SAVARINE, comprimé pelliculé

source: ANSM - Mis à jour le : 14/06/2019

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  

SAVARINE, comprimé pelliculé

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  

Chlorhydrate de proguanil ...... 200,00 mg

Phosphate de chloroquine ..... 161,20 mg

Quantité correspondant à chloroquine base .......... 100,00 mg

Pour un comprimé pelliculé de 630,00 mg.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  

Comprimé pelliculé.

4. DONNEES CLINIQUES  

4.1. Indications thérapeutiques  

Chimioprophylaxie du paludisme chez les voyageurs se rendant dans les zones d'endémie où l'association de la chloroquine et du proguanil est recommandée.

4.2. Posologie et mode d'administration  

Savarine est une association permettant l'administration quotidienne de chloroquine et de proguanil dans un seul comprimé.

Voie orale.

Réservé à la chimioprophylaxie du paludisme chez les adultes et adolescents de 15 ans et plus et pesant au moins 50 kg.

Le traitement sera débuté au moins 24 heures avant le départ et poursuivi pendant toute la durée du risque dimpaludation puis pendant les 4 semaines suivantes.

La posologie est de 1 comprimé à absorber chaque jour à heure fixe de préférence avec de leau et à la fin du repas.

Afin de prévenir la survenue de troubles du sommeil qui peuvent être liés au traitement, il est préférable dabsorber le comprimé après le repas du matin ou du midi.

Sujets âgés : il ny a pas lieu de prévoir un ajustement de la posologie.

Insuffisants rénaux et dialysés : Savarine est contre-indiqué chez les sujets dialysés ou atteints dinsuffisance rénale dont la clairance de la créatinine est inférieure à 60 ml/min. Savarine ne permet pas d'adapter la posologie chez ces sujets (voir rubrique 4.3).

Insuffisants hépatiques : Savarine doit être utilisé avec précaution en cas dinsuffisance hépatique.

4.3. Contre-indications  

·Hypersensibilité aux substances actives, aux amino-4-quinoléines ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ;

·Enfants de moins de 15 ans ;

·Adultes ou adolescents pesant moins de 50 kg ;

·Insuffisance rénale modérée à sévère (clairance de la créatinine < 60 ml/min) ;

·Dialyse ;

·Rétinopathie (en raison de la présence de chloroquine) ;

·En association avec lagalsidase, le citalopram, la dompéridone, lescitalopram, lhydroxyzine et la pipéraquine (voir rubrique 4.5).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  

En raison de l'évolution des résistances de certaines espèces de Plasmodium aux médicaments antipaludiques, un avis médical est important afin de préciser le type de chimioprophylaxie adaptée.

La chimioprophylaxie ne dispense pas des mesures de précaution contre les piqûres de moustiques (ex: moustiquaires, répulsifs...).

Allongement de lintervalle QTc

Il a été montré que la chloroquine entraînait un allongement de lintervalle QTc chez certains patients.

La chloroquine doit être utilisée avec prudence chez les patients présentant un allongement de lintervalle QT congénital ou acquis documenté et/ou des facteurs de risques connus dallongement de lintervalle QT tels que :

·maladie cardiaque, p. ex. insuffisance cardiaque, infarctus du myocarde ;

·affections pro-arythmiques, p. ex. bradycardie (< 50 bpm) ;

·antécédents de dysrythmies ventriculaires ;

·hypokaliémie et/ou hypomagnésémie non corrigées ;

·traitement concomitant par des agents allongeant lintervalle QT (voir rubrique 4.5) car le risque darythmies ventriculaires pourrait alors être accru, avec parfois une issue fatale

Lamplitude de lallongement de lintervalle QT peut augmenter avec laugmentation des concentrations du médicament. Par conséquent, la dose recommandée ne doit pas être dépassée (voir également rubriques 4.8 et 4.9).

Lassociation de la chloroquine est déconseillée avec dautres substances susceptibles de donner des torsades de pointes (voir liste en 4.5, et à lexception du citalopram, de la dompéridone,de lescitalopram, de lhydroxyzine et de la pipéraquine qui sont contre-indiqués, voir rubriques 4.3 et 4.5), avec les arsénieux, le crizotinib, le délamanid, la méthadone, certains neuroleptiques, le sulfaméthoxazole/trimétoprime (voir rubrique 4.5).

Cardiomyopathie

Des cas de cardiomyopathie ont été signalés chez des patients traités par la chloroquine, conduisant à une insuffisance cardiaque, avec parfois une issue fatale (voir rubriques 4.8 et 4.9). Ces cas ont été décrits après administration de doses cumulées très élevées de chloroquine chez des patients atteints dune maladie systémique. Si des signes et symptômes de cardiomyopathie apparaissent au cours du traitement par la chloroquine, le traitement doit être interrompu.

Savarine doit être utilisé avec précaution chez l'insuffisant hépatique ou rénal. Des troubles hématologiques chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère ont été signalés (voir rubriques 4.3 et 4.8).

Savarine sera utilisé avec précaution en cas d'épilepsie ou en cas dassociation avec des médicaments abaissant le seuil épileptogène (voir rubrique 4.5).

Déficit en glucose-6-phosphate déshydrogénase (G6PD) : des cas isolés d'hémolyse intravasculaire ont été rapportés chez des patients déficitaires recevant de la chloroquine. En conséquence, Savarine sera utilisé avec précaution chez les patients présentant un déficit majeur en G6PD.

En raison de la présence de chloroquine, la prise de Savarine peut déclencher la survenue dune crise chez un sujet atteint de porphyrie aiguë hépatique ou favoriser une poussée chez un sujet atteint de psoriasis.

Toxicité oculaire de la chloroquine : le risque de toxicité rétinienne est faible aux doses recommandées pour la chimioprophylaxie du paludisme chez le voyageur. En conséquence, chez les patients présentant un trouble ou une anomalie ophtalmologique préexistant ou tout autre facteur de risque (ex. insuffisance rénale chronique ou âge supérieur à 65 ans) une surveillance ophtalmologique avec questionnaire et évaluation de l'acuité visuelle sera réalisée régulièrement. En l'absence de facteurs de risque, une surveillance ophtalmologique n'apparaît pas nécessaire plus d'une fois par an.

Chez les sujets atteints de porphyrie cutanée tardive, la prise de chloroquine peut favoriser la survenue dune atteinte hépatique et ce de façon dose-dépendante (voir rubrique 4.8).

La survenue dun exanthème maculo-papuleux fébrile associé à des symptômes systémiques (atteinte hépatique, pulmonaire, rénale, éosinophilie) doit faire craindre une réaction médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (Syndrome de DRESS) et impose larrêt du traitement (voir rubrique 4.8).

II a été rapporté des cas dhypoglycémie sévère sous chloroquine, notamment des cas de perte de connaissance ou des mises en jeu du pronostic vital liées à une hypoglycémie chez des patients traités ou non par antidiabétiques (voir rubrique 4.8). Les patients traités par chloroquine doivent être avertis du risque dhypoglycémie et des signes et symptômes associés. Une surveillance de la glycémie chez les patients présentant une symptomatologie évocatrice est recommandée et leur traitement devra être rediscuté si nécessaire.

Des troubles extrapyramidaux aigus (voir rubriques 4.8 et 4.9) ont été rapportés sous chloroquine, disparaissant généralement à larrêt du traitement et/ou avec un traitement symptomatique (benzodiazépines et/ou atropiniques).

Dihydrofolate réductase :

La cycloguanil, métabolite du proguanil, est un inhibiteur de la dihydrofolate réductase (voir rubrique 5.1), susceptible dinterférer avec le métabolisme des folates. Une supplémentation en acide folique est à envisager en prévision dune grossesse et durant le début de la grossesse (voir rubrique 4.6).

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  

INTERACTIONS LIEES A LA CHLOROQUINE

+ Médicaments abaissant le seuil épileptogène

Lutilisation conjointe de médicaments proconvulsivants, ou abaissant le seuil épileptogène, devra être soigneusement pesée, en raison de la sévérité du risque encouru. Ces médicaments sont représentés notamment par la plupart des antidépresseurs (imipraminiques, inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine), les neuroleptiques (phénothiazines et butyrophénones), la méfloquine, la chloroquine, le bupropion, le tramadol.

+ Substances susceptibles de donner des torsades de pointes

Ce trouble du rythme cardiaque grave peut être provoqué par un certain nombre de médicaments, antiarythmiques ou non. L'hypokaliémie (cf. médicaments hypokaliémiants) est un facteur favorisant, de même que la bradycardie (cf. médicaments bradycardisants) ou un allongement préexistant de l'intervalle QT, congénital ou acquis.

Les médicaments à lorigine de cet effet indésirable sont notamment les antiarythmiques de classe Ia et III, et certains neuroleptiques. D'autres molécules nappartenant pas à ces classes sont également en cause.

Pour lérythromycine et la vincamine, seules les formes administrées par voie intraveineuse sont concernées par cette interaction.

L'utilisation d'un médicament torsadogène avec un autre médicament torsadogène est contre-indiquée en règle générale.

Toutefois certains dentre eux, en raison de leur caractère incontournable, font exception à la règle, en étant seulement déconseillés avec les autres torsadogènes. Il sagit des antiparasitaires (chloroquine, halofantrine, luméfantrine, pentamidine), des arsénieux, de l'hydroxychloroquine, de la méthadone, et des neuroleptiques.

A noter, le citalopram, lescitalopram, la dompéridone, l'hydroxyzine et la pipéraquine ne suivent pas cet assouplissement, et sont contre-indiqués avec tous les torsadogènes, suite à un arbitrage européen.

Associations contre-indiquées (voir rubrique 4.3)

+ Agalsidase :

En raison dun risque théorique dinhibition de lactivité intracellulaire de lα-galactosidase, la chloroquine ne doit pas être associée à lagalsidase.

+ Citalopram, escitalopram,

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

+ Dompéridone

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

+ Hydroxyzine

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

+ Pipéraquine

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Associations déconseillées (voir rubrique 4.4)

+ Arsénieux

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

+ Autres antiparasitaires susceptibles de donner des torsades de pointes (sauf pipéraquine ,voir associations contre-indiquées), halofantrine, luméfantrine, pentamidine)

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Si cela est possible, interrompre lun des deux traitements. Si lassociation ne peut être évitée, contrôle préalable du QT et surveillance ECG monitorée.

+ Autres médicaments susceptibles de donner des Torsades de Pointes ( et à lexception du citalopram, de la dompéridone, de lescitalopram, de lhydroxyzine et de la pipéraquinevoir associations contre-indiquées) : amiodarone, cocaïne, disopyramide, dronédarone, érythromycine IV , hydroquinidine, hydroxychloroquine, méquitazine, moxifloxacine, quinidine, sotalol, spiramycine, torémifene, vandétanib, vincamine IV)

+ Amiodarone

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de Torsades de Pointes. Si cela est possible, interrompre lun des deux traitements. Si lassociation ne peut être évitée, contrôle préalable du QT et surveillance ECG monitorée.

+ Cocaïne

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de Torsades de Pointes. Si cela est possible, interrompre lun des deux traitements

+ Crizotinib

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Si lassociation ne peut être évitée, contrôle clinique et électrocardiographiques réguliers.

+ Délamanid

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Si lassociation ne peut être évitée, contrôle clinique et électrocardiographiques réguliers.

+ Disopyramide

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de Torsades de Pointes. Si cela est possible, interrompre lun des deux traitements.

+ Dronédarone

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de Torsades de Pointes. Si cela est possible, interrompre lun des deux traitements.

+ Erythromycine IV

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de Torsades de Pointes. Si cela est possible, interrompre lun des deux traitements.

+ Hydroquinidine

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de Torsades de Pointes. Si cela est possible, interrompre lun des deux traitements.

+ Hydroxychloroquine

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de Torsades de Pointes. Si cela est possible, interrompre lun des deux traitements.

+ Méquitazine

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de Torsades de Pointes. Si cela est possible, interrompre lun des deux traitements.

+ Méthadone

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

+ Moxifloxacine

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de Torsades de Pointes. Si cela est possible, interrompre lun des deux traitements.

+ Neuroleptiques susceptibles de donner des torsades de pointes (amisulpride, chlorpromazine, cyamémazine, dropériodl, flupentixol, fluphénazine, halopéridol, levomépromazine, pimozide, pipampérone, pipotiazine, sulpiride, tiapride, zuclopenthixol)

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

+ Quinidine

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de Torsades de Pointes. Si cela est possible, interrompre lun des deux traitements.

+ Sotalol

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de Torsades de Pointes. Si cela est possible, interrompre lun des deux traitements.

+ Spiramycine

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de Torsades de Pointes. Si cela est possible, interrompre lun des deux traitements.

+ Sulfaméthoxazole / trimétoprime

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association.

+Torémifène

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de Torsades de Pointes. Si cela est possible, interrompre lun des deux traitements.

+ Vandétanib

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de Torsades de Pointes. Si cela est possible, interrompre lun des deux traitements.

+ Vincamine IV

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de Torsades de Pointes. Si cela est possible, interrompre lun des deux traitements.

Associations faisant lobjet de précautions d'emploi

+ Anagrélide

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.Surveillance clinique et électrocardiographique pendant lassociation.

+ Azithromycine, clarithromycine, roxithromycine

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association.

+ Bêta-bloquants dans linsuffisance cardiaque

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association.

+ Bradycardisants

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association.

+ Ciclosporine

Risque daugmentation des concentrations sanguines de ciclosporine et de la créatininémie.

II est recommandé deffectuer un dosage des concentrations sanguines de la ciclosporine, un contrôle de la fonction rénale et une adaptation de la posologie pendant lassociation et après larrêt de la chloroquine.

+ Ciprofloxacine, lévofloxacine, norfloxacine

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association.

+ Hypokaliémiants (par exemple : diurétiques hypokaliémiants, laxatifs stimulants, glucocorticoïdes, tétracosactide, amphotéricine B par voie IV)

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association.

+ Ondensétron

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association.

Associations à prendre en compte

+ Autres médicaments abaissant le seuil épileptogène

Risques accru de convulsions.

+ Cimétidine

Ralentissement de lélimination de la chloroquine et risque de surdosage.

+ Vaccin antirabique

Certaines données ont mis en évidence une diminution de la réponse en anticorps lors de l'injection du vaccin antirabique HDCV (Human Diploid Cell Vaccine) par voie intradermique chez des sujets traités simultanément par chloroquine. Par conséquent, il convient d'éviter la voie intradermique, lors d'une vaccination antirabique chez un patient traité par la chloroquine. De plus lorsqu'une chimioprophylaxie antipaludique par Savarine est envisagée, il y a lieu de prévoir que le schéma complet de vaccination antirabique en préexposition, et ceci en particulier avec le vaccin HDCV, soit achevé avant la mise en route de la chimioprophylaxie antipaludique. En cas d'impossibilité, il convient d'éviter la vaccination intradermique par HDCV et d'utiliser les schémas de vaccination antirabique prévus par voie intramusculaire afin de favoriser une immunisation optimale.

INTERACTIONSLIEES AU PROGUANIL

Associations faisant lobjet de précautions d'emploi

+ Antivitamines K (acécoumarol, fluindione, warfarine)

Risque daugmentation de leffet de lanticoagulant oral et du risque hémorragique.

Contrôle plus fréquent de lINR. Adaptation éventuelle de la posologie de lanticoagulant oral pendant le traitement par le proguanil et après son arrêt.

+ Vaccin antityphoïdique vivant oral atténué (souche Ty21a)

Le traitement par chlorhydrate de proguanil doit être arrêté trois jours avant la vaccination et ne sera pas repris avant trois jours suivant linjection du vaccin oral vivant contre la typhoïde (souche Ty21a).

INTERACTIONS LIEES A LA CHLOROQUINE ET AU PROGUANIL

Associations faisant lobjet de précautions demploi

+ Topiques gastro-intestinaux, antiacides et adsorbants

Diminution de labsorption digestive de la chloroquine et du proguanil. Prendre les topiques gastro-intestinaux, antiacides ou les adsorbants à distance de la prise de chloroquine et du proguanil (plus de 2 heures si possible).

+ Hormones thyroïdiennes

Risque dhypothyroïdie clinique chez les patients substitués par hormones thyroïdiennes.

II est recommandé de surveiller les concentrations sériques de T3 et de T4 et dadapter, si besoin, la posologie de lhormone thyroïdienne pendant le traitement par lantipaludique et après son arrêt.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  

Grossesse

Linfestation par un Plasmodium pendant la grossesse peut avoir des conséquences sur le pronostic vital maternel et ftal.

Il existe peu de données sur lutilisation de la chloroquine chez la femme enceinte aux doses préconisées en traitement prophylactique. Des anomalies (en particulier oculaires et cochléaires) ont été rapportées lors de la prise de fortes doses de chloroquine pendant la grossesse.

Des études effectuées chez lanimal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubirque 5.3).

Il existe peu de données sur lutilisation du proguanil chez la femme enceinte.

Savarine ne doit pas être utilisé pendant la grossesse sauf si le médecin estime que le bénéfice potentiel du traitement est supérieur au risque.

La cycloguanil, métabolite du proguanil, est un inhibiteur de la dihydrofolate réductase (voir rubrique 5.1), susceptible dinterférer avec le métabolisme des folates. Une supplémentation en acide folique est à envisager en prévision dune grossesse et durant le début de la grossesse (voir rubrique 4.4).

Allaitement

Le proguanil et la chloroquine passent dans le lait maternel. Lors de l'administration aux doses prophylactiques ce passage ne présente pas de risque de toxicité pour le nourrisson.

Par ailleurs, les quantités de chloroquine retrouvées (environ 2,2 à 4,2 pour cent de la dose administrée) sont insuffisantes pour assurer une chimioprophylaxie du nourrisson.

Fertilité

Il nexiste pas de données cliniques concernant leffet de Savarine sur la fertilité.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  

Lattention des conducteurs de véhicules et des utilisateurs de machines sera attirée sur le risque de troubles visuels transitoires (vision floue, trouble de laccommodation), pouvant apparaître lors du traitement par la chloroquine.

4.8. Effets indésirables  

Les effets indésirables sont présentés par classes de systèmes dorganes et par fréquence, suivant un ordre décroissant, en utilisant la convention suivante :

·Très fréquent (≥ 1/10) ;

·Fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ;

·Peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) ;

·Rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000) ;

·Très rare (< 1/10 000) ;

·Fréquence indéterminée (ne peut être estimée à partir des données disponibles).

Avec lassociation de chloroquine et de proguanil, les effets indésirables suivants ont été signalés :

Système organe classe

Effets indésirables et fréquence

Affections du système immunitaire

Fréquence indéterminée : Réactions médicamenteuses avec éosinophilie et symptômes systémiques (Syndrome de DRESS) (voir rubrique 4.4).

Fréquent : Réaction allergique (urticaire, dème angioneurotique), éruption, prurit.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Fréquence indéterminée : Dermatite exfoliative pouvant être généralisée, érythème polymorphe, syndrome de Stevens-Johnson.

Affections gastro-intestinales

Fréquent : Intolérance gastro-intestinale modérée, incluant anorexie et perte de poids.1

1 cédant généralement lors de la poursuite du traitement

Effets spécifiques à la chloroquine:

Système organe classe

Effets indésirables et fréquence

Affections hématologiques

et du système lymphatique

Fréquence indéterminée : Modifications de la formule sanguine à type de neutropénie, agranulocytose, thrombopénie (voir rubrique 4.4).

Affections du système immunitaire

Fréquent : Réaction anaphylactique ou anaphylactoïde (à type durticaire, dème angioneurotique, éruption, prurit).

Troubles du métabolisme et de la nutrition :

Fréquence indéterminée : Hypoglycémie (voir rubrique 4.4).

Affections psychiatriques :

Rare : Troubles psychiatriques (agitation, anxiété, agressivité, troubles du sommeil, confusion).

Fréquence indéterminée : Troubles psychotiques, insomnie, dépression.

Affections du système nerveux

Rare : Convulsions (voir rubrique 4.4).

Fréquent : Céphalées et étourdissements.

Fréquence indéterminée : Troubles extrapyramidaux aigus (tels que dystonie, dyskinésie, protrusion de la langue, torticolis) (voir rubrique 4.4).

Affection oculaires

Fréquent : Troubles de laccommodation, vision trouble.

Rare : Opacités cornéennes. 1

Fréquence indéterminée : Rétinopathie. 2

Affections de loreille et du labyrinthe

Fréquence indéterminée : Acouphènes, surdité.

Affections cardiaques

Rare : cardiomyopathie (voir rubrique 4.4)

Fréquence indéterminée : bloc auriculo-ventriculaire, allongement de lintervalle QT (voir rubriques 4.4 et 4.9)

Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux

Fréquence indéterminée : Pneumonies à éosinophiles.

Affections gastro-intestinales

Fréquent : Intolérance gastro-intestinale modérée. 3

Affections hépatobiliaires

Très rare : hépatite. 4

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Rare : Pigmentation ardoisée des ongles et des muqueuses, exacerbation dun psoriasis. 1

Fréquence indéterminée : Dermatite exfoliative pouvant être généralisée, érythème polymorphe, syndrome de Stevens-Johnson, photosensibilité, dépigmentation des cheveux, des poils ou de la peau, pustulose exanthémateuse généralisée aiguë.

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Rare : Neuromyopathie ou myopathie.

Investigations

Très rare : Élévation des enzymes hépatiques. 4

1 régressant à larrêt du traitement.

2 de rares cas de rétinopathie pouvant conduire à des lésions irréversibles de la macula ont été décrits chez des patients présentant une pathologie rhumatologique ou dermatologique et recevant un traitement au long cours et à doses élevées de chloroquine (plus de 4 mg/kg/jour).

3 cédant généralement lors de la poursuite du traitement.

4 survenant notamment chez les patients porteurs dune porphyrie cutanée tardive (voir rubrique 4.4).

Effets spécifiques au proguanil :

Système organe classe

Effets indésirables et fréquence

Affections hématologiques

et du système lymphatique

Fréquence indéterminée :anémie mégaloblastique et pancytopénie1

Affections du système immunitaire

Fréquent : Hypersensibilité (y compris urticaire, angioedème), vascularite.

Affections gastro-intestinales

Fréquent : Intolérance gastro-intestinale modérée et diarrhée 2, aphtes, stomatite.

Affections hépatobiliaires

Très rare : hépatite. 3

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Fréquent : Éruption cutanée, prurit, dépigmentation, alopécie.

Fréquence indéterminée : Dermatite exfoliative pouvant être généralisée, érythème polymorphe, syndrome de Stevens-Johnson, exfoliation cutanée.

Troubles généraux et anomalies au site dadministration :

Très rare : Pyrexie.

Investigations

Très rare : Élévation des enzymes hépatiques. 3

1 chez les patients atteints de maladie rénale (voir rubriques 4.3 et 4.4)

2 cédant généralement, lors de la poursuite du traitement.

3 souvent associées à des réactions dhypersensibilité (fièvre, éruption cutanée, éosinophilie).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance. Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.

4.9. Surdosage  

Il nexiste pas de donnée concernant un surdosage simultané aux 2 principes actifs.

La toxicité liée au surdosage sera déterminée en fonction de la chloroquine.

La chloroquine est absorbée rapidement. Elle est hautement toxique lors de surdosages, particulièrement chez les enfants.

Symptômes du surdosage en chloroquine

Céphalées, étourdissements, troubles visuels, nausées, vomissements.

En cas dintoxication grave, un élargissement du complexe QRS, des bradycardies, un rythme nodal, un allongement de lintervalle QT, un bloc auriculo-ventriculaire, une tachycardie ventriculaire, des torsades de pointes et une fibrillation ventriculaire peuvent survenir.

Certains symptômes sont de valeur pronostique très péjorative: hypotension, collapsus cardio-vasculaires, signes ECG (aplatissement de londe T, allongement de lespace QT, élargissement du QRS), un arrêt respiratoire et cardiaque peut survenir brutalement et précocement.

Une hypokaliémie peut avoir lieu, probablement due à une entrée de potassium dans les cellules, augmentant ainsi le risque de dysrythmie cardiaque. Lévolution peut être fatale en cas dinsuffisance cardiaque, respiratoire ou de dysrythmie cardiaque.

Des cas de troubles extrapyramidaux ont été également rapportés lors de surdosage en chloroquine (voir rubriques 4.4 et 4.8).

Symptômes du surdosage en proguanil

Les effets suivants ont été signalés : hématurie, irritation des voies urinaires, troubles rénaux, brûlures destomac, diarrhée et vomissements.

Il nexiste pas dantidote spécifique du proguanil.

Conduite à tenir:

Toute suspicion d'intoxication par la chloroquine impose l'hospitalisation. Quelque soit la dose supposée ingérée, toute intoxication par la chloroquine impose une prise en charge pré-hospitalière par un service mobile d'urgence. En attendant l'ambulance, une perfusion IV avec une solution de remplissage peut être posée. En cas d'intoxication grave (dose supposée ingérée ≥ 4 g ou hypotension et/ou signes ECG), le schéma thérapeutique d'urgence suivant est préconisé:

·adrénaline: 0.25 µg/kg/min.

·intubation, ventilation assistée.

·diazépam: 2 mg/kg en 30 minutes puis 2 à 4 mg/kg/24 heures.

En outre, la chloroquine est excrétée très lentement et, par conséquent, la surveillance doit être prolongée plusieurs jours.

L'hémodialyse ne permet pas une élimination rapide de la chloroquine en cas d'intoxication (la clairance de dialyse représente 15 % de la clairance totale).

Ni le proguanil, ni ses métabolites ne sont dialysables.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  

Classe pharmacothérapeutique : ANTIPALUDIQUES Code ATC : P01BA01

(P : Parasitologie)

Le mode d'action de la chloroquine (amino-4- quinoléine) est incomplètement élucidé.

La chloroquine se lierait à la ferriprotoporphyrine IX pour produire un complexe toxique pour le parasite. La capacité de la chloroquine à se concentrer dans les hématies parasitées rendrait compte de son efficacité particulière pour les stades érythrocytaires du développement du parasite.

Le proguanil est principalement actif par l'intermédiaire de son métabolite hépatique, le cycloguanil. Son mécanisme d'action est lié à son effet inhibiteur sur la dihydrofolate réductase. Ceci a pour effet expérimental une activité schizonticide observée in-vitro sur les différents stades du parasite (stades pré-érythyrocytaire et intra-érythrocytaire).

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  

Après administration d'une dose unique la biodisponibilité de chacun des composants de l'association est comparable à celle de ses composants administrés en association libre aux mêmes doses.

CHLOROQUINE

Absorption :

Rapide avec un pic initial entre 1 et 6 heures.

Distribution :

La chloroquine est largement distribuée dans l'organisme, en particulier dans les hématies.

Demi-vie :

Demi-vie délimination prolongée de 10 à 60 jours.

Il y a donc accumulation progressive de la substance active jusqu'à la concentration d'équilibre, qui n'est atteinte qu'en plusieurs semaines.

Liaison protéique :

Fixation (50%) aux protéines plasmatiques.

Métabolisme :

Il existe un métabolite actif, la déséthylchloroquine, dont la concentration sanguine est égale à 30% de celle de la chloroquine.

Elimination :

Elle est principalement urinaire puisque 50 à 60 pour cent de la dose administrée sont excrétés dans lurine dont environ 70 pour cent sous forme inchangée, 25 pour cent sous forme de déséthylchloroquine et 5 pour cent sous forme dautres métabolites. Cette élimination urinaire est très lente.

PROGUANIL

Absorption :

Rapide avec un pic à 3-4 heures. Le pic du métabolite actif (cycloguanil) est atteint un peu plus tard (5 heures).

Demi-vie :

Pour le proguanil elle est de 14 ± 2,6 heures. Pour le cycloguanil de l'ordre de 19 heures.

L'accumulation en prises répétées est donc limitée, l'équilibre s'établissant en 3 jours environ.

Métabolisme :

La transformation du proguanil en cycloguanil est liée à l'activité du cytochrome P4502C19.

Il existe une variabilité génétique avec des "métaboliseurs lents" (réduction de la transformation de proguanil en cycloguanil) : ceux-ci ne dépassent pas 6 à 10 % de la population européenne, mais peuvent atteindre 35 % au Kenya et 20 % dans le sud-est asiatique.

Elimination :

L'élimination se fait à la fois dans les fèces et principalement dans les urines.

En cas domission dune prise journalière, les taux sanguins chutent rapidement mais la disparition totale du produit ne se fait quaprès 3 à 5 jours darrêt de traitement.

5.3. Données de sécurité préclinique  

La toxicité chronique de la chloroquine est lié à son accumulation dans les tissus et en particulier ceux contenant de la mélanine. Une rétinopathie et une accumulation dans les tissus oculaires ont été observées respectivement chez le lapin et chez le chien.

Des doses élevées de chloroquine ont un faible effet tératogène chez le rat mais sont sans effet chez le lapin.

In vitro, il a été mis en évidence un effet clastogène minime de la chloroquine. Ces résultats ne semblent pas être prédictifs d'un potentiel genotoxique.

Les doses de proguanil utilisées lors des essais de toxicité aiguë ou chronique sont bien tolérées. Il n'y a pas été mis en évidence de potentiel tératogène ni mutagène.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  

6.1. Liste des excipients  

Noyau du comprimé : Cellulose microcristalline, amidon de maïs prégélatinisé, croscarmellose sodique, stéarate de magnésium ;

Pelliculage : OPADRY OYS 96-14 (hypromellose 5 centipoises, hypromellose 50 centipoises, dioxyde de titane, glycérol).

6.2. Incompatibilités  

Sans objet.

6.3. Durée de conservation  

3 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation  

Conserver dans le conditionnement d'origine.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   

·14 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC/Polyéthylène/PVDC/Aluminium)

·28 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC/Polyéthylène/PVDC/Aluminium)

·42 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC/Polyéthylène/PVDC/Aluminium)

·56 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC/Polyéthylène/PVDC/Aluminium)

·84 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC/Polyéthylène/PVDC/Aluminium

·112 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC/Polyéthylène/PVDC/Aluminium)

6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation  

Pas d'exigences particulières.

7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  

ALLIANCE PHARMA (IRLANDE) LTD

UNITED DRUG HOUSE

MAGNA DRIVE

DUBLIN

D24 X0CT

IRLANDE

8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  

·341 278-9: 14 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC/Polyéthylène/PVDC/Aluminium).

·341 279-5: 28 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC/Polyéthylène/PVDC/Aluminium).

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION  

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE  

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  

Sans objet.

Liste II.

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source: ANSM - Mis à jour le : 14/06/2019

Dénomination du médicament

SAVARINE, comprimé pelliculé

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.

·Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez dautres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à dautres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

·Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Quest-ce que SAVARINE, comprimé pelliculé et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre SAVARINE, comprimé pelliculé ?

3. Comment prendre SAVARINE, comprimé pelliculé ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver SAVARINE, comprimé pelliculé ?

6. Contenu de lemballage et autres informations.

1. QUEST-CE QUE SAVARINE, comprimé pelliculé ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  

Classe pharmacothérapeutique : ANTIPALUDIQUES

Ce médicament est préconisé dans la prévention du paludisme. Il contient de la chloroquine et du proguanil.

Le paludisme est une maladie due à un parasite (Plasmodium) transmis par la piqûre dun moustique vivant en zone tropicale. Le paludisme peut être très grave, il faut tout faire pour sen protéger.

Ce médicament est prescrit en traitement préventif du paludisme chez les voyageurs se rendant dans les zones où lassociation de chloroquine et de proguanil est recommandée.

Les recommandations en matière de prophylaxie en fonction de la région ou du pays où il existe du paludisme, sont mises à jour régulièrement.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE SAVARINE, comprime pellicule ?  

Ne prenez jamais SAVARINE, comprimé pelliculé:

·si vous êtes allergique (hypersensible) aux substances actives aux amino-4 quinoleïnes ou à lun des autres composants contenus dans ce médicament, mentionnés dans la rubrique 6 ;

·si vous avez moins de 15 ans ;

·si vous pesez moins de 50 kg (le dosage en substance active nest pas approprié) ;

·si vous souffrez dinsuffisance rénale (clairance de la créatinine < 60 ml/ min) ou si vous êtes sous dialyse ;

·si vous êtes atteints de rétinopathie ;

·en association avec les médicaments suivants :

- le citalopram et lescitalopram utilisés dans le traitement de la dépression,

- la dompéridone utilisée contre les nausées et les vomissements,

- lhydroxyzine utilisée dans le traitement de lurticaire ou de formes mineures danxiété,

- la pipéraquine utilisée dans le traitement du paludisme,

- lagalsidase utilisé dans le traitement enzymatique substitutif chez les patients atteints de la maladie de Fabry (voir « Autres médicaments et SAVARINE, comprimé pelliculé »).

EN CAS DE DOUTE, IL EST INDISPENSABLE DE DEMANDER LAVIS DE VOTRE MEDECIN OU DE VOTRE PHARMACIEN.

Avertissements et précautions

Avant un départ dans une région où sévit le paludisme, il convient de demander un avis médical afin de préciser la prophylaxie la mieux adaptée.

Pour se protéger du paludisme, il est également très important de se protéger des piqûres de moustiques (moustiquaire, insecticides...).

Le retard de diagnostic étant la première cause de gravité de cette maladie, en cas de fièvre au cours du voyage, consulter le plus rapidement possible un médecin ou téléphoner à votre société dassistance. Il faut songer au paludisme devant toute fièvre inexpliquée, frisson, malaise général survenant après le septième jour de séjour en zone dendémie.

En cas de maladie dans les mois suivant votre retour, indiquez impérativement à votre médecin traitant que vous revenez dune zone où sévit le paludisme.

Adressez-vous à votre médecin ou pharmacien avant de prendre SAVARINE :

·si vous êtes atteint dune maladie de la peau appelée psoriasis, la prise de ce médicament peut entraîner une poussée ;

·si vous êtes atteint de porphyrie intermittente, la prise de ce médicament peut déclencher la survenue dune crise aiguë de porphyrie ;

·si vous êtes atteint de porphyrie cutanée tardive, la prise de chloroquine peut favoriser la survenue dune atteinte hépatique, dont la sévérité augmente avec la dose administrée (voir rubrique «Quels sont les effets indésirables éventuels? ») ;

·si vous êtes atteint dinsuffisance hépatique (maladie grave du foie) ;

·si vous avez une maladie du sang appelé « déficit en glucose-6-phosphate déshydrogénase » (G6PD), ce médicament peut endommager vos cellules sanguines ;

·si vous souffrez dépilepsie, de convulsions ou de spasmes ;

·si vous avez des troubles visuels, car la chloroquine peut endommager votre rétine (rétinopathie).

·La chloroquine peut provoquer des troubles du rythme cardiaque chez certains patients : la chloroquine doit être utilisée avec prudence si vous présentez un allongement de lintervalle QT depuis votre naissance ou si vous avez des antécédents familiaux de ce trouble, si vous présentez un allongement de lintervalle QT acquis (détecté par lECG, lenregistrement de lactivité électrique du coeur), si vous avez des troubles cardiaques ou des antécédents de crise cardiaque (infarctus du myocarde), si vous avez un déséquilibre des électrolytes dans le sang (en particulier un taux faible de potassium ou de magnésium, voir rubrique « Autres médicaments et SAVARINE, comprimé pelliculé »). De plus, la prise de SAVARINE avec des médicaments pouvant majorer des troubles du rythme cardiaque est à éviter avec : certains anti-infectieux, certains anti-cancéreux, certains neuroleptiques, la méthadone, utilisé dans le traitement substitutif aux opiacés, dautres médicaments antiarythmiques, avec la cocaïne, la méquitazine, le torémifène (voir « Autres médicaments et SAVARINE, comprimé pelliculé»).

En cas de doute nhésitez pas à demander lavis de votre médecin ou de votre pharmacien.

Pendant le traitement, il est important de prévenir immédiatement votre médecin en cas de survenue des effets suivants afin que votre médecin décide dune prise en charge et dune surveillance adaptée :

·si vous présentez une éruption cutanée associée ou non à de la fièvre, de la fatigue, à une perturbation de létat général, ou encore à un gonflement des ganglions. Un syndrome dhypersensibilité médicamenteuse pouvant potentiellement mettre votre vie en danger pourrait être suspecté, les cas rapportés restant exceptionnels (voir rubrique 4) ;

·si vous avez perdu connaissance, avez ressenti des sueurs, des tremblements, des palpitations cardiaques, ou que vous étiez pâle. Ces signes peuvent être évocateurs dune hypoglycémie (baisse des concentrations en sucre appelé glucose dans le sang). La chloroquine peut provoquer une diminution du niveau de sucre dans le sang appelé glucose. Un contrôle du niveau de glucose dans le sang pourra être nécessaire ;

·si vous développez des troubles neurologiques appelés troubles extrapyramidaux qui se caractérisent par des mouvements anormaux au niveau de la tête et du cou (spasmes de la face, contraction des mâchoires, mouvements anormaux des yeux, difficultés pour avaler ou pour parler, torticolis) ou encore par une contracture généralisée du corps.

·si vous ressentez des palpitations ou des battements de cur irréguliers pendant le traitement, vous devez en informer immédiatement votre médecin. Le risque dapparition de problèmes cardiaques peut augmenter avec la dose. Par conséquent, la posologie recommandée doit être respectée.

Enfants et adolescents

Ne donnez pas ce médicament à des enfants âgés de moins de 15 ans.

Autres médicaments et SAVARINE, comprimé pelliculé

Ce médicament NE DOIT PAS ETRE ASSOCIE avec :

·le citalopram et lescitalopram utilisés dans le traitement de la dépression,

·la dompéridone utilisée dans le traitement des nausées et des vomissements,

·lhydroxyzine utilisée dans le traitement de lurticaire ou de formes mineures danxiété

·la pipéraquine utilisée dans le traitement du paludisme

·lagalsidase utilisé comme traitement enzymatique substitutif chez les patients atteints de la maladie de Fabry) (voir « Ne prenez jamais SAVARINE»).

Ce médicament DOIT ÊTRE EVITE avec :

·certains anti-infectieux : sulfaméthoxazole/trimétoprime, moxifloxacine, érythromycine administrée par voie intra-veineuse, halofantrine, luméfantrine, pentamidine, spiramycine,

·certains anticancéreux : crizotinib, arsénieux, vandetanib, vincamine administrée par voie intra-veineuse

·certains médicaments utilisés en psychiatrie de la famille des neuroleptiques : amisulpride, chlorpromazine, cyamémazine, dropéridol, flupentixol, fluphénazine, halopéridol, levomépromazine, pimozide, pipampérone, pipotiazine, sulpiride, tiapride, zuclopenthixol,

·la méthadone, utilisé dans le traitement substitutif aux opiacés,

·le torémifène, utilisé comme traitement hormonal dans le cancer du sein,

·dautres substances antiarythmiques : amiodarone, disopyramide, dronédarone, hydroquinidine, quinidine, sotalol,

·la méquitazine, utilisé dans le traitement symptomatique des manifestations allergiques,

·la cocaïne (Voir « Avertissements et précautions »).

Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament, en particulier si vous prenez ou avez pris récemment des antidépresseurs, des neuroleptiques, de la méfloquine, de la chloroquine, du bupropion, du tramadol, des hormones thyroïdiennes, ou de la ciclosporine.

Il est aussi important que vous informiez votre médecin si vous prenez lun des médicaments suivants :

·anticoagulants oraux (médicaments utilisés pour prévenir la formation de caillots de sang). La prise concomitante de SAVARINE peut en augmenter leffet. Le contrôle plus fréquent des tests sanguins de coagulation, voire une adaptation éventuelle de la posologie de votre traitement anticoagulant oral, peuvent être nécessaires ;

·des médicaments connus pour influer sur le rythme cardiaque, notamment les médicaments utilisés pour traiter les anomalies du rythme cardiaque (anti-arythmiques), la dépression (antidépresseurs tricycliques), les troubles psychiatriques (antipsychotiques), les infections bactériennes ou le paludisme (p. ex., halofantrine).

La prise de pansements gastro-intestinaux (antiacides, charbon, et autres adsorbants comme le kaolin) diminue labsorption digestive de ce médicament. Ceux-ci devront être pris à distance de la prise de ce médicament (plus de 2 heures).

Si vous avez besoin dêtre vacciné contre la rage, assurez-vous de lêtre avant de commencer votre traitement antipaludéen. Ladministration de ce vaccin en même temps que la prise de SAVARINE peut diminuer lefficacité du vaccin.

Si vous devez être vacciné contre la typhoïde avec un vaccin oral vivant, vous devez informer votre médecin que vous prenez SAVARINE, avant dêtre vacciné. Votre traitement avec SAVARINE pourrait devoir être ajusté.

SAVARINE, comprimé pelliculé avec des aliments et des boissons

Sans objet.

Grossesse

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament.

La prévention du paludisme est particulièrement importante pendant la grossesse.

Si vous êtes enceinte, vous ne devez pas utiliser Savarine sauf si votre médecin vous la prescrit.

Le proguanil peut abaisser le taux d'acide folique dans le sang. Si vous êtes enceinte et que votre médecin vous a prescrit SAVARINE, une supplémentation en acide folique pourra être envisagée.

Votre médecin peut vous conseiller de prendre un supplément en acide folique si vous planifiez une et pendant votre grossesse.

Allaitement

Bien que ce médicament soit retrouvé dans le lait maternel, sa quantité est insuffisante pour assurer une protection contre le paludisme de lenfant nourri au sein.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Lattention des conducteurs de véhicules et des utilisateurs de machines sera attirée sur le risque de troubles visuels transitoires (vision floue, troubles de laccommodation), pouvant apparaître lors du traitement par chloroquine.

SAVARINE, comprimé pelliculé contient

Sans objet.

3. COMMENT PRENDRE SAVARINE, comprimé pelliculé ?  

Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les instructions de cette notice ou les indications de votre médecin ou pharmacien. Vérifiez auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

Posologie

Adulte et adolescent à partir de 15 ans et sujet de plus de 50 kg: 1 comprimé par jour.

Mode dadministration

Voie orale.

Prendre les comprimés par voie orale, de préférence avec de leau à la fin du repas.

Fréquence dadministration

La dose quotidienne sera administrée de préférence après un repas, à la même heure chaque jour sans interruption du traitement.

Afin de prévenir la survenue de troubles du sommeil qui peuvent être liés à ce médicament, il est préférable dabsorber le comprimé après le repas du matin ou du midi.

Durée du traitement

Le traitement doit être débuté 24 heures avant le départ et poursuivi pendant toute la durée du risque dinfection et pendant les 4 semaines suivant le retour.

Si vous avez pris plus de SAVARINE, comprimé pelliculé que vous nauriez dû

Si vous avez accidentellement pris plus de chloroquine que vous nauriez dû, contactez immédiatement un médecin. Les effets suivants pourraient survenir : problèmes cardiaques, entraînant des battements de cur irréguliers.

Prenez les comprimés avec vous et montrez-les à votre médecin. Si vous navez plus de comprimés, prenez lemballage vide avec vous.

Si vous oubliez de prendre SAVARINE, comprimé pelliculé

Prendre le médicament dès que possible et poursuivre votre traitement comme prévu par votre médecin. Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose que vous avez oublié de prendre.

Si vous arrêtez de prendre SAVARINE, comprimé pelliculé

Sans objet.

Si vous avez dautres questions sur lutilisation de ce médicament, demandez plus dinformations à votre médecin ou à votre pharmacien.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

Arrêtez de prendre SAVARINE et consultez immédiatement votre médecin en cas de :

·Syndrome dhypersensibilité médicamenteuse (appelé aussi syndrome de DRESS, réaction très grave pouvant potentiellement mettre la vie en danger, se traduisant par une éruption cutanée associée ou non à dautres symptômes comme de la fièvre, une éosinophilie, une atteinte dun ou plusieurs organes, ou encore à un gonflement des ganglions) peut exceptionnellement survenir (voir rubrique 2) ;

·Si vous avez tout autre signe de réaction allergique. Ces signes peuvent inclure :

ogonflement du visage, des lèvres, de la langue ou de la gorge pouvant entraîner une difficulté à avaler ou à respirer ;

oune éruption cutanée prurigineuse (ressemblant à de l'urticaire).

Autres effets indésirables :

Fréquents (touchant jusquà 1 personne sur 10):

·troubles gastro-intestinaux modérés et diarrhée qui disparaissent généralement avec la poursuite du traitement,

·vascularite (inflammation des vaisseaux sanguins, pouvant causer fatigue, faiblesse, perte d'appétit, éruption cutanée, ulcères, inflammations des yeux, douleurs au niveau des articulations, essoufflements et perte de poids),

·maux de tête, étourdissement,

·troubles visuels ou de laccommodation,

·aphtes ou inflammation des muqueuses de la bouche,

·dépigmentation, perte de cheveux.

Rares (touchant jusquà 1 personne sur 1000):

·maladie du muscle cardiaque (cardiomyopathie) pouvant être fatale en cas dutilisation prolongée à dose élevée (voir rubrique 2, « Avertissements et précautions »),

·coloration ardoisée de la peau et des ongles,

·exacerbation dun psoriasis préexistant (régressant à larrêt du traitement),

·opacités cornéennes (modifications de la cornée dapparence laiteuse ou trouble),

·troubles du sommeil ou du comportement (agitation, anxiété, agressivité, confusion),

·troubles neuromusculaires ou musculaires,

·convulsions (crises).

Très rares (touchant jusquà 1 personne sur 10 000):

·fièvre,

·tests de la fonction hépatique anormaux

·atteinte hépatique pouvant être associée à une fièvre, une éruption cutanée ou une augmentation des globules blancs (éosinophilie). Pour les sujets présentant une porphyrie cutanée tardive voir rubrique 2, « Avertissements et précautions ».

Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles)

·anomalies du rythme cardiaque, irrégularité du rythme cardiaque pouvant engager le pronostic vital (détectée par lECG) (voir rubrique 2, « Avertissements et précautions »).

·modification de la formule sanguine, tels que diminution du nombre de cellules sanguines, pouvant être responsable decchymoses (bleus) inexpliquées, dhémorragies, dinfections graves, ou de sensations de grande fatigue ou dessoufflement,

·bourdonnements doreille, surdité,

·éruptions cutanées sévères (dermatite exfoliative pouvant être généralisée, érythème polymorphe, syndrome de Stevens-Johnson), photosensibilité, dépigmentation de la peau, apparition sur la peau de petites cloques remplies de liquide incolore,

·rétinopathie (anomalies de la rétine entraînant une baisse de la vision),

·épisodes psychotiques (perception de choses qui nexistent pas dans la réalité (hallucinations)), dépression, insomnie,

·pneumopathies associées à une hausse dun certain type de globule blanc appelé éosinophiles,

·hypoglycémie (baisse de la concentration en sucre appelé glucose dans le sang) (voir rubrique 2 «Mises en garde et précautions demploi »),

·troubles extrapyramidaux aigus (contracture du corps, mouvements anormaux, protrusion de la langue, torticolis) (voir rubrique 2 «Mises en garde et précautions demploi »),

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance. Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage dinformations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER SAVARINE, comprime pellicule?  

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

Nutilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur lemballage. La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

A conserver dans lemballage extérieur dorigine.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-légout ni avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien déliminer les médicaments que vous nutilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger lenvironnement.

6. CONTENU DE LEMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS  

Ce que contient SAVARINE, comprimé pelliculé ?   

·Les substances actives sont :

Chlorhydrate de proguanil ...... 200,00 mg

Phosphate de chloroquine ..... 161,20 mg

Quantité correspondant à chloroquine base .......... 100,00 mg

Pour un comprimé pelliculé

·Les autres composants sont :

Cellulose microcristalline, amidon de maïs prégélatinisé, croscarmellose sodique, stéarate de magnésium, OPADRY OYS 96-14.

Quest-ce que SAVARINE, comprimé pelliculé et contenu de lemballage extérieur  

Ce médicament se présente sous forme de comprimé pelliculé en boîte de 14 et 28 comprimés.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

Titulaire de lautorisation de mise sur le marché  

ALLIANCE PHARMA (IRLANDE) LTD

UNITED DRUG HOUSE

MAGNA DRIVE

DUBLIN

D24 X0CT

IRLANDE

Exploitant de lautorisation de mise sur le marché  

CENTRE SPECIALITES PHARMACEUTIQUES

76-78 avenue du Midi

63800 Cournon d'Auvergne

Fabricant  

ANDERSONBRECON (UK) Limited

Wye Valley Business Park

Brecon Road

Hay-on-Wye

Hereford

Herefordshire

HR3 5PG, Royaume-Uni

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen  

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :  

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

Autres  

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l'ANSM (France).

© Alliance Pharmaceuticals Limited 2016

Marques déposées - Propriété de Alliance Pharmaceuticals Limited

Alliance Pharmaceuticals Limited cotise à Adelphe, pour les emballages de médicaments vendus en officine, Alliance Pharmaceuticals Limited participe de plus à Cyclamed, association chargée de la collecte et de lélimination respectueuse de lenvironnement des médicaments non utilisés, périmés ou non. Alliance Pharmaceuticals Limited vous demande donc de rapporter vos médicaments non utilisés à votre pharmacien.

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