Pourquoi on a plus envie de faire l’amour pendant la grossesse ?
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Après l’accouchement, la chute de la libido

“Bien qu’on ne puisse pas faire de généralités, la délivrance est une épreuve physique incroyable qui laisse forcément des traces. Après avoir mis au monde un enfant, le corps a besoin de repos pour récupérer. Souvent, une rééducation est nécessaire pour retrouver un corps fonctionnel. Puis il y a la chute brutale des hormones qui annonce l’arrivée de cette période appelée "post partum ou baby blues". Le partenaire doit accepter cette période avec beaucoup de patience et de compréhension" indique Jean-Luc Boyer. Mais ce n’est pas tout : "L’arrivée d’un bébé va chambouler les plannings de chacun, dorénavant il va être important de prendre des rendez-vous ‘sexuels’. La spontanéité va en prendre un coup mais il est important que le couple trouve du temps et de l’énergie pour organiser des ‘dates’ amoureux et sexuels. Chacun doit prendre une nouvelle place dans la famille qui change. Prendre du temps c’est aussi prendre le temps de célébrer son couple", conclut-il.

La peur de la douleur à la reprise des rapports

Isabelle Giami explique également que “l’accouchement laisse toujours une cicatrice physique visible ou non, que ce soit une césarienne, ou par voie naturelle vaginale avec des petites écorchures vaginales et périnéales voire une épisiotomie. L’épisiotomie peut être plus ou moins douloureuse selon la largeur et la position du périnée ainsi que selon le mode de suture et la bonne ou mauvaise cicatrisation”.

“Les femmes ont peur de la douleur. Certaines ont le périnée très délabré et craignent de ne sentir aucun plaisir à part celui du partenaire. Certaines femmes se plaignent de douleurs utérines résiduelles qui peuvent être intenses dans la première semaine post-natale qu’on appelle ‘des tranchées’. La question de la reprise de vie sexuelle reste aussi souvent tabou en présence du bébé” affirme-t-elle.

De plus, une chose inquiète les femmes après l’accouchement, c’est “le risque de grossesse et la question de la contraception qui peut faire peur, en particulier quand l’accouchement s’est mal passé et/ou si elles n’osent pas poser la question aux professionnels de la naissance”, poursuit-elle.

Enfin, la fatigue et l’accumulation de mauvaises nuits peuvent nuire à la libido de la femme, comme de l’homme d’ailleurs. Certaines femmes n’ont pas forcément conscience qu’elles font le choix de n’être plus que mère et laisse la femme sur le côté. Ainsi elles “éteignent” leur libido.

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Source : Remerciement à Isabelle Giami, sage femme
remerciement à Jean-Luc Boyer, sexothérapeute