Jé--jé
Portrait de cgelitti
En juin 2009,j'ai appris la mort de ma grand-mère.

Fortement chagrinée,j'ai décidée de rompre tout contact avec tout mes amis et certains de mes proches.

J'ai été suivie par un psy mais par manque de moyens,j'ai du mettre fin à ma thérapie.

Un jour,j'en ai eu marre de ne parler qu'a travers mon écran d'ordi et j'ai voulue renouer des liens avec certains de mes amis.

J'ai appellée une amie,elle était droguée et j'avais interrompue tout contact avec elle car elle devenait très violente et elle avait énormément changée..

Je lui ai racontée que je me sentais mal et que j'étais prête à tout pour me sentir mieux.

C'est là qu'elle m'a dit qu'elle connaissait un moyen pour que je me sentes mieux.

J'étais tellement chagrinée que je n'ai pas réfléchit une seconde de ce que cela pouvait être et j'ai acceptée.

Elle m'a donnée de la drogue,de la méthamphétamine pour être plus précise.(elle est droguée elle aussi.)

Cette drogue était sous formes de cristaux.

C'est pour cela qu'on l'appelle "crystal meth" aux Etats-Unis.

J'en ai pris et pendant toute la soirée,j'ai rigolée,je sentais une euphorie et un bien être intense en moi.

Pendant 12 heures au moins,j'étais comme sur un petit nuage.

Je n'arrêtais pas de rigoler,de parler.

Je n'étais pas fatiguée,je n'avais pas faim...j'étais juste HEUREUSE.

Le lendemain matin,je me sentais mal...j'étais fatiguée et c'était tout les effets contraires qui se produisaient cette fois ci.

Je me suis inquiétée mais mon amie m'a dit que c'était normal,que la drogue avait fait son effet et que pour y remédier,il fallait juste que j'en reprennes.

J'en ai repris.

Pareil,je me sentais bien pendant un bon moment bien que cela a duré moins longtemps que la première prise.

Ma meilleure amie est partie le midi et elle m'a donnée un peu de méthamphétamine avant de partir.

Je l'ai remerciée et toute contente de cette nouvelle "découverte",j'en ai re-repris une fois rentrée.

Sauf que je suis tombée dans une forte dépendance...

Désormais je n'en prenais que par nécéssité,quand j'étais en manque et chaque jour j'en prenais de plus en plus.

Et c'est là que le cauchemar a commencé.

Ma mère ne savait rien.

Je devenais irrascible et violente alors que j'étais douce et gentille avant.

Lorsque je n'avais pas ma dose,j'étais angoissée et je refusais de m'alimenter car je n'avais jamais faim.

J'avais aussi des hallucinations auditives...j'entendais des voix.

Ma mère l'a appris lorsque a découvert au fond de mon tiroir de la poudre blanche.

Elle ne m'a rien dit.

Elle m'a juste frappée et elle ne m'a plus parlée.

Je téléphonais à ma meilleure amie parfois,pour avoir ma dose.

Parfois,lorsque je n'avais plus de drogue,j'essayais de prendre des somnifères et anti dépresseurs histoire de combler le manque.

Vint la rentrée.

Le fait de ne pouvoir se droguer pendant les heures de cours,m'angoissait et je n'apprenais plus rien.

Mes notes baissaient...

Je ne travaillais plus,manque de concentration,nervosité,troubles de mémoire,grosse fatigue violence et insociabilité.

Ma mère fut convoquée par mon professeur principal,qui se doutait...

Je ne sais comment cet entretien se passa car je n'étais pas présente et ma mère ne m'a rien dit.

Je volais de l'argent à ma mère pour avoir ma dose,je l'insultais,la dénigrait...

Encore plus depressive qu'avant,j'augmentais ma consommation de jour en jour.

J'écrivais des poèmes car au fond de moi je savais que j'allais mourir et je voulais que ma mère voit ce que je ressentais réellement lors de mon addiction.

N'en pouvant plus,ma mère a décidée d'arrêter de m'aider et a rompue tout contact avec moi.

Elle me laissait de côté et moi je m'en foutais,tout ce que je voulais c'était MA DROGUE.

Je ne mangeais plus et je ne dormais plus.

La méthamphétamine me coupait la faim et m'empêchait de dormir.

J'ai changée physiquement.

Je faisais 48 kilos avant mon addiction,maintenant j'en fais 35.

J'ai perdue beaucoup d'atouts.

Les ongles jaunits,dilatation des pupilles,peaux sur les os;bleus sur le visages,cernes sous les yeux,peau blanche...

Parfois lorsque j'allais dehors,des gens s'arrêtaient pour me demander si je n'était pas une enfant battue car j'étais amochée...

Au mois de décembre,je n'ai pas fêtée noel.

Je n'avais pas eu de cadeaux de la part de personne d'ailleurs...

Pour moi,mon cadeau c'était ma drogue...

Au mois de janvier,je consommes de plus en plus et tombes dans la dépression...

J'ai de grosses cernes donc je tentes de prendre des somnifères pour pouvoir dormir...mais cela me faiblit encore plus (la méthamphétamine étant un energisant et les somnifères le contraire,cela ne servait à rien...)

Et là tout s'écroule...je fais un malaise,je vomis du sang dans ma chambre.

Je me suis réveillée et j'ai fais comme si de rien n'était.

Je tentes de manger un truc mais je n'arrives pas à l'avaler,je le revomis...,le seul truc que je pouvais avoir dans l'estomac c'était cette drogue..

"Mon chocolat" comme je disais à l'époque.

Mois de mars...je suis amochée de partout.

Je ne dormais que 2heures par nuit ,j'avais une tête de droguée tout simplement...

Je ne souriais plus,ne dormais plus.

Je regardais juste devant moi,fixant le vide...,ne savant plus quoi faire.

Je n'ai jamais pleurée,non pas parce que je n'en avais pas envie mais parce que cela me fatiguait...

Je commences à me remettre en question...,je suis déterminée à arrêter.

Je décide de rompre tout contact avec mon amie,ce qui a provoqué une engueulade.

Je prends le peu de drogue qui me reste et en profite un maximum car ce serait la dernière fois que j'en prendrais.

Aujourd'hui je n'en ai pas pris depuis le mois de mars (cela fait un mois que j'ai arrêtée.)

Cela dit,bien que j'ailles mieux physiquement. (Je manges,dors et rigole un peu plus...),moralement ce n'est pas le cas.

Grande irrascibilité,violence,agressivité,nervosité,vulgarité,timid ité,insociabilité...

Tout le contraire de ce que j'étais avant. (Souriante,généreuse,bavarde...)

Bref,ceci dit la drogue change PHYSIQUEMENT & MORALEMENT.

N'en prenez surtout pas ! Même si vous n'allez pas bien dans votre vie.

Cela empire encore plus la situation et à cause de cette daube...vous perdez vos amis,vos atouts,votre volonté,votre détermination...

Et sachez que même si vous arrivez à vous en sortir,vous en serez jamais plus comme avant...

Merci de m'avoir lue.

Je tiens à signaler que ce message a été diffuséée plusieurs fois sur plusieurs sites.

Certaines personnes ont repris mon message en le tournant sur d'autres sites pour une histoire de prévention.

Mon histoire est VRAIE et VECUE.

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