hiphi-génie
Portrait de cgelitti
Mes parents ne m'ont jamais beaucoup aimée, c'est un pas un fait nouveau. Ils ont du enfants parce que la contraception n'exitait pas et que les gens dignes de repsect se doivent d'avoir des enfants . Lorsque mon père avait une vie active et peu de voisins, ma mère aurait voulu que je lui consacre tout mon temps libre, qu'importe si je devais gâcher ma jeunesse pour elle, elle avait besoin de compagnie. Aujourd'hui, ils sont tous les deux retraités et bien entourés. On en se voit plus qu'une fois par mois alors qu'on habite tout près. A quoi bon me voir ils ne sont plus seuls et ils veulent jouir paisiblement de leur retraite être enfin heureux. Je crois qu'ils n'ont jamais été aussi joyeux , ils n'ont jamais autant croqué la vie pleines dents comme ces dernières années et ils n'ont jamais été si soudés tous les deux. Nous n'avons jamais été très proches , ils étaient dans le dénigrement permanent et ils m'empêchaient de vivre ma vie de jeune femme. Ils ont comencé à prendre leur distance lorsque je me suis retrouvée sans emploi et qu'eux le nombre d'habitants de leurs villages augmentait. Lorsque je suis tombée gravement malade, ils ont encore espacé les rencontres. Ils voulaient profiter du bon temps , des gens qu'ils apprécient et ne pas s'importuner avec une malade .Mon père redoute la contagion, ma soeur et ma mère se moquent ouvertement de mon physique (conséquences de la maladie). Jamais, ils ne me demandent de mes nouvelles, ça les indiffère complètement. Pour eux, j'aurais du travailler jusqu'à la fin si j'étais un peu moins paresseuse et si j'avais esayé de retrouver un emploi. Aucune compassion de ces gens si biens. Il va de soi que mes parents se donnent toujours le bon rôle et ils clament à leur entourage que si l'on se voit si peu c'est que c'est moi qui le désire pas eux, eux ils aimeraient tellement me voir plus souvent. Ils mentent pour cacher cette facette de leur personnalité peut reluisante. C'est moi la méchante fille et eux sont les bons parents. Nous avons tellement pris nos distances que nous sommes devenus des étrangers les uns pour les autres. Ma mère a eu la "délicatesse" de m'interroger sur ce que je lui laisserai comme héritage si je "partais" avant elle. Elle me harcèle au téléphone et un matin j'ai eu peur de son rire au téléphone , c'était celui des folles dans les films. Je pense que les épreuves de la vie sont le révélateur de l'amour ou du non -amour qui unient les gens. Les familles aimantes sont plus présentes au moment des évènements graves d'une vie alors que les familles désunies et sans affection c'est l'éloignement voire la rupture. Si j'ai la chance de partir après mes parents, je sais aujourd'hui que je ne déprimerais pas contrairement à ce que j'aurais fait avant ma maladie car ellle m'a permise d'ouvrir les yeux sur ce que je ne voulais pas voir et à rechercher de l'amour ou de la tendresse auprès de personnes qui ne m'ont jamais aimée mais seulement utilisée.

S'il y a des parents qui finissent dans des maisons de retraite, il ne faut pas toujours accuser les enfants. Les mouroirs certains les ont bien mérités.

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