PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé


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source: ANSM - Mis à jour le : 27/04/2018

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  

PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  

Périndopril 3,34 mg

sous forme de périndopril tert-butylamine .. 4,0 mg

Indapamide .............. 1,25 mg

Pour un comprimé.

Excipient à effet notoire: chaque comprimé contient 67,48 mg de lactose.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  

Comprimé.

Comprimés oblongs blancs, légèrement biconvexes, à bords biseautés.

4. DONNEES CLINIQUES  

4.1. Indications thérapeutiques  

PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN est indiqué dans lhypertension artérielle essentielle chez ladulte. Il est indiqué chez les patients pour lesquels la pression artérielle est insuffisamment contrôlée par le périndopril seul.

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4.2. Posologie et mode d'administration  

Posologie

La dose habituelle est d'un comprimé de PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg par jour, en une seule prise, de préférence le matin et avant le repas.

Quand cela est possible, il est recommandé d'adapter individuellement les posologies des composants.

PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé, doit être utilisé si la pression artérielle est insuffisamment contrôlée par PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 2 mg/0,625 mg (si disponible). Le passage direct de la monothérapie à PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé, peut être envisagé s'il s'avère cliniquement opportun.

Populations particulières

Sujet âgé (Voir rubrique 4.4

Le traitement doit être initié après prise en compte de la réponse tensionnelle et de la fonction rénale.

Insuffisant rénal (voir rubrique 4.4

Le traitement est contre-indiqué en cas d'insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/mn).

Chez les patients présentant une insuffisance rénale modérée (clairance de la créatinine 30-60 ml/mn), il est recommandé d'initier le traitement à la posologie appropriée de l'association libre.

Chez les patients ayant une clairance de la créatinine supérieure ou égale à 60 ml/min, aucun ajustement posologique n'est nécessaire.

Le suivi habituel comprend un contrôle périodique de la créatinine et du potassium.

Insuffisant hépatique (voir rubriques 4.3, 4.4 et 5.2

Le traitement est contre-indiqué en cas d'insuffisance hépatique sévère.

Chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée, aucun ajustement posologique n'est nécessaire.

Population pédiatrique

La sécurité et lefficacité du périndopril/indapamide au sein de la population pédiatrique n'ont pas été établies. Aucune donnée nest disponible.

PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé ne doit pas être utilisé chez l'enfant et l'adolescent.

Mode dadministration

Voie orale.

4.3. Contre-indications  

Liées au périndopril :

·hypersensibilité à la substance active ou à tout autre inhibiteur de l'enzyme de conversion (IEC);

·antécédent d'angiodème (dème de Quincke) lié à la prise d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion (voir rubrique 4.4) ;

·angiodème héréditaire/idiopathique ;

·deuxième et troisième trimestres de la grossesse (voir rubriques 4.4 et 4.6) ;

·association de PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé à des médicaments contenant de laliskiren chez les patients présentant un diabète ou une insuffisance rénale (DFG [débit de filtration glomérulaire] <60 ml/min/1,73 m2) (voir rubriques 4.5 et 5.1).

Liées à l'indapamide :

·hypersensibilité à l'indapamide ou à tout autre sulfamide ;

·insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine <30 ml/min) ;

·encéphalopathie hépatique ;

·insuffisance hépatique sévère ;

·hypokaliémie ;

·en règle générale, ce médicament est déconseillé en cas d'association avec des médicaments non antiarythmiques pouvant causer des torsades de pointe (voir rubrique 4.5) ;

·allaitement (voir rubrique 4.6).

Liées à PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé :

·hypersensibilité à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

En raison du manque de recul thérapeutique, PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé, ne doit pas être utilisé chez :

·les patients dialysés ;

·les patients en insuffisance cardiaque décompensée non traitée.

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  

Mises en garde spéciales

Communes au périndopril et à l'indapamide

Lithium

L'utilisation de lithium avec l'association de périndopril et dindapamide n'est généralement pas recommandée (voir rubrique 4.5).

Liées au périndopril

Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA)

Il est établi que lassociation dinhibiteurs de lenzyme de conversion (IEC), dantagonistes des récepteurs de langiotensine-II (ARA II) ou daliskiren augmente le risque dhypotension, dhyperkaliémie et daltération de la fonction rénale (incluant le risque dinsuffisance rénale aiguë). En conséquence, le double blocage du SRAA par lassociation dIEC, dARA II ou daliskiren nest pas recommandé (voir rubriques 4.5 et 5.1). Néanmoins, si une telle association est considérée comme absolument nécessaire, elle ne pourra se faire que sous la surveillance dun spécialiste et avec un contrôle étroit et fréquent de la fonction rénale, de lionogramme sanguin et de la pression artérielle.

Les IEC et les ARA II ne doivent pas être associés chez les patients atteints dune néphropathie diabétique.

Epargneurs de potassium, suppléments en potassium ou substituts contenant des sels de potassium

Lassociation de périndopril et dun épargneur de potassium, un substitut contenant des sels de potassium, nest généralement pas recommandée (voir rubrique 4.5).

Neutropénie/agranulocytose/thrombocytopénie/anémie

Des cas de neutropénie/agranulocytose, de thrombocytopénie et d'anémie ont été rapportés chez des patients recevant des inhibiteurs de l'enzyme de conversion. Il est rare qu'une neutropénie survienne chez les patients ayant une fonction rénale normale et aucun autre facteur de risque. Le périndopril doit être utilisé avec précaution chez des patients présentant une maladie vasculaire du collagène, recevant un traitement immunosuppresseur, de l'allopurinol ou du procaïnamide, ou une association de ces facteurs de risque, en particulier s'il existe une altération préexistante de la fonction rénale. Certains de ces patients ont présenté des infections sérieuses, qui, dans quelques cas, ne répondaient pas à une antibiothérapie intensive. Si le périndopril doit être utilisé chez de tels patients, une surveillance régulière de la formule sanguine (numération des globules blancs) est conseillée et les patients devront être prévenus de signaler tout signe d'infection (par ex., mal de gorge, fièvre) (voir rubriques 4.5 et 4.8).

Hypersensibilité/angiodème

Un angiodème de la face, des extrémités, des lèvres, de la langue, de la glotte et/ou du larynx a été rarement signalé chez les patients traités par un inhibiteur de l'enzyme de conversion de langiotensine, dont le périndopril (voir rubrique 4.8). Ceci peut survenir à n'importe quel moment du traitement. Dans de tels cas, le périndopril doit être arrêté immédiatement et le patient doit être gardé sous surveillance jusqu'à disparition complète des symptômes, avant le départ du patient. Lorsque l'dème n'intéresse que la face et les lèvres, l'évolution est en général régressive sans traitement, bien que les antihistaminiques se soient montrés utiles pour atténuer les symptômes.

L'angiodème associé à un dème laryngé peut être fatal. En cas d'atteinte de la langue, de la glotte ou du larynx pouvant entraîner une obstruction des voies aériennes, une prise en charge appropriée doit être immédiatement effectuée, par une solution d'adrénaline sous-cutanée au 1/1 000 (0,3 ml à 0,5 ml) et/ou des mesures assurant la libération des voies aériennes.

Il a été rapporté que l'incidence d'angiodème était plus élevée chez les patients noirs prenant des IEC que chez les autres patients.

Les patients ayant un antécédent d'angiodème non lié à la prise d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion peuvent avoir un risque accru d'angiodème sous inhibiteur de l'enzyme de conversion (voir rubrique 4.3.).

Un angiodème intestinal a été rarement signalé chez des patients traités par inhibiteur de l'enzyme de conversion. Ces patients présentaient des douleurs abdominales (avec ou sans nausées ou vomissements) ; dans certains cas, ce n'était pas précédé d'un angiodème facial et les taux de C-1 estérase étaient normaux. Le diagnostic a été effectué par un scanner abdominal, une échographie, ou lors d'une chirurgie, et les symptômes ont disparu à l'arrêt de l'IEC. L'angiodème intestinal doit faire partie du diagnostic différentiel en cas de douleur abdominale chez un patient sous IEC.

Utilisation concomitante dinhibiteurs de mTOR (par exemple, sirolimus, évérolimus, temsirolimus).

Les patients traités de façon concomitante avec un inhibiteur de mTOR (par exemple, sirolimus, évérolimus, temsirolimus) peuvent avoir un risque plus élevé dangiodème (par exemple, dème des voies aériennes ou de la langue, avec ou sans insuffisance respiratoire) (voir section 4.5).

Réactions anaphylactoïdes lors de désensibilisation

Des cas isolés de réactions anaphylactoïdes prolongées menaçant la vie du patient ont été rapportés lors de l'administration d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion pendant un traitement de désensibilisation avec du venin d'hyménoptère (abeilles, guêpes). Les inhibiteurs de l'enzyme de conversion doivent être utilisés avec précaution chez les patients allergiques traités pour désensibilisation et évités chez ceux qui vont recevoir une immunothérapie par venin (sérum antivenin). Néanmoins, ces réactions peuvent être évitées en interrompant transitoirement le traitement par inhibiteur de l'enzyme de conversion pendant au moins 24 heures chez les patients nécessitant à la fois un traitement par inhibiteur de l'enzyme de conversion et une désensibilisation.

Réactions anaphylactoïdes pendant une aphérèse des lipoprotéines de basse densité (LDL)

Rarement, des patients prenant des IEC ont présenté des réactions anaphylactoïdes, pouvant être fatales, lors d'une aphérèse des LDL avec absorption sur du sulfate de dextran.

Ces réactions ont pu être évitées chez les patients en suspendant le traitement par IEC avant chaque aphérèse.

Patients hémodialysés

Des réactions anaphylactoïdes ont été rapportées chez des patients dialysés avec des membranes de haute perméabilité (par ex., AN 69®) et traités parallèlement avec un IEC. Il conviendra d'utiliser un autre type de membrane de dialyse ou une autre classe d'antihypertenseur chez ces patients.

Grossesse

Les IEC ne doivent pas être débutés au cours de la grossesse. A moins que le traitement par IEC ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé aux patientes qui envisagent une grossesse de modifier leur traitement antihypertenseur pour un médicament ayant un profil de sécurité bien établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par IEC doit être arrêté immédiatement et si nécessaire un traitement alternatif sera débuté (voir rubriques 4.3 et 4.6).

Liées à l'indapamide

Encéphalopathie hépatique

Si la fonction hépatique est altérée, les diurétiques thiazidiques et apparentés peuvent induire une encéphalopathie hépatique. Dans ce cas, l'administration du diurétique doit être immédiatement interrompue.

Photosensibilité

Des cas de photosensibilité ont été rapportés avec des diurétiques thiazidiques ou apparentés (voir rubrique 4.8). Si une réaction de photosensibilité survient pendant le traitement, il est recommandé de l'interrompre. Si l'administration d'un diurétique est jugée nécessaire, il est recommandé de protéger les zones exposées au soleil ou aux UVA artificiels.

Précautions d'emploi

Communes au périndopril et à l'indapamide

Insuffisance rénale

En cas d'insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine <30 ml/min), le traitement est contre-indiqué.

Chez certains patients hypertendus sans lésion rénale apparente préexistante et dont le bilan sanguin témoigne d'une insuffisance rénale fonctionnelle, le traitement doit être interrompu et éventuellement repris soit à faible dose ou avec un seul des constituants.

Chez ces patients, le suivi habituel comprend un contrôle périodique du potassium et de la créatinine, après deux semaines de traitement, puis tous les deux mois en période de stabilité thérapeutique. L'insuffisance rénale a été principalement rapportée chez les patients en insuffisance cardiaque sévère ou présentant une insuffisance rénale sous-jacente, en particulier par sténose de l'artère rénale.

Ce médicament est généralement déconseillé en cas de sténose de l'artère rénale bilatérale ou de rein fonctionnel unique.

Hypotension et déplétion hydro-électrolytique

Il existe un risque d'hypotension soudaine en cas de déplétion sodique préexistante (en particulier chez les patients présentant une sténose de l'artère rénale). Les signes cliniques de déséquilibre hydroélectrolytique, pouvant survenir à l'occasion d'un épisode intercurrent de diarrhée ou de vomissements, seront donc systématiquement recherchés. Une surveillance régulière des électrolytes plasmatiques sera effectuée chez de tels patients.

Une hypotension importante peut nécessiter la mise en place d'une perfusion intraveineuse de sérum salé isotonique.

Une hypotension transitoire n'est pas une contre-indication à la poursuite du traitement. Après rétablissement d'une volémie et d'une pression artérielle satisfaisantes, il est possible de reprendre le traitement soit à posologie réduite soit avec un seul des constituants.

Kaliémie

L'association de Périndopril et d'Indapamide n'exclut pas la survenue d'une hypokaliémie, notamment chez les patients diabétiques ou insuffisants rénaux. Comme avec tout antihypertenseur associé à un diurétique, un contrôle régulier des taux de potassium plasmatique doit être effectué.

Liées au périndopril

Toux

Une toux sèche a été rapportée avec l'utilisation des inhibiteurs de l'enzyme de conversion. Elle est caractérisée par sa persistance, ainsi que par sa disparition à l'arrêt du traitement. L'étiologie iatrogénique doit être envisagée en présence de ce symptôme. Dans le cas où la prescription d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion de langiotensine s'avère indispensable, la poursuite du traitement peut être envisagée.

Population pédiatrique

L'efficacité et la tolérance du périndopril chez l'enfant et l'adolescent, seul ou associé, n'ont pas été établies.

Risque d'hypotension artérielle et/ou d'insuffisance rénale (en cas d'insuffisance cardiaque, de déplétion hydrosodée, etc.)

Une stimulation importante du système rénine-angiotensine-aldostérone a été observée en particulier au cours des déplétions hydrosodées importantes (régime sans sel strict ou traitement diurétique prolongé), chez les patients dont la pression artérielle était initialement basse, en cas de sténose de l'artère rénale, d'insuffisance cardiaque congestive ou de cirrhose démato-ascitique.

Le blocage de ce système par un inhibiteur de l'enzyme de conversion de langiotensine peut alors provoquer, surtout lors de la première prise et au cours des deux premières semaines de traitement, une brusque chute tensionnelle et/ou une élévation de la créatinine plasmatique traduisant une insuffisance rénale fonctionnelle. Occasionnellement, ceci peut survenir, bien que rarement, de façon aiguë à tout moment du traitement.

Chez ces patients, le traitement doit être initié à faible dose et augmenté progressivement.

Sujets âgés

La fonction rénale et la kaliémie doivent être évaluées avant le début du traitement. La posologie initiale sera ajustée ultérieurement en fonction de la réponse tensionnelle, particulièrement en cas de déplétion hydro-électrolytique, afin d'éviter toute survenue brutale d'une hypotension.

Athérosclérose

Le risque d'hypotension existe chez tous les patients, mais une attention particulière sera apportée aux patients présentant une cardiopathie ischémique ou une insuffisance circulatoire cérébrale, en initiant le traitement à faible dose.

Hypertension rénovasculaire

Le traitement de l'hypertension rénovasculaire est la revascularisation. Néanmoins, les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de langiotensine peuvent être utiles chez les patients présentant une hypertension rénovasculaire et qui sont dans l'attente d'une chirurgie correctrice ou lorsque la chirurgie n'est pas possible.

Si PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé est prescrit à des patients ayant une sténose de l'artère rénale connue ou suspectée, le traitement doit être instauré à l'hôpital à faible dose avec une surveillance de la fonction rénale et de la kaliémie, certains patients ayant développé une insuffisance rénale fonctionnelle, réversible à l'arrêt du traitement.

Insuffisance cardiaque / insuffisance cardiaque sévère

Chez les patients en insuffisance cardiaque sévère (stade IV) l'instauration du traitement se fera sous surveillance médicale avec une posologie initiale réduite. Ne pas interrompre un traitement par bêtabloquant chez un hypertendu atteint d'insuffisance coronarienne : l'IEC doit être ajouté au bêtabloquant.

Patients diabétiques

Chez les patients diabétiques insulino-dépendants (tendance spontanée à lhyperkaliémie), le traitement doit être initié sous contrôle médical, à dose initiale réduite.

La glycémie doit être étroitement surveillée, en particulier pendant le premier mois de traitement avec un IEC (voir rubrique 4.5). Ceci est particulièrement important lorsque les taux de potassium plasmatiques sont faibles.

Particularités ethniques

Comme pour les autres IEC, le périndopril est apparemment moins efficace sur la baisse de la pression artérielle chez les patients noirs que chez les autres patients, probablement en raison de la fréquence plus élevée de patients avec un niveau de rénine bas dans la population noire hypertendue.

Chirurgie/Anesthésie

Les IEC sont susceptibles de provoquer une hypotension en cas d'anesthésie, en particulier si l'agent anesthésique utilisé possède un potentiel hypotenseur.

Il est donc recommandé d'interrompre les IEC de longue durée d'action comme le périndopril si possible dès la veille de l'intervention.

Sténose de la valve mitrale ou aortique / cardiomyopathie hypertrophique

Les inhibiteurs de l'enzyme de conversion doivent être utilisés avec prudence chez les patients présentant une obstruction au niveau du système d'éjection du ventricule gauche.

Insuffisance hépatique

Les IEC ont été rarement associés à un syndrome commençant par un ictère cholestatique et pouvant conduire à une hépatite nécrosante fulminante et (parfois) à la mort. Le mécanisme de ce syndrome n'est pas élucidé. Les patients sous IEC qui développent un ictère ou qui présentent une élévation marquée des enzymes hépatiques doivent arrêter le traitement par IEC et bénéficier d'une surveillance médicale appropriée (voir rubrique 4.8).

Hyperkaliémie

Des élévations de la kaliémie ont été observées chez certains patients traités avec des IEC, dont le périndopril. Les facteurs de risque d'hyperkaliémie sont une insuffisance rénale, une dégradation de la fonction rénale, l'âge (>70 ans), le diabète, les événements intercurrents tels que déshydratation, décompensation cardiaque aiguë, acidose métabolique, utilisation concomitante de diurétiques épargneurs de potassium (par ex., spironolactone, éplérénone, triamtérène, amiloride), de suppléments potassiques ou de substituts du sel contenant du potassium, ou la prise d'autres traitements augmentant la kaliémie (par ex., héparine, autres IEC, antagonistes des récepteurs de langiotensine II, acide acétylsalicylique ≥3g/jour, inhibiteurs COX-2 et AINS non sélectifs, immunosuppresseurs tels que la ciclosporine ou le tacrolimus et le triméthoprime, co-trimoxazole également dénommé triméthoprime/sulfaméthoxazole). L'utilisation de suppléments potassiques, de diurétiques épargneurs de potassium, ou de substituts de sel contenant du potassium, en particulier chez des patients ayant une fonction rénale altérée, peut provoquer une élévation significative de la kaliémie. L'hyperkaliémie peut entraîner des arythmies graves, parfois fatales. Si l'utilisation concomitante des agents mentionnés ci-dessus est jugée nécessaire, ils doivent être utilisés avec précaution et un contrôle fréquent de la kaliémie doit être effectué (voir rubrique 4.5).

Liées à l'indapamide

Equilibre hydro-électrolytique :

Natrémie

Elle doit être contrôlée avant la mise en route du traitement, puis à intervalles réguliers. La baisse de la natrémie peut initialement être asymptomatique et un contrôle régulier est donc indispensable. Il doit être encore plus fréquent chez les sujets âgés et ceux atteints de cirrhoses (voir rubriques 4.8 et 4.9).

Tout traitement diurétique peut provoquer une hyponatrémie, aux conséquences parfois très graves. Lhyponatrémie associée à une hypovolémie peut entraîner une déshydratation et une hypotension orthostatique. La perte concomitante dions chlores peut conduire à une alcalose métabolique compensatoire : lincidence et le degré de cet effet sont bas.

Kaliémie

Une déplétion potassique avec hypokaliémie constitue un risque majeur avec les diurétiques thiazidiques et apparentés. Le risque de survenue d'une hypokaliémie (<3,4 mmol/l) doit être prévenu dans certaines populations à haut risque telles que les sujets âgés et/ou dénutris, qu'ils soient polymédicamentés ou non, en cas de cirrhose avec dèmes et ascite, dinsuffisance coronaire ou cardiaque.

Dans de tels cas, l'hypokaliémie majore la toxicité cardiaque des digitaliques et le risque de troubles du rythme.

Les sujets ayant un allongement de lintervalle QT sont également à risque, que l'origine en soit congénitale ou iatrogénique. L'hypokaliémie, de même que la bradycardie, agit alors comme un facteur favorisant la survenue de troubles du rythme sévères, en particulier des torsades de pointe, potentiellement fatales.

Dans tous les cas, des contrôles plus fréquents de la kaliémie sont nécessaires. Le premier contrôle du potassium plasmatique doit être effectué au cours de la 1ère semaine de traitement.

Si une hypokaliémie est détectée, elle doit être corrigée.

Calcémie

Les diurétiques thiazidiques et apparentés sont susceptibles de diminuer l'excrétion urinaire du calcium et d'entraîner une augmentation légère et transitoire de la calcémie. Une hypercalcémie importante peut être reliée à une hyperparathyroïdie méconnue. Dans ce cas, le traitement doit être interrompu avant d'explorer la fonction parathyroïdienne.

Acide urique

Chez les patients hyperuricémiques, la tendance aux accès de goutte peut être augmentée.

Fonction rénale et diurétiques

Les diurétiques thiazidiques et apparentés ne sont pleinement efficaces que lorsque la fonction rénale est normale ou peu altérée (créatininémie inférieure à des valeurs de l'ordre de 25 mg/l, soit 220 µmol/l pour un adulte). Chez le sujet âgé, la valeur de la créatininémie doit être ajustée pour tenir compte de l'âge, du poids et du sexe du patient, selon la formule de Cockroft :

Clcr = (140 - âge) × poids/0,814 × créatininémie

(avec l'âge exprimé en années, le poids corporel en kilogrammes et la concentration plasmatique de créatinine en µmol/l).

Cette formule est valable pour les sujets âgés de sexe masculin et doit être corrigée pour les femmes en multipliant le résultat par 0,85.

L'hypovolémie, résultant de la perte en eau et en sodium provoquée par le diurétique en début de traitement entraîne une réduction de la filtration glomérulaire. Il peut en résulter une augmentation des taux plasmatiques d'urée et de créatinine. Cette insuffisance rénale fonctionnelle transitoire est sans conséquence chez les patients dont la fonction rénale est normale, mais peut cependant aggraver une insuffisance rénale préexistante.

Sportifs

L'attention des sportifs est attirée sur le fait que cette spécialité contient une substance active pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopage.

Myopie aiguë et glaucome aigu secondaire

Les sulfamides, ou dérivés de sulfamide, provoquent une réaction idiosyncrasique donnant lieu à une myopie transitoire et à un glaucome aigu à angle fermé. Un glaucome aigu à angle fermé peut induire une perte de la vision permanente. La première mesure à adopter est l'arrêt du traitement le plus rapidement possible. Un recours rapide à un traitement médicamenteux ou à la chirurgie doit être considéré si la pression intraoculaire reste incontrôlée. Les facteurs de risque de survenue d'un glaucome aigu à angle fermé peuvent inclure les antécédents d'allergies aux sulfamides ou à la pénicilline.

Liés aux excipients

Ce médicament contient du lactose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose et/ou du galactose (maladies héréditaires rares).

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  

Communes au périndopril et à l'indapamide

Associations déconseillées

Lithium

Des augmentations réversibles des concentrations sériques du lithium et de sa toxicité ont été rapportées pendant l'administration concomitante de lithium avec des IEC. L'utilisation de l'association périndopril/indapamide avec le lithium est déconseillée mais, si une utilisation concomitante est nécessaire, un contrôle attentif de la lithémie devra être réalisé (voir rubrique 4.4).

Associations faisant l'objet de précautions demploi

Baclofène

Majoration de l'effet antihypertenseur. Surveillance de la pression artérielle et adaptation posologique de l'antihypertenseur si nécessaire.

Médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) (y compris acide acétyl-salicylique ³3g/jour

Lorsque les IEC sont administrés simultanément avec des anti-inflammatoires non stéroïdiens (comme l'acide acétylsalicylique à doses anti-inflammatoires, les inhibiteurs de la COX-2 et les AINS non sélectifs), une atténuation de l'effet antihypertenseur peut se produire. L'administration concomitante d'IEC et d'AINS peut conduire à une augmentation du risque de détérioration de la fonction rénale, y compris une éventuelle insuffisance rénale aiguë, et une augmentation de la kaliémie, en particulier chez les patients atteints de troubles préexistants de la fonction rénale. L'association doit être administrée avec prudence, en particulier chez les personnes âgées. Les patients doivent être suffisamment hydratés et il est recommandé de surveiller la fonction rénale dès le début du traitement par l'association, et périodiquement par la suite.

Associations à prendre en compte

Antidépresseurs imipraminiques (tricycliques), neuroleptiques

Effet antihypertenseur et risque d'hypotension orthostatique majorés (effet additif).

Liées au périndopril

Les données issues des essais cliniques ont montré que le double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA) par lutilisation concomitante dinhibiteurs de lenzyme de conversion, dantagonistes des récepteurs de langiotensine II ou daliskiren est associé à une fréquence plus élevée dévénements indésirables tels que lhypotension, lhyperkaliémie et laltération de la fonction rénale (incluant linsuffisance rénale aiguë) en comparaison à lutilisation dun seul médicament agissant sur le SRAA (voir rubriques 4.3, 4.4 et 5.1).

+Médicaments entraînant une hyperkaliémie

Certains médicaments ou certaines classes thérapeutiques peuvent augmenter la survenue dune hyperkaliémie comme : laliskiren, les sels de potassium, les diurétiques épargneurs de potassium, les IEC, les ARA-II, les AINS, les héparines, les immunosuppresseurs tels que la ciclosporine ou le tacrolimus et le triméthoprime. Lassociation de ces médicaments augmente le risque dhyperkaliémie.

Associations contre-indiquées (voir rubrique 4.3)

+ Aliskiren

Chez les patients diabétiques ou insuffisants rénaux, le risque dhyperkaliémie, laggravation de la fonction rénale et la morbi-mortalité cardiovasculaire augmentent.

Associations déconseillées

+ Aliskiren

Chez les patients autres que les diabétiques ou insuffisants rénaux, le risque dhyperkaliémie, de dégradation de la fonction rénale et la morbi-mortalité cardiovasculaire augmente (voir rubrique 4.4),

+ Traitement associant un IEC avec un ARA II

Il a été rapporté dans la littérature que chez les patients atteints dathérosclérose diagnostiquée, dinsuffisance cardiaque ou chez les patients diabétiques ayant des lésions organiques, le traitement concomitant par IEC et ARA II est associé à une fréquence plus élevée dhypotension, de syncope, dhyperkaliémie et de dégradation de la fonction rénale (incluant linsuffisance rénale aiguë) en comparaison au traitement en monothérapie par une molécule agissant sur le système rénine-angiotensine-aldostérone. Le double blocage (par ex., association dun IEC avec un ARA II) doit être limité à des cas individuels et définis, avec une surveillance renforcée de la fonction rénale, du taux de potassium et de la pression artérielle (voir rubrique 4.4).

+ Estramustine

Risque daugmentation des effets indésirables tel quun dème angioneurotique (angiodème).

Diurétiques épargneurs de potassium (triamtérène, amiloride), potassium (sels de)

Hyperkaliémie (potentiellement mortelle), en particulier en association avec une insuffisance rénale (effets hyperkaliémiques additifs). Lassociation du périndopril avec les médicaments mentionnés ci-dessus nest pas recommandée (voir rubrique 4.4). Dans le cas où une utilisation concomitante est néanmoins indiquée, elle devra être effectuée avec précaution et avec une surveillance fréquente de la kaliémie. Pour lutilisation de la spironolactone dans linsuffisance cardiaque, voir la rubrique « Associations faisant lobjet de précautions demploi »

Associations faisant l'objet de précautions demploi

Antidiabétiques (insulines, agents hypoglycémiants oraux)

Des études épidémiologiques ont suggéré que ladministration dIEC et dantidiabétiques (insulines, hypoglycémiants oraux) peut provoquer une majoration de leffet hypoglycémiant avec un risque dhypoglycémie. Ce phénomène semble être plus susceptible de se produire pendant les premières semaines de lassociation de ces traitements et chez les patients présentant une insuffisance rénale insuffisante.

+Diurétiques non épargneurs de potassium

Les patients traités par diurétiques, et en particulier ceux présentant une hypovolémie et/ou une déplétion hydrosodée, peuvent être sujets à une forte diminution de la pression artérielle après linstauration du traitement par un IEC. Leffet hypotenseur peut être diminué en interrompant le diurétique, en augmentant la volémie ou la prise de sel avant dinstaurer le traitement par des doses faibles et progressives de périndopril.

Dans l'hypertension artérielle, lorsqu'un traitement diurétique antérieur peut avoir causé une hypovolémie et/ou une déplétion hydrosodée, le diurétique doit être interrompu avant dinstaurer un IEC ; dans ce cas, un diurétique non épargneur de potassium peut être ensuite réintroduit ou lIEC doit être instauré à une dose faible augmentée progressivement.

Dans le traitement diurétique de linsuffisance cardiaque congestive, lIEC doit être instauré à une dose très faible et après avoir réduit la dose du diurétique non épargneur de potassium associé.

Dans tous les cas, la fonction rénale (taux de créatinine) doit être surveillée lors des premières semaines de traitement par IEC.

+ Diurétiques épargneurs de potassium (éplérénone, spironolactone)

Avec léplérénone et la spironolactone à des doses comprises entre 12,5 mg et 50 mg par jour et avec de faibles doses dIEC :

Dans le traitement de linsuffisance cardiaque de classe II-IV (NYHA) avec une fraction déjection <40%, et précédemment traitée avec un IEC et un diurétique de lanse, il existe un risque dhyperkaliémie, potentiellement fatale, particulièrement en cas de non-respect des recommandations de prescription de cette association. Avant instauration de lassociation, vérifier labsence dhyperkaliémie et dinsuffisance rénale.

Un contrôle strict de la kaliémie et de la créatinémie est recommandé une fois par semaine le premier mois du traitement et une fois par mois les mois suivants.

+ Racécadotril

Les IEC (par ex., périndopril) sont connus pour causer des angiodèmes. Ce risque peut être accru lors de lutilisation concomitante avec du racécadotril (médicament utilisé contre les diarrhées aiguës).

+ Inhibiteurs de mTOR (par ex., sirolimus, évérolimus, temsirolimus)

Les patients traités de façon concomitante avec un inhibiteur de mTOR peuvent avoir un risque plus élevé dangiodème (voir section 4.4).

+ Co-trimoxazole (triméthoprime/sulfaméthoxazole)

Les patients prenant un traitement concomitant par co-trimoxazole (triméthoprime/sulfaméthoxazole) peuvent présenter un risque accru dhyperkaliémie (voir rubrique 4.4).

Associations à prendre en compte

Antihypertenseurs et vasodilatateurs

La prise concomitante de ces médicaments peut induire une augmentation des effets hypotenseurs du périndopril. Lutilisation concomitante avec de la nitroglycérine et dautres nitrates, ou dautres vasodilatateurs, peut induire une baisse supplémentaire de la pression artérielle.

Allopurinol, agents cytostatiques ou immunosuppresseurs, corticoïdes ou procaïnamide

L'administration concomitante avec des inhibiteurs de l'enzyme de conversion peut entraîner un risque accru de leucopénie (voir section 4.4).

Anesthésiques

Les inhibiteurs de l'enzyme de conversion peuvent majorer les effets hypotenseurs de certains produits anesthésiques (voir section 4.4).

Gliptines (linagliptine, saxagliptine, sitagliptine, vildagliptine)

Augmentation du risque dangiodème imputable à la dipeptidylpeptidase IV (DPP-IV) causée par la gliptine, chez les patients cotraités avec un IEC.

Sympathomimétiques

Les sympathomimétiques peuvent diminuer les effets antihypertenseurs des IEC.

Sels d'or

Des réactions nitritoïdes (symptômes comprenant flush facial, nausées, vomissements et hypotension) ont été rarement rapportées chez des patients recevant des injections de sels d'or (aurothiomalate de sodium) et un IEC (dont périndopril) de façon concomitante.

Liées à l'indapamide

Associations faisant l'objet de précautions demploi

Médicaments induisant des torsades de pointe

En raison du risque d'hypokaliémie, l'indapamide doit être administré avec précaution lorsqu'il est associé à des médicaments induisant des torsades de pointe comme les antiarythmiques de classe IA (quinidine, hydroquinidine, disopyramide), les antiarythmiques de classe III (amiodarone, dofetilide, ibutilide, bretylium, sotalol) ; certains neuroleptiques (chlorpromazine, cyamémazine, lévomépromazine, thioridazine, trifluopérazine), benzamides (amisulpride, sulpiride, sultopride, tiapride), butyrophénones (dropéridol, halopéridol), autres neuroleptiques (pimozide) ; autres substances telles que bépridil, cisapride, diphemanil, érythromycine IV, halofantrine, mizolastine, moxifloxacine, pentamidine, sparfloxacine, vincamine IV, méthadone, astémizole, terfénadine. Prévention de l'hypokaliémie et correction si besoin : surveillance de l'intervalle QT.

Médicaments hypokaliémiants : amphotéricine B (voie IV), gluco et minéralocorticoïdes (voie générale), tétracosactide, laxatifs stimulants

Risque majoré d'hypokaliémie (effet additif). Surveillance de la kaliémie et correction si besoin. A prendre particulièrement en compte en cas de traitement concomitant par glycoside à visée cardiaque. Utiliser des laxatifs non stimulants.

Digitaliques à visée cardiaque

Les faibles taux de potassium favorisent les effets toxiques des glycosides à visée cardiaque. La kaliémie et l'ECG doivent être contrôlés et le traitement reconsidéré si nécessaire.

Associations à prendre en compte

Diurétiques épargneurs de potassium (amiloride, spironolactone, triamtérène)

Bien que des combinaisons rationnelles soient utiles chez certains patients, une hypokaliémie ou une hyperkaliémie (en particulier chez les patients atteints d'insuffisance rénale ou de diabète) peut encore se produire. La kaliémie et l'ECG doivent être surveillés et, si nécessaire, le traitement doit être reconsidéré.

Metformine

Acidose lactique due à la metformine provoquée par une éventuelle insuffisance rénale fonctionnelle liée aux diurétiques et en particulier aux diurétiques de l'anse. Ne pas utiliser la metformine lorsque la créatininémie dépasse 15 mg/l (135 micromoles/l) chez l'homme et 12 mg/l (110 micromoles/l) chez la femme.

Produits de contraste iodés

En cas de déshydratation provoquée par les diurétiques, risque majoré d'insuffisance rénale aiguë, en particulier lors de l'utilisation de doses importantes de produits de contraste iodés. Une réhydratation doit être effectuée avant administration du produit iodé.

Calcium (sels de)

Risque d'augmentation de la calcémie par diminution de l'élimination urinaire du calcium.

Ciclosporine, tacrolimus

Risque d'augmentation de la créatininémie sans modification des taux circulants de ciclosporine, même en l'absence de déplétion hydrosodée.

Corticoïdes, tétracosactide (voie générale)

Réduction de l'effet antihypertenseur (rétention de sel et deau due aux corticoïdes).

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  

Compte tenu des effets respectifs de chacune des deux substances présentes dans l'association, sur la grossesse et l'allaitement, l'utilisation de PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé n'est pas recommandée pendant le premier trimestre de grossesse. PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN est contre-indiqué pendant le deuxième et troisième trimestre de la grossesse.

PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé est contre-indiqué pendant l'allaitement, c'est pourquoi une solution doit être envisagée, soit interrompre l'allaitement, soit interrompre PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé en prenant en compte l'importance de ce traitement pour la mère.

Grossesse

Lié au périndopril

L'utilisation des IEC n'est pas recommandée pendant le premier trimestre de la grossesse (voir rubrique 4.4). L'utilisation des IEC est contre-indiquée pendant le deuxième et le troisième trimestre de la grossesse (voir rubriques 4.3 et 4.4).

Les données épidémiologiques disponibles concernant le risque de malformation après exposition aux IEC au 1er trimestre de la grossesse ne permettent pas de conclure. Cependant, une petite augmentation du risque ne peut être exclue. A moins que le traitement par IEC ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé aux patientes qui envisagent une grossesse de modifier leur traitement antihypertenseur pour un médicament ayant un profil de sécurité bien établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par IEC doit être arrêté immédiatement et si nécessaire un traitement alternatif sera débuté.

L'exposition aux IEC au cours des 2ème et 3ème trimestres de la grossesse est connue pour entraîner une ftotoxicité (diminution de la fonction rénale, oligohydramnios, retard d'ossification des os du crâne) et une toxicité chez le nouveau-né (insuffisance rénale, hypotension, hyperkaliémie) (voir rubrique 5.3). En cas d'exposition à un IEC à partir du 2ème trimestre de la grossesse, il est recommandé d'effectuer une échographie ftale afin de vérifier la fonction rénale et les os de la voûte du crâne. Les nouveau-nés de mère traitée par IEC doivent être surveillés sur le plan tensionnel (voir rubriques 4.3 et 4.4).

Lié à l'indapamide

Il nexiste pas de données ou il existe des données limitées (moins de 300 grossesses) sur lutilisation de lindapamide chez la femme enceinte.

Une exposition prolongée aux diurétiques thiazidiques pendant le troisième trimestre de la grossesse peut réduire le volume plasmatique maternel et le débit sanguin utéro-placentaire pouvant entraîner une ischémie fto-placentaire et un retard de croissance.

Les études chez lanimal nont pas mis en évidence deffets délétères directs ou indirects sur la reproduction (voir rubrique 5.3).

Par mesure de précaution, il est préférable déviter lutilisation de lindapamide pendant la grossesse.

Allaitement

PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé est contre-indiqué pendant l'allaitement.

Lié au périndopril

Comme aucune information n'est disponible sur l'utilisation du périndopril pendant l'allaitement, le périndopril n'est pas recommandé et un traitement alternatif avec un profil de sécurité mieux établi pendant l'allaitement est préférable, tout particulièrement s'il s'agit d'un nouveau-né ou d'un prématuré.

Lié à l'indapamide

Il nexiste pas de données suffisantes sur lexcrétion de lindapamide/métabolites dans le lait maternel. Une hypersensibilité aux produits dérivés du sulfonamide et une hypokaliémie peuvent survenir. Un risque pour les nouveau-nés/nourrissons ne peut être exclu.L'indapamide est étroitement lié aux diurétiques thiazidiques qui sont impliqués dans la réduction, ou même la suppression, de lait au cours de l'allaitement.

Lindapamide est contre-indiqué pendant lallaitement.

Fertilité

Liés au périndopril et à lindapamide

Les études de toxicité sur la reproduction nont montré aucun effet sur la fertilité chez les rats femelles et mâles (voir rubrique 5.3). Aucun effet sur la fertilité nest attendu chez lHomme.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  

Liés à périndopril, indapamide et PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé :

Les deux principes actifs, pris séparément ou associés, ne modifient pas l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines mais des réactions individuelles en relation avec une faible pression artérielle peuvent survenir chez certains patients, en particulier en début de traitement ou lors de l'association à un autre médicament antihypertenseur.

Par conséquent, l'aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines peut être diminuée.

4.8. Effets indésirables  

Résumé du profil de sécurité

L'administration de périndopril inhibe l'axe rénine-angiotensine-aldostérone et tend à réduire la perte potassique provoquée par l'indapamide. Quatre pour cent des patients traités par périndopril/indapamide 4 mg/1,25 mg ont présenté une hypokaliémie (taux de potassium <3,4 mmol/l).

Les effets indésirables les plus fréquemment observés sont :

- avec le périndopril : étourdissements, céphalées, paresthésie, dysgueusie, troubles visuels, vertiges, acouphènes, hypotension, toux, dyspnée, douleurs abdominales, constipation, dyspepsie, diarrhée, nausées, vomissements, prurit, rash, crampes musculaires et asthénie ;

- avec lindapamide : réactions dhypersensibilité, principalement dermatologiques, chez les patients présentant une prédisposition aux réactions allergiques et asthmatiques, et aux éruptions maculopapuleuses.

Résumé tabulé des effets indésirables

Les effets indésirables suivants ont pu être observés pendant le traitement et classés selon les fréquences suivantes :

Très fréquent (≥1/10).

Fréquent (≥1/100 à <1/10).

Peu fréquent (≥1/1 000 à <1/100).

Rare (≥1/10 000 à <1/1 000).

Très rare (<1/10 000), inconnu (ne pouvant être estimé à partir des données disponibles).

MedDRA

Système organe

Effets indésirables

Fréquence

Périndopril

Indapamide

Infections et infestations

Rhinite

Très rare

Affections hématologiques et du système lymphatique

Eosinophilie

Peu fréquent*

Agranulocytose (voir rubrique 4.4)

Très rare

Très rare

Anémie aplasique

Très rare

Pancytopénie

Très rare

Leucopénie

Très rare

Très rare

Neutropénie (voir rubrique 4.4)

Très rare

Anémie hémolytique

Très rare

Très rare

Thrombocytopénie (voir rubrique 4.4)

Très rare

Très rare

Affections du système immunitaire

Hypersensibilité (réactions principalement dermatologiques, chez les sujets prédisposés aux réactions allergiques et asthmatiques).

Fréquent

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Hypoglycémie (voir rubriques 4.4 et 4.5)

Peu fréquent*

Hyperkaliémie réversible lors de larrêt (voir rubrique 4.4)

Peu fréquent*

Hyponatrémie (voir rubrique 4.4).

Peu fréquent*

Inconnu

Hypercalcémie

Très rare

Déplétion potassique avec hypokaliémie, particulièrement grave chez certaines populations à haut risque (voir rubrique 4.4)

Inconnu

Affections psychiatriques

Changement dhumeur

Peu fréquent

Troubles du sommeil

Peu fréquent

Confusion

Très rare

Affections du système nerveux

Etourdissements

Fréquent

Céphalées

Fréquent

Rare

Paresthésie

Fréquent

Rare

Dysgueusie

Fréquent

Somnolence

Peu fréquent*

Syncope

Peu fréquent*

Inconnu

Accident vasculaire cérébral, probablement secondaire à une hypotension excessive chez les patients à haut risque (voir rubrique 4.4)

Très rare

Possibilité d'apparition d'une encéphalopathie hépatique en cas d'insuffisance hépatique

(voir rubriques 4.3 et 4.4).

Inconnu

Affections oculaires

Troubles visuels

Fréquent

Inconnu

Myopie (voir section 4.4)

Inconnu

Vision trouble

Inconnu

Affections de loreille et du labyrinthe

Vertiges

Fréquent

Rare

Acouphènes

Fréquent

Affections cardiaques

Palpitations

Peu fréquent*

Tachycardie

Peu fréquent*

Angor (voir rubrique 4.4)

Très rare

Arythmie (incluant bradycardie, tachycardie ventriculaire et fibrillation auriculaire)

Très rare

Très rare

Infarctus du myocarde, probablement secondaire à une hypotension excessive chez les patients à haut risque (voir rubrique 4.4)

Très rare

Torsades de pointes (potentiellement fatales) (voir rubriques 4.4 et 4.5)

Inconnu

Affections vasculaires

Hypotension (et effets liés à lhypotension) (voir rubrique4.4)

Fréquent

Très rare

Vascularite

Peu fréquent*

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Toux (voir rubrique 4.4)

Fréquent

Dyspnée

Fréquent

Bronchospasme

Peu fréquent

Pneumonie à éosinophiles

Très rare

Affections gastro-intestinales

Douleurs abdominales

Fréquent

Constipation

Fréquent

Rare

Diarrhée

Fréquent

Dyspepsie

Fréquent

Nausées

Fréquent

Rare

Vomissements

Fréquent

Peu fréquent

Bouche sèche

Peu fréquent

Rare

Pancréatite

Très rare

Très rare

Affections hépato-biliaires

Hépatite (voir rubrique 4.4)

Très rare

Inconnu

Anomalies de la fonction hépatique

Très rare

Affections de la peau et des tissus sous-cutanés

Prurit

Fréquent

Rash

Fréquent

Rash maculo-papuleux

Fréquent

Urticaire (voir rubrique 4.4)

Peu fréquent

Très rare

Angiodème (voir rubrique 4.4)

Peu fréquent

Très rare

Purpura

Peu fréquent

Hyperhidrose

Peu fréquent

Réactions de photosensibilité

Peu fréquent*

Inconnu

Pemphigoïde

Peu fréquent*

Erythème multiforme

Très rare

Nécrolyse épidermique toxique

Très rare

Syndrome de Stevens-Johnson

Très rare

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Crampes musculaires

Fréquent

Possibilité dune aggravation dun lupus érythémateux disséminé aigu préexistant

Inconnu

Arthralgie

Peu fréquent*

Myalgie

Peu fréquent*

Affections du rein et des voies urinaires

Insuffisance rénale

Peu fréquent

-

Insuffisance rénale aiguë

Très rare

Très rare

Affections des organes de reproduction et du sein

Dysérection

Peu fréquent

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Asthénie

Fréquent

Douleur thoracique

Peu fréquent*

Malaise

Peu fréquent*

dème périphérique

Peu fréquent*

Fièvre

Peu fréquent*

Fatigue

Rare

Investigations

Augmentation de lurée sanguine.

Peu fréquent*

Augmentation de la créatininémie.

Peu fréquent*

Elévation de la bilirubine sérique

Rare

Elévation des enzymes hépatiques

Rare

Inconnu

Diminution de lhémoglobine et de lhématocrite (voir rubrique 4.4)

Très rare

Elévation de la glycémie

Inconnu

Elévation de l'uricémie

Inconnu

Allongement de l'intervalle QT à l'électrocardiogramme (voir rubriques 4.4 et 4.5)

Inconnu

Lésions, intoxications et complications liées aux procédures

Chutes

Peu fréquent*

* Fréquence estimée à partir des données des essais cliniques pour les effets indésirables rapportés à partir de notifications spontanées.

Description de certains effets indésirables

L'aggravation du psoriasis a été rarement rapportée chez les patients prenant du périndopril tertbutylamine /indapamide.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.ansm.sante.fr.

4.9. Surdosage  

Symptômes

L'événement le plus probable en cas de surdosage est l'hypotension, parfois associée à des nausées, vomissements, crampes, vertiges, somnolence, états confusionnels, oligurie pouvant aller jusqu'à l'anurie (par hypovolémie). Des désordres hydroélectrolytiques (hyponatrémie, hypokaliémie) peuvent survenir.

Traitement

Les premières mesures consistent à éliminer rapidement le ou les produits ingérés par lavage gastrique et/ou administration de charbon activé, puis à restaurer l'équilibre hydroélectrolytique dans un centre spécialisé jusqu'à normalisation. Si une hypotension importante se produit, elle peut être combattue par la mise du patient en décubitus en position déclive. Si nécessaire, une perfusion IV de soluté isotonique de chlorure de sodium peut être administrée ou tout autre moyen d'expansion volémique peut être utilisé. Le périndoprilate, la forme active du périndopril est dialysable (voir rubrique 5.2).

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  

Classe pharmacothérapeutique : périndopril et diurétiques, code ATC : C09BA04

PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé est une association de périndopril, sel de tert-butylamine, un inhibiteur de l'enzyme de conversion de l'angiotensine et d'indapamide, un diurétique chlorosulfamoylé. Ses propriétés pharmacologiques découlent de celles de chacun des composés pris séparément auxquelles il convient d'ajouter celles dues à l'action additive synergique des deux produits associés.

Mécanisme daction

Lié à PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé

PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé entraîne une synergie additive des effets antihypertenseurs des deux composants.

Lié au périndopril

Le périndopril est un inhibiteur de l'enzyme de conversion (IEC) de l'angiotensine I en angiotensine II, substance vasoconstrictrice, qui stimule également la sécrétion d'aldostérone par le cortex surrénalien, et la dégradation de la bradykinine, substance vasodilatatrice, en heptapeptides inactifs.

Il en résulte :

·une diminution de la sécrétion d'aldostérone ;

·une élévation de l'activité rénine plasmatique, l'aldostérone n'exerçant plus de rétrocontrôle négatif ;

·une baisse des résistances périphériques totales avec une action préférentielle sur les territoires musculaire et rénal, sans que cette baisse ne s'accompagne de rétention hydrosodée ni de tachycardie réflexe, en traitement chronique.

L'action antihypertensive du périndopril se manifeste aussi chez les sujets ayant des concentrations de rénine basses ou normales.

Le périndopril agit par l'intermédiaire de son métabolite actif, le périndoprilate. Les autres métabolites sont inactifs.

Le périndopril réduit le travail du cur :

·par un effet vasodilatateur veineux, vraisemblablement dû à une modification du métabolisme des prostaglandines : diminution de la pré-charge ;

·par diminution des résistances périphériques totales : diminution de la post-charge.

Les études réalisées chez l'insuffisant cardiaque ont mis en évidence :

·une baisse des pressions de remplissage ventriculaire gauche et droit ;

·une diminution des résistances vasculaires périphériques totales ;

·une augmentation du débit cardiaque et une amélioration de l'index cardiaque ;

·une augmentation des débits sanguins régionaux musculaires.

Les épreuves d'effort sont également améliorées.

Lié à l'indapamide

L'indapamide est un dérivé sulfamidé à noyau indole, apparenté aux diurétiques thiazidiques sur le plan pharmacologique, qui agit en inhibant la réabsorption du sodium au niveau du segment cortical de dilution. Il augmente l'excrétion urinaire du sodium et des chlorures et, à un moindre degré, l'excrétion du potassium et du magnésium, accroissant de la sorte la diurèse et exerçant une action antihypertensive.

Effets pharmacodynamiques

Liées à PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé

Chez l'hypertendu, quel que soit l'âge, ce médicament exerce un effet antihypertenseur dose-dépendant sur les pressions artérielles diastolique et systolique, que ce soit en position couchée ou en position debout. Cet effet antihypertenseur se prolonge pendant 24 heures. La baisse tensionnelle est obtenue en moins d'un mois, sans tachyphylaxie ; l'arrêt du traitement ne s'accompagne pas d'effet rebond. Au cours des études cliniques, l'administration concomitante de périndopril et d'indapamide a entraîné des effets antihypertenseurs de type synergique par rapport à chacun des produits administrés seuls.

PICXEL, une étude multicentrique, randomisée, en double aveugle, contrôlée versus énalapril a évalué par échocardiographie les effets de l'association périndopril/indapamide en monothérapie sur l'hypertrophie ventriculaire gauche (HVG).

Dans l'étude PICXEL, les patients hypertendus avec HVG (définie par un index de masse ventriculaire gauche (IMVG) >120 g/m2 chez l'homme et >100 g/m2 chez la femme) ont été randomisés en 2 groupes pour un an de traitement : périndopril 2 mg/indapamide 0,625 mg ou énalapril 10 mg, en une prise par jour. La posologie pouvait être adaptée en fonction du contrôle de la pression artérielle jusqu'à périndopril 8 mg/indapamide 2,5 mg ou énalapril 40 mg en une prise par jour. Seuls 34 % des sujets sont restés traités avec périndopril 2 mg/indapamide 0,625 mg (contre 20 % avec énalapril 10 mg).

A la fin du traitement, l'IMVG avait diminué de façon significativement plus importante dans le groupe périndopril/indapamide (-10,1 g/m2) que dans le groupe énalapril (-1,1 g/m2) dans la population totale des patients randomisés. La différence de variation de l'IMVG entre les deux groupes était de -8,3 g/m2 (IC 95 % (-11,5, -5,0), p<0,0001).

Un effet plus important sur l'IMVG a été atteint avec des doses de périndopril/indapamide supérieures à celles enregistrées pour périndopril-tert-butylamine/indapamide 2 mg/0,625 mg et périndopril-tert-butylamine/indapamide 4 mg/1,25 mg.

Concernant la pression artérielle, les différences moyennes estimées entre les 2 groupes dans la population randomisée ont été respectivement de -5,8 mmHg (IC 95 % (-7,9, -3,7), p<0,0001) pour la pression artérielle systolique et de -2,3 mmHg (IC95 % (-3,6, -0,9), p=0,0004) pour la pression artérielle diastolique, en faveur du groupe périndopril/indapamide.

Liées au périndopril

Le périndopril est actif à tous les stades de l'hypertension artérielle : légère à modérée ou sévère. On observe une réduction des pressions artérielles systolique et diastolique, en décubitus et en orthostatisme. L'activité antihypertensive est maximale entre 4 et 6 heures après une prise unique et se prolonge pendant 24 heures. Le blocage résiduel de l'enzyme de conversion à 24 heures est élevé : il se situe aux environs de 80 %. Chez les patients répondeurs, la pression artérielle est normalisée au bout de 1 mois de traitement, et se maintient sans tachyphylaxie.

L'arrêt du traitement ne s'accompagne pas d'un rebond de l'hypertension artérielle.

Le périndopril est pourvu de propriétés vasodilatatrices, restaure l'élasticité des principaux troncs artériels, corrige les modifications histomorphométriques des artères de résistance et réduit l'hypertrophie ventriculaire gauche. En cas de nécessité, l'adjonction d'un diurétique thiazidique entraîne une synergie de type additif.

L'association d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion et d'un thiazidique diminue en outre le risque d'hypokaliémie induite par le diurétique seul.

Liées à l'indapamide

L'indapamide, en monothérapie, a un effet antihypertenseur qui se prolonge pendant 24 heures. Cet effet apparaît à des doses où ses propriétés diurétiques sont minimes.

Son activité antihypertensive est proportionnelle à une amélioration de la compliance artérielle et à une diminution des résistances vasculaires périphériques totale et artériolaire. L'indapamide réduit l'hypertrophie ventriculaire gauche.

Il existe un plateau de l'effet antihypertenseur des diurétiques thiazidiques et apparentés au-delà d'une certaine dose, tandis que les effets indésirables continuent d'augmenter : en cas d'inefficacité du traitement, il ne faut donc pas chercher à augmenter les doses.

En outre, il a été démontré, à court, moyen et long terme chez l'hypertendu, quindapamide :

·respecte le métabolisme lipidique : triglycérides, LDL-cholestérol et HDL-cholestérol ;

·respecte le métabolisme glucidique, même chez l'hypertendu diabétique.

Données détudes cliniques du double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA)

Lutilisation de lassociation dun inhibiteur de lenzyme de conversion (IEC) avec un antagoniste des récepteurs de langiotensine II (ARA II) a été analysée au cours de deux larges essais randomisés et contrôlés (ONTARGET (ONgoing Telmisartan Alone and in combination with Ramipril Global Endpoint Trial) et VA NEPHRON-D (The Veterans Affairs Nephropathy in Diabetes)).

Létude ONTARGET a été réalisée chez des patients ayant des antécédents de maladie cardiovasculaire ou de maladie vasculaire cérébrale, ou atteints dun diabète de type 2 avec atteinte des organes cibles. Létude VA NEPHRON-D a été réalisée chez des patients diabétiques de type 2 et atteints de néphropathie diabétique.

En comparaison à une monothérapie, ces études nont pas mis en évidence deffet bénéfique significatif sur lévolution des atteintes rénales et/ou cardiovasculaires et sur la mortalité, alors quil a été observé une augmentation du risque dhyperkaliémie, dinsuffisance rénale aiguë et/ou dhypotension. Ces résultats sont également applicables aux autres IEC et ARA II, compte tenu de la similarité de leurs propriétés pharmacodynamiques.

Les IEC et les ARA II ne doivent donc pas être associés chez les patients atteints de néphropathie diabétique.

Létude ALTITUDE (Aliskiren Trial in Type 2 Diabetes Using Cardiovascular and Renal Disease Endpoints) a été réalisée dans le but dévaluer le bénéfice de lajout daliskiren à un traitement standard par IEC ou un ARAII chez des patients atteints dun diabète de type 2 et dune insuffisance rénale chronique, avec ou sans troubles cardiovasculaires. Cette étude a été arrêtée prématurément en raison dune augmentation du risque dévénements indésirables. Les décès dorigine cardiovasculaire et les accidents vasculaires cérébraux ont été plus fréquents dans le groupe aliskiren que dans le groupe placebo ; de même les événements indésirables et certains événements indésirables graves tels que lhyperkaliémie, lhypotension et linsuffisance rénale ont été rapportés plus fréquemment dans le groupe aliskiren que dans le groupe placebo.

Population pédiatrique

Aucune donnée dutilisation de PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN chez les enfants nest disponible.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  

Liées à PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé

La co-administration de périndopril et d'indapamide ne modifie pas leurs paramètres pharmacocinétiques par rapport à leur administration séparée.

Liées au périndopril

Absorption et biodisponibilité

Après administration orale, l'absorption de périndopril est rapide et le pic de concentration est atteint en 1 heure. La demi-vie plasmatique du périndopril est de 1 heure.

La prise d'aliments diminuant la transformation en périndoprilate, et donc sa biodisponibilité, le périndopril tert-butylamine doit être administré par voie orale, en une prise quotidienne unique le matin avant le repas.

Distribution

Le volume de distribution est d'approximativement 0,2 l/kg pour la forme libre du périndoprilate. La liaison du périndoprilate aux protéines plasmatiques est de 20 %, principalement à l'enzyme de conversion de l'angiotensine, mais est concentration-dépendante.

Biotransformation

Le périndopril est une prodrogue. La biodisponibilité du périndoprilate, le métabolite actif, est de 27 %. En plus du périndoprilate actif, le périndopril produit 5 métabolites, tous inactifs. Le pic de concentration plasmatique du périndoprilate est atteint en 3 à 4 heures.

Elimination

Le périndoprilate est éliminé par voie urinaire et la demi-vie terminale de la fraction libre est d'environ 17 heures, permettant d'obtenir un état d'équilibre en 4 jours.

Linéarité/non-linéarité

Il a été démontré une relation linéaire entre la dose de périndopril et l'exposition plasmatique.

Populations particulières

Sujets âgés

L'élimination du périndoprilate est diminuée chez le sujet âgé, ainsi que chez les insuffisants cardiaques ou rénaux.

Insuffisants rénaux

Une adaptation posologique en cas d'insuffisance rénale est souhaitable en fonction du degré d'altération (clairance de la créatinine).

En cas de dialyse

La clairance de dialyse du périndoprilate est de 70 ml/min.

Pour les patients atteints de cirrhose

Les cinétiques du périndopril sont modifiées chez les patients cirrhotiques : la clairance hépatique de la molécule-mère est réduite de moitié. Cependant, la quantité de périndoprilate formée n'est pas diminuée et, par conséquent, aucune adaptation posologique n'est nécessaire (voir rubriques 4.2 et 4.4).

Liées à l'indapamide

Absorption

Lindapamide est rapidement et totalement absorbé par le tractus digestif.

Le pic plasmatique maximal est atteint chez l'Homme environ une heure après la prise orale du produit.

Distribution

La liaison aux protéines plasmatiques est de 79 %.

Biotransformation et élimination

La demi-vie d'élimination est comprise entre 14 et 24 heures (en moyenne 18 heures). Les administrations répétées ne provoquent pas d'accumulation. L'élimination est essentiellement urinaire (70 % de la dose) et fécale (22 %) sous forme de métabolites inactifs.

Populations particulières

Insuffisants rénaux :

Les paramètres pharmacocinétiques sont inchangés chez l'insuffisant rénal.

5.3. Données de sécurité préclinique  

PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé a une toxicité légèrement plus élevée que celle de ses composants. Les manifestations rénales ne paraissent pas potentialisées chez le rat. Cependant, l'association fait apparaître une toxicité digestive chez le chien et les effets maternotoxiques semblent majorés chez le rat (par rapport au périndopril).

Néanmoins, ces effets indésirables se manifestent à des niveaux de doses largement supérieurs à ceux utilisés en thérapeutique.

Les études précliniques réalisées séparément avec le périndopril et l'indapamide n'ont pas démontré de potentiel génotoxique ou cancérogène. Les études de toxicité sur la reproduction nont montré aucun signe dembryotoxicité ou de tératogénicité, et la fécondité na pas été pas altérée.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  

6.1. Liste des excipients  

Cellulose microcristalline, lactose monohydraté, hydrogénocarbonate de sodium, silice colloïdale anhydre, stéarate de magnésium.

6.2. Incompatibilités  

Sans objet.

6.3. Durée de conservation  

3 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation  

A conserver dans l'emballage d'origine à l'abri de l'humidité. A conserver à une température ne dépassant pas 30 °C.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   

14, 20, 28, 30, 50, 56, 60, 90 ou 100 comprimés sous plaquettes (PVC/PE/PVDC/Al).

14, 20, 28, 30, 50, 56, 60, 90 ou 100 comprimés sous plaquettes (OPA/Al/PVC/Al).

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation  

Pas dexigences particulières.

7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  

MYLAN SAS

117 ALLEE DES PARCS

69800 SAINT-PRIEST

8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  

·34009 392 950 6 0: 14 comprimés sous plaquettes (PVC/PE/PVDC/Al).

·34009 392 951 2 1: 20 comprimés sous plaquettes (PVC/PE/PVDC/Al).

·34009 392 952 9 9: 28 comprimés sous plaquettes (PVC/PE/PVDC/Al).

·34009 392 953 5 0: 30 comprimés sous plaquettes (PVC/PE/PVDC/Al).

·34009 392 954 1 1: 50 comprimés sous plaquettes (PVC/PE/PVDC/Al).

·34009 392 955 8 9: 56 comprimés sous plaquettes (PVC/PE/PVDC/Al).

·34009 392 956 4 0: 60 comprimés sous plaquettes (PVC/PE/PVDC/Al).

·34009 392 957 0 1: 90 comprimés sous plaquettes (PVC/PE/PVDC/Al).

·34009 574 767 2 4: 100 comprimés sous plaquettes (PVC/PE/PVDC/Al).

·34009 392 958 7 9: 14 comprimés sous plaquettes (OPA/Al/PVC/Al).

·34009 392 959 3 0: 20 comprimés sous plaquettes (OPA/Al/PVC/Al).

·34009 392 960 1 2: 28 comprimés sous plaquettes (OPA/Al/PVC/Al).

·34009 392 961 8 0: 30 comprimés sous plaquettes (OPA/Al/PVC/Al).

·34009 392 962 4 1: 50 comprimés sous plaquettes (OPA/Al/PVC/Al).

·34009 392 963 0 2: 56 comprimés sous plaquettes (OPA/Al/PVC/Al).

·34009 392 964 7 0: 60 comprimés sous plaquettes (OPA/Al/PVC/Al).

·34009 392 965 3 1: 90 comprimés sous plaquettes (OPA/Al/PVC/Al).

·34009 574 768 9 2: 100 comprimés sous plaquettes (OPA/Al/PVC/Al).

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION  

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE  

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  

Sans objet.

Liste I


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source: ANSM - Mis à jour le : 27/04/2018

Dénomination du médicament

PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé

Périndopril tert-butylamine/Indapamide

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.

·Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez dautres questions, interrogez votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à dautres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

·Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé ?

3. Comment prendre PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé ?

6. Contenu de lemballage et autres informations.

1. QUEST-CE QUE PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  

Classe pharmacothérapeutique : Périndopril et diurétiques.

PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé est une association de deux principes actifs, le périndopril et l'indapamide. Ce médicament est un antihypertenseur et est indiqué dans le traitement de l'hypertension artérielle chez les patients qui ne sont pas correctement contrôlés par le périndopril seul.

Le périndopril appartient à une classe de médicaments appelés inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine (IEC). Ceux-ci agissent en dilatant les vaisseaux sanguins, facilitant ainsi le travail du cur pour expulser le sang dans les vaisseaux. L'indapamide est un diurétique. Les diurétiques augmentent la quantité d'urine produite par les reins. Cependant, l'indapamide est différent des autres diurétiques ; il n'entraîne qu'une légère augmentation de la quantité d'urine produite. Ces deux principes actifs réduisent la pression artérielle et agissent ensemble pour la contrôler.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé ?  

Ne prenez jamais PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé :

·si vous prenez des médicaments entraînant une augmentation du rythme cardiaque (torsades de pointes). Demandez à votre médecin si vous êtes dans lun des cas suivants ;

·si vous êtes allergique (hypersensible) au périndopril ou à tout autre inhibiteur de l'enzyme de conversion ;

·si vous êtes allergique à l'indapamide ou à tout autre sulfamide ;

·si vous êtes allergique à l'un des autres composants contenus dans ce médicament mentionnés dans la rubrique 6 ;

·si vous avez déjà eu des symptômes tels que des sifflements respiratoires, un gonflement de la face ou de la langue, des démangeaisons intenses ou des éruptions cutanées sévères lors d'un traitement antérieur par IEC ou si un membre de votre famille a déjà eu ces symptômes quelles qu'en soient les circonstances (état appelé angiodème ou dème de Quincke) ;

·si vous avez une maladie sévère du foie ou si vous souffrez d'un état appelé encéphalopathie hépatique (maladie de dégénérescence du cerveau) ;

·si vous avez une maladie sévère du rein ou si vous êtes dialysé ;

·si vous avez un taux anormalement bas de potassium sanguin ;

·si une décompensation cardiaque non traitée est suspectée (importante rétention d'eau, difficultés à respirer) ;

·si vous êtes enceinte depuis plus de 3 mois (Il est également préférable d'éviter de prendre PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé en début de grossesse, voir rubrique « Grossesse ») ;

·si vous allaitez ;

·si vous avez du diabète ou une insuffisance rénale et que vous êtes traité(e) par un médicament contenant de laliskiren pour diminuer votre pression artérielle.

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin, pharmacien ou votre infirmier/ère avant de prendre PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé

·si vous avez une sténose de l'aorte (rétrécissement du principal vaisseau alimentant le cur) ou une cardiomyopathie hypertrophique (maladie du muscle cardiaque), ou une sténose de l'artère rénale (rétrécissement de l'artère menant le sang au rein) ;

·si vous avez tout autre problème cardiaque ou rénal ;

·si vous avez des problèmes hépatiques ;

·si vous souffrez d'une maladie du collagène (maladie de la peau) comme un lupus érythémateux disséminé (forme spécifique d'inflammation chronique) ou une sclérodermie ;

·si vous souffrez d'athérosclérose (durcissement des artères) ;

·si vous souffrez d'hyperparathyroïdie (dysfonctionnement de la glande parathyroïde) ;

·si vous souffrez de goutte ;

·si vous êtes diabétique ;

·si vous êtes âgé ;

·si vous êtes noir de peau, le risque de faire un angiodème est plus élevé et lefficacité hypotensive diminuée ;

·si vous suivez un régime pauvre en sel ou si vous utilisez un substitut de sel contenant du potassium ;

·si vous prenez lun des médicaments suivants pour traiter une hypertension :

oun « antagoniste des récepteurs de langiotensine II » (ARA II) (aussi connu sous le nom de sartans par exemple, valsartan, telmisartan, irbésartan), en particulier si vous avez des problèmes rénaux dus à un diabète,

oaliskiren ;

·si vous prenez lun des médicaments suivants, le risque dangiodème (gonflement rapide sous la peau dans des zones telles que la gorge) est augmenté :

oracécadotril (utilisé pour traiter la diarrhée),

osirolimus, évérolimus, temsirolimus et autres médicaments appartenant à la classe des inhibiteurs de mTOR (utilisés pour éviter le rejet dorganes transplantés).

Votre médecin pourra être amené à surveiller régulièrement le fonctionnement de vos reins, votre pression artérielle et le taux des électrolytes (par ex., du potassium) dans votre sang.

Voir aussi les informations dans la rubrique « Ne prenez jamais PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé ».

Vous devez informer votre médecin si vous pensez être (ou susceptible de tomber) enceinte.

PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé est déconseillé en début de grossesse, et ne doit pas être pris si vous êtes enceinte de plus de 3 mois car cela pourrait nuire gravement à votre enfant en cas d'utilisation à partir de ce stade de la grossesse (voir rubrique « Grossesse »).

Informez également votre médecin que vous prenez PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé :

·si vous devez subir une anesthésie et/ou une intervention chirurgicale ;

·si vous avez souffert récemment de diarrhées ou de vomissements, ou si vous êtes déshydraté ;

·si vous devez subir une dialyse ou une aphérèse des lipoprotéines de basse densité (LDL) (qui consiste à enlever du cholestérol de votre sang avec une machine) ;

·si vous devez recevoir un traitement de désensibilisation ou une immunothérapie au venin pour réduire les effets d'une allergie aux piqûres d'abeilles ou de guêpes ;

·si vous avez, ou allez avoir, une injection d'héparine pour réduire ou prévenir un caillot de sang ;

·si vous devez subir un examen médical nécessitant une injection d'un produit de contraste iodé (une substance qui rend les organes, comme le rein ou l'estomac, visibles aux rayons X) ;

·si vous constatez une altération de votre vision ou une douleur dans un il ou les deux yeux lors du traitement par PERINDOPRIL/INDAPAMIDE. Ce pourrait être un signe que vous développez un glaucome, cest-à-dire une pression accrue dans votre il ou vos yeux. Vous devez arrêter votre traitement par PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé et consulter votre médecin.

Enfants et adolescents

PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé ne doit pas être administré chez l'enfant et ladolescent.

Autres médicaments et PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé

Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament, même s'il s'agit d'un médicament obtenu sans ordonnance.

Vous devez éviter de prendre PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé avec :

·du lithium (utilisé pour traiter la dépression) ;

·des diurétiques épargneurs de potassium (spironolactone, triamtérène, amiloride, éplérenone), sels de potassium ou autres médicaments qui peuvent augmenter le taux de potassium dans votre organisme (tels que le co-trimoxazole, également dénommé triméthoprime/sulfaméthoxazole) ;

·de lestramustine (utilisé dans le traitement du cancer).

Si vous prenez l'un des médicaments suivants, parlez-en à votre médecin car il pourrait entraîner des interactions avec PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé :

·dautres médicaments pour traiter l'hypertension comme les inhibiteurs de lenzyme de conversion ;

·dautres diurétiques (médicaments pour éliminer leau) ;

·de la procaïnamide (pour le traitement de battements cardiaques irréguliers) ;

·de lallopurinol (pour le traitement de la goutte) ;

·de la terfénadine, de lastémizole ou de la mizolastine (antihistaminiques pour le rhume des foins ou allergies) ;

·des corticostéroïdes utilisés pour traiter divers troubles dont l'asthme sévère et la polyarthrite rhumatoïde ;

·des immunosuppresseurs utilisés pour le traitement de maladies auto-immunes ou suite à une transplantation chirurgicale pour prévenir le rejet (par ex., ciclosporine, tacrolimus) ;

·des médicaments pour le traitement du cancer ;

·de lérythromycine par injection (un antibiotique) ;

·de lhalofantrine (utilisé pour traiter certains types de paludisme) ;

·du cisapride ou du diphémanil (utilisé pour traiter les troubles digestifs) ;

·de la sparfloxacine ou de la moxifloxacine (antibiotiques pour traiter des infections) ;

·de la méthadone ;

·du pentamidine (utilisé pour traiter la pneumonie) ;

·de la vincamine (utilisée pour traiter les pertes de mémoire chez les personnes âgées) ;

·du bépridil (utilisé pour traiter l'angine de poitrine) ;

·des médicaments utilisés pour des problèmes du rythme cardiaque (par ex., quinidine, hydroquinidine, disopyramide, amiodarone, sotalol, dofétilide, ibutilide, bretylium) ;

·de la digoxine ou autres digitaliques (pour le traitement de problèmes cardiaques) ;

·du baclofène (pour traiter la raideur musculaire survenant notamment lors de scléroses multiples) ;

·des médicaments utilisés pour traiter le diabète tels que linsuline, la metformine ou des gliptines (linagliptin, saxagliptin, sitagliptin, vildagliptin) ;

·du calcium, incluant les compléments en calcium ;

·des laxatifs stimulants (par ex., séné) ;

·des anti-inflammatoires non stéroïdiens (par ex., ibuprofène) ou dose élevée de salicylates (par ex., aspirine) ;

·de lamphotéricine B par injection (pour traiter une infection fongique sévère) ;

·des médicaments pour traiter des troubles mentaux tels que la dépression, lanxiété ou la schizophrénie, y compris les antidépresseurs tricycliques (comme limipramine) et les neuroleptiques (comme la chlorpromazine, la cyamémazine, la lévomépromazine, la thioridazine, la trifluopérazine, le pimozide, l'amisulpiride, le sulpiride, le sultopride, le tiapride, l'halopéridol et le dropéridol) ;

·du tétracosactide (pour traiter la maladie de Crohn) ;

·de l'or par injection (pour traiter l'arthrite), peut aussi s'appeler l'aurothiomalate sodique ;

·du triméthoprime (pour le traitement dinfections) ;

·des vasodilatateurs incluant les dérivés nitrés (produits permettant de dilater les vaisseaux sanguins) ;

·de lhéparine (médicament utilisé pour fluidifier le sang) ;

·des médicaments utilisés dans le traitement de lhypotension, du choc ou de lasthme (par ex., éphédrine, épinéphrine ou norépinéphrine).

Le traitement par PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé peut être affecté par d'autres médicaments. Votre médecin pourrait avoir besoin de modifier la dose de vos médicaments et/ou prendre dautres précautions, notamment :

·Si vous prenez un antagoniste des récepteurs de langiotensine II (ARA-II) ou de laliskiren (voir aussi les informations dans les rubriques « Ne prenez jamais PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé»).

·En cas de prise de médicaments, qui sont le plus souvent utilisés pour traiter la diarrhée (racécadotril) ou pour éviter les rejets dorganes transplantés (sirolimus, évérolimus, temsirolimus et autres médicaments appartenant à la classe des inhibiteurs de mTOR). Voir la section « Avertissements et précautions ».

PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé avec des aliments et boissons

Sans objet.

Grossesse, allaitement et fertilité

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament.

Grossesse

Vous devez informer votre médecin si vous pensez être (ou susceptible de tomber) enceinte. Votre médecin vous recommandera normalement d'arrêter de prendre PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé avant d'être enceinte ou dès que vous apprenez que vous êtes enceinte. Il vous recommandera de prendre un autre médicament à la place de PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé.

PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé est déconseillé en début de grossesse et ne doit pas être pris si vous êtes enceinte de plus de 3 mois car cela pourrait nuire gravement à votre enfant.

Allaitement

Ne prenez pas PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé si vous allaitez.

Informez votre médecin si vous allaitez ou si vous êtes sur le point de commencer l'allaitement.

PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé nest pas recommandé pour les mères qui allaitent ; votre médecin pourrait choisir un autre traitement si vous souhaitez allaiter, surtout si votre enfant est nouveau-né ou prématuré.

Sportifs

Les sportifs doivent être avertis que ce médicament contient un principe actif (indapamide) pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopage.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé n'affecte habituellement pas la vigilance mais des sensations de vertiges ou de fatigue liées à une baisse de la pression artérielle peuvent survenir chez certains patients. Si cela se produit, votre aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines peut être altérée.

PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé contient du lactose.

Si votre médecin vous a informé(e) dune intolérance à certains sucres, contactez-le avant de prendre ce médicament.

3. COMMENT PRENDRE PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé ?  

Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin ou pharmacien. Vérifiez auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

Posologie

Adultes, y compris les personnes âgées

La dose recommandée est d'un comprimé une fois par jour.

Personnes souffrant de troubles rénaux

Votre médecin pourra décider de modifier la posologie si vous souffrez de troubles rénaux.

Mode dadministration

Prenez le comprimé de préférence le matin, avant un repas.

Avalez le comprimé avec un grand verre d'eau.

Si vous avez pris plus de PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé que vous nauriez dû :

Si vous avez pris trop de comprimés, contactez immédiatement votre médecin ou l'hôpital le plus proche. L'évènement le plus probable, en cas de surdosage, est l'hypotension (associée à des vertiges ou à des étourdissements). D'autres effets peuvent également inclure des nausées ou des vomissements, des crampes musculaires, une somnolence, une confusion ou une diminution de la miction. Si une hypotension importante se produit, elle peut être combattue en allongeant le patient, avec les jambes relevées.

Si vous oubliez de prendre PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé :

Il est important de prendre votre médicament chaque jour car un traitement régulier est plus efficace. Cependant, si vous avez oublié de prendre PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé, reprenez simplement votre traitement le jour suivant comme d'habitude. Ne prenez pas une double dose pour compenser celle que vous avez oubliée.

Si vous arrêtez de prendre PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé :

Le traitement de l'hypertension artérielle étant généralement un traitement de longue durée, vous devez demander conseil à votre médecin avant de l'interrompre.

Si vous avez d'autres questions sur l'utilisation de ce médicament, demandez plus d'informations à votre médecin ou à votre pharmacien.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

Les effets indésirables suivants ont été rapportés chez les patients prenant du périndopril et/ou de l'indapamide

Si vous remarquez l'un des effets indésirables suivants, arrêtez tout de suite de prendre ce médicament et contactez immédiatement votre médecin, ou rendez-vous au service des urgences ou à lhôpital le plus proche.

Si vous remarquez l'un des effets indésirables suivants, arrêtez tout de suite de prendre ce médicament et contactez immédiatement votre médecin :

Fréquent (peut affecter jusquà 1 personne sur 10)

·tout changement dans votre vision, ou douleur dans un il ou les deux yeux. Cela peut être un signe dhypertension artérielle de votre il ou de vos yeux (glaucome) ;

·réactions cutanées allergiques telles que rougeurs, démangeaisons et plaques enflées, chez les patients ayant des antécédents connus de problèmes allergiques et respiratoires (comme l'asthme) ;

·maux de tête, sensations détourdissement, de vertiges ou évanouissement, en particulier en position debout. Cela peut êtredû à la baisse de la tension artérielle

Peu fréquent (pouvant affecter jusquà 1 personne sur 100)

·gonflement de la face, des lèvres, de la bouche, de la langue ou de la gorge, difficulté à respirer.

Très rare (pouvant affecter jusquà 1 personne sur 10 000)

·manifestations cutanées sévères telles quérythème multiforme (éruptions cutanées débutant souvent par des taches rouges et des démangeaisons sur le visage, les bras ou les jambes) ou une éruption cutanée intense, une urticaire, un rougissement de la peau du corps entier, des démangeaisons sévères, des ampoules, la peau qui pèle et qui gonfle, une inflammation des membranes muqueuses (syndrome de Stevens Johnson) ou dautres réactions allergiques ;

·vous pouvez remarquer une augmentation du nombre d'infections telles que la fièvre, des frissons sévères, des maux de gorge ou ulcères de la bouche. Ceux-ci peuvent être des signes d'un faible nombre de globules blancs ;

·des ecchymoses inattendues ou des saignements qui durent plus longtemps que d'habitude. Cela peut signifier un faible nombre de plaquettes dans le sang ;

·faiblesse, fatigue, maux de tête, manque de souffle lors de l'exercice avec vertiges et pâleur ou coloration jaune de la peau ou des yeux (jaunisse). Ceux-ci peuvent être les signes dun niveau faible de globules rouges ;

·de faibles taux de tous les types de cellules sanguines que vous pouvez remarquer par une augmentation des infections, des ecchymoses inattendues ou des saignements qui durent plus longtemps que d'habitude, fatigue, faiblesse, difficulté à respirer ;

·faiblesse des bras ou des jambes, confusion ou problème délocution ou de vision pouvant être les signes dun éventuel accident vasculaire cérébral et pouvant se produire après des signes dhypotension ;

·battements du cur inhabituellement rapides ou irréguliers, qui peuvent être détectés lors dun électrocardiogramme (ECG)

·sensation doppression et douleur thoracique, augmentation de lessoufflement pendant leffort (pouvant être dues à des problèmes cardiaques tels que langine) ;

·douleur soudaine dans la poitrine qui sétend dans le cou ou le bras avec essoufflement et sensation de moiteur (ceci peut être le signe dune crise cardiaque et peut se produire après des signes dhypotension) ;

·toux, fièvre, essoufflement important, sueurs nocturnes, peuvent être dus à des problèmes pulmonaires appelés pneumonie éosinophile (un type rare de pneumonie) ;

·douleur aiguë à lestomac pouvant sétendre au dos. Ceci peut être dû à une inflammation du pancréas (pancréatite) ;

·inflammation du foie (hépatite). Les signes comprennent des nausées, vomissements, perte d'appétit, sensation de malaise général, fièvre, démangeaisons, jaunissement de la peau et/ou des yeux (jaunisse), selles de couleur claires, urines foncées ;

·peu ou pas durine, urines troubles ou présence de sang dans les urines, douleurs à la miction ou douleurs en bas du dos (peuvent être le signe de sérieux problèmes rénaux).

Fréquence indéterminée (ne peut être estimée à partir des données disponibles)

·sensation de faiblesse et accélération ou irrégularité du rythme cardiaque. Ceci peut être dû à une diminution du taux de potassium dans le sang (plus courant chez les patients âgés, malnutris, les patients souffrant dinsuffisance cardiaque, hépatique ou ayant des problèmes rénaux) ;

·encéphalopathie hépatique se caractérisant par une sensation de fatigue, irritabilité, tendance à oublier, confusion, tremblements, convulsions et coma, dus à un dème du cerveau (plus courant si vous souffrez de problèmes de foie).

Autres effets indésirables :

Fréquent (pouvant affecter jusquà 1 personne sur 10)

·maux de tête ;

·troubles de la vision ;

·vertiges ;

·mauvais goût ou goût métallique dans la bouche ;

·acouphènes (sensations de bruits dans les oreilles) ;

·une sensation détourdissement en position debout ou assise (vertige) ;

·picotements ;

·démangeaisons, éruption cutanée ;

·essoufflement ;

·toux sèche ;

·troubles gastro-intestinaux (nausées, vomissements) ;

·douleur à lestomac ;

·bouche sèche ;

·dyspepsie ou digestion difficile (diarrhée, constipation) ;

·crampes musculaires ;

·sensation de faiblesse.

Peu fréquent (pouvant affecter jusquà 1 personne sur 100) :

·augmentation du nombre de globules blancs (éosinophilie) ;

·faible taux de sucre et de sodium dans le sang ;

·faibles niveaux de potassium dans le sang, ce qui s'améliore lorsque le traitement est arrêté ;

·changements d'humeur ;

·troubles du sommeil, somnolence ;

·évanouissement ;

·tachycardie (battements cardiaques rapides), palpitations (vous êtes conscient de vos battements cardiaques) ;

·vascularites (inflammation des vaisseaux sanguins) ;

·purpura (points rouges sur la peau) ;

·bronchospasme (sensation de serrement dans la poitrine, souffle bruyant et court) ;

·urticaire ;

·réactions de photosensibilité (augmentation de la sensibilité de la peau au soleil) ;

·arthralgie (douleur articulaire), myalgie (douleur musculaire) ;

·autres troubles rénaux ;

·transpiration ;

·incapacité à maintenir une érection (impuissance) ;

·douleur thoracique ;

·sentiment de mal-être, fièvre ;

·gonflement des mains, des chevilles ou des pieds (rétention d'eau) ;

·élévation du taux sanguin durée et de créatinine (peuvent être détectés par une analyse de sang) ;

·chutes.

Rare (pouvant affecter jusquà 1 personne sur 1 000) :

·aggravation du psoriasis ;

·fatigue ;

·taux élevés de bilirubine sérique ou denzymes hépatiques (peuvent être détectés par une analyse de sang).

Très rare (pouvant affecter jusquà 1 personne sur 10 000) :

·confusion ;

·rhinite (nez bouché ou qui coule) ;

·manifestations cutanées sévères telles quérythème multiforme ;

·une augmentation du calcium dans votre sang (qui apparaîtra dans les analyses de sang). Cela peut vous faire uriner plus souvent que d'habitude, vous sentir malade et être malade avec une douleur à l'estomac ;

·fonction hépatique anormale ;

·diminution des taux d'hémoglobine et d'hématocrite, ce qui peut être observé dans un test sanguin.

Fréquence inconnue(la fréquence ne peut être estimée à partir des données disponibles) :

·si vous souffrez dun lupus érythémateux systémique (un type de maladie du collagène), celui-ci peut saggraver ;

·augmentation du taux dacide urique et augmentation du taux de sucre dans le sang, qui peuvent être détectées par une analyse de sang.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou à votre infirmier/ère. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet:www.ansm.sante.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage dinformations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé ?  

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

Nutilisez pas ce médicament après la date de péremption mentionnée sur la boîte ou les plaquettes après « EXP ». La date d'expiration fait référence au dernier jour du mois.

A conserver à une température ne dépassant pas 30°C. A conserver dans l'emballage d'origine à l'abri de l'humidité.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-légout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien déliminer les médicaments que vous nutilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger lenvironnement.

6. CONTENU DE LEMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS  

Ce que contient PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé  

·Les substances actives sont :

Périndopril 3,34 mg

sous forme de périndopril tert-butylamine .. 4,0 mg

Indapamide .............. 1,25 mg

Pour un comprimé.

·Les autres composants sont :

Cellulose microcristalline, lactose monohydraté (voir section 2 « PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé contient du lactose »), hydrogénocarbonate de sodium, silice colloïdale anhydre, stéarate de magnésium.

Quest-ce que PERINDOPRIL/INDAPAMIDE MYLAN 4 mg/1,25 mg, comprimé et contenu de lemballage extérieur  

Ce médicament se présente sous forme de comprimés oblongs, blancs, légèrement biconvexes, à bords biseautés.

Les comprimés sont disponibles en boîte de 14, 20, 28, 30, 50, 56, 60, 90 ou 100 comprimés.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

Titulaire de lautorisation de mise sur le marché  

MYLAN SAS

117 ALLEE DES PARCS

69800 SAINT-PRIEST

Exploitant de lautorisation de mise sur le marché  

MYLAN SAS

117 ALLEE DES PARCS

69800 SAINT-PRIEST

Fabricant  

KRKA POLSKA SPZOO

UL. ROWNOLEGLA 5

02-235 VARSOVIE

POLOGNE

Ou

KRKA D.D.

NOVO MESTO

SMARJESKA CESTA 6

8501 NOVO MESTO

SLOVENIE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen  

Ce médicament est autorisé dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen sous les noms suivants : Conformément à la réglementation en vigueur.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :  

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

Autres  

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de lANSM (France).

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