Hally
Portrait de cgelitti

Bonjour,

Le sujet des mycoplasmes et en particulier du germe ureaplasma urealyticum donne lieu à diverses interprétations médicales. En effet, la science n'aurait pas résolu leur disparition ni leur pathogénicité et leur survenue. Ces deux derniers éléments cautionnent certainement le premier, d'où le flou et la vulnérabilité et le doute psychologique des personnes qui en sont atteint. Il va s'en dire que les femmes en particulier sont plus en proie à ces soucis qui sont pour elles plutôt symptomatiques, contrairement aux hommes.

Ainsi certains médecins (généralistes et spécialiste) affirment qu'il s'agit d'une MST, d'autres pas. Ces derniers affirmant que 70% des femmes l'auraient et que cela ne pose pas de problème sauf éventuellement à la grossesse. Les mycoplasmes seraient également présent naturellement dans la flore vaginale des femmes. Les mycoplasmes n'apparaitraient pas deux fois chez la même personne. Quant au traitement, il serait bénéfique pour les femmes sentant une gêne et si on le trouve à 10,6 et plus par mL, autrement cela sert à rien. Il faut d'ailleurs le faire pendant 10 jours et pas plus sinon cela est mauvais (trop d'antibios) ou au contraire il faut le suivre pendant au minimum deux semaines pour garantir son efficacité. Et dans tous les cas, les mycoplasmes étant des bactéries pénétrant les cellules épithéliales, on ne s'en débarasserait jamais. Les facteurs de réapparition externe seraient le stress, la fatigue, la grossesse.

J'ai pu avoir quelques certitudes à ce sujet de part mon expérience personnelle, qui ne peut forcément pas faire figure de vérité générale. J'ai d'ailleurs des doutes sur certains éléments. Alors autant les réponses médicales à mes questionnements que le partage des expériences de chacun et de chacune sont les bienvenus, sur ce sujet de discussion.

Je vous livre ici le récit de mon expérience : tout à commencer l'année dernière par une petite mycose dont j'ai guère pris attention, étant persuadée que comme une petite cistite cela se résorbera tout seul. Les mois passants les pertes blanches sont devenus épaisses et je m'en suis donc préoccupée en juillet 2013. J'ai d'abord été traitée avec des ovules classiques car moi comme le médecin pensions qu'il s'agissait d'une mycose banale à candida albicans. Cela s'est révélé faux et le test labo la confirmé puisqu'il ces mycoplasmes ont été trouvés à 10,5/mL (vous m'excuserez sur l'imprécision de la restitution de la mesure, une "puissance" ?-mais le nombre est là). J'ai été traitée conformément à la sensibilité des germes testés sur le test, de la même façon que la fois prochaine. Le médecin m'a donné Zithromax, le traitement de 4 comprimés en une prise et cela n'a pas fonctionné puisque les pertes blanches épaisses un peu malodorantes et surtout acides étaient toujours là. J'ai eu le traitement Doxy en septembre sur 10 jours. Je l'ai pris pour 15 jours et voyant qu'elles étaient toujours là j'ai demandé à mon gynéco une prolongation qu'il m'a confirmé. Je l'ai pris au total sur 3 semaines. Après le traitement j'avais un petit coulis de pertes blanches certains jours, de pertes liquides en fait, donc j'ai refait un test labo. Ce test s'est avéré négatif c'est à dire que les médecins ont trouvé aucun germe concernant les mycoplasmes. Mon gynéco m'a confirmé qu'il s'agit en fait de "pertes physiologiques" soit de pertes normales mais sûrement plus abondantes à cause du traumatisme lié au traitement. Mon copain avait eu Rovamycin 3 UI comme traitement et pendant 15 jours. Plusieurs semaines après, nous avons reconclus et 10 jours après j'ai découvert les mêmes pertes épaisses des mycoplasmes. Le test labo les a reconfirmé à 10,4/mL avec de légères différences sur la sensibilité et résistance de certains germes mais d'autres n'avaint pas été testés par rapport au test précédent. Je ne comprenais pas comment ils avaient réapparu, c'était forcément la faute de mon copain... mais laquelle? En me renseignant sur son antibio je me suis aperçue que le principe actif était bien différent et qu'en plus l'efficacité est modérée concernant les mycoplasmes, qui rappelons le sont des bactéries. J'ai été retraitée sous Doxy et monsieur va suivre le même traitement après son futur test ( il n'était pas facile à convaincre, lui ayant aucun symptôme).

J'ai donc pu constater que les mycoplasmes sont bien une MST, car j'ai pas eu de quoi avoir de stress pendant les vacances de Noël (lol), qui auraient pu amener à l'hypothèse de la réapparition. Et je pense d'ailleurs les avoir chopé d'un ancien partenaire. Et si l'on suppose qu'ils sont naturellement présents dans le vagin, le labo les voit donc qu'à un certain seuil... un seuil de pathogénécité?J'ai dans tous les cas tendance à penser que quelque chose d'inscrit sur un test labo est toujours anormal. Le traitement est en tout cas bien de deux semaines minimum à ce genre de dosage retrouvé dans le vagin.

Mais alors si ces bactéries dans les cellules épithéliales ne disparaissent jamais, nous sommes donc deux êtres porteurs, deux êtres qui sont susceptibles de se transmettre les mycoplasmes en permanance quoique l'on fasse, après traitement ou sans? Et un être porteur qui va voir un être non porteur, pourra contaminer ce dernier, même si le porteur a pris son traitement et que rien a été trouvé au test labo?

Plus largement qu'elles peuvent être les conséquences directes ou indirectes sur sa santé d'être porteur à part pour une femme d'avoir des difficultés à la grossesse? Est-il vrai d'ailleurs qu'on ne peut jamais sans débarasser et qu'ils peuvent revenir à cause des facteurs évoqués?Et dans le cas de traitements répétitifs ne risque t-on pas à force la résistance antibiotique et aux germes sensibles?Ce sont des questions que je pose au corps médical.

Si vous avez des publications d'études à ce sujet n'hésitez pas à nous les faire partager également.

Merci pour vos réponses

Uzernama

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