PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule

source: ANSM - Mis à jour le : 22/10/2020

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  

PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  

Estriol............................................................................................................ 0,5 mg pour un ovule

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  

Ovule.

4. DONNEES CLINIQUES  

4.1. Indications thérapeutiques  

Affections vulvo-vaginales dues au déficit œstrogénique de la post-ménopause naturelle ou chirurgicale:

·Traitement des symptômes vaginaux liés à une déficience en œstrogènes :

oTraitement symptomatique de l'atrophie vaginale liée à une déficience en œstrogènes chez la femme post-ménopausée

oPrurit vulvaire

oDyspareunie

oUlcérations.

4.2. Posologie et mode d'administration  

PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule est un produit ne contenant que d’œstrogènes, qui peut être administré aux femmes avec ou sans utérus.

Posologie

Un ovule par jour jusqu’à régression des symptômes pendant les premières semaines (maximum 4 semaines), suivi d'une réduction progressive, jusqu'à atteindre une dose d'entretien (par exemple, un ovule deux fois par semaine).

La posologie doit être adaptée selon l’amélioration obtenue.

Des cures d’entretien peuvent être nécessaires.

·En cas d’oubli d’une dose: si la dose suivante est à moins de 12 heures prendre la dose manquée immédiatement. Si la prochaine dose est à plus de 12 heures, attendre le moment de la prochaine dose et la prendre à l’heure habituelle. L’oubli d’une dose peut augmenter la survenue de métrorragie et des « spottings ».

Mode d’administration

L’ovule doit être appliqué le soir au coucher dans le vagin.

Pour l’initiation et la poursuite du traitement des symptômes de la ménopause, la plus petite dose efficace doit être utilisée pendant la durée la plus courte possible (voir aussi rubrique 4.4).

Pour les produits à base d'œstrogènes destinés à une application vaginale, l'exposition systémique à l'œstriol reste proche des valeurs post ménopausiques normales, lorsqu’elles sont administrées deux fois par semaine. Il n'est pas recommandé d'ajouter un progestatif (voir rubrique 4.4). Chez les femmes qui n’utilisent pas de THS ou chez les femmes qui changent de THS continu combiné, le traitement peut être débuté le jour souhaité. Chez les femmes qui changent de THS cyclique ou de THS continu séquentiel, le traitement doit débuter une semaine après le cycle précédent.

4.3. Contre-indications  

·Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

·Cancer du sein connu ou suspecté ou antécédents de cancer du sein ;

·Tumeurs malignes œstrogéno-dépendantes connues ou suspectées (exemple: cancer de l'endomètre) ;

·Hémorragies génitales non diagnostiquées,

·Hyperplasie de l’endomètre non traitée ;

·Accident thromboembolique veineux idiopathique, ancien ou en cours (thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire) ;

·Affections thrombophiliques connues (p. ex. déficit en protéine C, en protéine S ou en antithrombine, voir rubrique 4.4) ;

·Maladie thromboembolique artérielle en évolution ou récente (p. ex. angine de poitrine, infarctus du myocarde) ;

·Affection hépatique aiguë ou antécédents d’affection hépatique, aussi longtemps que les tests de la fonction hépatique restent anormaux ;

·Porphyrie

·Grossesse – Allaitement

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  

·Dans l'indication du traitement des symptômes post-ménopause, le traitement hormonal substitutif (THS) ne doit être instauré que si ces symptômes altèrent la qualité de vie de la patiente. Comme avec tout produit à base d'œstrogènes, une évaluation minutieuse de la balance bénéfice/risque doit être effectuée au moins une fois par an. La THS peut être poursuivie tant que le bénéfice est supérieur au risque encouru.

·Les données concernant le risque associé aux THS dans le traitement de la ménopause prématurée sont limitées. Toutefois, en raison du faible niveau de risque absolu chez les femmes plus jeunes, la balance bénéfice / risque pour ces femmes pourrait être plus favorable que chez les femmes plus âgées.

Examen clinique/surveillance

·Avant de débuter ou de recommencer un THS, il est indispensable de recueillir les antécédents médicaux personnels et familiaux de la patiente. Un examen clinique et gynécologique complet (avec examen mammaire et pelvien) doit être pratiqué, en tenant compte des antécédents médicaux de la patiente ainsi que des contre-indications et des mises en garde concernant le traitement. Il est recommandé d'effectuer des examens médicaux réguliers, pendant toute la durée du traitement, dont la nature et la fréquence seront adaptées à chaque femme. Les femmes doivent être informées du type d'anomalies mammaires à signaler à leur médecin ou à leur infirmière (voir « Cancer du sein »). Il est recommandé, que ces examens médicaux, y compris une mammographie, soient pratiqués selon les recommandations en vigueur, et adaptés à chaque patiente.

Conditions nécessitant une surveillance

·Si l'une des affections suivantes survient, est survenue précédemment, et/ou s'est aggravée au cours d'une grossesse ou d'un précédent traitement hormonal, la patiente devra être étroitement surveillée. Ces affections pouvant réapparaître ou s'aggraver au cours du traitement par PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule, en particulier:

·léiomyome (fibrome utérin) ou endométriose;

·antécédent ou présence de facteurs de risque thromboemboliques (voir rubrique «Accidents thromboemboliques veineux» ci-dessous)

·facteurs de risque de tumeurs œstrogéno-dépendantes, par exemple: 1er degré d'hérédité pour le cancer du sein;

·hypertension artérielle;

·troubles hépatiques (par exemple: adénome hépatique);

·diabète avec ou sans atteinte vasculaire;

·lithiase biliaire;

·migraines ou céphalées (sévères);

·lupus érythémateux disséminé (LED);

·antécédents d'hyperplasie endométriale (voir rubrique « hyperplasie endométriale »);

·épilepsie;

·asthme;

·otospongiose.

Arrêt immédiat du traitement

Le traitement doit être arrêté immédiatement, dans le cas où une contre-indication est découverte, et dans les cas suivants:

·ictère ou altération de la fonction hépatique;

·augmentation significative de la pression artérielle;

·céphalée de type migraine inhabituelle;

·grossesse.

Hyperplasie de l’endomètre et carcinome

·Chez les femmes non hystérectomisées, le risque d’hyperplasie et de carcinome de l’endomètre est accru lorsque des œstrogènes systémiques sont administrés seuls pendant des périodes prolongées.

·Pour les produits à base d'œstrogènes destinés à une application vaginale, l'exposition systémique à l'œstriol reste proche des valeurs post ménopausiques normales, lorsqu’elles sont administrées deux fois par semaine. Il n'est pas recommandé d'ajouter un progestatif.

·La sécurité endométriale des œstrogènes administrés par voie vaginale à long terme (plus d'un an) ou de façon répétée est incertaine. Par conséquent, en cas de traitement répété, il convient de revoir le traitement au moins une fois par an.

·Une stimulation œstrogénique non compensée peut entraîner une transformation prémaligne ou maligne dans les foyers résiduels d'endométriose. Par conséquent, la prudence est recommandée lors de l'utilisation de ce produit chez les femmes hystérectomisées suite à une endométriose, en particulier s’il est établi qu’elles présentent une endométriose résiduelle.

·Si des saignements ou des « spotting » surviennent à tout moment pendant le traitement, il faut en rechercher la cause, ce qui peut nécessiter une biopsie de l’endomètre afin d’exclure toute affection endométriale maligne.

·Afin de prévenir la stimulation de l'endomètre, la dose journalière ne doit pas dépasser 1 application (0,5 mg d'œstriol) et ne doit pas être utilisée pendant plus que 4 semaines (maximum). Une étude épidémiologique a montré qu'un traitement prolongé avec de faibles doses d'œstriol administré par voie orale pouvait augmenter le risque de cancer de l'endomètre. Ce risque augmentait avec la durée du traitement et disparaissait un an après la fin du traitement. L'augmentation de ce risque concernait principalement des tumeurs moins invasives et très différenciées. Un risque de cancer de l'endomètre n’a pas été observé après l’administration d’œstriol par voie vaginale.

Les risques suivants ont été associés à un THS systémique et s'appliquent dans une moindre mesure aux produits à base d'œstrogènes destinés à une application vaginale dont l'exposition systémique aux œstrogènes reste dans les valeurs normales en post ménopause lorsqu’ils sont administrés 2 fois par semaine. Cependant, les risques doivent être pris en compte dans le cas d'une utilisation au long cours ou répétée de ces produits.

Cancer du sein

·Les données épidémiologiques issues d’une importante méta-analyse suggèrent l’absence d’augmentation du risque de cancer du sein chez les femmes n’ayant aucun antécédent de cancer du sein et prenant des oestrogènes par voie vaginale à faible dose. Il n’a pas été établi si les oestrogènes par voie vaginale à faible dose favorisent la récidive du cancer du sein.

·Le THS, en particulier le traitement combiné œstrogène-progestatif, augmente la densité des clichés de mammographie, ce qui peut gêner la détection radiographique des cancers du sein. Des études cliniques ont montré que la probabilité de densité sur la mammographie était plus faible chez les sujets traités avec de l'œstriol que chez les sujets traités par d'autres œstrogènes.

On ignore si PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule comporte le même risque. Dans plusieurs études cas-témoins, on a constaté que l'œstriol n'était pas associé à un risque accru de cancer du sein, contrairement à d'autres œstrogènes. Cependant, les implications cliniques de ces résultats sont encore inconnues. Il est donc important que le risque d'être diagnostiqué avec un cancer du sein soit discuté avec la patiente et comparé aux avantages reconnus du THS.

Cancer de l’ovaire

·Le cancer de l’ovaire est beaucoup plus rare que le cancer du sein.

Les données épidémiologiques provenant d'une importante méta-analyse suggèrent une légère augmentation du risque chez les femmes prenant un THS systémique par œstrogènes seuls, qui apparaît dans les cinq ans suivant le début de l'utilisation du produit et diminue progressivement après l'arrêt du traitement.

Accidents thrombo-emboliques veineux

·Les THS systémique sont associés à un risque accru de 1,3 à 3 fois plus élevé d’accidents thromboemboliques veineux (TEV), c’est-à-dire, la thrombose veineuse ou l’embolie pulmonaire. Le risque de TEV est accru pendant la première année d’utilisation (voir rubrique 4.8).

·Les patientes souffrant d’états thrombophiliques connus ont un risque accru de TEV et la prise d’un THS peut augmenter ce risque. La prise d’un THS est donc contre-indiquée chez ces patientes (voir rubrique 4.3).

·Les facteurs de risque généralement reconnus pour le TEV comprennent l’utilisation d’œstrogènes, un âge avancé, une chirurgie majeure, une immobilisation prolongée, l’obésité (IMC> 30kg/m2), une grossesse / post-partum, un lupus érythémateux systémique et un cancer. Il n’y a pas de consensus sur le rôle possible des varices dans les TEV.

·Comme chez tous les patients postopératoires, des mesures prophylactiques doivent être envisagées pour prévenir la survenue de TEV après une chirurgie. Si une immobilisation prolongée doit suivre une chirurgie programmée, il est recommandé d’arrêter temporairement le THS 4 à 6 semaines avant l’intervention. Le traitement ne doit être repris qu’après mobilisation complète de la patiente.

·Chez les femmes n’ayant pas d’antécédents personnels de TEV, mais avec un parent au premier degré ayant des antécédents de thrombose présenté à un jeune âge, le dépistage peut être proposé après un rappel attentif de ses limites (seule une partie des anomalies thromboemboliques peuvent être dépistée).Si un défaut thrombophilique autre que la thrombose est identifiée chez les membres de la famille ou si le défaut est « sévère » (par exemple déficit en protéine C, en protéine S, en antithrombine ou une combinaison de ces défauts), les THS sont contre-indiqués.

·Les femmes ayant déjà un traitement anticoagulant chronique exigent un examen attentif de la balance bénéfice/risque avant de commencer le traitement.

·Si un TEV se développe après l'initiation du traitement, il faut immédiatement arrêter le traitement. Les patientes doivent être informées qu'elles doivent contacter leur médecin immédiatement si elles remarquent les symptômes éventuels d'un TEV (en particulier gonflement douloureux d'un membre inférieur, douleur thoracique soudaine ou dyspnée).

Maladie des artères coronaires (AVC)

·Les données des études contrôlées n’ont montré aucune augmentation de risque de survenue de maladie coronarienne chez les femmes hystérectomisées prenant un THS systémique par œstrogènes seuls.

Accident vasculaire cérébral ischémique

Les traitements systémiques exclusivement à base d'œstrogènes sont associés à un risque d'accident ischémique pouvant être multiplié par 1,5. Le risque relatif ne varie pas avec l'âge ou la durée écoulée depuis la ménopause. Toutefois, le risque initial d'accident vasculaire cérébral étant de base fortement dépendant de l'âge, le risque global d'accident vasculaire cérébral chez les femmes qui utilisent un THS augmentera avec l'âge (voir rubrique 4.8).

Autres précautions d’emploi

·Les œstrogènes peuvent provoquer une rétention de liquides. Les patientes présentant une insuffisance cardiaque ou rénale doivent, par conséquent, être surveillées de près.

·Les femmes présentant une hypertriglycéridémie préexistante doivent être surveillées de près pendant le traitement substitutif œstrogénique ou hormonal, en effet de rares cas avec une élévation importante des taux plasmatiques de triglycérides entraînant une pancréatite ont été observés.

·Les œstrogènes augmentent la globuline liée à la thyroïde (TBG), ce qui conduit à une augmentation de l’hormone thyroïdienne totale circulante, mesurée par le taux d’iode lié aux protéines (PBI), le taux de T4 (par colonne ou par radio-immunodosage) ou le taux de T3 (par radio-immunodosage). L’absorption de T3 sur la résine est diminuée, reflétant une TBG élevée. Les concentrations de T3 libre et de T4 libre sont inchangées. D’autres protéines de liaison peuvent avoir un taux sérique élevé, comme la globuline liée aux corticoïdes (CBG), la protéine liée aux hormones sexuelles (SHBG), ce qui entraîne une augmentation du taux des corticostéroïdes circulants et du taux des stéroïdes sexuels. Les concentrations d’hormones actives libres sont inchangées. D’autres taux de protéines plasmatiques peuvent être augmentés (angiotensine, alpha-I-antitrypsine, céruloplasmine).

·L’utilisation d’un THS n’améliore pas la fonction cognitive. Il existe des données concernant une augmentation du risque de démence chez les femmes après l’âge de 65 ans, qui ont commencé à prendre un THS combiné en continu ou un THS par œstrogènes seuls.

·L’utilisation d’œstriol induit une faible diminution de FSH et LH. L’influence de l’œstriol sur les autres résultats des tests endocriniens de laboratoire est inconnue.

·Au cours d'essais cliniques menés sur le schéma thérapeutique combiné ombitasvir hydraté/paritaprévir hydraté/ritonavir, avec ou sans dasabuvir, les augmentations du taux d'ALAT dépassant par plus de cinq fois la limite normale supérieure) étaient significativement plus fréquentes chez les femmes qui recevaient des médicaments contenant de l'éthinylestradiol. D'autre part, les femmes qui utilisaient une autre forme d'œstrogène que l'éthinylestradiol (par exemple, œstradiol, œstriol ou œstrogènes conjugués) présentaient une augmentation du taux d'ALAT comparable à celles qui ne prenaient aucun œstrogène. Cependant, en raison du nombre limité de sujets qui utilisent ces autres formes d'œstrogènes, la prudence est de mise lorsqu'elles sont administrées en combinaison avec le schéma thérapeutique combiné ombitasvir hydraté/paritaprévir hydraté/ritonavir avec ou sans dasabuvir (voir rubrique 4.5).

·Une tension mammaire persistante ou la production excessive de glaire cervicale sont les signes d’une posologie trop élevée.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  

Du fait de l'administration par voie vaginale et de l'absorption systémique minimale, des interactions médicamenteuses cliniquement pertinentes avec PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule sont peu probables. Cependant, la possibilité d'interactions avec d'autres traitements locaux administrés par voie vaginale doit être prise en compte.

Les interactions suivantes ont été décrites avec les contraceptifs oraux combinés et pourraient s’avérer pertinentes pour PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule.

Le métabolisme des œstrogènes (et des progestatifs) peut être augmenté par l’utilisation simultanée d’inducteurs enzymatiques, notamment les enzymes du cytochrome P450, comme les anticonvulsivants (comme le phénobarbital, la phénytoïne, la carbamazépine) et les anti-infectieux (par exemple, la rifampicine, la rifabutine, la névirapine, et l’éfavirenz).

Le ritonavir et le nelfinavir, bien que connus comme des inhibiteurs enzymatiques puissants, se comportent comme des inducteurs quand ils sont utilisés de façon concomitante avec des hormones stéroïdiennes.

Les préparations à base de plantes contenant du millepertuis (Hypericum perforatum) peuvent induire le métabolisme des œstrogènes.

Cliniquement, une augmentation du métabolisme des œstrogènes et des progestatifs peut conduire à un effet diminué et à des modifications du profil de saignement utérin.

Apres administration vaginale, l'effet de premier passage dans le foie est évité et donc, l’application d’œstrogènes par cette voie est moins affectée par les inducteurs enzymatiques, que dans le cas de leur administration par voie orale. Au cours d'essais cliniques menés sur le schéma thérapeutique combiné ombitasvir hydraté/paritaprévir hydraté/ritonavir, avec ou sans dasabuvir, les augmentations du taux d'ALAT dépassant par plus de cinq fois la limite normale supérieure étaient significativement plus fréquentes chez les femmes qui recevaient des médicaments contenant de l'éthinylestradiol. D'autre part, les femmes qui utilisaient une autre forme d'œstrogène que l'éthinylestradiol (par exemple, œstradiol, œstriol ou œstrogènes conjugués) présentaient une augmentation du taux d'ALAT comparable à celles qui ne prenaient aucun œstrogène. Cependant, en raison du nombre limité de sujets qui utilisent ces autres formes d'œstrogène, la prudence est de mise lorsqu'elles sont administrées en combinaison avec le schéma thérapeutique combiné ombitasvir hydraté/paritaprévir hydraté/ritonavir avec ou sans dasabuvir (voir rubrique 4.4).

Association déconseillé

·Spermicides il est probable que les traitements vaginaux locaux puissent inactiver une contraception locale avec un spermicide.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  

Grossesse

Ce médicament n'est pas indiqué pendant la grossesse. Si une grossesse débute, pendant le traitement avec PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule, le traitement doit être arrêté immédiatement.

En clinique, à la différence du diéthylstilbestrol, les résultats de nombreuses études épidémiologiques permettent d'écarter à ce jour, un risque malformatif des œstrogènes seuls ou en association en début de grossesse. En cas de prise accidentelle au cours d'une grossesse, interrompre le traitement sans autre mesure.

Allaitement

PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule, n'a pas d'indication au cours de l'allaitement.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  

Physiogine n'est pas connu pour avoir des effets sur la concentration ni sur la vigilance

4.8. Effets indésirables  

Comme tous les produits destinés à être appliqués sur les muqueuses, PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule peut dans de rares cas entraîner une irritation ou un prurit en début de traitement.

Une mastodynie peut éventuellement apparaître de façon transitoire en début de traitement.

Les effets indésirables suivants ont été rapportés dans la littérature et pendant la surveillance post-marketing.

Classe de systèmes d’organes

Fréquence

Effets indésirables

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100)

Rétention hydrique

Rétention liquidienne

Affections gastro-intestinales

Peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100)

Nausées

Affections des organes de reproduction et du sein

Peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100)

Sensibilité mammaire, inconfort ou douleur dans les seins

Saignements post-ménopausiques

Sécrétions cervicales

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100)

Irritation et prurit local

Fréquence indéterminée

Symptômes pseudo-grippaux

Ces effets indésirables sont généralement transitoires mais ils peuvent également indiquer l’utilisation d’une posologie trop élevée.

Effets de classe associés aux THS systémiques

Les risques suivants ont été associés au THS systémique et s'appliquent dans une moindre mesure aux produits à base d'œstrogènes destinés à une application vaginale (Physiogine ovules) dont l'exposition systémique à l'œstriol reste dans les valeurs normales en post ménopause lorsqu'ils sont administrés deux fois par semaine.

Cancer de l’ovaire

L'utilisation d'un THS systémique a été associée à un risque légèrement accru de cancer de l’ovaire (voir rubrique 4.4).

Une méta-analyse portant sur 52 études épidémiologiques a signalé un risque accru de cancer de l’ovaire chez les femmes prenant actuellement un THS par rapport aux femmes n'en ayant jamais pris (RR 1,43 ; IC à 95 % : 1,31-1,56). Pour les femmes âgées de 50 à 54 ans recevant un THS pendant 5 ans, cela entraîne environ 1 cas supplémentaire pour 2 000 utilisatrices. Chez les femmes âgées de 50 à 54 ans qui ne prennent pas de THS, un diagnostic de cancer de l’ovaire sera posé chez environ 2 femmes sur 2 000 sur une période de cinq ans.

Risque d’accidents thromboemboliques veineux

Les THSsystémique sont associés à un risque accru de 1,3 à 3 fois plus élevé d’évènements thromboemboliques veineux (TEV), comme la thrombose veineuse ou l’embolie pulmonaire. Le risque de TEV est accru pendant la première année d’utilisation (voir rubrique 4.4).

Etude WHI – Risque augmenté de TEV après 5 ans de prise

Age (années)

Incidence pour 1000 patientes prenant un placebo pendant plus de 5 ans

Risque relatif et IC95%

Cas supplémentaires pour 1000 patientes ayant pris un THS

Œstrogènes seuls per os*

50-59

7

1.2 (0.6-2.4)

1 (-3-10)

*Etude chez les femmes hystérectomisées

Risque d’AVC ischémique

Les THSsystémiquesont associés à une augmentation du risque relatif d’AVC ischémique d’environ 1,5 fois. Le risque d’AVC hémorragique n’est pas augmenté par la prise de THS.

Ce risque relatif ne dépend pas de l’âge ou de la durée de traitement, mais comme le risque de référence est fortement lié à l’âge, le risque global d’AVC ischémique chez les femmes qui prennent un THS augmente avec l’âge (voir rubrique 4.4).

Etudes combinées WHI – Risque supplémentaire d’AVC ischémique* pour une durée de traitement de plus de 5 ans

Age (années)

Incidence pour 1000 patientes prenant un placebo pendant plus de 5 ans

Risque relatif et IC95%

Cas supplémentaires pour 1000 patientes ayant pris un THS

50-59

8

1.3 (1.1-1.6)

3 (1-5)

*Aucune différence n’a été faite entre les AVC ischémique et hémorragique

D'autres réactions indésirables ont été rapportées en association avec le traitement systémique à base d’œstrogènes/de progestatifs Thromboembolie veineuse (c.-à-d.: thrombose veineuse profonde pelvienne ou des membres inférieurs et embolie pulmonaire) est plus fréquente chez les femmes sous THS que chez les non-utilisatrices. En l’absence de données on ne sait pas si PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule est différent à cet égard. Pour des informations complémentaires, voir rubriques 4.3 “Contre-indications“ et 4.4 « Mises en garde spéciales et précautions d’emploi »;

Tumeurs bénignes et malignes dépendantes des œstrogènes, par ex. cancer de l'endomètre. (Pour plus d'informations, voir sections 4.3 et 4.4.

Infarctus du myocarde et accident vasculaire cérébral;

Affections biliaires;

Troubles cutanés et sous cutanés: chloasma, érythème polymorphe, érythème noueux, purpura vasculaire;

Démence probable (voir rubrique 4.4).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.signalement-sante.gouv.fr

4.9. Surdosage  

La toxicité aiguë de l'œstriol chez l'animal est très faible. La survenue de symptômes toxiques n'est donc pas attendue, même si plusieurs comprimés ont été pris simultanément. Dans le cas d'un surdosage aigu, des nausées, vomissements et saignements génitaux chez la femme peuvent survenir. Aucun antidote spécifique n'est connu. Si nécessaire, un traitement symptomatique peut être administré.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  

Classe pharmacothérapeutique : Estrogène naturel - Traitement hormonal substitutif des carences estrogéniques, code ATC : G : système génito-urinaire et hormones sexuelles.

Mécanisme d’action

PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule contiennent de l’œstriol, une hormone féminine naturelle. Contrairement aux autres œstrogènes, l'œstriol agit rapidement. Il se substitue à la perte de production d'œstrogènes. En cas d'atrophie vaginale, l'œstriol administré par voie vaginale favorise la normalisation de l'épithélium urogénital et aide à restaurer la microflore normale et le pH physiologique du vagin.

Traitement des symptômes vaginaux liés à une déficience en œstrogènes : les œstrogènes appliqués par voie vaginale permettent le traitement symptomatique de l'atrophie vaginale liée à une déficience en œstrogènes chez les femmes postménopausées.

Efficacité et sécurité cliniques

·Un soulagement des symptômes de ménopause était obtenu pendant les premières semaines du traitement

·Des saignements vaginaux n’ont été que rarement signalés après le traitement par PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  

Absorption

L’œstriol administré localement sous forme de PHYSIOGINE est très bien absorbé comme en témoigne l’élévation rapide des taux sériques d’œstriol.

Distribution

La concentration plasmatique est maximale 1 à 2 heures après l’application puis décroît pour revenir aux valeurs de base en 24 heures. Après administration vaginale de 0,5 mg d’œstriol la Cmax est environ 100 ng/ml, la Cmin environ 25 ng/ml et la Cmoyenne environ 70 ng/ml. Après 3 semaines d’administration journalière de 0,5 mg d’œstriol par voie vaginale, la Cmoyenne a diminué jusqu’à 40 pg/ml.

Dans une étude clinique, les taux plasmatiques médians mesurés 12 heures après administration, suite à une exposition de 12 semaines de crème d'œstriol, étaient de 8,5 pg / ml (intervalle interquartile [IQR], 3,3-24,3). Après une exposition médiane de 21 mois (IQR, 9,2-38,4) à raison de 3 administrations par semaine, les taux sériques médians d'œstriol dans le groupe chronique étaient de 5,5 pg/ml (IQR, 1,9-10,2).

Biotransformation

œstriol se lie presque en totalité (90 %) à l’albumine plasmatique. Contrairement à d’autres œstrogènes, l’œstriol se lie très peu à la SHBG (sex hormone binding globulin). Le métabolisme de l’œstriol consiste essentiellement en conjugaison et déconjugaison au cours du cycle entéro-hépatique.

Élimination

œstriol, qui est un produit final de dégradation métabolique, est essentiellement excrété dans les urines sous forme conjuguée après 24 heures. Une petite partie (2 % environ) est excrétée dans les fèces, principalement sous forme d’œstriol non conjugué.

5.3. Données de sécurité préclinique  

Non renseignée.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  

6.1. Liste des excipients  

Witepsol S-58*

*Composition du witepsol S-58:

Mélange de monoglycérides, diglycérides et triglycérides d’acides gras saturés.

6.2. Incompatibilités  

Sans objet.

6.3. Durée de conservation  

3 ans

6.4. Précautions particulières de conservation  

A conserver à une température ne dépassant pas 25°C, à l’abri de la lumière et de l’humidité.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   

15 ovules sous plaquettes (P.V.C. - P.E.).

6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation  

Pas d’exigences particulières.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  

ASPEN PHARMA TRADING LIMITED

3016 LAKE DRIVE

CITYWEST BUSINESS CAMPUS

DUBLIN 24

IRLANDE

8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  

·34009 329 690 0 5 : 15 ovules sous plaquettes (P.V.C. - P.E.)

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION  

Date de première autorisation:09 juin 1987

Date de dernier renouvellement:

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  

23 Septembre 2020

11. DOSIMETRIE  

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  

Sans objet.

Liste II

source: ANSM - Mis à jour le : 22/10/2020

Dénomination du médicament

PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule

Estriol

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant d’utiliser ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.

·Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

·Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant d’utiliserPHYSIOGINE 0,5 mg, ovule ?

3. Comment utiliser PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule ?

6. Contenu de l’emballage et autres informations.

1. QU’EST-CE QUE PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  

Classe pharmacothérapeutique - Estrogène naturel - Traitement hormonal substitutif des carences estrogéniques ; code ATC : G: Système génito-urinaire et hormones sexuelles

PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule appartient à un groupe de médicaments appelés traitement hormonal substitutif (THS). Il contient de l’œstriol, une hormone féminine (un œstrogène).

Ce médicament est préconisé dans les affections de la vulve et du vagin liées à la ménopause (naturelle ou chirurgicale)

PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule est utilisé surtout chez les femmes ménopausées au moins 12 mois après leur dernière menstruation naturelle.

Il est utilisé pour soulager les symptômes de la ménopause au niveau vaginal tels que la sécheresse vaginale ou l'irritation vaginale. On parle « d’atrophie vaginale ». Elle est causée par une baisse du taux d’œstrogènes dans votre corps : ceci arrive naturellement après la ménopause.

PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule agit en remplaçant les œstrogènes qui sont normalement produits par les ovaires de la femme. Il s'insère dans le vagin, pour que l'hormone soit libérée là où elle est nécessaire. Ceci peut soulager l'inconfort vaginal.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT D’UTILISER PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule ?  

Antécédents médicaux et contrôles réguliers

L’utilisation d’un THS entraine des risques qui doivent être considérés avant de décider de commencer ou de poursuivre ce type de traitement.

L’expérience dans les traitements des femmes en ménopause précoce (due à une insuffisance ovarienne ou une chirurgie) est limitée. Si vous êtes en ménopause précoce, les risques d’utiliser des THS peuvent être différents. Veuillez en parler à votre médecin.

Avant de commencer (ou de recommencer) un THS, votre médecin vous interrogera sur vos propres antécédents médicaux et ceux de votre famille. Votre médecin peut décider de procéder à un examen physique. Cela peut inclure un examen de vos seins et/ou un examen gynécologique, le cas échéant.

Une fois que vous avez commencé le traitement par PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule, vous devriez consulter votre médecin pour des contrôles réguliers (au moins une fois par an). Lors de ces contrôles, discutez avec votre médecin des bénéfices et des risques de continuer le traitement par PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule.

N’oubliez pas les mammographies régulières, comme votre médecin vous les aura recommandées.

N’utilisez jamais PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule

Si l’une des situations suivantes s’applique à vous. Si vous avez un doute concernant l’un des points ci-dessous, consultez votre médecin avant d’utiliser PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule.

N’utilisez jamais PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule:

·si vous avez ou avez eu un cancer du sein, ou si vous pourriez en avoir un ;

·si vous avez un cancer sensible aux œstrogènes, comme un cancer de la muqueuse utérine (endomètre), ou si vous pourriez en avoir un ;

·si vous avez des saignements vaginaux inexpliqués ;

·si vous avez un épaississement excessif de la muqueuse utérine (hyperplasie de l’endomètre) non traité ;

·si vous avez ou avez eu un caillot de sang dans une veine (thrombose) par exemple, des jambes (thrombose veineuse profonde) ou des poumons (embolie pulmonaire) ;

·si vous avez un trouble de la coagulation du sang (tel un déficit en protéine C, en protéine S, ou en antithrombine) ;

·si vous avez ou avez eu récemment une maladie causée par des caillots de sang dans des artères, comme une crise cardiaque, un AVC ou une angine ;

·si vous avez ou avez eu une maladie du foie et si vos analyses de la fonction hépatique ne sont pas dans les normes ;

·si vous avez un rare problème de sang appelé « porphyrie » qui est transmis dans les familles (hérédité) ;

·si vous êtes allergique à l’œstriol ou à l’un des autres composants contenus dans ce médicament, mentionnés dans la rubrique 6 ;

·si vous êtes enceinte ou allaitez.

Si l’une des conditions ci-dessus apparaît pour la première fois lors de l’utilisation de PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule, n’en utilisez plus et consultez votre médecin immédiatement.

Avertissements et précautions

Prévenez votre médecin si vous avez déjà eu l’un des problèmes suivants, avant de commencer le traitement, car ceux-ci peuvent revenir ou s’aggraver au cours du traitement par PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule. Dans ce cas, vous devriez consulter votre médecin plus souvent pour des contrôles :

·fibromes dans l’utérus

·croissance de la muqueuse utérine en dehors de votre utérus (endométriose) ou des antécédents de croissance excessive de la muqueuse utérine (hyperplasie de l’endomètre)

·risque accru de développer des caillots sanguins (voir « Caillots de sang dans une veine (thrombose) »)

·risque accru de contracter un cancer sensible aux œstrogènes (comme avoir une mère, une sœur ou grand-mère qui a eu un cancer du sein)

·hypertension artérielle

·un trouble du foie, par exemple une tumeur bénigne du foie

·diabète

·calculs biliaires

·migraine ou maux de tête sévères

·une maladie du système immunitaire qui affecte de nombreux organes du corps (lupus érythémateux disséminé, LED)

·épilepsie

·asthme

·une maladie du tympan et de l’audition (otospongiose)

·la rétention d’eau en raison de problèmes cardiaques ou rénaux

Cessez d’utiliser PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule et consultez votre médecin immédiatement

Si vous remarquez un des éléments suivants lors de la prise de THS :

·L’une des conditions mentionnées dans la rubrique « N’utilisez jamais PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule».

·Jaunissement de la peau ou du blanc des yeux (jaunisse). Ceci peut être un signe de maladie du foie.

·Une forte augmentation de la pression artérielle (les symptômes peuvent être des maux de tête, de la fatigue, des vertiges).

·Des maux de tête de type migraineux qui se produisent pour la première fois.

·Si vous tombez enceinte.

·Si vous remarquez des signes de caillot de sang, tels que :

ogonflement douloureux et rougeur des jambes ;

odouleur soudaine à la poitrine ;

odifficulté à respirer.

Pour plus d’informations, voir « Caillots de sang dans une veine (thrombose) ».

Remarque : PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule n’est pas un contraceptif. Si moins de 12 mois se sont écoulés depuis votre dernière menstruation ou si vous avez moins de 50 ans, il se peut que vous deviez toujours utiliser une méthode contraceptive supplémentaire pour prévenir une grossesse. Parlez-en à votre médecin pour obtenir des conseils.

THS et cancer

Epaississement excessif de la muqueuse utérine (hyperplasie de l’endomètre) et cancer de la muqueuse utérine (cancer de l’endomètre)

La prise de comprimés d’un THS uniquement à base d'œstrogènes pendant une longue période peut augmenter le risque de développer un cancer de la muqueuse de l'utérus (l'endomètre).

Il est possible qu'il y ait un risque similaire lorsque PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule est utilisé dans le cadre de traitements répétés ou à long terme (plus d'un an). Cependant, il a été démontré que l'absorption de PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule dans le sang est très faible ; par conséquent, l'ajout d'un progestatif ne semble pas nécessaire.

L'apparition de saignements ou de légères pertes de sang (« spotting ») n'a généralement rien d'inquiétant, mais vous devez consulter votre médecin. C'est peut-être un signe d'épaississement de votre endomètre.

Les risques suivants s'appliquent aux médicaments de traitement hormonal substitutif (THS) qui circulent dans le sang. Toutefois, PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule est destiné au traitement local au niveau du vagin et son absorption dans le sang est très faible. Il est peu probable que les affections indiquées ci-dessous s'aggravent ou récidivent lors du traitement par PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule, mais vous devez consulter votre médecin si vous êtes concernée.

Cancer du sein

Les données disponibles suggèrent que l’utilisation de PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule n’augmente pas le risque de cancer du sein chez les femmes n’ayant pas été atteinte d’un cancer du sein par le passé. Il n’a pas été établi si PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule peut être utilisé en toute sécurité chez les femmes ayant été atteintes d’un cancer du sein par le passé.

Contrôlez régulièrement vos seins. Consultez votre médecin si vous remarquez des changements tels que :

·capitonnage de la peau ;

·changements au niveau du mamelon ;

·tout nodule que vous pouvez voir ou sentir.

De plus, vous êtes invité à vous joindre aux programmes de dépistage de mammographie lorsqu'ils vous sont offerts.

Cancer de l’ovaire

Le cancer de l'ovaire est rare - beaucoup plus rare que le cancer du sein. L'utilisation d'un THS par œstrogènes seuls a été associée à une légère augmentation du risque de cancer ovarien.

Le risque de cancer ovarien varie en fonction de l'âge. Par exemple, chez les femmes âgées entre 50 et 54 ans qui ne prennent pas de THS, un diagnostic de cancer ovarien sera posé chez environ 2 femmes sur 2000 en moyenne sur une période de 5 ans. Chez les femmes ayant pris un THS pendant 5 ans, il y aura environ 3 cas sur 2000 utilisatrices (c.-à-d. soit environ 1 cas de plus).

Effets des THS sur le cœur et la circulation

Caillots sanguins veineux (thrombose)

Le risque de caillots sanguins veineux est 1,3 à 3 fois plus élevé chez les femmes prenant un THS que chez les femmes n’en prenant pas, surtout pendant la première année de prise.

Les caillots sanguins peuvent être graves, s’ils se dirigent vers les poumons ils peuvent causer des douleurs thoraciques, des essoufflements, des évanouissements et même la mort.

Vous êtes plus susceptible d’avoir des caillots sanguins veineux en vieillissant et si l’une des situations suivantes s’applique à vous. Informez votre médecin si vous êtes concerné par une des situations suivantes :

·vous êtes incapable de marcher pendant longtemps en raison d’une chirurgie majeure, d’une blessure ou d’une maladie (voir aussi rubrique 3, si vous devez subir une intervention chirurgicale) ;

·si vous avez un surpoids sérieux (IMC >30 kg/m2) ;

·si vous avez un problème de coagulation du sang qui nécessite un traitement à long terme avec un médicament utilisé pour prévenir les caillots sanguins ;

·si l’un de vos proches a déjà eu un caillot sanguin dans la jambe, le poumon ou un autre organe ;

·vous avez un lupus érythémateux disséminé (LED) ;

·vous avez un cancer.

Pour connaître les symptômes d’un caillot sanguin, voir « Arrêter d’utiliser PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule et contactez votre médecin immédiatement ».

Comparaison

Chez les femmes de la cinquantaine qui ne prennent pas de THS, pendant plus de 5 ans, entre 4 et 7 femmes sur 1000, en moyenne, seraient susceptibles d’avoir un caillot sanguin veineux.

Chez les femmes qui prennent un THS œstrogénique, pendant plus de 5 ans, entre 5 et 8 femmes sur 1000, seraient susceptibles d’avoir un caillot sanguin veineux (c.-à-d. 1 cas de plus).

Les maladies du cœur (crise cardiaque)

Pour les femmes qui prennent un traitement œstrogénique, il n’y a pas d’augmentation de risque de développer une maladie cardiaque.

AVC

Le risque d’accident vasculaire cérébral est d’environ 1,5 fois supérieur chez les femmes prenant un THS que chez les femmes n’en prenant pas. Le nombre de cas supplémentaires d’AVC dû à une utilisation de THS augmente avec l’âge.

Comparaison

Chez les femmes de la cinquantaine qui ne prennent pas de THS, on s’attend à ce que 8 femmes sur 1000 en moyenne, soient susceptibles d’avoir un AVC au cours d’une période de 5 ans. Chez les femmes de la cinquantaine, qui prennent une THS, il y aura 11 cas sur 1000 femmes, sur plus de 5 ans (c’-à-d. 3 cas de plus).

Autres conditions

·Les THS ne préviennent pas les pertes de mémoire. Il existe certaines preuves d’un risque plus élevé de pertes de mémoire chez les femmes qui commencent à utiliser un THS après l’âge de 65 ans. Parlez-en avec votre médecin pour obtenir des conseils.

·Informez votre médecin si vous êtes atteinte de l'hépatite C et vous prenez le schéma thérapeutique combiné ombitasvir hydraté/paritaprévir hydraté/ritonavir avec ou sans dasabuvir. L'administration de cette combinaison de médicaments avec certains produits contenant de l'œstrogène pourrait causer une hausse des résultats sanguins de la fonction hépatique (augmentation du taux de l'enzyme hépatique ALAT). Le risque de cet événement avec PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule est actuellement inconnu.

Enfants

Sans objet.

Autres médicaments et PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule

Informez votre médecin ou pharmacien si vous utilisez, avez récemment utilisé ou pourriez utiliser tout autre médicament.

Certains médicaments peuvent interférer avec l’effet de PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule ou PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule peut interférer avec l’effet d’autres médicaments. Cela pourrait conduire à des saignements irréguliers. Cela vaut pour les médicaments suivants :

·Médicaments pour l’épilepsie (comme le phénobarbital, la phénytoïne et la carbamazépine)

·Les médicaments contre la tuberculose (tels que la rifampicine, rifabutine)

·Médicaments contre une infection au VIH (tels que la névirapine, l’éfavirenz, le ritonavir et le nelfinavir)

·Les médicaments à base de plantes contenant du millepertuis (Hypericum perforatum)

·Informez votre médecin si vous êtes atteinte de l'hépatite C et vous prenez le schéma thérapeutique combiné ombitasvir hydraté/paritaprévir hydraté/ritonavir avec ou sans dasabuvir. L'administration de cette combinaison de médicaments avec certains produits contenant de l'œstrogène pourrait causer une hausse des résultats sanguins de la fonction hépatique (augmentation du taux de l'enzyme hépatique ALAT). Le risque de cet événement avec PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule est actuellement inconnu.

Analyses de laboratoire

Si vous devez faire une analyse sanguine, prévenez votre médecin ou le personnel du laboratoire que vous utilisez PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule, car ce médicament peut modifier les résultats de certaines analyses.

PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule avec des aliments et boissons

Sans objet.

Grossesse et allaitement

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à votre médecin ou pharmacien avant d’utiliser ce médicament.

PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule est destiné à être utilisé chez les femmes ménopausées seulement. Si vous devenez enceinte, arrêtez d’utiliser PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule et contactez immédiatement votre médecin.

La grossesse ne représente pas une indication de ce médicament. Si vous découvrez que vous êtes enceinte, interrompez le traitement.

D'une façon générale, il convient de demander conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre tout médicament.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Sans objet.

3. COMMENT UTILISER PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule ?  

Mode d’administration

L'ovule doit être appliqué le soir au coucher dans le vagin.

Posologie

Un ovule par jour jusqu'à régression des symptômes en moyenne au bout de trois semaines (maximum 4 semaines) suivi d'un traitement d'entretien d'un ovule deux jours par semaine. La posologie doit être adaptée selon l'amélioration obtenue.

Des cures d'entretien peuvent être nécessaires.

DANS TOUS LES CAS SE CONFORMER STRICTEMENT A L'ORDONNANCE DE VOTRE MEDECIN. Votre médecin vous prescrira la dose la plus faible suffisante pour traiter vos symptômes pendant une période aussi courte que nécessaire. Informez votre médecin si vous pensez que la dose est trop élevée ou trop faible.

Si vous avez besoin de vous faire opérer

S vous allez subir une intervention chirurgicale, dites au chirurgien que vous utilisez PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule. Vous devrez peut-être arrêter le traitement 4 à 6 semaines avant l’opération afin d’éviter l’apparition de caillots sanguins (voir rubrique 2, caillots sanguins veineux). Demandez à votre médecin avant de recommencer le traitement par PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule.

Si vous avez utilisé plus de PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule que vous n’auriez dû

Dans le cas d'un surdosage aigu, des nausées, vomissements et saignements génitaux chez la femme peuvent survenir. Si vous avez pris plus de PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule qu'il ne fallait, contactez votre médecin.

Si vous oubliez d’utiliser PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule

Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose que vous avez oublié de prendre.

Si vous avez oublié d’utiliser un ovule, prenez-le dès que vous vous en souvenez, sauf si vous avez plus de douze heures de retard. Si vous avez plus de douze heures de retard, ne prenez pas la dose oubliée et prenez simplement l’ovule suivant comme d’habitude.

Si vous arrêtez d’utiliser PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule

Sans objet.

Si vous avez d’autres questions sur l’utilisation de ce médicament, demandez plus d’informations à votre médecin ou à votre pharmacien.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  

Les maladies suivantes sont signalées plus souvent chez les femmes utilisatrices de THS, qui circulent dans le sang, que chez les femmes non utilisatrices de THS. Ces risques s'appliquent moins aux traitements administrés par voie vaginale tels que PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule :

·cancer des ovaires

·caillots sanguins dans les veines des jambes ou dans les poumons (thromboembolie veineuse)

·AVC

·pertes de mémoire probables si le THS est commencé après 65 ans

Pour plus d’informations sur ces effets indésirables, voir la rubrique 2.

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

·Localement, une irritation ou des démangeaisons surtout en début de traitement.

·Des douleurs des seins surtout en début de traitement.

Les effets indésirables suivants ont été rapportés avec d’autres THS :

·maladie de la vésicule biliaire

·diverses affections de la peau :

odécoloration de la peau en particulier du visage ou du cou connu sous le nom des « masque de grossesse » (chloasma)

onodules cutanés rougeâtres douloureux (érythème noueux)

oéruption cutanée avec rougeurs ou plaies en forme de cible (érythème polymorphe)

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet:www.signalement-sante.gouv.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule ?  

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur le conditionnement extérieur après EXP. La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

A conserver à une température ne dépassant pas 25°C, à l'abri de la lumière et de l'humidité.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien d’éliminer les médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.

6. CONTENU DE L’EMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS  

Ce que contient PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule  

·La substance active est :

Estriol...................................................................................................... 0,5 mg pour un ovule

·Les autres composants sont : Witepsol S-58*

*Composition du witepsol S-58:

Mélange de monoglycérides, diglycérides et triglycérides d'acides gras saturés.

Qu’est-ce que PHYSIOGINE 0,5 mg, ovule et contenu de l’emballage extérieur  

Ce médicament se présente sous la forme d'ovule.

Boîte de 15 ovules.

Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché  

ASPEN PHARMA TRADING LIMITED

3016 LAKE DRIVE

CITYWEST BUSINESS CAMPUS

DUBLIN 24

IRLANDE

Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché  

H.A.C. PHARMA

PÉRICENTRE II

43/45, AVENUE DE LA CÔTE DE NACRE

14000 CAEN

FRANCE

Fabricant  

UNITHER INDUSTRIES

ZONE INDUSTRIELLE LE MALCOURLET

03800 GANNAT

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen  

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :  

Septembre 2020

Autres  

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’ANSM (France).

Notre Newsletter

Recevez encore plus d'infos santé en vous abonnant à la quotidienne de E-sante.

Votre adresse mail est collectée par E-sante.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.

Source :