Faiblesse musculaire - sensation de manque de force
Publié le 31 Mai 2001 à 2h00 par Dr Philippe Presles
La faiblesse musculaire se définit comme une sensation de manque de force. Elle survient quand un ou plusieurs muscles fonctionnent peu ou pas, ou lorsqu'on se sent épuisé. Elle peut toucher uniquement un muscle, un groupe musculaire (épaule, poignet, genou, pied, etc.), un membre entier ou tout le corps.
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Examens

Le médecin recueillera les informations pertinentes et procédera à un examen physique complet. Des radiographies et des analyses sanguines sont habituellement requises.

Dans certains cas, des tests plus poussés sont nécessaires : ponction lombaire, tomodensimétrie, imagerie par résonance magnétique, échographie, etc.

Traitement

Faiblesse sous forme de fatigue

Nombre de problèmes de faiblesse se résolvent spontanément en quelques jours.

Un cas d'épuisement exigera toutefois une période plus importante de repos et certains médicaments peuvent être prescrits (comme les antidépresseurs et les anxiolytiques, si le problème est d'origine psychologique).

Des maladies comme l'anémie, le diabète, les troubles métaboliques, les problèmes des glandes surrénales et l'hyperthyroïdie nécessitent un traitement médical spécifique.

Faiblessed'origine musculo-squelettique

En cas de traumatismes, un plâtre, une attelle ou un bandage pourront être requis pour favoriser la guérison d'une fracture, d'une tendinite, d'une bursite, etc.

Des séances de kinésithérapie pourront éventuellement être envisagées.

En cas d'arthrose et d'usures articulaires, la kinésithérapie est d'une grande utilité parce qu'elle offre des moyens pour diminuer la douleur (dos, épaule, etc.) et pour que le membre reste fonctionnel.

Faiblessed'origine neuromusculaire

En cas de compression d'un nerf ou d'une racine nerveuse, de traumatisme de la moelle épinière, de traumatisme crânio-cérébral et de maladies neurologiques : après les soins aigus, les problèmes de paralysie ou de parésie d'origine neuromusculaire relèvent pratiquement toujours de la réadaptation, pour permettre au patient de récupérer ses fonctions et de rester autonome.

La kinésithérapie est importante pour rééduquer à la marche par exemple. Outre le kinésithérapeute et le médecin, la réadaptation peut aussi intégrer dans une équipe un ergothérapeute, un psychologue et un travailleur social, qui travaillent tous avec le patient et son entourage. L'environnement physique ainsi que les moyens de se déplacer doivent s'adapter au patient, souvent grâce aux aides techniques (rampes dans le couloir, barre d'appui dans la baignoire, etc.).

Guide: 

Source : Guide familial des symptômes sous la direction du Dr André H. Dandavino - Copyright Rogers Media, 2005