Journée mondiale du diabète : on peut encore améliorer la prise en charge du diabète

À l’occasion de cette Journée mondiale du diabète, l’Institut de veille sanitaire (InVS) a dédié un Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) à cette maladie. Y sont dénoncés, le reste à charge des patients et les conséquences qu’aurait une baisse de la prise en charge du diabète...
© getty

Les complications et le coût financier du diabète

Premier constat, les complications du diabète sont toujours aussi fréquentes avec un nombre important d’hospitalisations.

Nombre de diabétiques ne sont toujours pas diagnostiqués et parmi les patients traités, seule la moitié d’entre eux réussissent à équilibrer leur glycémie. De ce fait, « les complications sont toujours aussi fréquentes » et « les hospitalisations restent toujours aussi nombreuses : environ un tiers des patients diabétiques sont hospitalisés chaque année ». Le coût financier qui reste à la charge des patients contribue à ce phénomène. En effet, selon l’enquête Entred 2007 (Échantillon national témoin représentatif des personnes diabétiques), 20 % des patients diabétiques renoncent à des soins pour des raisons financières (consultation en nutrition, soins de podologie, dispositifs médicaux, traitements dentaires…). Pourtant, cette maladie est prise en charge à 100 % par l’Assurance maladie qui y consacre des sommes croissantes : 12,5 milliards d’euros en 2007 et plus de 15 milliards en 2013.

Une situation qui pourrait encore s’aggraver

Malgré la volonté actuelle de faire des économies, réduire la prise en charge du diabète ne serait pas une bonne solution, soutient André Grimaldi dans l’éditorial du BEH, car « la gratuité des soins améliore l’observance ». Rappelons que « le traitement du diabète repose sur la prévention et que la prise en charge en ALD est significativement corrélée à un meilleur suivi et à de meilleurs résultats ». Des avancées ont déjà été constatées : baisse de l’incidence de l’insuffisance rénale chez les diabétiques de type 1, de l’infarctus chez les diabétiques de type 2 et ce malgré la progression de l’obésité.

En pratique, pour une meilleure prise en charge qui ne serait pas pour autant plus coûteuse, l’Assurance maladie, les professionnels de santé, les patients et les associations sont invités à réviser le contenu du « panier de soins » pris en charge à 100 %, à respecter la règle « du juste soin au juste coût », à éviter les hospitalisations inutiles pour « bilan » et à mettre en place une éducation thérapeutique ambulatoire en ville et à l’hôpital adaptée aux besoins réels des patients.

Notre Newsletter

Recevez encore plus d'infos santé en vous abonnant à la quotidienne de E-sante.

Votre adresse mail est collectée par E-sante.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.

Source : BEH n°37-38/2013, 12 novembre 2013, Institut de veille sanitaire (InVS), http://www.invs.sante.fr/Publications-et-outils/BEH-Bulletin-epidemiologique-hebdomadaire/Archives/2013/BEH-n-37-38-2013.