la dépression, appelé trouble bipolaire). Il vérifiera vos antécédents psychiatriques et vos antécédents familiaux de suicide, de trouble bipolaire et de dépression ;

·RITALINE 10 mg, comprimé sécable administré pendant une période prolongée, peut entraîner un ralentissement de la croissance chez l’enfant.

Il est important de donner le plus d’informations possible afin que votre médecin puisse déterminer si RITALINE 10 mg, comprimé sécable est le médicament approprié pour vous ou votre enfant.

Votre médecin pourra décider que d’autres examens sont nécessaires avant que vous ou votre enfant commenciez à prendre ce médicament.

Si vous ou votre enfant développez des symptômes cardiaques au cours du traitement par RITALINE 10 mg, comprimé sécable prévenez rapidement votre médecin qui vous orientera vers un cardiologue.

Au cours du traitement, les garçons et les adolescents peuvent souffrir inopinément d’érections prolongées, qui peuvent être douloureuses et survenir à tout moment. Il est important de contacter immédiatement votre médecin si votre érection dure plus de 2 heures, en particulier si elle est douloureuse.

Enfants

RITALINE 10 mg, comprimé sécable ne doit pas être utilisé chez l’enfant de moins de 6 ans.

Autres médicaments et RITALINE 10 mg, comprimé sécable

Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament.

Ne prenez jamais RITALINE 10 mg, comprimé sécable si vous ou votre enfant

·prenez un médicament appelé « inhibiteur de la monoamine oxydase » (IMAO) utilisé pour traiter la dépression ou avez pris un IMAO au cours des 14 derniers jours. La prise d’un IMAO avec RITALINE 10 mg, comprimé sécable peut entraîner une augmentation subite de votre tension artérielle,

·prenez certains médicaments utilisés comme décongestionnant nasal qu'ils soient administrés par voie orale ou par voie nasale (pseudoéphédrine, naphazoline, oxymétazoline, tetryzoline, tuaminoheptane, tymazoline),

·prenez des médicaments utilisés comme décongestionnant nasal ou stimulant cardiaque (éphédrine, phényléphrine, étiléfrine),

·prenez certains médicaments traitant l'hypotension orthostatique (sensation de malaise au lever) (étiléfrine, midodrine).

Si vous ou votre enfant prenez d’autres médicaments, RITALINE 10 mg, comprimé sécable peut modifier la façon dont ils agissent ou entrainer des effets indésirables.

Si vous ou votre enfant prenez l’un des médicaments suivants, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre RITALINE 10 mg, comprimé sécable :

·des médicaments utilisés pour traiter la maladie de Parkinson ou contre la migraine appelés les alcaloïdes de l’ergot de seigle ;

·un antibiotique de la classe des oxazolidinones ;

·des médicaments utilisés pour faire baisser la tension artérielle (par ex. clonidine, vérapamil, propranolol, etc.) ou l’augmenter ;

·des médicaments utilisés dans le traitement des maladies mentales graves ;

·des médicaments qui fluidifient le sang pour prévenir la formation de caillots sanguins (warfarine et acénocoumarol) ;

·des médicaments anti-épileptiques (par ex. phénobarbital, phénytoïne, primidone, etc.) ;

·un anti-inflammatoire, la phénylbutazone ;

·d’autres médicaments utilisés pour traiter la dépression (par ex. amitriptyline, imipramine, fluoxétine et paroxétine).

Si vous n’êtes pas certain(e) que les médicaments que vous ou votre enfant prenez figurent sur la liste ci-dessus, demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre RITALINE 10 mg, comprimé sécable.

Intervention chirurgicale

Prévenez votre médecin si vous devez subir une intervention chirurgicale. Vous ou votre enfant ne devez pas prendre RITALINE 10 mg, comprimé sécable le jour de l’opération si un certain type d’anesthésique doit être utilisé, car il existe un risque d’augmentation subite de la pression artérielle pendant l’intervention.

Dépistage de la toxicomanie

Ce médicament peut induire un résultat positif lors des tests qui sont pratiqués pour constater l’utilisation de drogues, y compris les tests pratiqués chez les sportifs.

RITALINE 10 mg, comprimé sécable avec des aliments, boissons et de l’alcool

La prise de ce médicament au cours d’un repas permet d’atténuer les douleurs abdominales, les nausées et les vomissements qui peuvent survenir pendant le traitement.

RITALINE 10 mg, comprimé sécable, peut être pris avec ou sans nourriture.

Vous ou votre enfant ne devez pas consommer d’alcool pendant le traitement, car l’alcool peut aggraver les effets indésirables de ce médicament. N’oubliez pas que certains aliments et médicaments contiennent de l’alcool.

Grossesse et allaitement

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à votre médecinou pharmacienavant de prendre ce médicament.

Les données disponibles ne montrent pas d’augmentation du risque global d’anomalies congénitales, bien qu’une faible augmentation du risque de malformations cardiaques en cas d’utilisation pendant le premier trimestre de grossesse ne puisse être exclue. Votre médecin pourra vous donner plus d’informations à propos de ce risque. Avant d’utiliser RITALINE 10 mg, comprimé sécable, vous ou votre fille devez indiquer à votre médecin ou votre pharmacien si vous ou votre fille :

·êtes sexuellement active. Votre médecin parlera avec vous de contraception ;

·êtes ou pensez que vous pouvez être enceinte. Votre médecin décidera si vous ou votre fille devez prendre RITALINE 10 mg, comprimé sécable ;

·vous ou votre fille allaitez ou prévoyez d’allaiter. Ce médicament peut passer dans le lait maternel humain. Par conséquent, vous ou votre fille ne devez pas allaiter pendant le traitement par RITALINE 10 mg, comprimé sécable.

Sportifs

RITALINE 10 mg, comprimé sécable contient une substance active pouvant provoquer un test positif lors d’un contrôle antidopage.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Vous ou votre enfant pouvez ressentir des sensations de vertige, de la somnolence, des problèmes de concentration et des troubles de la vision pendant le traitement par RITALINE 10 mg, comprimé sécable. Dans ce cas, il peut être dangereux d'effectuer des activités telles que conduire un véhicule, y compris une bicyclette, utiliser des machines, monter à cheval ou grimper dans les arbres.

Soyez très prudent(e). Ne pas conduire sans l’avis d’un professionnel de santé.

RITALINE 10 mg, comprimé sécable contient du lactose et de l’amidon de blé

3. COMMENT PRENDRE RITALINE 10 mg, comprimé sécable ?  

Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin. Vérifiez auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

Posologie

·votre médecin commencera généralement le traitement à une dose faible et l'augmentera progressivement en fonction des besoins ;

·la dose quotidienne maximale est de 60 mg ;

·prenez RITALINE 10 mg, comprimé sécable une ou deux fois par jour (par exemple au petit déjeuner et/ou au déjeuner) ;

·les comprimés sécables doivent être avalés avec un verre d'eau ;

·vous pouvez fractionner les comprimés sécables pour qu'ils soient plus faciles à avaler ;

·Il est conseillé de ne pas prendre RITALINE 10 mg, comprimé sécable dans les 4 heures qui précèdent le coucher pour éviter des problèmes d’endormissement.

Le comprimé peut être divisé en 2 doses égales.

Si vous ou votre enfant ne vous sentez pas mieux après 1 mois de traitement

Informez-en votre médecin. Il pourra décider de modifier le traitement initial.

Pendant que vous ou votre enfant serez sous traitement, votre médecin vous demandera de faire certains examens

·avant de commencer le traitement, pour s'assurer que RITALINE 10 mg, comprimé sécable sera efficace et bien toléré ;

·après le début du traitement : les examens seront pratiqués au moins tous les 6 mois mais pourront être plus fréquents. Ils seront également pratiqués à chaque modification de la dose ;

·ces examens incluront :

oévaluation de l'appétit ;

omesure de la taille, du poids, de la fréquence cardiaque et de la tension artérielle, que le médecin inscrira sur un diagramme ;

oévaluation des éventuels problèmes d'humeur, d'état d'esprit ou de tout autre sentiment anormal ou de leur aggravation éventuelle pendant le traitement par RITALINE 10 mg, comprimé sécable.

Traitement de longue durée

Il n'est pas nécessaire de prendre RITALINE 10 mg, comprimé sécable à vie. Si vous ou votre enfant prenez ce médicament depuis plus d'un an, votre médecin devrait arrêter votre traitement pendant une courte période, par exemple pendant les vacances scolaires. Cela permettra de savoir si le médicament est encore nécessaire.

Les patients sous traitement depuis plus d’un an doivent être suivis avec attention, en particulier pour surveiller l’état cardiovasculaire, la croissance, l’appétit, le développement ou l’aggravation de symptômes psychiatriques.

Utilisation non correcte de RITALINE 10 mg, comprimé sécable

Il convient de faire attention au risque de détournement, de mésusage et d'abus de ce médicament. Un abus de RITALINE 10 mg, comprimé sécable de longue date peut entraîner un manque d'efficacité des doses usuelles, un comportement anormal, ou des épisodes psychotiques (hallucinations, idées délirantes).

Cela peut aussi signifier que vous ou votre enfant commencez à être dépendant du médicament. Prévenez votre médecin si vous ou votre enfant avez déjà consommé de manière abusive ou avez été dépendant à l'alcool, à des médicaments délivrés sur ordonnance ou à des drogues illicites.

Ce médicament n'est destiné qu'à vous ou à votre enfant. Il ne doit pas être donné à d'autres personnes, même en cas de symptômes similaires.

Si vous ou votre enfant avez pris plus de RITALINE 10 mg, comprimé sécable que vous n’auriez dû

Consultez immédiatement votre médecin, votre pharmacien ou un service d’urgences médicales.

Indiquez combien de comprimés sécables ont été ingérés.

Les signes d'un surdosage peuvent être : vomissements, agitation, tremblements, augmentation des mouvements incontrôlés, contractions musculaires, crises (pouvant être suivies de coma), sensation de bonheur extrême, confusion, hallucinations (fait de voir, de sentir ou d'entendre des choses qui ne sont pas réelles), transpiration, délires, bouffées de chaleur, maux de tête, fièvre élevée, modifications des battements cardiaques (ralentis, accélérés ou irréguliers), tension artérielle élevée, pupilles dilatées, sécheresse du nez et de la bouche ; spasmes musculaires, fièvre et coloration rouge-brune des urines peuvent être les signes d’une destruction anormale des muscles (rhabdomyolyse).

Si vous ou votre enfant oubliez de prendre RITALINE 10 mg, comprimé sécable

Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose que vous avez oublié de prendre. Si vous ou votre enfant avez oublié de prendre une dose, attendez l’heure habituelle pour prendre la dose suivante.

Si vous ou votre enfant arrêtez de prendre RITALINE 10 mg, comprimé sécable

Demandez conseil à votre médecin avant d’arrêter de prendre RITALINE 10 mg, comprimé sécable. Si vous ou votre enfant arrêtez brutalement de prendre ce médicament, les symptômes du « Trouble Déficitaire de l’Attention avec Hyperactivité » (TDAH) pourraient réapparaitre ou des effets indésirables tels qu’une dépression pourraient survenir. Votre médecin pourra décider de réduire progressivement la dose de médicament prise chaque jour avant de l’arrêter complètement.

Si vous avez d’autres questions sur l’utilisation de ce médicament, demandez plus d’informations à votre médecin ou à votre pharmacien.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde. Même si certaines personnes développent des effets indésirables, la plupart des patients considèrent que RITALINE 10 mg, comprimé sécable les aide. Votre médecin vous parlera de ces effets indésirables.

Certains effets indésirables pourraient être graves. Si vous ou votre enfant présentez l’un des effets indésirables cités ci-dessous, consultez immédiatement un médecin :

Fréquent (moins de 1 patient sur 10)

·palpitations.

·battements de cœur irréguliers.

Peu fréquent (moins de 1 patient sur 100)

·pensées suicidaires,

·modification de l’humeur, sautes d’humeur ou changements de la personnalité,

·impressions de sentir, de voir ou d’entendre des choses qui ne sont pas réelles (hallucinations), qui sont des signes de psychose,

·langage et mouvements incontrôlés (tics, syndrome de Gilles de la Tourette),

·douleur dans la poitrine,

·souffle au cœur (détecté à l’auscultation du cœur),

·signes d’allergie tels qu’éruption sur la peau, démangeaisons ou urticaire, cloques, gonflement du visage, des lèvres, de la langue ou d’autres parties du corps, essoufflement, respiration sifflante ou difficultés pour respirer.

Rare (moins de 1 patient sur 1000)

·sentiment d’être anormalement excité(e), hyperactif(ve) et désinhibé(e) (manie).

Très rare (moins de 1 patient sur 10 000)

·crise cardiaque,

·crises (convulsions, épilepsie),

·peau qui pèle (desquamation) ou taches rouge-violet,

·spasmes musculaires impossibles à contrôler touchant les yeux, la tête, le cou, le corps et le système nerveux, dus à un manque temporaire d’arrivée de sang au cerveau,

·paralysie ou mouvements et vision réduits, difficultés pour parler (ces effets peuvent parfois être les signes d’une atteinte des vaisseaux du cerveau),

·diminution du nombre de cellules sanguines (globules rouges, globules blancs et plaquettes) pouvant vous rendre plus sensible aux infections et favoriser les saignements et les ecchymoses (« bleus »),

·augmentation subite de la température du corps, tension artérielle très élevée et convulsions sévères (« syndrome malin des neuroleptiques »). On ne sait pas clairement si cet effet indésirable est dû à RITALINE 10 mg, comprimé sécable ou à d’autres médicaments pris en même temps.

Autres effets indésirables (fréquence indéterminée)

·évanouissement inexpliqué, douleur dans la poitrine, essoufflement (ces effets peuvent parfois être les signes d’une maladie cardiaque),

·dépendance au médicament,

·érections prolongées, parfois douloureuses, ou augmentation du nombre d’érections.

Les autres effets indésirables sont cités ci-dessous. S’ils deviennent graves, veuillez-en informer votre médecin ou votre pharmacien :

Très fréquent (plus de 1 patient sur 10)

·maux de tête,

·nervosité,

·insomnie.

Fréquent (moins de 1 patient sur 10)

·toux, mal de gorge ou irritation du nez ou de la gorge,

·perte ou diminution de l’appétit,

·perte de poids,

·sentiment d’être agressif(ve), agité(e), anxieux(se), déprimé(e), nerveux(se), irritable et comportement anormal,

·grincement ou serrement des dents excessif (bruxisme),

·sensation de vertige, mouvements impossibles à contrôler, hyperactivité,

·somnolence ou envie de dormir anormale,

·pression artérielle élevée, battements du cœur irréguliers ou accélérés (arythmie ou tachycardie),

·douleurs abdominales, diarrhée, nausées, embarras gastrique et vomissements. Ces effets surviennent habituellement en début de traitement et peuvent être atténués en prenant le médicament au cours des repas,

·sécheresse de la bouche,

·perte des cheveux,

·transpiration excessive,

·démangeaisons, éruption de la peau ou urticaire (plaques rouges surélevées qui démangent),

·douleurs dans les articulations,

·température élevée (fièvre).

Peu fréquent (moins de 1 patient sur 100)

·colère, incapable de rester tranquille, pleurs, hypervigilance, trouble du sommeil,

·fatigue,

·tremblements,

·vision double ou floue,

·essoufflement ou douleur thoracique,

·constipation,

·élévation des enzymes hépatiques (détectée lors d’une analyse de sang),

·douleurs musculaires, contractions musculaires,

·sang dans les urines.

Rare (moins de 1 patient sur 1000)

·désorientation,

·troubles de la libido,

·pupilles dilatées, trouble de la vision,

·rougeur de la peau, éruption cutanée rouge et surélevée,

·gonflement des seins chez les hommes (gynécomastie).

Très rare (moins de 1 patient sur 10 000)

·tentative de suicide, pensées anormales, absence de sentiment ou d’émotion, comportements répétitifs, obsessions,

·crise cardiaque (avec risque de mort subite),

·inflammation ou obstruction d’artères dans le cerveau,

·sensation d’engourdissement, de picotements et changement de couleur (du blanc au bleu puis au rouge) des doigts et des orteils lorsqu’il fait froid (syndrome de Raynaud),

·fonctionnement anormal du foie, y compris insuffisance hépatique et coma,

·petites marques rouges sur la peau,

·crampes musculaires,

·modifications des résultats des analyses, y compris ceux du foie et du sang.

Autres effets indésirables (fréquence indéterminée) :

·croyance en des choses qui ne sont pas réelles, troubles de la pensée, confusion,

·flot incessant et incontrôlé de paroles, bégaiement,

·affections des vaisseaux du cerveau (accident vasculaire cérébral, artérite cérébrale),

·crise d’épilepsie (convulsions) généralisée,

·migraine,

·battements cardiaques ralentis,

·impuissance (incapacité à obtenir ou à maintenir une érection),

·fièvre très élevée,

·gêne dans la poitrine,

·incapacité à contrôler l’élimination de l’urine (incontinence),

·spasme des muscles de la mâchoire rendant difficile l’ouverture de la bouche (trismus).

Effets indésirables supplémentaires chez les enfants :Effets sur la croissance

Lorsqu’il est utilisé pendant plus d’un an, RITALINE 10 mg, comprimé sécable peut provoquer un retard de croissance chez certains enfants. Cela concerne moins d’1 enfant sur 10.

·Il peut y avoir une absence de prise de poids ou d’augmentation de la taille.

·Votre médecin surveillera attentivement votre taille et votre poids ou ceux de votre enfant et contrôlera si vous ou votre enfant vous alimentez correctement.

·Si votre croissance ou celle de votre enfant n’est pas normale, le traitement par RITALINE 10 mg, comprimé sécable pourra être arrêté pendant une courte durée.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet:www.signalement-sante.gouv.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER RITALINE 10 mg, comprimé sécable ?  

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur la boîte. La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.

A conserver dans le conditionnement primaire d’origine, à l’abri de l’humidité.

N’utilisez pas ce médicament si vous remarquez des signes visibles de détérioration.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avecles ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien d’éliminer les médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.

6. CONTENU DE L’EMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS  

Ce que contient RITALINE 10 mg, comprimé sécable   

·La substance active est :

Chlorhydrate de méthylphénidate…………………………………………………………….………10,00 mg

pour un comprimé sécable.

·Les autres composants sont :

Phosphate tricalcique, lactose monohydraté, amidon de blé, gélatine, stéarate de magnésium, talc.

Qu’est-ce que RITALINE 10 mg, comprimé sécable et contenu de l’emballage extérieur  

Ce médicament se présente sous forme de comprimé sécable.

Boîte de 14, 28 ou 30 comprimés sécables.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché  

NOVARTIS PHARMA S.A.S.

8-10 RUE HENRI SAINTE-CLAIRE DEVILLE

92500 RUEIL-MALMAISON

FRANCE

Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché  

NOVARTIS PHARMA S.A.S.

8-10 RUE HENRI SAINTE-CLAIRE DEVILLE

92500 RUEIL-MALMAISON

FRANCE

Fabricant  

NOVARTIS PHARMA S.A.S.

8-10 RUE HENRI SAINTE-CLAIRE DEVILLE

92500 RUEIL-MALMAISON

FRANCE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen  

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :  

{mois AAAA}.

Autres  

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’ANSM (France).

INFORMATIONS A L’INTENTION DES ENFANTS ET DES ADOLESCENTS AYANT UN « Trouble Déficitaire de l'Attention avec Hyperactivité » (TDAH)

Ces informations t’aideront à connaître les choses essentielles sur ton médicament, appelé RITALINE 10 mg, comprimé sécable.

Si tu n'aimes pas lire, une autre personne, par exemple tes parents ou la personne qui s'occupe de toi (parfois appelée « ton tuteur »), peut te lire cette information et répondre à tes questions.

Ce sera peut-être plus facile si tu ne lis pas tout en une seule fois.

Pourquoi m'a-t-on donné ce médicament ?

Ce médicament peut aider les enfants et les adolescents qui souffrent de « Trouble Déficitaire de l'Attention avec Hyperactivité » (TDAH).

·A cause du TDAH, tu peux :

ocourir dans tous les sens ;

one pas pouvoir être attentif(ve) ;

oagir trop vite, sans réfléchir à ce qui va se passer ensuite (être impulsif(ve)).

·Le TDAH a des effets sur la façon d’apprendre, se faire des amis et sur ce que tu penses de toi-même. Ce n'est pas de ta faute.

Pendant que tu prendras ce médicament

·En plus de prendre ce médicament, tu recevras aussi de l'aide sur la manière de te débrouiller avec ton TDAH, par exemple en parlant à des spécialistes.

·Ce médicament devrait t'aider, mais il ne guérira pas le TDAH.

·Tu devras aller voir ton médecin plusieurs fois par an pour des examens pour être sûr que le médicament agit bien et que ta croissance et ton développement sont normaux.

·Si tu prends ce médicament depuis plus d'un an, ton médecin pourra arrêter le traitement pour voir s'il est encore nécessaire. Cela se fera probablement pendant les vacances scolaires.

·Si tu prends ce médicament plus d'une fois par jour, tu devras peut-être le prendre à l'école. Toi-même ou tes parents ou la personne qui s'occupe de toi devra vérifier quelles sont les règles de l'école à ce sujet.

·Ne bois pas d'alcool, car l'alcool peut aggraver les effets indésirables de ce médicament.

·Les filles doivent informer immédiatement leur médecin si elles pensent être enceintes. Nous ne connaissons pas l'effet de ce médicament sur l'enfant à naître. Si tu es sexuellement active, parle avec ton médecin de la contraception.

Certaines personnes ne peuvent pas prendre ce médicament

Tu ne peux pas prendre ce médicament si :

·tu as un problème au niveau du cœur ;

·tu te sens très malheureux(se), déprimé(e) ou si tu souffres d'une maladie mentale.

Certaines personnes doivent parler à leur médecin avant de commencer à prendre ce médicament

Tu dois parler à ton médecin si :

·tu souffres d'épilepsie (crises, convulsions) ;

·tu es enceinte ou tu allaites ;

·tu prends d'autres médicaments ; ton médecin doit connaître tous les médicaments que tu prends.

Comment dois-je prendre mon médicament (mes comprimés) ?

·Avale ton comprimé avec de l'eau.

·Ton médecin te dira combien de fois par jour tu dois prendre ton médicament.

·Ne t'arrête pas de prendre le médicament sans en parler d'abord à ton médecin.

Quels sont les effets indésirables éventuels

Les effets indésirables sont les réactions non voulues qui peuvent se produire quand tu prends un médicament. Si un des effets indiqués après se produit, dis-le tout de suite à un adulte en qui tu as confiance. Il pourra ensuite en parler à ton médecin. Les principaux effets qui pourraient se produire sont les suivants :

·Tu as des nausées (mal au cœur) ou des vomissements ou des douleurs dans le ventre. Ces effets peuvent ne se produire que les premières fois que tu prendras le médicament. Il est préférable de prendre le médicament avec de la nourriture.

·Tu te sens inquiet(e) ou nerveux(se).

·Tu as des sensations de vertige ou des maux de tête.

·Tu te sens très déprimé(e) et malheureux(se) ou tu veux te faire du mal.

·Ton humeur est différente de ton humeur habituelle, tu n'arrives pas à dormir.

·Tu as des éruptions (boutons ou rougeur) sur la peau, tu te fais facilement des bleus, tu es essoufflé(e).

·Le médicament peut aussi te rendre somnolent(e) (envie de dormir). Si tu te sens somnolent(e), il est important de ne pas pratiquer de sport comme monter à cheval ou faire de la bicyclette, nager ou grimper dans les arbres. Tu pourrais te faire mal et faire mal à d'autres personnes.

·Ton cœur bat plus vite que d'habitude.

Si tu ne te sens pas bien pendant que tu prends ton médicament, dis-le tout de suite à un adulte en qui tu as confiance.

Autres choses dont tu dois te rappeler

·Pense à garder ton médicament dans un endroit sûr pour que personne d'autre ne le prenne, en particulier tes frères ou sœurs plus jeunes.

·Le médicament t'est spécialement destiné, ne le donne à personne d'autre. Le médicament peut te faire du bien à toi, mais il pourrait faire du mal à une autre personne.

·Si tu oublies de prendre ton médicament, ne prends pas deux fois la dose la fois suivante. Prends seulement la dose habituelle au moment suivant.

·Si tu prends trop de médicament, dis-le tout de suite à tes parents ou à la personne qui s'occupe de toi.

·Il est important de ne pas prendre trop de médicament, sinon tu pourrais tomber malade.

·Ne t'arrête pas de prendre ton médicament tant que ton médecin ne te dit pas de le faire.

A qui dois-je poser des questions si je ne comprends pas quelque chose ?

Tes parents, la personne qui s'occupe de toi, le médecin, l'infirmière ou le pharmacien pourront t'aider.

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