Tous en selle !

Le soleil invite à la balade ? C’est le moment de remonter en selle. Sport « porté », le vélo limite les chocs, permet d’aller loin, de déstresser, de perdre du poids et de se muscler.
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Selon Lucile Woodward, « tout le monde sait faire un peu de vélo. Il n’y a pas que le running dans la vie ! » Pour cette très en vogue coach sportive, le vélo constitue une excellente activité cardio pour tous. Les grands, les petits, les « lourds », les légers peuvent se mettre aux joies de la petite reine. Et n’oublions pas que « l’on ne se fait pas du tout mal au dos, ni aux cervicales, aux genoux, aux chevilles, » ajoute notre coach à qui on a confié la direction sportive de Dynamo, une salle dédiée au vélo. Même une arthrose légère du genou ou de la hanche ne contre-indique pas le cyclisme. Car, à l’instar de la natation, c’est une discipline peu traumatisante. Le corps étant porté par le vélo, les microtraumatismes au niveau des membres inférieurs et du buste sont évités. Les luxations sont inexistantes. Les principales articulations sont sollicitées dans leur axe naturel. Il n’y a ni rotation brutale ni mouvement violent pouvant entraîner tendinite, élongation, claquage ou autre problème musculaire. La seule résistance vient des pédales. Et le mouvement régulier pour actionner celles-ci fait du vélo un sport d’endurance à part entière.

Pour un cœur vaillant

Prolongé et d’intensité moyenne, l’effort fourni par le cycliste augmente le rythme cardiaque et la consommation d’oxygène. Grâce à l’entraînement, le cœur envoie davantage de sang dans les artères, tout en économisant l’énergie nécessaire à chaque contraction. Plus il se muscle, moins il se fatigue. C’est pourquoi, comme la marche, on le recommande dans les programmes de remise en forme après un infarctus ou aux personnes souffrant de problèmes respiratoires. Pratiqué régulièrement, il fait baisser la tension artérielle et réduit de moitié les risques de maladies cardiovasculaires. Stimulant la circulation sanguine, il est idéal en cas de jambes lourdes. Sans compter que, comme toute activité d’endurance, le vélo entraîne la sécrétion d’endorphines, les hormones du bien-être. En plus d’aérer le corps et l’esprit, il évacue donc le stress.

Un brûle-graisse à deux vitesses

Le vélo facilite la perte de poids mais, prévient Lucile, « tout dépend de l’intensité que vous mettez dans le pédalage. Comme en natation, c’est vous qui décidez de la vitesse. Et il y a deux façons de faire du cardio. Soit sur une longue durée, au moins une heure et demie, deux heures. Pendant cette belle balade, vous devez être en aisance respiratoire : il faut que vous puissiez tenir une conversation. L’autre possibilité est le ‘fractionné’, c’est-à-dire en alternant les phases d’accélération et de récupération. Cette dernière ne doit jamais être plus longue que la première. Une solution idéale si vous n’avez pas beaucoup de temps ».

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Source : "Tous en selle", Bien-Etre & Santé, magazine N° 321, Mai 2015.