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Portrait de cgelitti
Vaccin contre l’hépatite C

un sérieux espoir !

Le développement d’un vaccin classique ayant pour but de provoquer l’apparition d’anticorps protecteurs n’a permis jusqu’à présent d’obtenir chez le chimpanzé (la seule espèce sensible avec l’homme à l’infection par le VHC) que l’apparition d’anticorps neutralisant spécifiques de la souche virale utilisée. De plus on ne va jamais observer de corrélation entre la guérison spontanée de l’hépatite C et l’apparition d’anticorps circulants particuliers. En revanche, on a de forts arguments pour penser que la réponse immuno-cellulaire a un rôle majeur dans l’élimination virale et la réduction ultérieure du risque de réinfection.

Une équipe italienne rapporte dans nature des résultats très prometteurs d’un vaccin destiné à stimuler la réponse immune cellulaire ou VHC.

Le vaccin a été construit de la façon suivante : synthèse d’un segment d’ADN codant pour la région non structurale (NS) d’un VHC de génotype 1b, administré dans des adénovirus (défectifs pour la réplication, choisis pour leur faible prévalence chez l’homme et l’absence de réactivité immune croisée), puis dans un plasmide ADN (administré en injection intramusculaire avec électroporation).

Ce vaccin a été administré à cinq chimpanzés, alors que cinq autres chimpanzés « témoins » recevaient les mêmes vecteurs codant cette fois pour la protéine Gag du VIH. Chez ses cinq chimpanzés apparus une forte réponse CD4+ et CD8+ spécifiques, la réponse étant renforcée par l’injection ultérieure du plasmide. Les lymphocytes T spécifiques étaient présents à la fois dans le sang et dans le foie. La réponse immune concernait plusieurs des protéines codées par la région Non Structurale. Aucune réponse de ce type ne fut observée chez les témoins. Les lymphocytes des chimpanzés vaccinés étaient capables de réponse proliférante in vitro vis-à-vis d’antigènes du VHC ; de plus une réponse cytotoxique puissante et dirigées contre plusieurs épitopes fut observée chez quatre des cinq chimpanzés. Enfin les lymphocytes CD8+ de 4 des 5 chimpanzés vaccinés était capable de réponse prolifératives vis-à-vis de VHC hétérologues.

Un an après la vaccination, les chimpanzés reçurent des injections de VHC de génotype 1a (la séquence en acides aminés de la région NS diffère de plus de 13 % de celle utilisée pour produire le vaccin). Chez tous les témoins une virémie C apparut entre une et deux semaines, augmenta progressivement jusqu’à 4 à 10 semaines, avec une hépatite biologique constante.

L’apparition du virus dans le sens fut retardée d’une semaine chez quatre et de six semaines chez un chimpanzé, avec une réduction du pic de virémie de deux à trois logs. Quatre des cinq chimpanzés mûrs qu’une vie réunie brève (une à cette semaine) puis éliminèrent le virus ; le dernier maintint une virémie faible (avec un variant représentant probablement un mutant d’échappement). Aucun des chimpanzés vaccinés n'eut d’augmentation des transaminases. Une réponse anamnestique CD8 spécifiques fut observé chez quatre des cinq chimpanzés vaccinés entre deux et six semaines. Trois des cinq chimpanzés témoins qui guérirent spontanément développèrent une forte réponse immune spécifique.

Ce travail est très prometteur : il est le premier à montrer l’acquisition fréquente d’une réponse cellulaire durable protectrice contre une souche de VHC différente de celles utilisées pour construire le vaccin. Le même type d’approche est utilisable pour le VIH, la tuberculose, le paludisme. En plus de la protection conférée, ce vaccin cellulaire pourrait avoir un intérêt thérapeutique chez les malades ayant une infection chronique.

On attend la suite avec impatience

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