cgelitti
Portrait de cgelitti

HISTORIQUE

XIXème siècle

Travaux de CHARCOT et de son école

Troubles fonctionnels

Ni étude ni recherche

Jusqu’en 1970 : troubles psychosomatiques

1904 (anglosaxons)

Fibrositis

Suppose lésions inflammatoires muscles ou intermusculaires

Jusqu’en 1980

1977 SMYTHE & MOLDOFSKY (canadiens)

Fibromyalgia ou fibromyalgie

Soulignent l’attention sur l’existence de points douloureux à la pression et coesixtence de fatigue et troubles du sommeil

1990 Critères de l’American Collège Rhumatologie de classification et non diagnostiques

- Douleur chronique diffuse

- Sensibilité à la palpation 11 points / 18 (points de YUNUS)

- Douleur chronique sup. 3 mois

WOLFE critique a posteriori les critères qu’il avait proposés en 1990, estimant comme une possible erreur d’avoir choisi les points douloureux. Propose un questionnaire (regional pain scale)

Elle a été aussi nommée syndrome polyalgique idiopathique diffus (SPID) ; rhumatisme musculaire chronique (1901), rhumatisme psychogène (1960), ribrosite (1983), rhumatisme des tissus mous ….

2010 - ScienceDaily (Juin 6, 2010) - L'American College of Rheumatology (ACR) propose une nouvelle série de critères de diagnostic pour la fibromyalgie qui inclut des symptômes communs tels que fatigue, troubles du sommeil et des problèmes cognitifs, ainsi que la douleur.

«Il y a de nombreuses lacunes avec les critères précédents, qui ne prennent pas en compte l'importance des symptômes communs, dont une fatigue importante, un manque de clarté mentale et l'oubli, les problèmes de sommeil et une altération de la capacité de fonctionner à faire des activités normales", a déclaré M. Katz.

Selon M. Katz, douleur de la fibromyalgie peut fluctuer, ce qui peut affecter le nombre de points sensibles, et le test des points sensibles n'ont pas de mesurer adéquatement la sévérité des symptômes ou l'efficacité des nouveaux traitements.

Le test des points sensibles est remplacé par un indice de la douleur généralisée et une échelle de gravité des symptômes.

  • Le score de douleur généralisée indice est déterminé en comptant le nombre de zones sur le corps où le patient a ressenti une douleur dans la dernière semaine. La liste comprend 19 zones spécifiées.
  • Le score de sévérité des symptômes est déterminée par notation sur une échelle de zéro à trois, trois étant le plus répandu, la sévérité de trois symptômes les plus courants : fatigue, symptômes, se réveiller reposée, et cognitives.
  • Trois points supplémentaires peuvent être ajoutés pour tenir compte de l'étendue des symptômes supplémentaires tels que des étourdissements, vertiges, nausées, syndrome du côlon irritable ou la dépression. Le score final est compris entre 0 et 12.
  • Pour répondre aux critères d'un diagnostic de la fibromyalgie un patient aurait sept ou plusieurs domaines douleur et un score de sévérité des symptômes de cinq ou plus; trois à six domaines douleur et un score de sévérité des symptômes de neuf ou plus.

Certains critères resteront inchangés. Les symptômes doivent être présents depuis au moins trois mois, et le patient n'a pas de trouble qui peut, autrement, expliquer la douleur.

Prévalence maladie rare > 1/1000

N°ORPHANET ORPHA41842

CIM 10 – M79.7

1,5 à 5% de la population (selon pays)

Femmes 30/50 ans

4 femmes/1 homme

Diagnostiquée chez l’enfant

Evolution : Nombreuses années ; Variabilité

Conséquence : entrave de l’exercice physique et déconditionnement à l’effort

Invalidante / chronique / sévérité variable

Facteurs de risque : aucun mis à part la notion d’enfance douloureuse (violence, abandon, agression sexuelle) ; la notion de stress physique (accident, chute, chirurgie…) ; la notion de stress psychique (choc, deuil, évènements graves…) dans les évènements immédiats.

Dans certains cas aucun de ces facteurs n’est retrouvé.

La fibromyalgie ne peut être qu’un diagnostic d’exclusion (ni lésion anatomique, ni signe biologique, ni radiologique spécifique)

Les recherches se concentrent principalement sur des anomalies fonctionnelles de l’axe di-encéphalo-hypophyso-surrénalien

-Baisse taux sérique sérotonine & Baisse acide EHIA

Rôle sérotonine : modulation douloureuse, baisse nociception et régulation sommeil

Trouble métabolisme sérotonine : céphalées, dépression, colopathie fonctionnelle

-Augmentation taux substance P dans le liquide cérébro spinal

Rôle dans la sensibilisation médullaire

La substance P (Pain) abaisse le seuil de l'excitabilité synaptique, permettant de démasquer des synapses interspinales normalement silencieuses et la sensibilisation des neurones spinaux du second degré

-Augmentation taux nerve grouth factor (NGF)

-Désordre SNC supra spinal : déficit des contrôles inhibiteurs de la douleur

Débimétrie cérébrale : montre une réduction des flux sanguins cérébraux dans le thalamus et le noyau caudé, le tegmentum pontin et le noyau lenticulaire (réduction des processus centraux d’inhibition de la transmission douloureuse)

Anomalies de l’imagerie cérébrale :

- Elles confortent le syndrome et conçoivent les centres nerveux supra spinaux comme origine commune

- On constate un abaissement du seuil de perception douloureuse avec induction de douleur par un stimulus qui n’en induit pas à l’état normal : allodynie. Abondamment démontré non seulement pour la pression mais aussi pour des stimuli thermiques et électriques.

Signalé : amplification sensorielle (hyperacousie et hypersensibilité vestibulaire)

Exacerbation de phénomène de sensibilisation (WINDUP) du 2ème neurone. Implication des récepteurs NMDA (N-methyl-D-aspartate). L’effet favorable de la KETAMINE (antagoniste NMDA) sur la douleur des FM apporte un argument à ce mécanisme.

Manifestations en amont

Très longue période de signes précurseurs très peu spécifiques et donc seulement reconnus une fois le diagnostic posé :

Fatigue anormale à l’effort

Inconfort musculaire, courbatures, fourmillements

Station debout pénible

Intolérance chaud/froid

Troubles digestifs divers (estomac, colon irritable)

Vessie irritable

Troubles du sommeil

Maladie

Douleur = symptôme principal toujours présent

Nuque, épaules, région interscapulaire, omoplates, bas du dos, hanches, genoux, plante pieds, fessiers, mains, face, dents

Sourde ou aigüe

Type brûlure, piqûre, fourmillements, engourdissement

Fatigue = symptôme le plus constant avec la douleur

Troubles du sommeil : peu ou pas réparateur

Somnolence diurne, réveil fatigué

Troubles psychologiques

Anxiété, état dépressif (antérieur à la FM, réactionnel, secondaire ?)

Symptômes associés :

Migraines et/ou céphalées de tension

Hypersensibilité bruits, lumière, odeurs

Troubles transit

Troubles urinaires

Douleurs ventre

Thermorégulation (intolérance chaud ou/et froid)

Jambes sans repos

Signes du syndrome sec de Gougerot-Sjögren

Dystonie temporo-mandibulaire, dysautonomie avec hypotension orthostatique

Troubles cognitifs (Difficultés de concentration, troubles mémoire, difficulté à trouver le mot juste)

Gorge piquante, racle, amygdales enflammées, fausses routes

Troubles audition, acouphènes

Vision trouble

Vertiges à la marche

Conséquences

Entrave de l’exercice physique et déconditionnement à l’effort

Invalidante sans signe de lésions visibles

Gestes habituels pénibles (marche, escalier, courses, sport, conduite….)

Epuisement au moindre effort

Les modalités courantes du traitement de la fibromyalgie mènent rarement au soulagement à long terme.

Fondamentalement la philosophie habituelle de prise en charge du FMS est d'aider le patient de manière constructive à s'adapter à une qualité de vie détériorée par douleur, fatigue et autres symptômes. La résistance des symptômes du FMS aux traitements contemporains a été récemment accentuée.

En dépit de cette image sombre il y a des éléments de preuves que des patients fibromyalgiques peuvent être améliorés par une approche multidisciplinaire qui souligne l’importance de l'éducation, la thérapie comportementale cognitive, le traitement thérapeutique de la douleur, la participation active à un programme d'exercice aérobie , le traitement prompt des problèmes psychologiques et l'attention aux syndromes associés.

Sources : Rapport de l’académie nationale de médecine à la demande du ministère de la santé et des solidarités – Drs MENKES et GODEAU)

Encyclopédie ORPHANET grand public 07/2006

Dr BLOTMAN mai 2007

ScienceDaily (Juin 6, 2010)

Rapport de L'American College of Rheumatology

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