ENANTONE L.P. 11,25 mg, microsphères et solution pour usage parentéral (SC ou IM) à libération prolongée

Ce médicament n'est plus commercialisé.

source: ANSM - Mis à jour le : 23/12/2016

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  

ENANTONE L.P. 11,25 mg, microsphères et solution pour usage parentéral (S.C. ou I.M.) à libération prolongée

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  

Leuproréline ........................................................................................................11,25 mg

Pour un flacon.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  

Microsphères et solution pour usage parentéral (S.C. ou I.M.) à libération prolongée

4. DONNEES CLINIQUES  

4.1. Indications thérapeutiques  

·Cancer de la prostate:

oTraitement du cancer de la prostate localement avancé ou métastatique.

oTraitement concomitant et adjuvant à la radiothérapie externe dans le cancer de la prostate localement avancé (stade T3-T4 de la classification TNM ou stade C de la classification AUA)

·Traitement de l'endométriose à localisation génitale et extragénitale (du stade I au stade IV). L'expérience clinique relative au traitement de l'endométriose est limitée aux femmes âgées de 18 ans et plus.

Durée du traitement : voir rubrique 4.2.

·Traitement de la puberté précoce centrale (avant 9 ans chez la fille, avant 10 ans chez le garçon).

4.2. Posologie et mode d'administration  

Cancer de la prostate:

Une injection sous-cutanée ou intra-musculaire à renouveler tous les 3 mois.

Dans l'indication « Traitement concomitant et adjuvant à la radiothérapie externe dans le cancer de la prostate localement avancé (stade T3-T4 de la classification TNM ou stade C de la classification AUA) », il est recommandé de poursuivre le traitement pendant 3 ans.

Chez les patients traités par analogues de la GnRH pour un cancer de la prostate métastatique, le traitement est généralement maintenu en cas de développement d’un cancer de la prostate résistant à la castration. Il convient de tenir compte des recommandations en vigueur.

Endométriose:

Une injection sous-cutanée ou intra-musculaire à renouveler tous les 3 mois.

Durée: l'endométriose, quel que soit le stade, sera traitée au maximum durant 6 mois.

Toutefois, dans les cas associés à une symptomatologie pelvienne chronique et en l'absence de désir immédiat de grossesse, la durée de traitement peut être portée à un an en associant ENANTONE à une hormonothérapie de substitution (« add-back therapy ») à partir du 3e mois.

Le schéma thérapeutique validé est: ENANTONE en association avec du valérate d'œstradiol micronisé 2 mg par jour administrée par voie orale et de la promégestone 0,5 mg par jour administrée par voie orale.

Il n'est pas souhaitable d'entreprendre une seconde cure par ENANTONE ou par un autre analogue de la GnRH.

Puberté précoce centrale:

Le traitement des enfants par la leuproréline doit se faire sous la surveillance générale d'un endocrino-pédiatre, d'un pédiatre ou d’un endocrinologue ayant une expertise dans le traitement de la puberté précoce centrale.

Le schéma posologique doit être adapté individuellement.

La dose initiale recommandée dépend du poids corporel.

Enfants d'un poids supérieur ou égal à 20 kg :

La dose administrée sera de 2 ml (11,25 mg d’acétate de leuproréline) de suspension reconstituée à partir des 130,0 mg de microcapsules dans 2 ml de solvant, tous les 3 mois, en une seule injection sous-cutanée.

Enfants d'un poids inférieur à 20 kg :

Dans ces rares cas, la dose suivante sera administrée en fonction de l’activité clinique de la puberté précoce centrale :

1 ml (5,625 mg d’acétate de leuproréline) soit la moitié du volume de la suspension reconstituée à partir des 130,0 mg de microcapsules dans 2 ml de solvant, tous les 3 mois, en une seule injection sous-cutanée.

Le reste de la suspension doit être éliminé. La prise de poids de l’enfant doit être surveillée.

Selon l’activité de la puberté précoce centrale, il peut être nécessaire d’augmenter la dose en présence d’une suppression insuffisante (détection clinique par exemple spotting ou suppression gonadotrope insuffisante confirmée par le test LHRH). La dose efficace minimale trimestrielle à administrer doit être déterminée par un test LHRH.

Des abcès stériles au site d’injection apparaissent fréquemment quand la leuproréline est administrée en intramusculaire à des doses supérieures aux doses recommandées. C’est pourquoi, dans ce cas, le médicament doit être administré en sous-cutané (voir rubrique 4.4).

Il est recommandé d’utiliser les volumes les plus faibles possible pour l’injection chez l’enfant pour diminuer les désagréments associés à l’injection intramusculaire/sous-cutanée.

La durée du traitement dépend des paramètres cliniques au début du traitement ou pendant le traitement (prévision de la taille finale, vitesse de la croissance, âge osseux et/ou accélération de l’âge osseux) et est décidée en accord avec le pédiatre et le représentant légal et le cas échéant, l’enfant traité. L’âge osseux doit être surveillé pendant le traitement à 6-12 mois d’intervalle.

Chez les filles ayant un âge osseux supérieur à 12 ans et chez les garçons ayant un âge osseux supérieur à 13 ans, l’arrêt du traitement doit être envisagé en prenant en compte les paramètres cliniques.

Chez les filles, une grossesse doit être exclue avant le début du traitement. La survenue d’une grossesse pendant le traitement ne peut pas être exclue. Dans ce cas, un avis médical doit être demandé.

Note :

L’administration doit se faire à intervalle de 90 ± 2 jours pour prévenir la réapparition des symptômes de la puberté précoce.

4.3. Contre-indications  

Ce médicament ne doit pas être prescrit en cas:

·Hypersensibilité à la substance active, à la GnRH, aux analogues de la GnRH ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1,

·Grossesse et allaitement

·Chez les filles avec puberté précoce centrale : hémorragie génitale de cause non déterminée.

·Dans le cas d'un traitement de l'endométriose associant ENANTONE et une hormonothérapie de substitution, les contre-indications d'utilisation d'estroprogestatifs doivent être respectées.

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  

Mises en garde spéciales

Il existe un risque accru de survenue de dépression incidente (qui peut être sévère) chez les patients traités par agonistes de la GnRH, tels que la leuproréline. Les patients doivent être informés en conséquence et traités de façon appropriée si des symptômes apparaissent.

Une apoplexie hypophysaire peut survenir de façon très rare lors de la première administration chez des patients présentant un adénome hypophysaire, en particulier gonadotrope. Les symptômes qui peuvent évoquer cette pathologie sont des céphalées et des troubles visuels.

Les traitements par privation androgénique peuvent allonger l’intervalle QT.

Chez les patients ayant un antécédent ou des facteurs de risque d’allongement de l’intervalle QT et chez les patients recevant un traitement concomitant qui risque d’allonger l’intervalle QT (voir rubrique 4.5), le rapport bénéfice risque incluant le risque potentiel de torsade de pointe devra être évalué avant l’instauration du traitement par ENANTONE.

Des cas de convulsions ont été rapportés chez les patients traités par la leuproréline après sa mise sur le marché. Ces convulsions ont été observées aussi bien chez les adultes que chez les enfants, avec ou sans antécédents, troubles, ou facteurs de risque liés aux convulsions.

Cancer de la prostate:

Des cas isolés d'aggravation des symptômes (en particulier de douleurs osseuses), souvent transitoire, ont été observés lors de l'instauration d'un traitement par les analogues de la GnRH.

Une surveillance attentive sera effectuée lors de l'instauration du traitement et pendant les premières semaines suivant celle-ci:

·chez les patients porteurs d'une obstruction des voies excrétrices,

·chez les malades présentant des métastases vertébrales (voir rubrique 4.8),

·chez les sujets présentant des signes annonçant une compression médullaire.

En début de traitement, une augmentation transitoire des phosphatases acides peut être observée.

Une privation androgénique à long terme, consécutive à une orchidectomie bilatérale ou à l’administration d’analogues de la GnRH, est associée à une augmentation du risque de perte osseuse qui, chez les patients présentant des facteurs de risques supplémentaires, peut conduire à l’ostéoporose et à une augmentation du risque de fracture osseuse (voir rubrique 4.8).

Des données épidémiologiques ont montré que des modifications métaboliques (par exemple réduction de la tolérance au glucose ou aggravation d’un diabète préexistant) ainsi qu’une augmentation du risque de maladie cardiovasculaire peuvent survenir pendant un traitement par privation androgénique. Toutefois, les données prospectives n’ont pas confirmé le lien entre le traitement par analogues de la GnRH et une augmentation de la mortalité cardiovasculaire. Les patients à haut risque de maladies cardiovasculaires ou métaboliques doivent être surveillés de façon appropriée.

Endométriose:

L'absence de grossesse sera vérifiée avant toute prescription de ce médicament.

En cas d'association d'une hormonothérapie de substitution au traitement de l'endométriose par ENANTONE, les mises en garde et les précautions d'emploi des estroprogestatifs doivent être respectées.

Précautions d'emploi

Cancer de la prostate:

La testostéronémie doit être vérifiée périodiquement en cours de traitement sa valeur ne devant pas être supérieure à 1 ng/ml.

Une appréciation de la réponse au traitement sera effectuée périodiquement par un examen clinique et prostatique (toucher rectal), des dosages sanguins (dosage de l'antigène prostatique spécifique ou PSA), voire une scintigraphie osseuse.

Endométriose:

L'administration d'une injection d'ENANTONE L.P.11,25 mg entraîne dans tous les cas une aménorrhée hypogonadotrophique.

En dehors du premier mois de traitement, la survenue de métrorragies au cours du traitement est anormale et doit conduire à la réalisation de dosages du taux d'estradiol plasmatique. Si celui-ci est inférieur à 50 pg/ml, une recherche d'éventuelles lésions organiques associées doit être effectuée.

Dans le cas d'un traitement de l'endométriose associant ENANTONE et une hormonothérapie de substitution (« add-back therapy »), des métrorragies peuvent se produire, en relation avec le traitement hormonal de substitution.

En cas d'association de l'hormonothérapie de substitution au traitement de l'endométriose par ENANTONE, des précautions particulières sont nécessaires afin d'écarter des patientes présentant une thrombophilie.

En cas d'administration prolongée, il est recommandé de surveiller la masse osseuse afin de mieux prendre en compte le risque d'ostéoporose (voir rubrique 4.8).

Puberté précoce centrale :

Avant de commencer le traitement, un diagnostic précis de puberté précoce centrale idiopathique et/ou neurogénique doit être posé.

Le traitement est un traitement au long cours, adapté de manière individuelle.

ENANTONE LP 11,25 mg doit être administré dans la mesure du possible de manière régulière tous les 3 mois. Un retard exceptionnel de quelques jours dans la date de l’injection (90 ± 2 jours) n’influence pas les résultats du traitement.

Dans le cas d’un abcès stérile au site d’injection (principalement rapporté en cas d’administration IM de doses supérieures aux doses recommandées), l’absorption de leuproréline peut être diminuée. Dans ce cas les paramètres hormonaux (testostérone, estradiol) doivent être surveillés à intervalle de 2 semaines (voir rubrique 4.2).

Le traitement des enfants avec une tumeur cérébrale évolutive doit faire l’objet d’une évaluation individuelle attentive du rapport bénéfices risques.

Après la première injection chez les filles, des saignements vaginaux, des spotting et des sécrétions peuvent apparaître en signe de privation hormonale. L’apparition de saignements vaginaux au-delà des deux premiers mois de traitement doit être explorée.

Le traitement par les agonistes de la GnRH peut entraîner une diminution de la densité minérale osseuse (DMO). Toutefois, après l'arrêt du traitement, le bilan ultérieur de la masse osseuse est préservé et le pic de croissance de la masse osseuse à la fin de la puberté ne semble pas être affecté par le traitement.

Une épiphysiolyse fémorale peut se produire après l’arrêt du traitement. Il se pourrait que ce soit consécutif à l’affaiblissement du cartilage de conjugaison en raison des faibles concentrations en œstrogène pendant le traitement par les agonistes de la GnRH et à l’augmentation de la vitesse de croissance qui se produit après l’arrêt du traitement et qui faciliterait le déplacement des épiphyses.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  

Les traitements par privation androgénique pouvant allonger l’intervalle QT, l’utilisation concomitante d’ENANTONE avec des médicaments connus pour allonger l’intervalle QT ou avec des médicaments induisant des torsades de pointe tels que les antiarythmiques de classe IA (par exemple quinidine, disopyrapide) ou de classe III (par exemple amiodarone, sotalol, dofetilide, ibutilide), méthadone, moxifloxacine, antipsychotiques, etc… devra être évaluée avec prudence (voir rubrique 4.4).

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  

Grossesse

Les données actuellement disponibles sur les effets de cette classe de produits au cours de la grossesse sont les suivants:

Chez l'animal, les études effectuées n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène. En l'absence d'effet tératogène chez l'animal, un effet malformatif dans l'espèce humaine n'est pas attendu. En effet, à ce jour, les substances responsables de malformations dans l'espèce humaine se sont révélées tératogènes chez l'animal au cours d'études bien conduites sur deux espèces.

En clinique, l'utilisation par mégarde d'analogues de la GnRH, sur des effectifs limités de grossesses exposées, n'a révélé aucun effet malformatif ou fœtotoxique particulier à ce jour. Toutefois, des études complémentaires sont nécessaires pour vérifier les conséquences d'une exposition en cours de grossesse.

Cependant, par mesure de précaution, ENANTONE ne devra pas être utilisé chez les femmes enceintes.

Allaitement

En l'absence de données concernant le passage de ce médicament dans le lait et les effets éventuels sur l'enfant nourri au sein, ENANTONE ne devra pas être utilisé en cas d'allaitement.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  

Les effets d'ENANTONE L.P. 11,25 mg sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n'ont pas été étudiés. Les vertiges, les troubles de la vue, la faiblesse des membres inférieurs, la fatigue et la somnolence étant des effets indésirables possibles du traitement ou la conséquence de la maladie sous-jacente, l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines peut être altérée.

4.8. Effets indésirables  

Dans tous les cas :

Altération d’humeur, dépression ont été fréquemment observées lors des traitements à long terme et peu fréquemment lors des traitements à court terme.

Une intolérance locale à type de réaction inflammatoire ou de nodule sous-cutané au point d’injection a été rapportée, en particulier chez l’enfant. Si celle-ci persiste, le traitement devra être interrompu.

Comme avec d’autres agonistes de la GnRH, de très rares cas d’apoplexie hypophysaire ont été rapportés au cours de la première administration chez des patients porteurs d’un adénome hypophysaire.

De très rares cas de développement d’adénomes hypophysaires ont été décrits lors des traitements par agonistes de la LH-RH.

De très rares cas de réactions anaphylactiques ont été rapportées (urticaire, angioedème et exceptionnellement choc anaphylactique) aussi bien chez les adultes que chez les enfants traités par la leuproréline.

Cancer de la prostate :

Les effets indésirables rapportés avec une fréquence supérieure ou égale à 0,5% chez des patients recevant de la leuproréline sont listés ci-dessous selon la classification MedDRA (par classe organe et de fréquence absolue). Les fréquences sont définies comme suit : très fréquent (> 1/10), fréquent (> 1/100, < 1/10), peu fréquent (> 1/1 000, < 1/100), rare (> 1/10 000, < 1/1 000), très rare (< 1/10 000), cas isolés, non connus (ne pouvant être estimés à partir des données disponibles).

Investigations :

Très fréquent : prise de poids.

Fréquent : augmentation de l’alanine aminotransférase, augmentation de la gamma glutamyl transférase, augmentation de la lactico déshydrogénase.

Peu fréquent : augmentation de la phosphatase alcaline.

Affections hématologiques et du système lymphatique :

Fréquent : anémie.

Affections du système nerveux :

Fréquent : céphalées.

Peu fréquent : étourdissement, paresthésie.

Fréquence inconnue : convulsions.

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales :

Fréquent : dyspnée.

Affections gastro-intestinales :

Fréquent : nausées, constipation.

Peu fréquent : vomissement, diarrhées.

Affections du rein et des voies urinaires :

Très fréquent : nycturie, dysurie.

Fréquent : pollakiurie, hématurie.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané :

Très fréquent : sudation.

Fréquent : prurit.

Peu fréquent : éruption.

Affections musculo-squelettiques et systémiques :

Très fréquent : douleur osseuse, faiblesse musculaire.

Fréquent : douleur dorsale, arthralgie.

Peu fréquent : myalgie, douleur des extrémités.

Troubles du métabolisme et de la nutrition :

Fréquent : anorexie, diminution de l’appétit

Infections et infestations :

Fréquent : infection des voies urinaires.

Affections cardiaques :

Fréquence inconnue : allongement de l’intervalle QT (voir rubriques 4.4 et 4.5).

Affections vasculaires :

Très fréquent : bouffées de chaleur.

Fréquent : lymphœdème.

Troubles généraux et anomalies au site d'administration :

Très fréquent : fatigue.

Fréquent : réaction au point d’injection, douleur, œdème périphérique, douleur au point d’injection.

Peu fréquent : douleur thoracique, asthénie, œdème au point d’injection.

Affections hépatobiliaires :

Fréquent: fonction hépatique anormale.

Affections des organes de la reproduction et du sein :

Très fréquent : impuissance, atrophie testiculaire, trouble testiculaire.

Fréquent : gynécomastie.

Affections psychiatriques :

Très fréquent : diminution de la libido.

Fréquent : altération d’humeur, dépression lors des traitements à long terme, trouble du sommeil.

Mise en route du traitement (voir rubrique 4.4) : elle est parfois accompagnée d'une accentuation des signes cliniques et des symptômes (en particulier des douleurs osseuses).

Quelques cas d'aggravation d'une hématurie préexistante ou d'une obstruction urinaire, de sensations de faiblesse ou de paresthésies des membres inférieurs ont été signalés avec les analogues de la GnRH.

Ces manifestations sont habituellement transitoires, disparaissant en 1 à 2 semaines lors de la poursuite du traitement. Néanmoins, la possibilité d'une exacerbation temporaire des symptômes durant les premières semaines de traitement doit être prise en compte chez des malades menacés par la survenue de désordres neurologiques ou chez ceux présentant une obstruction urinaire.

En cours de traitement : Les effets indésirables les plus fréquents liés à l'activité pharmacologique du produit sont: bouffées de chaleur, sueurs, impuissance, diminution de la libido et diminution de la taille des testicules.

Avec d'autres agonistes de la GnRH, d'autres effets indésirables ont été observés : fièvre (de l'ordre de 3 à 4 %), palpitations, troubles de la vue, chute des cheveux, modification de la tolérance au glucose, leucopénie et thrombopénie (moins de 1%).

Variations de la densité osseuse :

Une diminution de la densité osseuse a été rapportée dans la littérature médicale chez les hommes ayant bénéficié d’une orchidectomie ou ceux traités par un agoniste de la GnRH. Il est probable qu’un traitement à long terme par la leuproréline révèle des signes d’aggravation d’ostéoporose, en ce qui concerne l’augmentation du risque de fracture d’origine ostéoporotique.

Endométriose :

Les effets indésirables rapportés avec une fréquence supérieure ou égale à 0,5% chez des patientes recevant de la leuproréline sont listés ci-dessous selon la classification MedDRA (par classe organe et de fréquence absolue). Les fréquences sont définies comme suit: très fréquent (> 1/10), fréquent (> 1/100, < 1/10), peu fréquent (> 1/1 000, < 1/100), rare (> 1/10 000, < 1/1 000), très rare (< 1/10 000), cas isolés, non connus (ne pouvant être estimés à partir des données disponibles).

Investigations :

Fréquent : prise de poids, perte de poids.

Peu fréquent : augmentation de l’alanine aminotransférase, augmentation de la lactico deshydrogénase, augmentation du phosphore sanguin, augmentation des triglycérides.

Affections cardiaques :

Peu fréquent : palpitation.

Affections du système nerveux :

Très fréquent : céphalées.

Fréquent : étourdissements, paresthésies, hypertonie.

Peu fréquent : hypoesthésie.

Fréquence inconnue : convulsions.

Affections oculaires :

Peu fréquent : trouble visuel, amblyopie.

Affections gastro-intestinales :

Fréquent : nausées, douleur abdominale, constipation.

Peu fréquent : flatulence, bouche sèche, vomissement, diarrhées.

Affections du rein et des voies urinaires :

Peu fréquent : dysurie.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané :

Fréquent : sueurs, acné, éruption, sécheresse cutanée.

Peu fréquent : séborrhée, alopécie, trouble du cheveu, ecchymose.

Affections musculo-squelettiques et systémiques :

Fréquent : arthralgie, raideur des épaules, douleur dorsale.

Peu fréquent : douleur de la nuque, myalgies, raideur de la nuque, arthropathie.

Troubles du métabolisme et de la nutrition :

Peu fréquent : hypercholestérolémie, anorexie.

Affections vasculaires :

Très fréquent : bouffées de chaleur.

Troubles généraux et anomalies au site d'administration :

Fréquent : asthénie, douleur, œdème périphérique, douleur au point d’injection, induration au point d’injection, douleur thoracique.

Peu fréquent : frissons, fatigue, rougeur au point d’injection.

Affections des organes de la reproduction et du sein :

Très fréquent : vaginite.

Fréquent : sécheresse vaginale, douleur mammaire.

Peu fréquent : douleur pelvienne, atrophie mammaire, leucorrhée.

Affections psychiatriques :

Très fréquent : trouble du sommeil.

Fréquent : altération d’humeur, dépression lors des traitements à long terme, instabilité émotionnelle, diminution de la libido, nervosité.

Peu fréquent : anxiété, confusion.

Instauration du traitement :

L’instauration du traitement peut s’accompagner d’une exacerbation des symptômes de l’endométriose (douleurs pelviennes, dysménorrhée) qui peut être observée lors de l’augmentation initiale et transitoire du taux plasmatique d’estradiol ; ces signes disparaissent en une à deux semaines.

La survenue de métrorragies peut être observée dans le mois suivant la première injection.

En cours de traitement :

Les effets les plus fréquemment rapportés : bouffées de chaleur, céphalées, sécheresse vaginale, diminution de la libido, trouble de l’humeur et dyspareunie sont liés au blocage hypophyso-ovarien.

L’utilisation prolongée entraîne une perte osseuse, facteur de risque d’une éventuelle ostéoporose.

Dans le cadre d’un traitement de l’endométriose associant ENANTONE à une hormonothérapie de substitution (« add-back therapy »), on note également des métrorragies.

Puberté précoce centrale :

A l’initiation du traitement, une augmentation importante de courte durée du taux d’hormones sexuelles apparaît, suivie d’une diminution jusqu’aux valeurs de la pré-puberté. En raison de ces effets pharmacologiques, des effets indésirables peuvent survenir, particulièrement au début du traitement.

Les effets indésirables rapportés avec une fréquence supérieure ou égale à 0,5% chez des patients recevant de la leuproréline sont listés ci-dessous selon la classification MedDRA (par classe organe et de fréquence absolue). Les fréquences sont définies comme suit : très fréquent (> 1/10), fréquent (> 1/100, < 1/10), peu fréquent (> 1/1 000, < 1/100), rare (> 1/10 000, < 1/1 000), très rare (< 1/10 000), cas isolés, non connus (ne pouvant être estimés à partir des données disponibles).

Affections du système immunitaire:

Très rare: réactions allergiques générales (fièvre, rash, démangeaisons, réactions anaphylactiques).

Affections du système nerveux:

Fréquent: céphalées.

Fréquence inconnue : convulsions.

Comme pour les autres produits de cette classe, de très rares cas d’apoplexie hypophysaire ont été rapportés après une administration chez les patients présentant un adénome hypophysaire.

Affections gastro-intestinales:

Fréquent: douleur abdominale/crampes abdominales, nausées/vomissements.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané:

Fréquent: acné.

Peu fréquent: éruption.

Affections vasculaires:

Fréquent: bouffées de chaleur.

Troubles généraux et anomalies au site d'administration:

Fréquent: réaction au point d’injection, inflammation au point d’injection, douleur au point d’injection.

Peu fréquent: induration au point d’injection.

Affections des organes de la reproduction et du sein:

Fréquent: vaginite, métrorragies, sécrétions vaginales.

Peu fréquent: leucorrhées.

Note : en général, l’apparition de saignements vaginaux avec un traitement continu (consécutifs à une possible hémorragie de privation dans le premier mois de traitement) doit être évaluée comme un signe de potentiel sous-dosage. La suppression hypophysaire doit ensuite être confirmée par un test LHRH.

Affections psychiatriques:

Fréquent: instabilité émotionnelle, altération d’humeur, dépression lors des traitements à long terme.

La survenue éventuelle de petites hémorragies génitales après la première injection chez les filles ne justifie l’adjonction d’un traitement freinateur que si celles-ci se poursuivent au delà du premier mois de traitement.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.ansm.sante.fr.

4.9. Surdosage  

Sans objet.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  

Classe pharmacothérapeutique : ANALOGUE DE L'HORMONE ENTRAINANT LA LIBERATION DE GONADOTROPHINES, code ATC : L02AE02.

La leuproréline est un nonapeptide de synthèse analogue de la GnRH naturelle. Les études conduites chez l'homme comme chez l'animal ont montré qu'après une stimulation initiale, l'administration prolongée de leuproréline entraîne une diminution de la sécrétion gonadotrope, supprimant les fonctions testiculaires chez l'homme ou entraînant une atrophie du tissu endométrial utérin et ectopique chez la femme. Cet effet est réversible à l'arrêt du traitement.

Une diminution de la sensibilité des récepteurs périphériques à la GnRH a été également évoquée à la suite de certaines études animales. Il s’agit d’un effet direct par diminution de la sensibilité des récepteurs périphériques à la GnRH.

Chez l'homme, après administration de la première dose, il se produit une élévation des taux sanguins de LH et FSH entraînant une augmentation initiale des taux de stéroïdes gonadiques (testostérone et dihydrotestostérone).

La poursuite du traitement entraîne une diminution des taux de LH et FSH conduisant, dans un délai de 4 semaines à une diminution des taux de testostérone qui deviennent équivalents à ceux observés après castration chirurgicale; cet effet persiste aussi longtemps que le produit est administré.

Chez la femme, l'administration prolongée de leuproréline entraîne une suppression de la sécrétion d'estradiol et ainsi une mise au repos du tissu endométriosique.

Dans le cadre du traitement de l'endométriose par ENANTONE combiné à une hormonothérapie de substitution (« add-back therapy »), des données cliniques sur une période thérapeutique de un an ont été obtenues avec le schéma posologique comportant du valérate d'œstradiol micronisé 2 mg par jour administré par voie orale et de la promégestone 0,5 mg par jour administrée par voie orale.

Chez l’enfant, l’inhibition réversible de la libération gonadotrope hypophysaire se manifeste par la diminution consécutive des taux d’estradiol (E2) ou de testostérone proches des valeurs observées à la pré-puberté.

La stimulation gonadique initiale peut être responsable de petites hémorragies génitales chez les filles qui ont déjà leurs règles au début du traitement. Une hémorragie de privation peut apparaître en début de traitement. Les hémorragies s’arrêtent normalement à la poursuite du traitement.

Les effets thérapeutiques suivants peuvent être démontrés :

·suppression des taux de base des gonadotrophines aux taux observés à la pré-puberté

·suppression des taux de l’hormone sexuelle prématurément augmentée aux taux observés à la pré-puberté et arrêt des menstruations prématurées

·arrêt/régression du développement somatique pubertaire (stades de Tanner)

·amélioration/normalisation du ratio de l’âge statural/l’âge osseux

·prévention de l’accélération de l’âge osseux

·baisse de la vitesse de la croissance et sa normalisation

·augmentation de la taille finale

Les résultats du traitement sont la suppression de l’activation pathologique et prématurée de l’axe gonadique hypothalamo hypophysaire avec retour à l’âge pré-pubertaire.

Dans une étude clinique au long cours chez des enfants traités par leuproréline à des doses supérieures à 15 mg par mois pendant plus de 4 ans la reprise de la progression de la puberté a été observée à l’arrêt du traitement. Le suivi de 20 femmes jusqu’à l’âge adulte a montré un cycle menstruel normal chez 80% d’entre elles et 12 grossesses chez 7 des 20 femmes y compris des grossesses multiples pour 4 sujets.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  

La concentration plasmatique de leuproréline s'élève pendant les jours qui suivent l'injection, en raison d'une libération rapide du principe actif à partir des microsphères ; les concentrations diminuent ensuite et se stabilisent aux environs de 0,2 à 0,4 ng/ml pendant une période de 3 mois.

Chez les enfants :

La Figure 1 présente les concentrations sériques de leuproréline pendant les 6 premiers mois de traitement après administration SC d’acétate de leuproréline 3 mois (2 injections). Après la première injection, les concentrations sériques augmentent pour atteindre leur maximum au 4ème mois (294,79 pg/ml ± 105,42) et diminuent légèrement jusqu’au 6ème mois (229,02 pg/ml ± 103,33).

Figure 1: concentrations sériques de leuproréline pendant les 6 premiers mois de traitement par acétate de leuproréline 3 mois (2 injections SC) (n=42-43)

5.3. Données de sécurité préclinique  

Sans objet.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  

6.1. Liste des excipients  

Flacon de poudre: acide polylactique, mannitol

Ampoule de solvant: carmellose sodique, mannitol, polysorbate 80, eau pour préparations injectables

6.2. Incompatibilités  

En l’absence d’études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d’autres médicaments.

6.3. Durée de conservation  

3 ans.

Après ouverture : le produit doit être utilisé immédiatement

6.4. Précautions particulières de conservation  

A conserver à température ambiante, à l'abri de la chaleur.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   

130 mg de poudre en flacon (verre type I siliconé) de 9 ml, bouchon (butyle), capsule (aluminium), disque de protection (polypropylène) + 2 ml de solvant en ampoule (verre) ; boîte de 1.

130 mg de poudre en flacon (verre type I siliconé) de 9 ml, bouchon (butyle), capsule (aluminium), disque de protection (polypropylène) + 2 ml de solvant en ampoule (verre) avec un dispositif d’administration contenant une seringue de 2,5 ml accompagnée de 3 aiguilles (de tailles différentes : 23G (bleue), 21G (verte) et 18G (rose)) avec système de sécurité (safe system) ; boîte de 1.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation  

·Mettre le pouce sur le point bleu et casser l'ampoule de solvant en exerçant une flexion à ce niveau ;

POUR LE CONDITIONNEMENT AVEC LES FLACONS DE POUDRE ET DE SOLVANTS SEULS :

·Soutirer le contenu de l’ampoule de solvant à l’aide d’une seringue et l’introduire dans le flacon de poudre pour reconstituer la suspension. Ce solvant est spécifique d’Enantone LP 11,25 mg : il ne devra jamais être remplacé par un autre solvant.

·Bien agiter la préparation.

·Aspirer le mélange obtenu en s’assurant que la totalité de la suspension a bien été soutirée.

·Injecter la suspension immédiatement après la reconstitution à l’aide d’une aiguille S.C. ou I.M.

POUR LE CONDITIONNEMENT AVEC SERINGUES ET AIGUILLES :

·A l’aide de la seringue et de l’aiguille ROSE, soutirer le contenu de l'ampoule de solvant et l'introduire dans le flacon de poudre pour reconstituer la suspension. Ce solvant est spécifique d'ENANTONE LP 11,25 mg: il ne devra jamais être remplacé par un autre solvant.

·Bien agiter la préparation.

·Aspirer le mélange obtenu en s’assurant que la totalité de la suspension a bien été soutirée.

·Changer l’aiguille afin de procéder à l’injection : il conviendra d’utiliser l’aiguille BLEUE pour une injection sous-cutanée et l’aiguille VERTE pour une injection intra-musculaire.

·Injecter la suspension immédiatement après la reconstitution.

·La présence du système de sécurité de l’aiguille est destinée à protéger le personnel soignant contre le risque de piqûre accidentelle.

Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  

TAKEDA FRANCE SAS

11 - 13 COURS VALMY

IMMEUBLE PACIFIC

92800 PUTEAUX

8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  

·34009 341 254 2 3 : 130 mg de poudre en flacon (verre) + 2 ml de solvant en ampoule (verre) ; boîte de 1.

·34009 375 753 1 7 : 130 mg de poudre en flacon (verre) + 2 ml de solvant en ampoule (verre) avec un dispositif d’administration ; avec système de sécurité (safe system) ; boîte de 1.

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION  

[À compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  

[À compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE  

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  

Sans objet.

Liste I

Ce médicament n'est plus commercialisé.

source: ANSM - Mis à jour le : 23/12/2016

Dénomination du médicament

ENANTONE L.P. 11,25 mg, microsphères et solution pour usage parentéral (S.C. ou I.M.) à libération prolongée

{leuproréline}

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant d’utiliser ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.

·Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

·Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que ENANTONE L.P. 11,25 mg, microsphères et solution pour usage parentéral (S.C. ou I.M.) à libération prolongée et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant d'utiliser ENANTONE L.P. 11,25 mg, microsphères et solution pour usage parentéral (S.C. ou I.M.) à libération prolongée ?

3. Comment utiliser ENANTONE L.P. 11,25 mg, microsphères et solution pour usage parentéral (S.C. ou I.M.) à libération prolongée ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver ENANTONE L.P. 11,25 mg, microsphères et solution pour usage parentéral (S.C. ou I.M.) à libération prolongée ?

6. Contenu de l’emballage et autres informations.

1. QU’EST-CE QUE ENANTONE L.P. 11,25 mg, microsphères et solution pour usage parentéral (S.C. ou I.M.) à libération prolongée ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  

Classe pharmacothérapeutique : ANALOGUE DE L'HORMONE ENTRAINANT LA LIBERATION DE GONADOTROPHINES - code ATC : LO2AE02

Ce médicament contient une substance active, la leuproréline, qui a la même action qu'une hormone naturelle (la GnRH). Cette hormone contrôle la production d'autres hormones: la testostérone, les œstrogènes et la progestérone.

L'utilisation sur une longue durée de ce médicament permet d'arrêter la production des hormones sexuelles (testostérone, œstrogène et progestérone) aussi bien chez l'homme que chez la femme et l’enfant.

Il est utilisé :

·chez l'homme, dans certaines maladies de la prostate et des os, seul ou associé à des rayons (radiothérapie),

·chez la femme, dans le traitement de l'endométriose,

·chez l'enfant, dans le traitement de la puberté précoce centrale (avant 9 ans chez la fille, avant 10 ans chez le garçon).

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT D’UTILISER ENANTONE L.P. 11,25 mg, microsphères et solution pour usage parentéral (S.C. ou I.M.) à libération prolongée ?  

N'utilisez jamais ENANTONE L.P. 11,25 mg, microsphères et solution pour usage parentéral (SC ou IM) à libération prolongée:

·Si vous êtes allergique à la leuproréline ou à l’un des autres composants contenus dans ce médicament, mentionnés dans la rubrique 6.

·grossesse ou allaitement ;

·chez la fille avec puberté précoce centrale :en cas d'hémorragie génitale de cause non déterminée,

·en cas d'association d'une hormonothérapie de substitution au traitement de l'endométriose par ENANTONE, les contre-indications des estroprogestatifs doivent être respectées.

Avertissements et précautions

Faites attention avec ENANTONE L.P. 11,25 mg, microsphères et solution pour usage parentéral (SC ou IM) à libération prolongée :

Des cas de dépression, pouvant être sévère ont été rapportés chez des patients traités par ENANTONE LP 11,25 mg, microsphères et solution pour usage parentéral (SC ou IM) à libération prolongée.

Si vous prenez ENANTONE LP 11,25 mg, microsphères et solution pour usage parentéral (SC ou IM) à libération prolongée et si vous ressentez une humeur dépressive, parlez-en à votre médecin.

Veuillez signaler à votre médecin si vous souffrez du cœur ou des vaisseaux, y compris si vous avez des troubles du rythme (arythmies) ou si vous êtes traités par des médicaments pour ces problèmes. Le risque de troubles du rythme cardiaque peut être augmenté avec ENANTONE.

Votre médecin surveillera votre taux sanguin de sucre régulièrement car ENANTONE peut modifier votre métabolisme et donc votre taux sanguin de sucre.

Votre médecin doit s’assurer de la surveillance de votre densité osseuse et peut vous prescrire un traitement approprié car l’utilisation de ce médicament peut entraîner une diminution de la densité osseuse, une ostéoporose (fragilisation des os) et un risque accru de fractures osseuses.

Des cas de convulsions ont été rapportés chez les patients traités par ENANTONE LP 11,25 mg poudre et solvant après sa mise sur le marché. Ces convulsions ont été observées aussi bien chez les adultes que chez les enfants, avec ou sans antécédents, troubles, ou facteurs de risque liés aux convulsions.

Maladie de la prostate :

·Lors de la mise en route d'un traitement par des analogues de la GnRH, des cas isolés d'aggravation des symptômes cliniques (en particulier des douleurs osseuses), le plus souvent transitoires, ont été observés ;

·Une surveillance attentive sera effectuée pendant les premières semaines de traitement et une consultation médicale sera demandée rapidement devant toute aggravation des symptômes.

Endométriose :

Une absence de grossesse sera vérifiée avant le traitement.

En cas d'association d'une hormonothérapie de substitution au traitement de l'endométriose par ENANTONE, les mises en garde et les précautions d'emploi des estroprogestatifs doivent être respectées.

Prendre des précautions particulières avec ENANTONE L.P. 11,25 mg, microsphères et solution pour usage parentéral (SC ou IM) à libération prolongée :

Endométriose:

Dans cette indication, ce médicament entraîne dans tous les cas une absence de règles. En dehors du premier mois de traitement, la survenue de saignements doit conduire à consulter votre médecin. Si vous présentez un risque d'ostéoporose (fragilisation osseuse), une surveillance de la masse osseuse est conseillée lors de traitement prolongé.

Chez l’enfant :

Dans le cas d’un abcès stérile au site d’injection (principalement rapporté après administration dans le muscle), votre médecin surveillera vos taux d’hormones étant donné que l’absorption de leuproréline pourrait être diminuée au niveau du site d’injection.

Si l’enfant présente une tumeur cérébrale évolutive, votre médecin décidera si le traitement par ENANTONE LP 11,25 mg est adapté.

Chez les filles avec puberté précoce centrale

Après la première injection, des saignements vaginaux et des sécrétions peuvent apparaître en signe de privation hormonale. L’apparition de saignements vaginaux au-delà des deux premiers mois de traitement doit être explorée.

Le traitement par ENANTONE LP 11,25 mg peut entraîner une diminution de la densité minérale osseuse (DMO). Toutefois, après l'arrêt du traitement, l’augmentation ultérieure de la masse osseuse est préservé et le pic de croissance de la masse osseuse à la fin de la puberté ne semble pas être affecté par le traitement.

L’arrêt du traitement peut conduire à l’apparition soudaine d’un glissement du cartilage de croissance du fémur. Il se pourrait que ce soit consécutif à l’affaiblissement du cartilage de conjugaison en raison des faibles concentrations en hormones sexuelles féminines pendant le traitement.

Autres médicaments et ENANTONE L.P. 11,25 mg, microsphères et solution pour usage parentéral (SC ou IM) à libération prolongée

D’autres médicaments et ENANTONE peuvent interagir avec les médicaments utilisés pour traiter les problèmes de rythme cardiaque (par exemple quinidine, procainamide, amiodarone et sotalol) ou peuvent augmenter le risque de troubles du rythme quand ils sont utilisés avec d’autres médicaments (par exemple méthadone (utilisé pour le traitement de la douleur et en désintoxication de l’addiction médicamenteuse, moxifloxacine (un antibiotique), antipsychotiques utilisés pour les maladies mentales graves).

Si vous prenez ou avez pris récemment un autre médicament, y compris un médicament obtenu sans ordonnance, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.

ENANTONE L.P. 11,25 mg, microsphères et solution pour usage parentéral (SC ou IM) à libération prolongée avec des aliments, boissons et de l’alcool

Sans objet.

Grossesse, allaitement et fertilité

Grossesse

Ce médicament ne doit pas être utilisé pendant la grossesse. En cas de découverte fortuite d'une grossesse alors que vous preniez ce médicament, avertissez tout de suite votre médecin, qui interrompra alors ce traitement.

Allaitement

Ce médicament ne doit pas être utilisé en cas d'allaitement.

ENANTONE L.P. 11,25 mg ne doit pas être administré aux filles enceintes ou qui allaitent (voir aussi N'utilisez jamais ENANTONE L.P. 11,25 mg, microsphères et solution pour usage parentéral (SC ou IM) à libération prolongée).

Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre tout médicament.

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament.

Sportifs

Sans objet.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Les effets d’ENANTONE L.P. 11,25 mg sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n’ont pas été étudiés. Des vertiges, des troubles de la vue, une faiblesse des membres inférieurs, une fatigue et une somnolence peuvent survenir au cours de votre maladie ou de votre traitement. Si vous ressentez l'un de ces effets, vous devez être prudent si vous conduisez ou utilisez des machines.

3. COMMENT UTILISER ENANTONE L.P. 11,25 mg, microsphères et solution pour usage parentéral (S.C. ou I.M.) à libération prolongée ?  

Posologie

Une injection tous les 3 mois.

Utilisation chez les enfants

Le traitement des enfants doit se faire sous la surveillance générale d'un endocrino-pédiatre, d'un pédiatre ou d’un endocrinologue ayant une expertise dans le traitement de la puberté précoce centrale.

Le schéma posologique doit être adapté individuellement.

La dose initiale recommandée dépend du poids corporel.

Enfants d'un poids supérieur ou égal à 20 kg :

Sauf prescription contraire, 2 ml d'ENANTONE L.P. 11,25 mg (11,25 mg d’acétate de leuproréline) sont administrés tous les 3 mois en une seule injection sous la peau par exemple dans l’abdomen, la fesse ou la cuisse.

Enfants d'un poids inférieur à 20 kg :

En prenant en compte l’activité clinique de la puberté précoce centrale, dans ces rares cas, la conduite à tenir est la suivante :

Sauf prescription contraire, 1 ml d'ENANTONE L.P. 11,25 mg (5,625 mg d’acétate de leuproréline) est administré tous les 3 mois en une seule injection sous la peau par exemple dans l’abdomen, la fesse ou la cuisse. Le reste de la suspension doit être éliminé. Votre médecin surveillera la prise de poids de l’enfant.

Selon l’activité clinique de la puberté précoce centrale, votre médecin pourra augmenter la dose en présence d’une suppression insuffisante (par exemple saignements vaginaux). Votre médecin déterminera la dose efficace minimale à l’aide d’un test sanguin.

La durée du traitement dépend des signes cliniques au début du traitement ou pendant le traitement et est décidée en accord avec le médecin et le représentant légal et le cas échéant, l’enfant traité. Votre médecin déterminera l’âge osseux de l’enfant à intervalles réguliers.

Chez les filles ayant un âge osseux supérieur à 12 ans et chez les garçons ayant un âge osseux supérieur à 13 ans, votre médecin envisagera l’arrêt du traitement en prenant en compte les effets cliniques sur votre enfant.

Chez les filles, une grossesse doit être exclue avant le début du traitement. La survenue d’une grossesse pendant le traitement ne peut pas être exclue. Dans ce cas, parlez-en à votre médecin.

Ce traitement est un traitement au long terme, adapté de manière individuelle. Prévoyez avec votre médecin des administrations trimestrielles régulières d’ENANTONE LP 11,25 mg. Un retard exceptionnel de quelques jours dans la date de l’injection (90 ± 2 jours) n’influence pas les résultats du traitement.

Mode et voie d’administration

·Voie sous-cutanée ou intra-musculaire dans les indications: maladie de la prostate et des os, endométriose.

·Voie sous-cutanée chez l'enfant dans le traitement de la puberté précoce.

·De fréquents abcès stériles au site d’injection apparaissent quand ENANTONE L.P. 11,25 mg est administré à des doses supérieures à celles recommandées et quand il est administré dans le muscle. Vous médecin vous administrera alors le médicament sous la peau par exemple dans l’abdomen, la fesse ou la cuisse.

Mode d'utilisation

·Mettre le pouce sur le point bleu et casser l'ampoule de solvant en exerçant une flexion à ce niveau.

·A l'aide de la seringue et de l'aiguille ROSE, soutirer le contenu de l'ampoule de solvant et l'introduire dans le flacon de poudre pour reconstituer la suspension. Ce solvant est spécifique d'ENANTONE LP 11,25 mg : il ne devra jamais être remplacé par un autre solvant.

·LA SOLUTION OBTENUE NE DOIT JAMAIS ETRE MELANGEE A D'AUTRES MEDICAMENTS.

·Bien agiter la préparation.

·Aspirer le mélange obtenu en s'assurant que la totalité de la suspension a bien été soutirée.

·Changer l'aiguille afin de procéder à l'injection: il conviendra d'utiliser l'aiguille BLEUE pour une injection sous-cutanée et l'aiguille VERTE pour une injection intra-musculaire.

·Injecter la suspension immédiatement après la reconstitution.

Après injection:

Retirer l’aiguille de la peau du patient. Activer immédiatement le système de sécurité de l’aiguille en procédant comme suit :

- Positionner le capuchon protecteur sur une surface plane de façon à former avec celle-ci un angle de 45° environ ;

- Appuyer d’un geste ferme et rapide jusqu’à entendre un « clic » sonore ;

- S’assurer au bruit et/ou visuellement que le capuchon protecteur recouvre l’aiguille.

La présence du système de sécurité de l’aiguille est destinée à protéger le personnel soignant contre le risque de piqûre accidentelle.

Fréquence d'administration

Les injections seront renouvelées toutes les 3 mois.

Chez la femme (endométriose), le traitement sera limité à 6 mois.

Toutefois, dans les cas associés à une symptomatologie pelvienne chronique et en l'absence de désir immédiat de grossesse, la durée de traitement peut être portée à un an en associant ENANTONE à une hormonothérapie de substitution. Au-delà de cette période, le renouvellement de ce traitement ou d'un autre médicament du même type n'est pas souhaitable.

Durée de traitement

Se conformer strictement à la prescription de votre médecin traitant.

NE PAS ARRETER LE TRAITEMENT SANS L’AVIS DE VOTRE MEDECIN.

Si vous avez utilisé plus de ENANTONE LP 11,25 mg, microsphères et solution pour usage parentéral (SC ou IM) à libération prolongée que vous n'auriez dû :

Demandez conseil à votre médecin ou votre pharmacien.

Si vous oubliez de prendre ENANTONE L.P. 11,25 mg, microsphères et solution pour usage parentéral (SC ou IM) à libération prolongée:

Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose simple que vous avez oublié de prendre. Dans tous les cas contacter votre médecin.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

Dans tous les cas :

·Des cas d’altération de l’humeur et de dépression, fréquents (à long terme) ou peu fréquents (à court terme) ont été rapportés chez des patients traités par ENANTONE LP 11,25 mg, microsphères et solution pour usage parentéral(SC ou IM) à libération prolongée.

·Une intolérance locale à type de réaction inflammatoire ou de nodule sous-cutané au point d’injection peut survenir, en particulier chez l’enfant. Si celle-ci persiste, le traitement par ENANTONE devra être interrompu.

·Très rarement, des cas d’arrêt de fonctionnement de la glande hypophyse (apoplexie hypophysaire) ont été rapportés chez des patients présentant une hypophyse de taille augmentée.

·Très rarement des réactions allergiques généralisées peuvent apparaître.

·Des modifications de l’ECG (allongement de l’intervalle QT) ont été observées à une fréquence indéterminée après une administration prolongée

·Des convulsions ont été observées à une fréquence indéterminée

Chez l’homme :

Dans certains cas rares, il est possible d’observer en début de traitement, une accentuation des troubles qui l’ont motivé : troubles urinaires, douleurs.

Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés sont: prise de poids, augmentation de certaines enzymes (notamment du foie), anémie (faible nombre de globules rouges), maux de tête, difficulté respiratoire, nausées, constipation, troubles urinaires, sang dans les urines, infection des voies urinaires, sueurs, démangeaisons, douleur osseuse, faiblesse musculaire, douleur du dos, douleurs articulaires, perte d’appétit, diminution de l’appétit, bouffées de chaleur, fatigue, réaction ou douleur au point d’injection, douleur, gonflement localisé (œdème), fonction hépatique anormale, impuissance, diminution de la taille des testicules, trouble testiculaire, développement des seins, diminution de la libido, dépression, trouble du sommeil.

Les effets indésirables suivants sont peu fréquents: étourdissement, paresthésie, vomissement, diarrhées, éruption, douleur musculaire, douleur des extrémités, douleur thoracique, gonflement localisé (œdème) au point d’injection.

Il est probable qu’un traitement à long terme par leuproréline révèle des signes d’aggravation d’ostéoporose (fragilisation osseuse).

Ces phénomènes peuvent survenir même si l’effet du traitement est favorable. Il faut cependant avertir immédiatement votre médecin traitant.

Chez la femme :

En début de traitement, il est possible d’observer une accentuation des troubles (douleurs pelviennes) mais qui doivent disparaître en 1 à 2 semaines.

Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés sont (peuvent affecter jusqu’à 1 personne sur 10): bouffées de chaleur, prise de poids, perte de poids, maux de tête, étourdissements, trouble de la sensibilité, hypertonie, nausées, maux de ventre, constipation, sueurs, acné, éruption, sécheresse cutanée, douleurs articulaires, raideur des épaules, douleur du dos, fatigue, douleur, gonflement localisé (œdème), douleur ou induration (zone durcie de la peau) au point d’injection, douleur thoracique, inflammation du vagin, sécheresse vaginale, douleur mammaire, trouble du sommeil, dépression, instabilité émotionnelle, diminution de la libido, nervosité.

Les effets indésirables suivants sont peu fréquents (peuvent affecter jusqu’à 1 personne sur 100): augmentation de certaines enzymes (notamment du foie), augmentation du phosphore dans le sang, augmentation des graisses, palpitation, diminution de la sensibilité cutanée, trouble visuel, flatulence, bouche sèche, vomissement, diarrhées, difficultés pour uriner, excès de sébum, chute des cheveux, trouble du cheveu, ecchymose, douleur de la nuque, douleurs musculaires, raideur de la nuque, affections articulaires, excès de cholestérol dans le sang, perte d’appétit, frissons, fatigue, rougeur au point d’injection, douleur pelvienne, diminution du volume des seins, pertes vaginales, anxiété, confusion, risque d’ostéoporose (diminution de la masse osseuse).

Dans le cadre d’un traitement de l’endométriose associant ENANTONE à un traitement hormonal complémentaire, on note également des saignements vaginaux.

Ces phénomènes peuvent survenir également même si l’effet du traitement est favorable. Il faut cependant avertir immédiatement votre médecin traitant.

Chez l’enfant :

A l’initiation du traitement, une augmentation importante de courte durée du taux d’hormones sexuelles apparaît, suivie d’une diminution jusqu’aux valeurs de la pré-puberté. En raison de ces effets, des effets indésirables peuvent survenir, particulièrement au début du traitement.

Les effets indésirables fréquemment rapportés sont: sautes d’humeur, maux de tête, maux de ventre/crampes abdominales, nausées/vomissements, acné, bouffées de chaleur, réaction au point d’injection, inflammation au point d’injection, douleur au point d’injection, inflammation du vagin, saignements vaginaux/sécrétions, instabilité émotionnelle,

Les effets indésirables suivants sont peu fréquents: éruption, induration (zone durcie de la peau) au point d’injection, pertes vaginales.

Les effets indésirables suivants sont très rares : réactions allergiques générales (fièvre, rash, démangeaisons), réactions allergiques graves pouvant causer des difficultés à respirer ou des vertiges, un gonflement du visage et des lèvres et comme les autres médicaments de cette classe : si vous avez une lésion hypophysaire préexistante, il peut y avoir une augmentation du risque d’hémorragie dans cette région, pouvant provoquer des maux de tête violents, des troubles visuems et des troubles de la conscience nécessitant une prise en charge en urgence.

Quelques pertes sanguines peuvent être observées chez la fille lors de la première semaine de traitement. Elles peuvent justifier un traitement complémentaire de courte durée.

Note : en général, si des saignements vaginaux apparaissent avec un traitement continu (après une possible hémorragie de privation dans le premier mois de traitement), cela peut être un signe de potentiel sous-dosage. Prévenez votre médecin si des saignements vaginaux apparaissent.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou à votre infirmier/ère. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet:www.ansm.sante.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER ENANTONE L.P. 11,25 mg, microsphères et solution pour usage parentéral (S.C. ou I.M.) à libération prolongée ?  

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

Après ouverture : le produit doit être utilisé immédiatement.

N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur l’emballage. La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

A conserver à température ambiante, à l'abri de la chaleur.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien d’éliminer les médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.

6. CONTENU DE L’EMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS  

Ce que contient ENANTONE L.P. 11,25 mg, microsphères et solution pour usage parentéral (SC ou IM) à libération prolongée  

·La substance active est:

euproréline................................................................................................................... 11,25 mg

Pour un flacon.

·Les autres composants sont :

·Flacon de Poudre : acide polylactique, mannitol.

·Ampoule de solvant : carmellose sodique, mannitol, polysorbate 80, eau pour préparations injectables.

Qu’est-ce que ENANTONE L.P. 11,25 mg, microsphères et solution pour usage parentéral (SC ou IM) à libération prolongée et contenu de l’emballage extérieur  

Ce médicament se présente sous forme de microsphères et solution pour usage parentéral (SC ou IM) à libération prolongée. Boîte de 1 flacon + 1 ampoule avec un dispositif d’administration (1 seringue de 2,5 ml accompagnée de 3 aiguilles (de tailles différentes : 23G (bleue), 21G (verte) et 18G (rose)).

Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché  

TAKEDA FRANCE SAS

11 – 13 COURS VALMY

IMMEUBLE PACIFIC

92800 PUTEAUX

Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché  

TAKEDA FRANCE SAS

11 – 13 COURS VALMY

IMMEUBLE PACIFIC

92800 PUTEAUX

Fabricant  

DELPHARM NOVARA S.R.L.

VIA CROSA, 86

28065 CERANO (NO)

ITALIE

OU

CATALENT FRANCE OSNY S.A.S.

17 RUE DE PONTOISE

95520 OSNY

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen  

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :  

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

Autres  

Sans objet.

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’ANSM (France).

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