IMIPENEM CILASTATINE PANPHARMA 250 mg/250 mg, poudre pour perfusion

Ce médicament n'est plus commercialisé.

source: ANSM - Mis à jour le : 20/10/2017

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  

IMIPENEM/CILASTATINE PANPHARMA 250 mg/250 mg, poudre pour solution pour perfusion

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  

Imipénème .......................................................................................................................... 250 mg

Sous forme d’imipénème monohydraté

Cilastatine ........................................................................................................................... 250 mg

Sous forme de cilastatine sodique

Pour un flacon.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1

3. FORME PHARMACEUTIQUE  

Poudre pour solution pour perfusion.

4. DONNEES CLINIQUES  

4.1. Indications thérapeutiques  

IMIPENEM CILASTATINE PANPHARMA est indiqué dans le traitement des infections suivantes chez l’adulte et l’enfant de 1 an et plus (voir rubriques 4.4 et 5.1) :

·infections intra-abdominales compliquées,

·pneumonies sévères, incluant les pneumonies acquises à l'hôpital et sous ventilation mécanique,

·infections intra-partum et post-partum,

·infections urinaires compliquées,

·infections compliquées de la peau et des tissus mous.

IMIPENEM CILASTATINE PANPHARMA peut être utilisé chez les patients neutropéniques présentant une fièvre dont l’origine bactérienne est suspectée.

Traitement des patients présentant une bactériémie associée ou suspectée d’être associée à l'une des infections citées ci-dessus.

Il convient de tenir compte des recommandations officielles relatives à l’utilisation appropriée des agents antibactériens.

4.2. Posologie et mode d'administration  

Posologie

Les recommandations posologiques d’IMIPENEM CILASTATINE PANPHARMA concernent la quantité d’imipénème/cilastatine à administrer.

La dose quotidienne d’IMIPENEM CILASTATINE PANPHARMA doit tenir compte du type et de la sévérité de l’infection, du/des pathogène(s) isolé(s), de la fonction rénale et du poids corporel du patient (voir aussi rubriques 4.4 et 5.1).

Adultes et adolescents

Pour les patients ayant une fonction rénale normale (clairance de la créatinine > 70 ml/min/1,73 m2), les schémas posologiques recommandés sont :

·500 mg/500 mg toutes les 6 heures OU

·1 000 mg/1 000 mg toutes les 8 heures OU toutes les 6 heures.

Pour les infections suspectées ou documentées à des espèces bactériennes moins sensibles (telles que Pseudomonas aeruginosa), de même que les infections très sévères (par exemple survenant chez les patients neutropéniques fébriles), il est recommandé de traiter par : 1 000 mg/1 000 mg toutes les 6 heures.

Il est nécessaire de réduire la dose lorsque :

·la clairance de la créatinine est < 70 ml/min/1,73 m2 (voir tableau 1) ou

·le poids corporel est < 70 kg. La dose à administrer pour les patients dont le poids est < 70 kg doit être adaptée et sera calculée en utilisant la formule suivante :

poids actuel (en kg) X dose standard

70 (kg)

La dose quotidienne totale maximale ne devra pas dépasser 4 000 mg/4 000 mg par jour.

Insuffisance rénale

Pour déterminer la dose réduite chez les adultes présentant une insuffisance rénale :

1. La dose quotidienne totale (c'est-à-dire 2 000/2000 mg, 3 000/3 000 mg ou 4 000/4 000 mg), habituellement applicable aux patients ayant une fonction rénale normale, devra être choisie.

2. Le schéma posologique approprié, à dose réduite, est sélectionné à partir du tableau 1 en fonction de la clairance de la créatinine du patient. Pour les durées de perfusion (voir Mode d’administration).

Tableau 1 : Schéma à dose réduite chez les adultes présentant une insuffisance rénale et un poids ≥ 70 kg*

Dose quotidienne totale pour les patients ayant une fonction rénale normale (mg/jour)

Clairance de la créatinine (ml/min/1,73 m2)

41‑70

21‑40

6‑20

Dose en mg (intervalle en heures)

2 000/2 000

500/500 (8)

250/250 (6)

250/250 (12)

3 000/3 000

500/500 (6)

500/500 (8)

500/500 (12)**

4 000/4 000

750/750 (8)

500/500 (6)

500/500 (12)**

* Une diminution proportionnelle, supplémentaire de la dose administrée, doit être effectuée chez les patients pesant moins de 70 kg. La dose à administrer doit être adaptée et calculée en divisant le poids réel du patient (en kg) par 70 kg et en multipliant par la dose recommandée dans le tableau 1.

** Une administration de la dose de 500 mg/500 mg chez des patients dont la clairance de la créatinine est comprise entre 6 et 20 ml/min/1,73 m2, peut être associée à un risque accru de convulsions.

Patients dont la clairance de la créatinine est ≤ 5 ml/min/1,73 m2

IMIPENEM CILASTATINE PANPHARMA ne doit pas être administré chez ces patients sauf si une hémodialyse est instaurée dans les 48 heures.

Patients sous hémodialyse

Chez les patients dont la clairance de la créatinine est ≤ 5 ml/min/1,73 m2 et qui sont sous dialyse, les recommandations posologiques correspondent à celles des patients dont la clairance de la créatinine est de 6 à 20 ml/min/1,73 m2 (voir tableau 1).

L’imipénème et la cilastatine sont éliminés de la circulation par l’hémodialyse. IMIPENEM CILASTATINE PANPHARMA doit être administré après l’hémodialyse puis à intervalles de 12 heures à compter de la fin de la séance d’hémodialyse. Les patients dialysés, en particulier ceux qui présentent des antécédents de troubles du système nerveux central (SNC), doivent être surveillés étroitement ; chez les patients sous hémodialyse, IMIPENEM CILASTATINE PANPHARMA ne doit être utilisé que lorsque le bénéfice est supérieur au risque potentiel de convulsions (voir rubrique 4.4).

Les données actuelles sont insuffisantes pour recommander l’utilisation d’IMIPENEM CILASTATINE PANPHARMA chez les patients sous dialyse péritonéale.

Insuffisance hépatique

Aucune adaptation posologique n’est recommandée chez les patients présentant une insuffisance hépatique (voir rubrique 5.2).

Patients âgés

Il n’est pas nécessaire d’adapter la posologie chez les patients âgés ayant une fonction rénale normale (voir rubrique 5.2).

Population pédiatrique³ 1 an

Chez les enfants âgés de ³ 1 an, la dose recommandée est de 15/15 ou 25/25 mg/kg/dose toutes les 6 heures.

Pour les infections suspectées ou documentées à des espèces bactériennes moins sensibles (telles que Pseudomonas aeruginosa), de même que les infections très sévères (par exemple survenant chez les patients neutropéniques fébriles), il est recommandé de traiter par : 25/25 mg/kg toutes les 6 heures.

Population pédiatrique < 1 an

Les données cliniques sont insuffisantes pour recommander une posologie chez les enfants de moins de 1 an.

Population pédiatrique avec insuffisance rénale

Les données cliniques sont insuffisantes pour recommander une posologie chez les enfants insuffisants rénaux (créatininémie > 2 mg/dl) (voir rubrique 4.4).

Mode d'administration

IMIPENEM CILASTATINE PANPHARMA doit être reconstitué puis dilué avant l’administration (voir rubriques 6.2, 6.3 et 6.6). Chaque dose ≤ 500 mg/500 mg doit être administrée en perfusion intraveineuse de 20 à 30 minutes. Chaque dose > 500 mg/500 mg doit être administrée en perfusion intraveineuse de 40 à 60 minutes. La vitesse de perfusion peut être ralentie en cas de nausées pendant la perfusion.

4.3. Contre-indications  

·Hypersensibilité aux substances actives ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

·Hypersensibilité à un autre antibiotique de la classe des carbapénèmes.

·Hypersensibilité sévère (par exemple réaction anaphylactique, réaction cutanée sévère) à tout autre antibiotique de la famille des bêta-lactamines (par exemple pénicillines ou céphalosporines).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  

Générales

Le choix de l'imipénème/cilastatine pour traiter un patient donné doit répondre à la nécessité d’utiliser un carbapénème en prenant en compte des critères comme la sévérité de l'infection, la prévalence de la résistance à d'autres antibiotiques appropriés et le risque de sélectionner des bactéries résistantes aux carbapénèmes.

Hypersensibilité

Des réactions d’hypersensibilité (anaphylactiques) graves et parfois fatales ont été rapportées chez des patients traités par des bêta-lactamines. Ces réactions surviennent plus fréquemment chez les patients ayant des antécédents d’hypersensibilité à de multiples allergènes. Avant d’instaurer le traitement par IMIPENEM CILASTATINE PANPHARMA, un interrogatoire attentif doit rechercher des antécédents de réaction d’hypersensibilité aux carbapénèmes, aux pénicillines, aux céphalosporines, à d’autres bêta-lactamines et à d’autres allergènes (voir rubrique 4.3). La survenue d’une réaction allergique à IMIPENEM CILASTATINE PANPHARMA impose l’arrêt immédiat du traitement. Des réactions anaphylactiques graves nécessitent l’instauration immédiate d’un traitement d’urgence.

Fonction hépatique

La fonction hépatique doit être étroitement surveillée pendant le traitement par l'imipénème/cilastatine en raison du risque de toxicité hépatique (tel que augmentation des transaminases, insuffisance hépatique ou hépatite fulminante).

Utilisation chez les patients présentant une maladie hépatique : les patients ayant des troubles hépatiques préexistants doivent faire l'objet d'une surveillance de la fonction hépatique pendant le traitement par l'imipénème/cilastatine. Il n'est pas nécessaire d'adapter la posologie (voir rubrique 4.2).

Hématologie

Un test de Coombs direct ou indirect peut devenir positif au cours du traitement par l'imipénème/cilastatine.

Spectre antibactérien

Le spectre antibactérien de l'imipénème/cilastatine doit être pris en compte, notamment dans les infections menaçant le pronostic vital, avant l'instauration d'un traitement empirique. Par ailleurs, compte tenu de la sensibilité diminuée de certains pathogènes à l'imipénème/cilastatine, par exemple au cours des infections bactériennes de la peau et des tissus mous, il conviendra d'être prudent. L'utilisation de l'imipénème/cilastatine n'est pas appropriée au traitement de ces infections sauf si le pathogène est déjà identifié et connu pour être sensible ou lorsqu'il existe une très forte probabilité que le traitement soit adapté à la plupart de ce (ces) pathogène(s). L'utilisation concomitante d'un traitement anti-SARM approprié peut être indiquée lorsqu'une infection à SARM est suspectée ou diagnostiquée dans les indications approuvées. L'utilisation concomitante d'un aminoside peut être indiquée en cas de suspicion ou de documentation d'infections à Pseudomonas aeruginosa dans les indications approuvées (voir rubrique 4.1).

Interaction avec l'acide valproïque

L’administration concomitante d’imipénème/cilastatine et d’acide valproïque/valproate de sodium est déconseillée (voir rubrique 4.5).

Clostridium difficile

Des cas de colite associée aux antibiotiques et de colite pseudomembraneuse, dont la sévérité peut varier d’une forme légère jusqu’à celle engageant le pronostic vital, ont été rapportés avec l'imipénème/cilastatine de même qu’avec presque tous les autres antibiotiques. Il est important d’envisager ce diagnostic chez les patients présentant une diarrhée pendant ou après l'utilisation de l'imipénème/cilastatine (voir rubrique 4.8). L'arrêt du traitement par l'imipénème/cilastatine et l'administration d'un traitement spécifique contre Clostridium difficile doivent être envisagés. Il ne faut pas administrer de médicaments inhibant le péristaltisme.

Méningite

IMIPENEM CILASTATINE PANPHARMA est déconseillé dans le traitement des méningites.

Système Nerveux Central

Des effets indésirables neurologiques centraux tels qu’activité myoclonique, états confusionnels ou convulsions ont été rapportés, en particulier en cas d’administration de doses supérieures aux doses recommandées basées sur la fonction rénale et le poids corporel. Ces cas ont été rapportés plus fréquemment chez les patients présentant des troubles du SNC (par exemple lésions cérébrales ou antécédents de convulsions) et/ou une altération de la fonction rénale ayant pu entraîner une accumulation des molécules administrées. Un respect strict des schémas posologiques recommandés s’impose donc notamment chez ces patients (voir rubrique 4.2). Le traitement anti-épileptique doit être poursuivi chez les patients présentant des troubles convulsifs connus.

Une attention particulière doit être portée aux symptômes neurologiques ou aux convulsions chez les enfants ayant des facteurs de risque connus de crises convulsives ou sous traitement concomitant par des médicaments connus pour abaisser le seuil épileptogène.

En cas d’apparition de tremblements localisés, de myoclonies ou de convulsions, une évaluation neurologique des patients doit être réalisée et un traitement antiépileptique doit être mis en place s’il n’a pas été déjà instauré. Si les symptômes neurologiques centraux persistent, il convient de diminuer la dose d’IMIPENEM CILASTATINE PANPHARMA ou d’arrêter IMIPENEM CILASTATINE PANPHARMA.

IMIPENEM CILASTATINE PANPHARMA ne doit pas être administré chez les patients dont la clairance de la créatinine est ≤ 5 ml/min/1,73 m2, sauf si une hémodialyse est instaurée dans les 48 heures. Chez les patients sous hémodialyse, IMIPENEM CILASTATINE PANPHARMA ne doit être utilisé que lorsque le bénéfice est supérieur au risque potentiel de convulsions (voir rubrique 4.2).

Population pédiatrique

Les données cliniques sont insuffisantes pour recommander l'utilisation d’IMIPENEM CILASTATINE PANPHARMA chez les enfants de moins de 1 an ou chez les enfants présentant une fonction rénale altérée (créatininémie > 2 mg/dl). Voir également rubrique Système Nerveux Central ci-dessus.

IMIPENEM CILASTATINE PANPHARMA contient 77.1 mg de sodium pour une dose de 1g d’Imipénème/Cilastatine. A prendre en compte chez les patients contrôlant un apport alimentaire au sodium.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  

Des crises convulsives généralisées ont été rapportées chez des patients qui recevaient du ganciclovir et de l’imipénème/cilastatine. Ces médicaments ne doivent être administrés de façon concomitante que si le bénéfice potentiel est supérieur aux risques.

Des diminutions des concentrations d’acide valproïque, pouvant chuter en dessous du seuil thérapeutique, ont été rapportées lorsque l’acide valproïque a été co-administré avec des carbapénèmes. Cette diminution de la concentration d’acide valproïque peut exposer à un risque de survenue de convulsions ; par conséquent l’administration concomitante d’imipénème et d’acide valproïque/valproate de sodium est déconseillée, et une alternative au traitement antibiotique ou anti-épileptique, doit être envisagée (voir rubrique 4.4).

Anticoagulants oraux

L'administration simultanée d'antibiotiques avec la warfarine peut augmenter les effets anticoagulants de cette dernière. Une augmentation de l’activité des anticoagulants oraux tels la warfarine, a été mise en évidence chez un grand nombre de patients recevant simultanément des antibiotiques. Le risque peut varier selon l'infection sous-jacente, l'âge et l'état général du patient, ce qui rend la part de l'antibiotique dans l'augmentation de l'INR (International Normalized Ratio) difficile à évaluer. Il est recommandé de contrôler fréquemment l'INR pendant et juste après l'administration simultanée d'un antibiotique et d'un anticoagulant oral.

L’administration concomitante d’imipénème/cilastatine et de probénécide a induit des augmentations minimes des concentrations plasmatiques et de la demi-vie plasmatique de l’imipénème. L'élimination urinaire de l’imipénème actif (non métabolisé) a baissé d’environ 60 % lorsque l’imipénème/cilastatine a été administré avec le probénécide. La co-administration d’imipénème/cilastatine et de probénécide a entraîné une multiplication par deux de la concentration plasmatique et de la demi-vie de la cilastatine, mais n’a pas eu d’effet sur l'élimination urinaire de la cilastatine.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  

Grossesse

Il n’y a pas de données cliniques ni d’études bien contrôlées concernant l’utilisation de l’imipénème/cilastatine chez la femme enceinte.

Les études menées chez la femelle singe gravide ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3). Le risque potentiel chez l’homme n’est pas connu.

IMIPENEM CILASTATINE PANPHARMA ne doit être utilisé pendant la grossesse que si le bénéfice potentiel justifie le risque potentiel pour le fœtus.

Allaitement

L’imipénème et la cilastatine sont excrétés en faibles quantités dans le lait maternel. Une faible absorption des composés est observée après une administration orale. Il est donc peu probable que l’enfant nourri au sein soit exposé à des quantités significatives. Si l’utilisation d’IMIPENEM CILASTATINE PANPHARMA est jugée nécessaire, le bénéfice de l’allaitement pour l’enfant doit être évalué par rapport au risque possible pour celui-ci.

Fertilité

Il n'y a pas de données disponibles concernant les effets potentiels du traitement par l'imipénème/cilastatine sur la fertilité masculine ou féminine.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  

Aucune étude relative aux effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n'a été menée. Cependant, certains effets indésirables (tels qu’hallucinations, étourdissements, somnolence et vertiges) associés à ce médicament peuvent affecter l’aptitude de certains patients à conduire des véhicules ou à utiliser des machines (voir rubrique 4.8).

4.8. Effets indésirables  

Dans les études cliniques menées chez 1 723 patients traités par l’imipénème/cilastatine par voie intraveineuse, les effets indésirables systémiques les plus fréquents, signalés comme au moins possiblement imputables au traitement, ont été nausées (2,0 %), diarrhée (1,8 %), vomissements (1,5 %), éruption cutanée (0,9 %), fièvre (0,5 %), hypotension (0,4 %), convulsions (0,4 %) (voir rubrique 4.4), étourdissements (0,3 %), prurit (0,3 %), urticaire (0,2 %), somnolence (0,2 %). De même, les effets indésirables locaux le plus fréquemment rapportés ont été phlébite/thrombophlébite (3,1 %), douleur au site d'injection (0,7 %), érythème au site d'injection (0,4 %) et induration veineuse (0,2 %). Des augmentations des transaminases sériques et des phosphatases alcalines sont également souvent rapportées.

Les effets indésirables suivants ont été rapportés dans le cadre des études cliniques ou depuis la commercialisation.

Tous les effets indésirables sont présentés par classe de système d’organes et fréquence : Très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000 ; très rare (< 1/10 000) et fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Au sein de chaque catégorie de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre de gravité décroissant .

Classe de système d’organes

Fréquence

Effet indésirable

Infections et infestations

Rare

colite pseudomembraneuse, candidose.

Très rare

gastro-entérite.

Affections hématologiques et du système lymphatique

Fréquent

eosinophilie.

Peu fréquent

pancytopénie, neutropénie, leucopénie, thrombopénie, thrombocytose.

Rare

agranulocytose.

Très rare

anémie hémolytique, aplasie médullaire.

Affections du système immunitaire

Rare

réactions anaphylactiques.

Affections psychiatriques

Peu fréquent

troubles psychiques incluant hallucinations et états confusionnels.

Affections du système nerveux

Peu fréquent

convulsions, activité myoclonique, étourdissements, somnolence.

Rare

encéphalopathie, paresthésies, tremblements localisés, dysgueusie.

Très rare

aggravation d'une myasthénie, céphalées.

Affections de l’oreille et du labyrinthe

Rare

perte d’audition.

Très rare

vertiges, acouphènes.

Affections cardiaques

Très rare

cyanose, tachycardie, palpitations.

Affections vasculaires

Fréquent

thrombophlébite.

Peu fréquent

hypotension.

Très rare

bouffées vasomotrices.

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Très rare

dyspnée, hyperventilation, douleur pharyngée.

Affections gastro‑intestinales

Fréquent

diarrhée, vomissements, nausées.

Les nausées et/ou vomissements liés au traitement par imipénème/cilastatine semblent survenir plus fréquemment chez les patients présentant une agranulocytose.

Rare

coloration des dents et/ou de la langue.

Très rare

colite hémorragique, douleurs abdominales, pyrosis, glossite, hypertrophie des papilles linguales, hypersalivation.

Affections hépatobiliaires

Rare

insuffisance hépatique, hépatite.

Très rare

hépatite fulminante.

Affections de la peau et du tissu sous‑cutané

Fréquent

éruption cutanée (ex. exanthémateux).

Peu fréquent

urticaire, prurit.

Rare

nécrolyse épidermique toxique (syndrome de Lyell), angio-œdème, syndrome de Stevens-Johnson, érythème polymorphe, dermatite exfoliative.

Très rare

hyperhydrose, modifications de la texture de la peau.

Affections musculo‑squelettiques et systémiques

Très rare

polyarthralgies, dorsalgies.

Affections du rein et des voies urinaires

Rare

insuffisance rénale aiguë, oligurie/anurie, polyurie, coloration anormale des urines (anodine et ne devant pas être confondue avec une hématurie).

Le rôle d’imipénème/cilastatine dans les modifications de la fonction rénale est difficile à évaluer car les patients présentaient généralement des facteurs prédisposant à une azotémie prérénale ou à une altération de la fonction rénale.

Affections des organes de reproduction et du sein

Très rare

prurit vulvaire.

Troubles généraux et anomalies au site d’administration

Peu fréquent

fièvre, douleur locale et induration au site d’injection, érythème au site d’injection.

Très rare

gêne thoracique, asthénie/faiblesse.

Investigations

Fréquent

élévation des transaminases sériques, élévation des phosphatases alcalines sériques.

Peu fréquent

Test de Coombs direct positif, allongement du temps de prothrombine, diminution de l’hémoglobine, élévation de la bilirubinémie, élévation de la créatininémie, élévation de l’urée sanguine.

Enfants (³ 3 mois)

Dans les études menées chez 178 enfants âgés de ³ 3 mois, les effets indésirables rapportés sont cohérents avec ceux rapportés chez les adultes.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.ansm.sante.fr.

4.9. Surdosage  

Les symptômes de surdosage sont cohérents avec le profil des effets indésirables ; ils peuvent être à type de crises convulsives, confusion, tremblements, nausées, vomissements, hypotension, bradycardie. Il n’existe pas de données spécifiques sur le traitement d’un surdosage par IMIPENEM CILASTATINE PANPHARMA. L’imipénème/cilastatine sodique est hémodialysable. Cependant, l’utilité de cette technique en cas de surdosage est inconnue.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  

Classe pharmacothérapeutique : Antibactériens à usage systémique, carbapénèmes, code ATC : J01DH51

Mécanisme d’action

IMIPENEM CILASTATINE PANPHARMA est une association de deux composants : l’imipénème et la cilastatine sodique dans un rapport de 1/1 (p/p).

L’imipénème (N‑formimidoyl‑thiénamycine) est un dérivé semi-synthétique de la thiénamycine, le composé mère produit par une bactérie filamenteuse Streptomyces cattleya.

L’imipénème exerce une activité bactéricide en inhibant la synthèse de la paroi cellulaire bactérienne des bactéries à Gram positif et négatif par fixation aux protéines de liaison aux pénicillines (PLP).

La cilastatine sodique est un inhibiteur qui a une action compétitive, réversible et spécifique sur la déhydropeptidase‑I, enzyme rénale qui métabolise et inactive l’imipénème. Elle ne possède pas d’activité antibactérienne intrinsèque et n’affecte pas l’activité antibactérienne de l’imipénème.

Relation pharmacocinétique/pharmacodynamique (PK/PD)

Comme avec les autres antibiotiques de la famille des bêta-lactamines, le temps durant lequel la concentration d’imipénème dépasse la CMI de la bactérie (T> CMI) est le paramètre le mieux corrélé avec l’efficacité.

Mécanisme de résistance

La résistance à l’imipénème peut être due aux causes suivantes :

·Diminution de la perméabilité de la membrane externe des bactéries à Gram négatif (en raison d’une diminution de la production des porines).

·L’imipénème peut être éliminé de façon active de la cellule par une pompe à efflux.

·Diminution de l’affinité de l’imipénème pour les PLP.

·L’imipénème est stable à l’hydrolyse par la plupart des bêta-lactamases, incluant les pénicillinases et les céphalosporinases produites par les bactéries à Gram positif et à Gram négatif, à l’exception des bêta-lactamases relativement rares qui hydrolysent les carbapénèmes. Les espèces résistantes à d’autres carbapénèmes présentent généralement une co-résistance à l’imipénème. Il n’existe pas de résistance croisée au niveau de la cible entre l’imipénème et les antibiotiques de la famille des quinolones, les aminosides, les macrolides et les tétracyclines.

Concentrations critiques

Selon l’EUCAST, les concentrations minimales inhibitrices (CMI) critiques de l’imipénème, qui séparent les souches sensibles (S) des résistantes (R), sont les suivantes (v 1,1 2010-04-27) :

·Enterobacteriaceae 1 : S ≤ 2 mg/l, R > 8 mg/l

·Pseudomonas sp. 2 : S ≤ 4 mg/l, R > 8 mg/l

·Acinetobacter sp.: S ≤ 2 mg/l, R > 8 mg/l

·Staphylococcus sp. 3 : déduite de la sensibilité à la céfoxitine

·Enterococcus sp. : S ≤ 4 mg/l, R > 8 mg/l

·Streptococcus A, B, C, G : la sensibilité aux bêta-lactamines des streptocoques bêta-hémolytiques des groupes A, B, C et G est déduite de la sensibilité à la pénicilline

·Streptococcus pneumoniae 4 : S ≤ 2 mg/l, R > 2 mg/l

·Autres streptocoques 4 : S ≤ 2 mg/l, R > 2 mg/l

·Haemophilus influenzae 4 : S ≤ 2 mg/l, R > 2 mg/l

·Moraxalla catarrhalis 4 : S ≤ 2 mg/l, R > 2 mg/l

·Neisseria gonorrhoeae : les preuves sont insuffisantes pour affirmer qu'un traitement par l'imipénème est efficace sur Neisseria gonorrhoeae

·Anaérobies à Gram positif : S ≤ 2 mg/l, R > 8 mg/l

·Aérobies à Gram négatif : S ≤ 2 mg/l, R > 8 mg/l

·Concentrations critiques non liées à l’espèce 5 : S ≤ 2 mg/l, R > 8 mg/l

1 Proteus sp. et Morganella sp sont considérés comme des cibles médiocres pour l’imipénème.

2 Pour Pseudomonas, les concentrations critiques font référence à un traitement utilisant des injections fréquentes de fortes doses (1 g toutes les 6 heures).

3 La sensibilité des staphylocoques aux carbapénèmes est extrapolée de la sensibilité à la céfoxitine.

4 Les souches ayant des CMI supérieures à la concentration critique sensible sont très rares ou n’ont pas encore été décrites. L’identification et les tests de sensibilité de ces isolats doivent être répétés et si le résultat est confirmé, la souche doit être envoyée à un laboratoire de référence. Tant qu’il n’existe pas de données sur la réponse clinique pour les isolats qui présentent une CMI supérieure à la concentration critique supérieure actuellement définie, ceux-ci doivent être considérés comme résistants.

5 Les concentrations critiques non spécifiques d’espèce ont été déterminées principalement sur la base des données PK/PD et sont indépendantes de la distribution des CMI spécifiques d’espèces. Elles s’appliquent uniquement aux espèces pour lesquelles il n’existe pas de concentrations critiques spécifiques ou de notes de bas de page.

Sensibilité

La prévalence de la résistance acquise peut varier selon la géographie et du temps pour certaines espèces ; il est donc utile de disposer d’informations sur la prévalence de la résistance locale, surtout pour le traitement d’infections sévères. Si nécessaire, il est souhaitable d’obtenir un avis spécialisé lorsque l’intérêt du médicament dans certains types d’infections peut être mis en cause du fait du niveau de la prévalence de la résistance locale.

Espèces habituellement sensibles

Aérobies à Gram positif :

Enterococcus faecalis

Staphylococcus aureus (sensible à la méticilline)*

Staphylococcus coagulase négative (sensible à la méticilline)

Streptococcus agalactiae

Streptococcus pneumoniae

Streptococcus pyogenes

Streptocoques du groupe viridans

Aérobies à Gram négatif :

Citrobacter freundii

Enterobacter aerogenes

Enterobacter cloacae

Escherichia coli

Haemophilus influenzae

Klebsiella oxytoca

Klebsiella pneumoniae

Moraxella catarrhalis

Serratia marcescens

Anaérobies à Gram positif :

Clostridium perfringens**

Peptostreptococcus sp.**

Anaérobies à Gram négatif :

Bacteroides fragilis

Bacteroides du groupe fragilis

Fusobacterium sp

Porphyromonas asaccharolytica

Prevotella sp.

Veillonella sp.

Espèces inconstamment sensibles

Résistance acquise > 10%

Aérobies à Gram négatif :

Acinetobacter baumannii

Pseudomonas aeruginosa

Espèces naturellement résistantes

Aérobies à Gram positif :

Enterococcus faecium

Aérobies à Gram négatif :

Certaines souches de Burkholderia cepacia (anciennement Pseudomonas cepacia)

Legionella sp.

Stenotrophomonas maltophilia (anciennement Xanthomonas maltophilia, anciennement Pseudomonas maltophilia)

Autres :

Chlamydia sp.

Chlamydophila sp.

Mycoplasma sp.

Ureoplasma urealyticum

* Tous les staphylocoques résistants à la méticilline sont résistants à l'imipénème/cilastatine.

** La concentration critique non liée à l’espèce de l’EUCAST est utilisée.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  

Imipénème

Concentrations plasmatiques

Après une perfusion intraveineuse d’imipénème/cilastatine en 20 minutes chez des volontaires sains, les concentrations plasmatiques maximales d’imipénème ont été de 12 à 20 μg/ml pour la dose 250 mg/250 mg, de 21 à 58 μg/ml pour la dose 500 mg/500 mg et de 41 à 83 μg/ml pour la dose 1 000 mg/1 000 mg. Les concentrations plasmatiques maximales moyennes ont été respectivement de 17 µg/ml, 39 µg/ml et 66 µg/ml après les doses de 250 mg/250 mg, 500 mg/500 mg et 1 000 mg/1 000 mg. A ces doses, les taux plasmatiques de l'imipénème diminuent en dessous de 1 µg/ml ou moins en quatre à six heures.

Distribution

La liaison de l’imipénème aux protéines sériques humaines est d’environ 20 %.

Biotransformation et élimination

Lorsqu’il est administré seul, l’imipénème est métabolisé dans le rein par la déhydropeptidase I. L’élimination urinaire a été de 5 à 40 %, avec une récupération moyenne de 15 à 20 % selon plusieurs études.

La cilastatine est un inhibiteur spécifique de l’enzyme déhydropeptidase I qui inhibe efficacement le métabolisme de l’imipénème ; l’administration concomitante d’imipénème et de cilastatine permet ainsi d’atteindre des concentrations antibactériennes thérapeutiques d’imipénème dans les urines et dans le plasma.

La demi-vie plasmatique de l’imipénème est d’une heure. Environ 70 % de la dose d’antibiotique administrée sont retrouvés sous forme inchangée dans les urines dans les dix heures et l’élimination urinaire de l’imipénème est ensuite indétectable. Après administration d’une dose de 500 mg/500 mg d’imipénème/cilastatine, la concentration urinaire d’imipénème est supérieure à 10 µg/ml jusqu’à la huitième heure. Le reste de la dose administrée est retrouvé dans les urines sous forme de métabolites dépourvus d’activité antibactérienne et l’élimination fécale est pratiquement nulle.

Aucune accumulation de l’imipénème dans le plasma ou les urines n’a été observée lorsqu’IMIPENEM CILASTATINE PANPHARMA a été administré à intervalles de six heures chez des patients ayant une fonction rénale normale.

Cilastatine

Concentrations plasmatiques

Après une perfusion intraveineuse d’imipénème/cilastatine en 20 minutes, les concentrations plasmatiques maximales de cilastatine ont été de 21 à 26 μg/ml pour la dose 250 mg/250 mg, de 21 à 55 μg/ml pour la dose 500 mg/500 mg et de 56 à 88 μg/ml pour la dose 1 000 mg/1 000 mg. Les concentrations plasmatiques maximales moyennes de cilastatine ont été respectivement de 22 µg/ml, 42 µg/ml et 72 µg/ml après les doses de 250 mg/250 mg, 500 mg/500 mg et 1 000 mg/1 000 mg.

Distribution

La liaison de la cilastatine aux protéines sériques humaines est d’environ 40 %.

Biotransformation et élimination

La demi-vie plasmatique de la cilastatine est d’environ une heure. Environ 70 à 80 % de la dose de cilastatine sont retrouvés sous forme inchangée dans les urines dans les 10 heures suivant l’administration d’imipénème/cilastatine. On ne retrouve plus de cilastatine dans les urines après la 10ème heure. Environ 10 % sont éliminés sous forme de métabolite N-acétyle, qui possède une activité inhibitrice de la déhydropeptidase comparable à celle de la cilastatine. L’activité de la déhydropeptidase I dans le rein revient rapidement à un niveau normal après l’élimination de la cilastatine de la circulation sanguine.

Insuffisance rénale

Après une dose intraveineuse unique de 250 mg/250 mg d’imipénème/cilastatine, l’aire sous la courbe (ASC) de l’imipénème est multipliée par 1,1, 1,9 et 2,7 respectivement chez les sujets présentant une insuffisance rénale légère (clairance de la créatinine (CrCL) 50-80 ml/min/1,73 m²), modérée (CrCL 30-< 50 ml/min/1,73 m²) et sévère (CrCL < 30 ml/min/1,73 m²), par rapport aux sujets ayant une fonction rénale normale (CrCL > 80 ml/min/1,73 m²), et l'ASC de la cilastatine est multipliée par 1,6, 2,0 et 6,2 respectivement chez les sujets présentant une insuffisance rénale légère, modérée et sévère, par rapport aux sujets ayant une fonction rénale normale. Après une dose intraveineuse unique de 250 mg/250 mg d’imipénème/cilastatine administrée 24 heures après une séance d’hémodialyse, les ASC de l’imipénème et de la cilastatine sont multipliées par 3,7 et 16,4 respectivement par rapport aux sujets ayant une fonction rénale normale. Après administration intraveineuse d’imipénème/cilastatine, l’élimination urinaire, la clairance rénale et la clairance plasmatique de l’imipénème et de la cilastatine décroissent avec la diminution de la fonction rénale. La posologie doit être adaptée chez les patients présentant une insuffisance rénale (voir rubrique 4.2).

Insuffisance hépatique

La pharmacocinétique de l’imipénème chez les patients présentant une insuffisance hépatique n’a pas été établie. Du fait du métabolisme hépatique limité de l’imipénème, il n’est pas attendu que sa pharmacocinétique soit modifiée par l’insuffisance hépatique. Aucune adaptation posologique n’est donc recommandée chez les patients présentant une insuffisance hépatique (voir rubrique 4.2).

Population pédiatrique

La clairance (CL) et le volume de distribution (Vdss) moyens de l'imipénème ont été environ 45 % plus élevés chez les enfants et les adolescents (âgés de 3 mois à 14 ans) par rapport aux adultes. Après l'administration de 15/15 mg/kg de poids corporel d'imipénème/cilastatine à des enfants et des adolescents, l'ASC de l'imipénème a été environ 30 % plus élevée que l'exposition des adultes recevant une dose de 500 mg/500 mg. A la dose plus élevée, l'exposition après l'administration de 25/25 mg/kg d'imipénème/cilastatine à des enfants a été 9 % plus élevée que l'exposition des adultes recevant une dose de 1 000 mg/1 000 mg.

Sujets âgés

Chez des volontaires sains âgés (65 à 75 ans, ayant une fonction rénale normale pour leur âge), la pharmacocinétique d’une dose unique d’imipénème/cilastatine 500 mg/500 mg, administrée par voie intraveineuse en 20 minutes, a été en concordance avec celle attendue chez des sujets présentant une insuffisance rénale légère, pour lesquels aucune adaptation posologique n’est jugée nécessaire. Les demi-vies plasmatiques moyennes de l’imipénème et de la cilastatine ont été respectivement de 91 ± 7,0 minutes et 69 ± 15 minutes. Des administrations répétées n’ont pas eu d’effet sur la pharmacocinétique de l’imipénème ou de la cilastatine et il n’a pas été observé d’accumulation de l’imipénème/cilastatine (voir rubrique 4.2).

5.3. Données de sécurité préclinique  

Les données non cliniques issues des études conventionnelles de toxicologie en administration répétée et génotoxicité n’ont pas révélé de risque particulier pour l’homme.

Les études animales ont montré que la toxicité induite par l’imipénème, sous forme de molécule unique, était limitée au rein. La co-administration de cilastatine avec l’imipénème selon un rapport 1:1 a prévenu les effets néphrotoxiques de l’imipénème chez le lapin et le singe. Les données disponibles semblent indiquer que la cilastatine prévient la néphrotoxicité en empêchant l’entrée de l’imipénème dans les cellules tubulaires.

Dans une étude de tératogenèse chez la femelle singe cynomolgus gravide, l’administration d’imipénème/cilastatine sodique à la dose de 40/40 mg/kg/jour (injection intraveineuse en bolus) a entraîné une toxicité maternelle, incluant vomissements, manque d’appétit, perte de poids, diarrhée, avortements spontanés et mort dans certains cas. Dans les études chez la femelle singe cynomolgus gravide, lorsque l’imipénème/cilastatine sodique (approximativement à raison de 100/100 mg/kg/jour, soit environ 3 fois la dose intraveineuse quotidienne recommandée habituelle en clinique) a été administré à une vitesse de perfusion simulant l’utilisation clinique, l’intolérance maternelle a été minimale (vomissements occasionnels), sans mortalité maternelle ni signes de tératogénicité, mais il a été observé une augmentation de la perte embryonnaire par rapport aux groupes témoins (voir rubrique 4.6).

Il n’a pas été mené d’études à long terme chez l’animal pour évaluer le potentiel carcinogène de l’imipénème/cilastatine.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  

6.1. Liste des excipients  

Bicarbonate de sodium

6.2. Incompatibilités  

Il y a incompatibilité chimique entre cette association et les lactates. On ne doit pas utiliser de solution contenant du lactate pour dissoudre ce médicament.

6.3. Durée de conservation  

3 ans.

La stabilité physico-chimique a été démontrée pendant 4 heures à 25°C ou pendant 24 heures à une température comprise entre 2°C et 8°C.

6.4. Précautions particulières de conservation  

Pas de précautions particulières de conservation.

Pour les conditions de conservation du médicament après reconstitution, voir rubrique 6.3.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   

Flacon (verre incolore de type III) de 20 ml, muni d'un bouchon bromobutyl.

Boîtes de 1, 10 ou 25 flacons.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation  

IMIPENEM/CILASTATINE PANPHARMA 250 mg/250 mg doit être reconstitué puis dilué dans un solvant adapté avant perfusion.

La solution de perfusion devra être préparée pour obtenir un volume total de 50 ml (5 mg d'imipénème et 5 mg de cilastatine par ml).

Incompatibilité: Ne pas utiliser de solvant contenant du lactate pour reconstituer ce médicament; cependant il est possible de l'administrer simultanément à une perfusion de lactate, par l'intermédiaire d'une tubulure en Y.

Ne pas mélanger cette solution avec un autre antibiotique dans la même perfusion.

1. Reconstitution

Dissoudre le contenu d'un flacon de IMIPENEM/CILASTATINE PANPHARMA 250 mg/250 mg en ajoutant 10 ml d'une des solutions injectables suivantes dans le flacon: chlorure de sodium à 0,9 pour cent; glucose à 10 pour cent; glucose à 5 pour cent et chlorure de sodium à 0,9 pour cent; glucose à 5 pour cent et chlorure de sodium à 0,45 pour cent; mannitol à 2,5 pour cent; mannitol à 5 pour cent et mannitol à 10 pour cent, ,glucose à 5 pour cent et chlorure de potassium à 0,15 pour cent.

Bien agiter le flacon.

Recommencer avec 10 ml supplémentaire de la solution précédemment choisie pour s'assurer de la dissolution complète.

Bien agiter le flacon.

La reconstitution complète s'obtient en moins de 3 minutes, en secouant vigoureusement le flacon.

La durée de stabilité de la solution reconstituée est indiquée dans le tableau ci-dessous:

Solvant

Durée de stabilité

Température ambiante (25°C)

Réfrigérateur (4°C)

Chlorure de sodium à 0,9 %

4 heures

24 heures

Glucose à 10 %

4 heures

24 heures

Glucose à 5 % et chlorure de sodium à 0,9 %

4 heures

24 heures

Glucose à 5 % et chlorure de sodium à 0,45 %

4 heures

24 heures

Glucose à 5 % et chlorure de potassium à 0,15 %

4 heures

24 heures

Mannitol à 2,5 %

4 heures

24 heures

Mannitol à 5 et 10 %

4 heures

24 heures

ATTENTION : LE MELANGE NE DOIT PAS ETRE UTILISE DIRECTEMENT POUR LA PERFUSION.

2. Dilution

Il convient de diluer la solution reconstituée dans le volume adéquat du solvant choisi pendant l'opération de reconstitution pour obtenir un volume total de 50 ml.

3. Perfusion

(voir 4.2 Posologie et mode d'administration pour les modalités de perfusion).

La solution de perfusion ainsi obtenue doit être utilisée extemporanément.

Tout produit non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation locale en vigueur.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  

PANMEDICA

69/71, AVENUE PIERRE GRENIER

92100 BOULOGNE-BILLANCOURT

8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  

·34009 492 226 8 1: Flacon de poudre (verre incolore de type III). Boîte de 1.

·34009 577 012 2 2: Flacon de poudre (verre incolore de type III). Boîte de 10.

·34009 577 013 9 0: Flacon de poudre (verre incolore de type III). Boîte de 20.

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION  

26 avril 2010

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE  

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  

Sans objet.

Liste I.

Médicament soumis à prescription hospitalière.

Ce médicament n'est plus commercialisé.

source: ANSM - Mis à jour le : 20/10/2017

Dénomination du médicament

IMIPENEM/CILASTATINE PANPHARMA 250 mg/250 mg, poudre pour solution pour perfusion

Imipénème/Cilastatine

Encadré

Veuillez lire attentivement l'intégralité de cette notice avant d'utiliser ce médicament.

·Gardez cette notice, vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez d'autres questions, si vous avez un doute, demandez plus d'informations à votre médecin ou à votre pharmacien.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez jamais à quelqu'un d'autre, même en cas de symptômes identiques, cela pourrait lui être nocif.

Si l’un des effets indésirables devient grave ou si vous remarquez un effet indésirable non mentionné dans cette notice, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que IMIPENEM/CILASTATINE PANPHARMA 250 mg/250 mg, poudre pour solution pour perfusion et dans quels cas est-il utilise ?

2. Quelles sont les informations à connaitre avant d'utiliser IMIPENEM/CILASTATINE PANPHARMA 250 mg/250 mg, poudre pour solution pour perfusion ?

3. Comment utiliser IMIPENEM/CILASTATINE PANPHARMA 250 mg/250 mg, poudre pour perfusion ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver IMIPENEM/CILASTATINE PANPHARMA 250 mg/250 mg, poudre pour solution pour perfusion ?

6. Contenu de l’emballage et autres informations

1. QU'EST-CE QUE IMIPENEM/CILASTATINE PANPHARMA 250 mg/250 mg, poudre pour solution pour perfusion ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  

Classe pharmacothérapeutique : Antibactériens à usage systémique, carbapénèmes, code ATC : J01DH51

Il agit en tuant de nombreuses bactéries (ou germes) qui sont responsables d’infections dans différentes parties du corps chez les adultes et enfants de 1 an et plus.

Votre médecin a prescrit IMIPENEM CILASTATINE PANPHARMA parce que vous présentez une (ou plusieurs) des infections suivantes :

·infections compliquées dans l’abdomen,

·infection des poumons (pneumonies),

·infections que vous pouvez attraper pendant ou après l’accouchement,

·infections compliquées des voies urinaires,

·infections compliquées de la peau et des tissus mous.

IMIPENEM CILASTATINE PANPHARMA peut être utilisé chez les patients ayant une diminution importante du taux de globules blancs dans le sang et qui présentent une fièvre pouvant être liée à une infection bactérienne.

IMIPENEM CILASTATINE PANPHARMA peut être utilisé pour traiter une infection bactérienne du sang pouvant être associée à une des infections mentionnées ci-dessus.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT D'UTILISER IMIPENEM/CILASTATINE PANPHARMA 250 mg/250 mg, poudre pour solution pour perfusion ?  

N’utilisez jamais IMIPENEM CILASTATINE PANPHARMA 250 mg/250 mg, poudre pour solution pour perfusion :

·si vous êtes allergique (hypersensible) à l’imipénème, à la cilastatine ou à l’un des autres composants contenus dans ce médicament, mentionnés dans la rubrique 6.

·si vous êtes allergique (hypersensible) à d’autres antibiotiques tels que les pénicillines, les céphalosporines ou les carbapénèmes.

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin ou pharmacien avant d’utiliser IMIPENEM CILASTATINE PANPHARMA.

Informez votre médecin de tout problème médical que vous avez ou avez eu, en particulier :

·allergies à des médicaments, notamment à des antibiotiques (réactions allergiques de survenue brutale mettant en danger la vie du malade et nécessitant un traitement médical immédiat),

·colite ou toute autre maladie gastro-intestinale,

·troubles du système nerveux central tels que tremblements localisés ou crises d’épilepsie (convulsions),

·problèmes de foie, de rein ou des voies urinaires.

Vous pouvez avoir un test positif (test de Coombs), qui indique la présence d'anticorps capables de détruire vos globules rouges. Votre médecin en discutera avec vous.

Informez votre médecin si vous prenez des médicaments appelés acide valproïque ou valproate de sodium (voir Prise ou utilisation d’autres médicaments ci-dessous).

Enfants

IMIPENEM CILASTATINE PANPHARMA est déconseillé chez les enfants âgés de moins de 1 an ou chez les enfants présentant des problèmes de rein.

Autres médicaments et IMIPENEM CILASTATINE PANPHARMA 250 mg/250 mg, poudre pour solution pour perfusion

Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament.

Si vous prenez ou avez pris récemment d’autres médicaments, y compris un médicament obtenu sans ordonnance, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.

Informez votre médecin si vous prenez du ganciclovir, qui est utilisé pour traiter certaines infections virales.

De même, informez votre médecin si vous prenez de l’acide valproïque ou du valproate de sodium (utilisés pour traiter l’épilepsie, les troubles bipolaires, la migraine ou la schizophrénie) ou des fluidifiants du sang comme la warfarine.

Votre médecin déterminera si IMIPENEM CILASTATINE PANPHARMA doit être administré en association avec ces médicaments.

Grossesse et allaitement

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament.

Grossesse

Ce médicament n’a pas été étudié chez la femme enceinte. IMIPENEM CILASTATINE PANPHARMA ne doit être utilisé pendant la grossesse que si le médecin considère que le bénéfice potentiel pour la mère justifie le risque potentiel pour le développement du bébé.

Allaitement

Si vous allaitez ou si vous avez l’intention d’allaiter, il est important d’informer votre médecin avant de recevoir IMIPENEM CILASTATINE PANPHARMA. De faibles quantités de ce médicament peuvent passer dans le lait maternel et avoir des effets nocifs pour l’enfant. Par conséquent, votre médecin déterminera si vous devez recevoir IMIPENEM CILASTATINE PANPHARMA pendant que vous allaitez.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Certains effets indésirables associés à ce médicament (tels que voir, entendre ou sentir des choses qui n’existent pas (hallucinations), étourdissements, somnolence et sensations vertigineuses) peuvent altérer l’aptitude de certains patients à conduire ou à utiliser des machines (voir rubrique 4).

3. COMMENT UTILISER IMIPENEM/CILASTATINE PANPHARMA 250 mg/250 mg, poudre pour perfusion ?  

IMIPENEM CILASTATINE PANPHARMA sera préparé et administré par un médecin ou un autre professionnel de santé. Votre médecin déterminera quelle est la dose d’IMIPENEM CILASTATINE PANPHARMA nécessaire.

Utilisation chez les adultes et adolescents

La dose recommandée d’IMIPENEM CILASTATINE PANPHARMA chez les adultes et adolescents est de 500 mg/500 mg toutes les 6 heures ou 1 000 mg/1 000 mg toutes les 6 ou 8 heures. Votre médecin pourra diminuer cette dose si vous souffrez de problèmes rénaux ou si vous pesez moins de 70 kg.

Utilisation chez les enfants

La dose recommandée chez les enfants âgés de 1 an et plus est de 15/15 ou 25/25 mg/kg/dose toutes les 6 heures. IMIPENEM CILASTATINE PANPHARMA est déconseillé chez les enfants en dessous de 1 an, et chez les enfants ayant des problèmes de rein.

Mode d'administration

IMIPENEM CILASTATINE PANPHARMA est administré par voie intraveineuse (dans une veine) en 20 à 30 minutes pour une dose ≤ 500 mg/500 mg ou en 40 à 60 minutes pour une dose > 500 mg/500 mg. La vitesse de perfusion peut être ralentie si vous avez des nausées.

Si vous avez utilisé plus de IMIPENEM CILASTATINE PANPHARMA 250 mg/250 mg, poudre pour solution pour perfusion que vous n’auriez dû :

Consultez immédiatement votre médecin ou votre pharmacien.

Les symptômes d'un surdosage peuvent inclure crises d’épilepsie (convulsions), confusion, tremblements, nausées, vomissements, diminution de la pression artérielle et ralentissement des battements cardiaques. Si vous pensez que l’on vous a administré une dose trop élevée d’IMIPENEM CILASTATINE PANPHARMA, parlez-en immédiatement à votre médecin ou à un autre professionnel de santé.

Si vous oubliez d’utiliser IMIPENEM CILASTATINE PANPHARMA 250 mg/250 mg, poudre pour solution pour perfusion :

Si vous pensez qu’une dose a été omise, parlez-en immédiatement à votre médecin ou à un autre professionnel de santé.

Vous ne devez pas recevoir de dose double pour compenser la dose qui a été oubliée.

Si vous arrêtez d’utiliser d’IMIPENEM CILASTATINE PANPHARMA 250 mg/250 mg, poudre pour solution pour perfusion :

Vous ne devez pas arrêter le traitement par IMIPENEM CILASTATINE PANPHARMA sans l’avis de votre médecin.

Si vous avez d’autres questions sur l’utilisation de ce médicament, demandez plus d’informations à votre médecin ou à votre pharmacien.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

La fréquence des effets indésirables mentionnés ci-dessous est définie selon la convention suivante :

·très fréquent : affecte plus de 1 patient sur 10,

·fréquent : affecte de 1 à 10 patients sur 100,

·peu fréquent : affecte de 1 à 10 patients sur 1 000,

·rare : affecte de 1 à 10 patients sur 10 000,

·très rare : affecte moins de 1 patient sur 10 000,

·fréquence indéterminée : ne peut être estimée sur la base des données disponibles.

Les effets indésirables suivants surviennent rarement, cependant en cas de survenue pendant ou après l’administration de IMIPENEM CILASTATINE PANPHARMA, le médicament doit être arrêté et votre médecin contacté immédiatement.

·Réactions allergiques incluant éruption cutanée, gonflement du visage, des lèvres, de la langue et/ou de la gorge (avec des difficultés pour respirer ou avaler) et/ou tension artérielle basse,

·Décollement de la peau (nécrolyse épidermique toxique, ou syndrome de Lyell),

·Réactions cutanées sévères (syndrome de Stevens-Johnson et érythème polymorphe),

·Eruption cutanée sévère avec chute de la peau et des cheveux (dermatite exfoliative).

Autres effets indésirables possibles :

Fréquent

·nausées, vomissements, diarrhée. Les nausées et vomissements semblent plus fréquents chez les patients avec un faible nombre de globules blancs,

·gonflement et rougeur le long d'une veine qui est extrêmement sensible au toucher,

·éruption cutanée,

·anomalie de la fonction hépatique détectée par des examens de sang,

·augmentation du nombre de certains globules blancs dans le sang.

Peu fréquent

·rougeur de la peau localisée,

·douleur localisée et formation d’un nodule ferme au site d’injection,

·démangeaisons de la peau,

·urticaire,

·fièvre,

·troubles sanguins affectant certains éléments du sang et détectés généralement par les analyses de sang (les symptômes peuvent être : fatigue, pâleur de la peau et bleu persistant après une blessure),

·anomalies de la fonction rénale, hépatique ou sanguine détectées par les analyses de sang,

·tremblements et contractions musculaires incontrôlables,

·crise d’épilepsie (convulsions),

·troubles psychiques (tels que sautes d’humeur et altération du jugement),

·sensation de voir, entendre ou sentir des choses qui n’existent pas (hallucinations),

·confusion,

·étourdissements, somnolence,

·tension artérielle basse.

Rare

·infection fongique (candidose),

·coloration des dents et/ou de la langue,

·inflammation du côlon avec diarrhée sévère,

·troubles du goût,

·incapacité du foie à effectuer ses fonctions normales,

·inflammation du foie,

·incapacité des reins à effectuer leurs fonctions normales,

·modification du volume des urines, modifications de la couleur des urines,

·atteinte du cerveau, sensation de picotements, tremblements localisés,

·perte d’audition.

Très rare

·dysfonctionnement majeur du foie dû à une inflammation (hépatite fulminante),

·inflammation de l’estomac ou de l’intestin (gastro-entérite),

·inflammation de l’intestin avec diarrhée sanglante (colite hémorragique),

·langue rouge et gonflée, grossissement des papilles sur la langue donnant à celle-ci un aspect « chevelu », brûlures d’estomac, mal de gorge, augmentation de la production de salive,

·douleurs gastriques,

·sensations de vertiges, maux de tête,

·sifflements ou bourdonnements dans les oreilles (acouphènes),

·douleur dans plusieurs articulations, faiblesse,

·rythme cardiaque irrégulier, avec des battements de cœur forts ou rapides,

·gêne dans la poitrine, difficultés pour respirer, respiration anormalement rapide et superficielle, douleurs cervicales,

·bouffées de chaleur, coloration bleuâtre du visage et des lèvres, modifications de la texture de la peau, transpiration excessive,

·démangeaisons de la vulve chez les femmes,

·modifications des quantités de cellules du sang,

·aggravation d'une maladie rare associée à une faiblesse musculaire (aggravation d'une myasthénie).

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet:www.ansm.sante.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER IMIPENEM/CILASTATINE PANPHARMA 250 mg/250 mg, poudre pour solution pour perfusion ?  

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur le flacon après « EXP ». La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

Pas de précautions particulières de conservation.

Après reconstitution, la stabilité physico-chimique a été démontrée pendant 4 heures à 25°C ou pendant 24 heures à une température comprise entre 2°C et 8°C.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien d’éliminer les médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.

6. CONTENU DE L’EMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS  

Ce que contient IMIPENEM/CILASTATINE PANPHARMA 250 mg/250 mg, poudre pour solution pour perfusion  

·Les substances actives sont:

Imipénème .......................................................................................................................... 250 mg

Sous forme d’imipénème monohydraté

Cilastatine ........................................................................................................................... 250 mg

Sous forme de cilastatine sodique

Pour un flacon.

·L'autre composant est: le bicarbonate de sodium.

Qu’est-ce que IMIPENEM/CILASTATINE PANPHARMA 250 mg/250 mg, poudre pour solution pour perfusion et contenu de l’emballage extérieur  

Ce médicament se présente sous forme de poudre pour perfusion. Boîtes de 1, 10 ou 20 flacons.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché  

PANMEDICA

69/71, AVENUE PIERRE GRENIER

92100 BOULOGNE-BILLANCOURT

Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché  

PANPHARMA

Z.I. DU CLAIRAY-LUITRE

35133 FOUGERES

Fabricant  

FACTA FARMACEUTICI S.p.A

NUCLEO INDUSTRIAL S. ATTO

S. NICOLO A TORDINO

64020 TERAMO

ITALIE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen  

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :  

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

Autres  

Les informations suivantes sont destinées exclusivement aux professionnels de santé :

Chaque flacon est à usage unique.

IMIPENEM/CILASTATINE PANPHARMA 250 mg/250 mg doit être reconstitué puis dilué dans un solvant adapté avant perfusion.

La solution de perfusion devra être préparée pour obtenir un volume total de 50 ml (5 mg d'imipénème et 5 mg de cilastatine par ml).

Incompatibilité Ne pas utiliser de solvant contenant du lactate pour reconstituer ce médicament; cependant il est possible de l'administrer simultanément à une perfusion de lactate, par l'intermédiaire d'une tubulure en Y.

Ne pas mélanger cette solution avec un autre antibiotique dans la même perfusion.

1. Reconstitution

Dissoudre le contenu d'un flacon de IMIPENEM/CILASTATINE PANPHARMA 250 mg/250 mg en ajoutant 10 ml d'une des solutions injectables suivantes dans le flacon: chlorure de sodium à 0,9 pour cent; glucose à 10 pour cent; glucose à 5 pour cent et chlorure de sodium à 0,9 pour cent; glucose à 5 pour cent et chlorure de sodium à 0,45 pour cent; mannitol à 2,5 pour cent; mannitol à 5 pour cent et mannitol à 10 pour cent; glucose à 5 pour cent et chlorure de potassium à 0,15 pour cent.

Bien agiter le flacon.

Recommencer avec 10 ml supplémentaire de la solution précédemment choisie pour s'assurer de la dissolution complète.

Bien agiter le flacon.

La reconstitution complète s'obtient en moins de 3 minutes, en secouant vigoureusement le flacon.

La durée de stabilité de la solution reconstituée est indiquée dans le tableau ci-dessous:

Solvant

Durée de stabilité

Température ambiante (25°C)

Réfrigérateur (4°C)

Chlorure de sodium à 0,9 %

4 heures

24 heures

Glucose à 10 %

4 heures

24 heures

Glucose à 5 % et chlorure de sodium à 0,9 %

4 heures

24 heures

Glucose à 5 % et chlorure de sodium à 0,45 %

4 heures

24 heures

Glucose à 5 % et chlorure de potassium à 0,15 %

4 heures

24 heures

Mannitol à 2,5 %

4 heures

24 heures

Mannitol à 5 et 10 %

4 heures

24 heures

ATTENTION : LE MELANGE NE DOIT PAS ETRE UTILISE DIRECTEMENT POUR LA PERFUSION.

2. Dilution

Il convient de diluer la solution reconstituée dans le volume adéquat du solvant choisi pendant l'opération de reconstitution pour obtenir un volume total de 50 ml.

3. Perfusion

La solution de perfusion ainsi obtenue doit être utilisée extemporanément.

Tout produit non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation locale en vigueur.

Conseil d’éducation sanitaire

QUE SAVOIR SUR LES ANTIBIOTIQUES ?

Les antibiotiques sont utilisés pour traiter les infections dues à des bactéries. Ils ne sont pas efficaces contre les infections dues aux virus.

Parfois, l’antibiotique est inactif sur une infection due à une bactérie. Une des raisons les plus fréquentes est que la bactérie responsable de l’infection est résistante à l’antibiotique qui est en train d’être pris. Cela signifie que les bactéries peuvent survivre et même se reproduire malgré l’action de l’antibiotique.

Les bactéries peuvent devenir résistantes aux antibiotiques pour plusieurs raisons. Utiliser des antibiotiques prudemment, peut aider à diminuer l’opportunité de la bactérie à devenir résistante à ceux-ci.

Lorsque votre médecin prescrit un traitement antibiotique, il est destiné à traiter uniquement votre maladie actuelle. Suivre les conseils suivants, aidera à prévenir l’apparition de bactéries résistantes qui peuvent rendre un antibiotique inactif.

1. Il est très important que vous preniez l’antibiotique à la dose prescrite, aux moments adéquats et pendant le nombre de jours exacts. Lire les instructions sur la notice et si vous ne comprenez pas, demandez à votre médecin ou votre pharmacien de vous expliquer.

2. Vous ne devez prendre un antibiotique que s’il vous a été spécifiquement prescrit, et vous devez l’utiliser uniquement pour traiter l’infection pour laquelle il vous a été prescrit.

3. Vous ne devez pas prendre des antibiotiques qui ont été prescrits à d’autres personnes, même s’ils avaient une infection similaire à la vôtre.

4. Vous ne devez pas donner d’antibiotiques qui vous ont été prescrits à d’autres personnes.

5. S’il vous reste des antibiotiques non utilisés quand vous avez terminé le traitement prescrit par votre médecin, vous devez les ramener à la pharmacie pour une destruction appropriée.

Notre Newsletter

Recevez encore plus d'infos santé en vous abonnant à la quotidienne de E-sante.

Votre adresse mail est collectée par E-sante.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.

Source :