Pirvii
Portrait de cgelitti
Sous couvert de témoignages poignants, habilement manipulés par un certain journalisme dénué de toute humanité au nom du sacrosaint « droit à l'information », et sous prétexte de dépouiller les hommes de l'ultime bien qu'il leur reste après que la société de consommation et les institutions leurs aient « sucé jusqu'à la moelle » la moindre richesse, trop chèrement accumulée au cours de leur vie de labeur, la communauté, au nom de cette « solidarité » galvaudée pour faire de l'audience, incite à grands coups d'annonces médiatiques à donner tout ou partie de son Corps.

Sa Vie ayant déjà été absorbée par la société mondialisée qui n'accepte de nouveaux adeptes qu'au sacrifice de sa vie aux bénéfices d'un petit nombre de dirigeants peu enclins, eux, à donner quoique ce soit.

Et son Âme étant elle récupérée par les lobbys religieux, qui au nom de DIEU, incite à égorger son prochain pour préserver les intérêts de la secte!

Don d'organes: ultime sacrifice au nom d'une société qui nous aura pressé et utilisé jusqu'à la lie; curieusement non encore tarifé (mais attendons que l'intérêt l'emporte sur l'étique). Encore qu'une taxe pourrait être imaginée pour le non-donneur pour lui faire payer sa non-contribution à l'ultime sacrifice; bien qu' »on » nous affirme que tout choix est respectable. Le non-donneur sera bientôt pointé du doigt, honni par cette société qui phagocyte toujours un peu plus les individus au titre de la collectivité: La dictature du plus grand nombre, impose au libre penseur l'idée unique, la ligne de conduite idéale qu'il faut adopter pour être accepté au sein de la communauté.

Dans notre société, où la solidarité confine à l'assistanat, où la libre entreprise ne peut se permettre d'exister qu'à la faveur de larges contributions, où le simple fait d'être, d'exister, ne peut se concevoir sans participer sans limite au groupe, effectivement le don d'organe est une finalité indiscutable: les médias ne vous feront jamais écouter d'autre conviction.

Posséder une quelconque richesse est dans ce pays une chose abjecte, une honte que les tribunaux vous font payer dès qu'ils le peuvent au prétexte que posséder est forcément le fruit d'une malversation: il faut, pour l'exemple, pour calmer la jalousie de ceux qui ont moins et l'envie de vos voisins qui n'ont pas encore, embastiller l'outrecuidant qui étale de façon trop voyante ses richesses. Alors, ultime dépouillement, pour être certain de recevoir l'absolution, ou être porté aux nues de cette nation, le don de soi, mort ou vif!

Point d'autre choix que de posséder sa carte (du parti?!), et crier haut et fort que, « oui, moi je donne », pour trouver grâce aux yeux des masses, qui ne comprendraient pas qu'elles soient les seules à être systématiquement pillées par la classe dirigeante, les seules à payer le prix fort pour survivre en liberté surveillée.

Citoyen, vache à lait! Tu croyais pouvoir transmettre un petit quelque chose à tes enfants: rassure toi, tu n'auras même pas à leur imposer d'aller fleurir ta tombe, puisqu'il n'y aura plus rien!

Donne, donne, tu n'es là que pour donner.

La Nation reconnaissante.

Ce pamphlet pour faire comprendre que le don d'organe peut être un geste admirable, s'il n'était pas récupéré par le pouvoir en place, qu'elle que soit sa couleur, et habilement orchestré pour qu'il devienne une obligation sans réflexion. Le don d'organe doit rester une démarche intellectuelle personnelle, en son âme et conscience.

Ne soyons pas des moutons, gardons notre libre arbitre, notre libre pensée.

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