OCTAGAM 50 mg/ml, solution pour perfusion


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source: ANSM - Mis à jour le : 14/12/2018

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  

OCTAGAM® 50 mg/ml, solution pour perfusion

Immunoglobuline humaine normale

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  

Immunoglobuline humaine normale......... 50 mg/ml*

* correspondant à une quantité totale en protéines, dont au moins 95 % sont des IgG

Un flacon de 20 ml contient 1 g dImmunoglobuline humaine normale,

Un flacon de 50 ml contient 2,5 g dImmunoglobuline humaine normale,

Un flacon de 100 ml contient 5 g dImmunoglobuline humaine normale,

Un flacon de 120 ml contient 6 g dImmunoglobuline humaine normale,

Un flacon de 200 ml contient 10 g dImmunoglobuline humaine normale,

Un flacon de 500 ml contient 25 g dImmunoglobuline humaine normale.

Répartition en sous-classes dIgG :

IgG1..... 62,6 % + 2,2

IgG2..... 31,1 % + 2,3

IgG3...... 6,1 % + 1,6

IgG4...... 1,2 % + 0,2

IgA max 0,2 mg/ml (4 mg/g de protéines)

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  

Solution pour perfusion (flacon de 20 ml, 50 ml, 100 ml, 200 ml, 500 ml - boîte de 1).

4. DONNEES CLINIQUES  

4.1. Indications thérapeutiques  

Traitement de substitution :

·déficits immunitaires primitifs avec hypogammaglobulinémie ou atteinte fonctionnelle de limmunité humorale,

·infections bactériennes récidivantes chez lenfant infecté par le VIH,

·déficits immunitaires secondaires de limmunité humorale, en particulier la leucémie lymphoïde chronique ou le myélome, avec hypogammaglobulinémie et associés à des infections à répétition.

Traitement immunomodulateur dans :

·purpura thrombopénique idiopathique (PTI) aigu de lenfant ou phase aiguë du PTI de ladulte en cas de syndrome hémorragique, prévention en cas dacte médical ou chirurgical exposant à un risque hémorragique et (ou) avec un taux de plaquettes inférieur à 20 x 109/l pour corriger le taux de plaquettes,

·syndrôme de GUILLAIN-BARRE,

·maladie de Kawasaki,

·polyradiculoneuropathies inflammatoires démyélinisantes chroniques (PIDC),

Allogreffe de cellules souches hématopoïétiques.

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4.2. Posologie et mode d'administration  

Posologie

La posologie et lintervalle entre les administrations dépendent de lusage auquel est destiné le traitement (substitution ou immunomodulation) et de la demi-vie de limmunoglobuline humaine normale par voie intraveineuse (IgIV) in vivo chez les patients atteints de déficit immunitaire.

Les posologies suivantes sont données à titre indicatif :

Traitement de substitution en cas de déficit immunitaire primitif :

Le traitement doit avoir pour but dassurer un taux dIgG résiduel (cest-à-dire avant ladministration suivante dimmunoglobuline humaine normale) dau moins 4 à 6 g/l. Après le début dun traitement par les IgIV, léquilibre seffectue en 3 à 6 mois. On peut recommander une dose de charge de 0,4 à 0,8 g/kg selon les circonstances (infection) puis une perfusion de 0,2 g/kg toutes les 3 semaines. Les doses dIgIV nécessaires pour atteindre un taux résiduel de 4 à 6 g/l sont de lordre de 0,3 g/kg/mois, avec des extrêmes de 0,2 à 0,8 g/kg/mois. Lintervalle des perfusions varie de 15 jours à 1 mois. La survenue dinfections peut nécessiter lemploi temporaire de perfusions plus fréquentes.

Dans le traitement substitutif des déficits immunitaires primitifs, un dosage des concentrations sériques dIgG avant chaque perfusion savère nécessaire pour contrôler lactivité du traitement et éventuellement ajuster la dose ou lintervalle dadministration.

Traitement de substitution en cas de déficit immunitaire secondaire :

On peut recommander une dose de 0,2 à 0,4 g/kg toutes les 3 à 4 semaines.

Purpura thrombopénique idiopathique (PTI) :

Pour le traitement dattaque, 0,8 à 1 g/kg/j au jour 1, éventuellement répété au jour 3, ou 0,4 g/kg/j pendant 2 à 5 jours. Ce traitement peut être renouvelé en cas de réapparition dune thrombopénie sévère.

Syndrome de GUILLAIN-BARRE :

0,4 g/kg/j pendant 3 à 7 jours. L'expérience chez l'enfant est limitée.

Maladie de Kawasaki :

1,6 à 2,0 g/kg administrés en plusieurs doses réparties sur 2 à 5 jours ou 2,0 g/kg en dose unique, associés à lacide acétylsalicylique.

Polyradiculoneuropathies inflammatoires démyélinisantes chroniques (PIDC) :

Posologie de 2 g/kg administrée sur 5 jours et répétée toutes les 4 semaines.

Labsence deffet thérapeutique devra être évaluée à chaque cure et larrêt du traitement devra être envisagé après 3 mois de traitement sans effet.

La poursuite du traitement au-delà de 4 mois doit être soumise à lappréciation des médecins en fonction de la réponse du patient et du maintien de la réponse sur le long terme.

La posologie et les intervalles dadministration devront être adaptés au cas par cas, en fonction de lévolution de la pathologie.

Allogreffe de cellules souches hématopoïétiques :

Les IgIV sont généralement utilisées avant et après lallogreffe. Les IgIV ont un effet préventif vis-à-vis de la survenue de complications infectieuses et réduisent la fréquence et la sévérité de la maladie du greffon contre lhôte chez les receveurs dallogreffe de cellules souches hématopoïétiques. La posologie est déterminée sur une base individuelle et commence habituellement par une dose de 0,5 g/kg/semaine de J-7 à J+90. En cas de défaut persistant de la production danticorps, on recommande actuellement la posologie de 0,5 g/kg/mois jusquà J+360.

Posologie et Mode dadministration

Indication

Posologie

Rythme des injections

Traitement associé

Traitement substitutif dans les déficits immunitaires primitifs

dose de charge : 0,4 à 0,8 g/kg

dose dentretien : 0,2 à 0,8 g/kg

toutes les 2 à 4 semaines pour obtenir un taux résiduel dIgG dau moins 4 à 6 g/l

Traitement substitutif dans les déficits immunitaires secondaires

0,2 à 0,4 g/kg

toutes les 3 à 4 semaines pour obtenir un taux résiduel dIgG dau moins 4 à 6 g/l

Traitement immunomodulateur :

Purpura thrombopénique idiopathique

0,8 à 1 g/kg

ou

0,4 g/kg/j

à J1, éventuellement répété à J3

pendant 2 à 5 jours

Syndrome de GUILLAIN-BARRE

0,4 g/kg/j

pendant 3 à 7 jours

maladie de Kawasaki

1,6 à 2,0 g/kg

ou

2 g/kg

en plusieurs doses réparties sur

2 à 5 j

en une dose unique

acide acétylsalycilique

Polyradiculoneuropathies inflammatoires démyélinisantes chroniques (PIDC)

2 g/kg

sur 5 jours, toutes les 4 semaines*

Allogreffe de cellules souches hématopoïétiques

Prévention des complications infectieuses et de la maladie du greffon contre lhôte

0,5 g/kg

chaque semaine de J-7 à J+90

En cas de défaut persistant de la production danticorps

0,5 g/kg

chaque mois jusquà J+360

Pour les PIDC, la poursuite du traitement au-delà de 4 mois doit être soumise à lappréciation des médecins en fonction de la réponse du patient et du maintien de la réponse sur le long terme.

La posologie et les intervalles dadministration devront être adaptés au cas par cas, en fonction de lévolution de la pathologie.

Mode dadministration

OCTAGAM doit être exclusivement injecté par voie intraveineuse.

Le débit sera adapté en fonction de la tolérance clinique. La vitesse initiale de perfusion ne doit pas dépasser un débit de 1 ml/kg/h pendant la première demi-heure. Si aucune réaction indésirable ne survient, la vitesse de perfusion peut être augmentée progressivement jusquà un maximum de 5 ml/kg/h.

Sur avis du médecin prescripteur, le traitement de substitution dans les déficits immunitaires primitifs et secondaires peut être effectué à domicile chez les patients préalablement traités par OCTAGAM pendant au moins 6 mois en milieu hospitalier, sans apparition deffets indésirables. Ladministration doit être initiée et surveillée par une infirmière ou une personne ayant satisfait à une formation spécifique par léquipe hospitalière en charge du patient.

4.3. Contre-indications  

Ce médicament est contre-indiqué dans les situations suivantes :

·hypersensibilité aux immunoglobulines humaines, en particulier chez les patients présentant un déficit en IgA et avec des anticorps circulants anti-IgA ;

·hypersensibilité connue à lun des constituants de la préparation.

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  

Certains effets indésirables peuvent être associés au débit dadministration. Le débit recommandé (voir paragraphe 4.2. "Mode dadministration") doit être scrupuleusement observé et les patients doivent rester sous surveillance pendant toute la durée de la perfusion afin de détecter déventuels signes dintolérance.

Le risque de réactions anaphylactiques, voire détat de choc, est plus fréquent :

·en cas de perfusion intraveineuse rapide (voir rubrique 4.2),

·chez les patients hypo- ou agammaglobulinémiques, avec ou sans déficit en IgA, et plus particulièrement lors de la première perfusion dIgIV, ou dun changement de spécialité, ou lorsque le dernier traitement par les IgIV remonte à plus de 8 semaines.

Les vraies réponses allergiques à ce médicament sont rares. Une intolérance aux immunoglobulines peut se développer dans les très rares cas de déficit en IgA où le patient possède des anticorps anti-IgA.

Très rarement, les IgIV peuvent entraîner une chute brutale de la pression artérielle associée à une réaction anaphylactique même chez des patients qui ont présenté une bonne tolérance à une administration précédente dIgIV.

En cas de réactions de type allergique ou anaphylactique, il convient dinterrompre immédiatement la perfusion. En cas de choc, le traitement symptomatique relatif à létat de choc devra être instauré.

Les complications potentielles peuvent être souvent évitées ; il est souhaitable :

·de surveiller attentivement le débit des perfusions,

·de sassurer initialement de la tolérance de ladministration des IgIV par une perfusion lente (1 ml/kg/h),

·de garder les patients sous surveillance pendant toute la durée de la perfusion, afin de détecter déventuels signes dintolérance.

Le patient doit être maintenu en observation pendant au moins 20 minutes après la fin de la perfusion. En cas de première perfusion dIgIV, le patient doit être maintenu en observation pendant au moins 1 heure après la fin de la perfusion.

Le risque daccidents thrombotiques artériels et veineux est plus fréquent en cas de perfusion intraveineuse rapide (voir rubrique 4.2), plus particulièrement chez le sujet à risque vasculaire.

Des cas dinsuffisance rénale aiguë ont été rapportés chez des patients recevant des IgIV. Dans la plupart des cas, des facteurs de risque ont été identifiés, tels une insuffisance rénale pré-existante, un diabète, une hypovolémie, une obésité, la prise concomitante de médicaments néphrotoxiques ou un âge supérieur à 65 ans.

Chez ces patients, ladministration dIgIV impose :

·une hydratation correcte avant ladministration dIgIV,

·de surveiller la diurèse,

·de doser la créatininémie,

·déviter dassocier des diurétiques de lanse.

Bien que ces cas dinsuffisance rénale aient été associés à lutilisation de nombreuses spécialités dIgIV, celles contenant du saccharose comme stabilisant représentent la plus large part.

Aussi, chez les patients à risque, lutilisation de préparations dIgIV ne contenant pas de saccharose doit être envisagée. OCTAGAM ne contient pas de saccharose.

Le risque de transmission dagents infectieux, y compris ceux dont la nature est encore inconnue, ne peut pas être définitivement exclu lorsque sont administrés des médicaments préparés à partir de sang ou de plasma humain.

Ce risque est cependant limité par :

·de stricts contrôles effectués lors de la sélection des dons par un entretien médical avec les donneurs et la réalisation de tests de dépistage sur chaque don, en particulier pour trois virus pathogènes majeurs, VIH, VHC, VHB,

·la recherche du matériel génomique du virus VHC sur les pools de plasma,

·le procédé dextraction/purification qui inclut des étapes délimination et/ou dinactivation virale, dont la capacité a été validée pour le VIH, le VHC et le VHB, à laide de virus modèles.

Lefficacité de lélimination et/ou de linactivation virale reste cependant limitée vis-à-vis de certains virus non enveloppés particulièrement résistants.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  

Vaccins constitués de virus vivants atténués

Ladministration dimmunoglobuline humaine normale peut entraver lefficacité des vaccins constitués de virus vivants atténués tels que les vaccins contre la rougeole, la rubéole, les oreillons et la varicelle. Après perfusion de ce médicament, attendre au minimum 6 semaines (de préférence 3 mois) avant dadministrer ce type de vaccins.

Si le patient a reçu des vaccins constitués de virus vivants atténués (rougeole, rubéole, oreillons, varicelle) au cours des 2 semaines précédant la perfusion, un contrôle des anticorps protecteurs post-vaccinaux peut être nécessaire en vue dun éventuel rappel.

Interférence avec des tests sérologiques

Après administration dimmunoglobuline humaine normale, laugmentation transitoire de la concentration de divers anticorps transférés peut être responsable de sérologies positives temporaires.

Ce médicament contenant des anticorps anti-érythrocytaires, son administration peut être suivie de façon transitoire dun test de Coombs positif.

Une portion de maltose injecté étant excrétée au niveau rénal sous forme de glucose, une glucosurie transitoire est observée après administration dOCTAGAM. Ladministration dOCTAGAM na par contre aucune influence sur la glycémie.

Le maltose présent dans OCTAGAM peut toutefois être responsable dune surestimation de la glycémie mesurée avec certains tests, principalement ceux utilisant une enzyme non spécifique du glucose. Il est recommandé de se référer à la notice dutilisation du test avant de valider les résultats obtenus.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  

Grossesse

Aucune étude de reproduction chez lanimal na été conduite avec OCTAGAM et lexpérience chez la femme enceinte est limitée. Bien quaucune réaction indésirable sur le ftus nait été observée, les IgIV ne doivent être administrées quen cas de nécessité bien établie

Allaitement

Les protéines contenues dans OCTAGAM étant des constituants normaux du plasma humain, leur passage dans le lait maternel ne doit pas provoquer deffets indésirables chez le nouveau-né.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  

Rien ne suggère que limmunoglobuline humaine normale diminue laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.

4.8. Effets indésirables  

Les effets secondaires liés à ladministration dIgIV sont plus fréquents chez les malades atteints de déficits immunitaires primitifs.

·Comme avec les autres IgIV, des réactions de type frissons-hyperthermie parfois accompagnées de céphalées, nausées, vomissements, manifestations allergiques, élévation ou chute de la pression artérielle, arthralgies et lombalgies modérées peuvent survenir occasionnellement.

·Le risque de réaction anaphylactique est plus élevé en cas de perfusion intraveineuse rapide (voir rubrique 4.2) chez des patients agammaglobulinémiques avec déficit en IgA ou hypogammaglobulinémiques qui nont jamais reçu dimmunoglobulines ou dont le dernier traitement par IgIV remonte à plus de 8 semaines. Un débit rapide pourrait même être responsable daccidents thrombotiques artériels et veineux, plus particulièrement chez le sujet à risque vasculaire.

·De rares cas dhypotension et de chocs anaphylactiques ont été rapportés, même chez des patients nayant pas présenté de réactions dhypersensibilité lors dinjections antérieures.

·De rares cas de poussées hypertensives isolées ont été rapportés chez les patients recevant des IgIV.

·De très rares cas de douleurs transitoires des membres inférieurs ont été observés.

·Comme avec les autres IgIV, de rares cas de réactions cutanées (y compris de lupus érythémateux cutané - fréquence indéterminée) surtout eczématiformes, régressives, de rares cas danémie hémolytique et/ou hémolyse régressive et des cas délévation de la créatininémie et/ou d'insuffisance rénale aiguë et de très rares cas daugmentation transitoire des transaminases ont été rapportés.

·Des cas de réaction méningée aseptique, particulièrement chez les patients présentant un purpura thrombopénique idiopathique, ont été rapportés avec les IgIV. Cette atteinte méningée est réversible en quelques jours après larrêt du traitement.

·Des rares cas de thrombose ont été rapportés avec les IgIV en majorité chez les sujets âgés ainsi que chez les patients présentant des risques dischémie cérébrale ou cardiaque, une surcharge pondérale ou atteints dhypovolémie sévère.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.ansm.sante.fr.

4.9. Surdosage  

Bien quaucun surdosage nait été rapporté avec OCTAGAM, la survenue de certains effets secondaires (voir rubrique 4.8) dose-dépendants pourrait être favorisée : méningite aseptique, insuffisance rénale, hyperviscosité sanguine.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  

Antisérums et immunoglobulines, Immunoglobuline normale J06BA02

OCTAGAM contient essentiellement des immunoglobulines G (IgG), présentant un large spectre danticorps contre divers agents infectieux.

Lopsonisation et la neutralisation de divers agents infectieux et de toxines ont été documentées.

OCTAGAM présente les activités propres aux immunoglobulines G qui se trouvent dans la population normale. Ce produit est préparé à partir de pools de plasma provenant denviron 14 000 donneurs. La distribution des sous-classes dIgG dans OCTAGAM est similaire à celle du plasma dorigine. Des administrations appropriées de ce médicament sont susceptibles de ramener à une valeur normale un taux anormalement bas dimmunoglobulines G.

OCTAGAM contient principalement des IgG entières ; leurs fonctions biologiques sont pleinement conservées.

OCTAGAM renferme moins de 1 p. 100 de polymères ; le taux de monomères et dimères IgG est ³ 90 p. 100.

Le mécanisme daction des immunoglobulines, lorsquelles sont prescrites en traitement immunomodulateur est multifactoriel impliquant limmunité humorale et cellulaire.

Les données de 47 patients atteints de polyradiculoneuropathies inflammatoires démyélinisantes chroniques (PIDC) et traités par OCTAGAM 50 mg/mL ont été colligées rétrospectivement. Lanalyse de lefficacité a porté dune part sur 24 patients dont 11 nayant jamais reçu dIgIV avant linstauration dOCTAGAM 50 mg/mL (IgIV-naïfs, groupe 1) et 13 ayant reçu des IgIV stoppées depuis au moins 12 semaines avant linstauration dOCTAGAM 50 mg/mL (groupe 2) et dautre part sur 13 patients ayant reçu des IgIV lors de linstauration dOCTAGAM® 50 mg/mL ou ayant arrêté ce traitement par IgIV depuis moins de 12 semaines (groupe 3). Lefficacité a été évaluée avec le score ONLS (Overall Neuropathy Limitations Scale) et la réponse a été définie par une diminution dau moins un point de ce score après 4 mois de traitement par OCTAGAM 50 mg/mL. Pour le groupe 1 et 2, le taux de réponse était de 41,7% et la diminution du score ONLS était statistiquement significative (p=0,02). Pour le groupe 3, les patients sont restés stables. Au cours de cette période, les patients ont reçu moins de 3 cures avec une posologie moyenne par cure de 1,5 g/kg pour le groupe 1 et 2 et de 1.87g/kg pour le groupe 3.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  

Limmunoglobuline humaine normale a une biodisponibilité complète et immédiate après administration par voie intraveineuse.

Les IgIV sont assez rapidement réparties entre le plasma et le liquide extravasculaire et, au bout de 3 à 5 jours environ, un équilibre est atteint entre les compartiments intra et extravasculaires.

La demi-vie moyenne des IgG calculée pour OCTAGAM chez des patients immunodéficients est denviron 35 ± 10 jours ; cette demi-vie peut varier en fonction du patient surtout en cas de déficit immunitaire primitif.

5.3. Données de sécurité préclinique  

Les données précliniques ne laissent supposer aucun potentiel oncogène ou mutagène de OCTAGAM.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  

6.1. Liste des excipients  

Maltose et eau pour préparations injectables.

6.2. Incompatibilités  

En labsence détudes de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec dautres médicaments.

6.3. Durée de conservation  

2 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation  

À conserver à une température ne dépassant pas 25°C.

Conserver le conditionnement primaire dans lemballage extérieur à labri de la lumière.

Ne pas congeler.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   

1 g dans 20 ml de solution en flacon (verre type II) muni dun bouchon (bromobutyle) - boîte de 1.

2,5 g dans 50 ml de solution en flacon (verre type II) muni dun bouchon (bromobutyle) - boîte de 1.

5 g dans 100 ml de solution en flacon (verre type II) muni dun bouchon (bromobutyle) - boîte de 1.

10 g dans 200 ml de solution en flacon (verre type II) muni dun bouchon (bromobutyle) - boîte de 1.

25 g dans 500 ml de solution en flacon (verre type II) muni dun bouchon (bromobutyle) - boîte de 1.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation  

Ne pas utiliser de solution trouble ou présentant un dépôt.

La préparation doit être amenée à température ambiante avant son administration.

Pour la perfusion, utiliser une tubulure munie dun filtre supérieur à 0,2 microns.

7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  

OCTAPHARMA France

62 bis avenue André Morizet

92100 Boulogne Billancourt

[Tel, fax, e-Mail : à compléter ultérieurement par le titulaire]

8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  

·562 114-9 ou 34009 562 114 9 4: 1 g dans 20 ml de solution en flacon (verre type II) muni dun bouchon (bromobutyle) - boîte de 1

·562 058-1 ou 34009 562 058 1 3: 2,5 g dans 50 ml de solution en flacon (verre type II) muni dun bouchon (bromobutyle) - boîte de 1

·562 059-8 ou 34009 562 059 8 1: 5 g dans 100 ml de solution en flacon (verre type II) muni dun bouchon (bromobutyle) - boîte de 1

·565 788-0 ou 34009 565 788 0 1 : 6 g dans 120 ml de solution en flacon (verre type II) muni dun bouchon (bromobutyle) - boîte de 1

·562 060-6 ou 34009 562 060 6 3: 10 g dans 200 ml de solution en flacon (verre type II) muni dun bouchon (bromobutyle) - boîte de 1

·571 123-7 ou 34009 571 123 7 0 : 25 g dans 500 ml de solution en flacon (verre type II) muni dun bouchon (bromobutyle) - boîte de 1

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION  

Date de première autorisation:{JJ mois AAAA}

Date de dernier renouvellement:{JJ mois AAAA}

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  

{JJ mois AAAA}

11. DOSIMETRIE  

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  

Sans objet.

Liste I.

Médicament soumis à prescription hospitalière. La prescription par un médecin exerçant dans un établissement de transfusion sanguine autorisé à dispenser des médicaments aux malades qui y sont traités est également autorisée.


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source: ANSM - Mis à jour le : 14/12/2018

Dénomination du médicament

OCTAGAM 50 mg/ml, solution pour perfusion

Immunoglobuline humaine normale

Encadré

Veuillez lire attentivement l'intégralité de cette notice avant dutiliser ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.

·Gardez cette notice, vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez d questions, interrogezvotre médecin ou votre pharmacien ou votre infirmier/ière.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à dautres personnes.Il pourrait lui être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux votres.

·Si vous ressentez un quelconqueeffet indésirable , parlez-en à votre médecin,votre pharmacien ou votre infirmier/ière. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que Octagam 50 mg/ml, solution pour perfusion et dans quel cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaitre avant d'utiliser Octagam 50 mg/ml, solution pour perfusion ?

3. Comment utiliser Octagam 50 mg/ml, solution pour perfusion ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver Octagam 50 mg/ml, solution pour perfusion ?

6. Contenu de lemballage et autres informations

1. QUEST-CE QUE OCTAGAM 50 MG/ML SOLUTION POUR PERFUSION ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  

Classe pharmacothérapeutique : immunoglobuline humaine normale.

Code ATC : J06BA02

Ce médicament est indiqué dans :

·les déficits immunitaires primitifs (insuffisances congénitales du système immunitaire) avec hypogammaglobulinémie (avec défaut de production danticorps) ou atteinte fonctionnelle de limmunité humorale (anomalie du fonctionnement des anticorps),

·les infections bactériennes récidivantes chez lenfant infecté par le VIH,

·certains déficits immunitaires secondaires (liés à une autre maladie) avec défaut de production danticorps et associés à des infections à répétition,

·le purpura thrombopénique idiopathique (PTI) (quantité insuffisante de plaquettes dans le sang) chez ladulte et lenfant, en cas de risque hémorragique (saignement) important ou avant une intervention chirurgicale pour corriger le taux de plaquettes,

·le syndrome de GUILLAIN-BARRE,

·la maladie de Kawasaki

·les polyradiculoneuropathies inflammatoires démyélinisantes chroniques (PIDC)

·lallogreffe de cellules souches hématopoïétiques (greffe de cellules de moelle osseuse à lorigine des globules rouges, des globules blancs et des plaquettes).

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DUTILISER OCTAGAM 50 mg/ml, solution pour perfusion ?  

Nutilisez jamais OCTAGAM 50 mg/ml, solution pour perfusion :

·si vous êtes allergique aux immunoglobulines humaines, en particulier si vous présentez un déficit en Immunoglobulines A (IgA) avec des anticorps anti-IgA ;

·si vous avez déjà présenté une réponse allergique à lun des constituants de la préparation.

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin ou pharmacien avant dutiliser OCTAGAM 50MG/ML.

Vous devez utiliser OCTAGAM avec précaution :

En effet, certains effets indésirables peuvent être associés au débit dadministration. Le débit recommandé (voir Mode dadministration) doit être scrupuleusement observé et les patients doivent rester sous surveillance pendant toute la durée de la perfusion afin de détecter déventuels signes dintolérance.

Le risque de réactions allergiques généralisées, voire létat de choc, est plus fréquent :

·en cas de perfusion intraveineuse rapide (voir Mode dadministration),

·chez les patients hypo- ou agammaglobulinémiques (avec défaut de production danticorps), avec ou sans déficit en IgA, et plus particulièrement lors de la première perfusion dOCTAGAM, ou lorsque le dernier traitement par OCTAGAM remonte à plus de 8 semaines.

Les vraies réponses allergiques à ce médicament sont rares. Une intolérance aux immunoglobulines peut se développer dans les très rares cas de déficit en IgA où le patient possède des anticorps anti-IgA.

Très rarement, OCTAGAM peut entraîner une chute brutale de la pression artérielle associée à une allergie généralisée même chez des patients qui ont présenté une bonne tolérance à une administration précédente dimmunoglobuline humaine normale.

En cas de réactions de type allergique ou allergique généralisée, il convient dinterrompre immédiatement la perfusion. En cas de choc (malaise brutal avec chute de la pression artérielle), le traitement symptomatique de létat de choc devra être instauré.

Les complications potentielles peuvent être souvent évitées ; il est souhaitable :

·de surveiller attentivement le débit des perfusions;

·de sassurer initialement de la tolérance de ladministration dOCTAGAM par une perfusion lente (1 ml/kg/h);

·de garder les patients sous surveillance pendant toute la durée de la perfusion, afin de détecter déventuels signes dintolérance.

Le patient doit être maintenu en observation pendant au moins 20 minutes après la fin de la perfusion. En cas de première perfusion dOCTAGAM, le patient doit être maintenu en observation pendant au moins 1 heure après la fin de la perfusion.

Des cas dinsuffisance rénale aiguë (altération du fonctionnement du rein) ont été rapportés chez des patients recevant de limmunoglobuline normale. Dans la plupart des cas, des facteurs de risque ont été identifiés, tels une insuffisance rénale pré-existante, un diabète, une hypovolémie (insuffisance du volume circulant), une obésité, la prise concomitante de médicaments néphrotoxiques ou un âge supérieur à 65 ans,

Chez ces patients, ladministration dOCTAGAM impose :

·une hydratation correcte avant ladministration dOCTAGAM,

·de surveiller la diurèse (volume durine émis par 24 heures),

·de doser la créatininémie (mesure du fonctionnement du rein),

·déviter dassocier certains diurétiques.

Bien que ces cas dinsuffisance rénale aient été associés à lutilisation de nombreuses spécialités dimmunoglobuline normale, celles contenant du saccharose comme stabilisant représentent la plus large part.

Aussi, chez les patients à risque, lutilisation de préparations dimmunoglobuline normale ne contenant pas de saccharose, comme OCTAGAM, doit être envisagée.

Le risque de transmission dagents infectieux ne peut pas être définitivement exclu lorsque sont administrés des médicaments préparés à partir de sang ou de plasma humain. Ceci sapplique également à des agents qui pourraient engendrer une maladie et dont la nature est jusquici inconnue.

Ce risque est cependant limité par :

·de stricts contrôles effectués lors de la sélection des dons par un entretien médical avec les donneurs et la réalisation de tests de dépistage des principaux marqueurs viraux sur chaque don ;

·la recherche du matériel génomique du virus VHC sur les pools de plasma ;

·le procédé de préparation de ce produit qui inclut des étapes délimination et/ou dinactivation des virus, dont lefficacité a été établie au moyen détudes de validation virale.

Lefficacité de lélimination et/ou de linactivation virale reste cependant limitée vis-à-vis de certains virus (virus non enveloppés) particulièrement résistants.

Enfants et adolescents

Sans objet.

Autres médicaments et OCTAGAM 50mg/ml solution pour perfusion

Vaccins constitués de virus vivants atténués

Ladministration dimmunoglobuline humaine normale peut entraver lefficacité des vaccins constitués de virus vivants atténués tels que les vaccins contre la rougeole, la rubéole, les oreillons et la varicelle. Après perfusion de ce médicament, attendre au minimum 6 semaines (de préférence 3 mois) avant dadministrer ce type de vaccins.

Si le patient a reçu des vaccins constitués de virus vivants atténués (rougeole, rubéole, oreillons, varicelle) au cours des 2 semaines précédant la perfusion, un contrôle des anticorps protecteurs post-vaccinaux peut être nécessaire en vue dun éventuel rappel.

Interférence avec des tests sérologiques

Après administration dOCTAGAM, laugmentation transitoire de la concentration de divers anticorps transférés peut être responsable de sérologies positives temporaires.

Ce médicament contenant des anticorps anti-érythrocytaires (anticorps dirigés contre les globules rouges), son administration peut être suivie de façon transitoire dun test de Coombs positif (test effectué pour détecter la présence de ces anticorps).

Une portion de maltose injecté étant excrétée au niveau rénal sous forme de glucose, une glucosurie transitoire est observée après administration dOCTAGAM. Ladministration dOCTAGAM na par contre aucune influence sur la glycémie.

Le maltose présent dans OCTAGAM peut toutefois être responsable dune surestimation de la glycémie mesurée avec certains tests, principalement ceux utilisant une enzyme non spécifique du glucose. Il est recommandé de se référer à la notice dutilisation du test avant de valiser les résultats obtenus.

Si vous prenez ou avez pris récemment un autre médicament, y compris un médicament obtenu sans ordonnance, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.

OCTAGAM 50 mg/ml, solution pour perfusion avec des aliments et des boissons et de lalcool

Sans objet.

Grossesse et allaitement

Grossesse

Aucune étude de reproduction chez lanimal na été conduite avec OCTAGAM, et lexpérience chez la femme enceinte est limitée. Bien quaucune réaction indésirable sur le ftus nait été observée, les IgIV ne doivent être administrées quen cas de nécessité bien établie.

Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre tout médicament.

Allaitement

Les protéines contenues dans OCTAGAM étant des constituants normaux de plasma humain, leur passage dans le lait maternel ne doit pas provoquer deffets indésirables chez le nouveau-né.

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à votre médecinou pharmacienavant de prendre ce médicament.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Aucun effet sur laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines na été observé.

3. COMMENT UTILISER OCTAGAM 50 mg/ml, solution pour perfusion ?  

Posologie

Si vous avez limpression que leffet dOCTAGAM est trop fort ou trop faible, consultez votre médecin ou votre pharmacien.

La posologie et lintervalle entre les administrations dépendent de lusage auquel est destiné le traitement (remplacement ou modulation du système immunitaire) et de la demi-vie dOCTAGAM in vivo chez les patients atteints de déficit immunitaire.

Les posologies suivantes sont données à titre indicatif.

Traitement de substitution en cas de déficit immunitaire primitif :

Le traitement doit avoir pour but dassurer un taux dIgG résiduel (cest-à-dire avant ladministration suivante dOCTAGAM) dau moins 4 à 6 g/l. Après le début dun traitement par OCTAGAM, léquilibre seffectue en 3 à 6 mois. On peut recommander une dose de charge de 0,4 à 0,8 g/kg selon les circonstances (infection) puis une perfusion de 0,2 g/kg toutes les 3 semaines. Les doses dOCTAGAM nécessaires pour atteindre un taux résiduel de 4 à 6 g/l sont de lordre de 0,3 g/kg/mois, avec des extrêmes de 0,2 à 0,8 g/kg/mois. Lintervalle des perfusions varie de 15 jours à 1 mois. La survenue dinfections peut nécessiter lemploi temporaire de perfusions plus fréquentes.

Dans le traitement substitutif des déficits immunitaires primitifs, un dosage des concentrations sériques dIgG avant chaque perfusion savère nécessaire pour contrôler lactivité du traitement et éventuellement ajuster la dose ou lintervalle dadministration.

Traitement de substitution en cas de déficit immunitaire secondaire :

On peut recommander une dose de 0,2 à 0,4 g/kg toutes les 3 à 4 semaines.

Purpura thrombopénique idiopathique (PTI) :

Pour le traitement dattaque, 0,8 à 1 g/kg/j au jour 1, éventuellement répété au jour 3, ou 0,4 g/kg/j pendant 2 à 5 jours. Ce traitement peut être renouvelé en cas de réapparition dune thrombopénie sévère.

Syndrome de GUILLAIN-BARRE

0,4 g/kg/jour pendant 3 à 7 jours. L'expérience chez l'enfant est limitée.

Maladie de Kawasaki :

1,6 à 2,0 g/kg administrés en plusieurs doses réparties sur 2 à 5 jours ou 2 g/kg en dose unique, associées à lacide acétylsalicylique.

Polyradiculoneuropathies inflammatoires démyélinisantes chroniques (PIDC) :

Posologie de 2 g/kg administrée sur 5 jours et répétée toutes les 4 semaines.

La poursuite du traitement au-delà de 4 mois doit être soumise à lappréciation des médecins en fonction de la réponse du patient et du maintien de la réponse sur le long terme.

La posologie et les intervalles dadministration devront être adaptés au cas par cas, en fonction de lévolution de la pathologie.

Allogreffe de cellules souches hématopoïétiques :

OCTAGAM est généralement utilisé avant et après lallogreffe.

OCTAGAM a un effet préventif vis-à-vis de la survenue de complications infectieuses et réduit la fréquence et la sévérité de la maladie du greffon contre lhôte chez les receveurs dallogreffe de cellules souches hématopoïétiques.

La posologie est déterminée sur une base individuelle et commence habituellement par une dose de 0,5 g/kg/semaine de J-7 à J+90.

En cas de défaut persistant de la production danticorps, on recommande actuellement la posologie de 0,5 g/kg/mois jusquà J+360.

Posologie/Mode dadministration

Indication

Posologie

Rythme des injections

Traitement associé

Traitement substitutif dans les déficits immunitaires primitifs

dose de charge : 0,4 à 0,8 g/kg

dose dentretien : 0,2 à 0,8 g/kg

toutes les 2 à 4 semaines pour obtenir un taux résiduel dIgG dau moins 4 à 6 g/l

Traitement substitutif dans les déficits immunitaires secondaires

0,2 à 0,4 g/kg

toutes les 3 à 4 semaines pour obtenir un taux résiduel dIgG dau moins 4 à 6 g/l

Traitement immunomodulateur :

purpura thrombopénique idiopathique

0,8 à 1 g/kg

ou

0,4 g/kg/j

à J1, éventuellement répété à J3

pendant 2 à 5 jours

syndrôme de GUILLAIN-BARRE

0,4 g/kg/j

pendant 3 à 7 jours

maladie de Kawasaki

1,6 à 2,0 g/kg

ou

2 g/kg

en plusieurs doses réparties sur

2 à 5 j

en une dose unique

acide acétylsalycilique

polyradiculoneuropathies inflammatoires démyélinisantes chroniques (PIDC)

2 g/kg

sur 5 jours, toutes les 4 semaines*

Allogreffe de cellules souches hématopoïétiques

Prévention des complications infectieuses et de la maladie du greffon contre lhôte

0,5 g/kg

chaque semaine de J-7 à J+90

En cas de défaut persistant de la production danticorps

0,5 g/kg

chaque mois jusquà J+360

* La poursuite du traitement au-delà de 4 mois doit être soumise à lappréciation des médecins en fonction de la réponse du patient et du maintien de la réponse sur le long terme.

La posologie et les intervalles dadministration devront être adaptés au cas par cas, en fonction de lévolution de la pathologie.

Mode dadministration

La préparation doit être amenée à température ambiante avant son administration.

OCTAGAM doit être exclusivement injecté par voie intraveineuse. La perfusion doit être effectuée lentement à laide dune tubulure munie dun filtre (> 0,2 microns) ; les vitesses sont les suivantes :

1 ml/kg/h pendant la première demi-heure,

Si aucune réaction indésirable ne survient, augmentation progressive jusquà 5 ml/kg/h.

Fréquence dadministration

Lintervalle entre les administrations dépend de lusage auquel est destiné le traitement ; il est déterminé pour chaque patient.

Se conformer strictement à lordonnance de votre médecin.

Durée du traitement

Se conformer strictement à lordonnance du médecin.

Sur avis du médecin prescripteur, le traitement de substitution dans les déficits immunitaires primitifs et secondaires peut être effectué à domicile chez les patients préalablement traités par OCTAGAM pendant au moins 6 mois en milieu hospitalier, sans apparition deffets indésirables. Ladministration doit être initiée et surveillée par une infirmière ou une personne ayant satisfait à une formation spécifique par léquipe hospitalière en charge du patient.

Si vous avez utilisé plus de OCTAGAM 50 mg/ml, solution pour perfusion, que vous nauriez dû

Consultez immédiatement votre médecin ou votre pharmacien.

Si vous oubliez de prendre OCTAGAM 50 mg/ml, solution pour perfusion :

Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose que vous avez oublié de prendre.

Si vous arrêtez dutiliser OCTAGAM 50 mg/ml, solution pour perfusion

Sans objet.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

Les effets secondaires liés à ladministration dimmunoglobuline humaine normale sont plus fréquents chez les malades atteints de déficits immunitaires primitifs.

Comme pour les autres immunoglobulines humaines normales, des réactions de type frissons-hyperthermie (augmentation de la température du corps) parfois accompagnées de céphalées (maux de tête), de nausées (envies de vomir), de vomissements, de manifestations allergiques, délévation ou de chute de la pression artérielle, darthralgies (douleurs au niveau des articulations), et lombalgies (douleurs lombaires) modérées peuvent survenir occasionnellement.

Le risque de réaction allergique généralisée est plus élevé en cas de perfusion intraveineuse rapide (voir Mode dadministration) chez des patients agammaglobulinémiques avec déficit en IgA ou hypogammaglobulinémiques (avec défaut de production danticorps) qui nont jamais reçu OCTAGAM ou dont le dernier traitement par OCTAGAM remonte à plus de 8 semaines.

De rares cas dhypotension et de choc (malaise brutal avec chute de la pression artérielle) ont été rapportés même chez des patients nayant pas présenté de réactions dhypersensibilité lors dinjections antérieures.

De rares cas de poussées hypertensives isolées (pression sanguine anormalement haute) ont été rapportés chez les patients recevant des immunoglobulines humaines normales.

De très rares cas de douleurs transitoires des membres inférieurs ont été observés.

Comme avec les autres préparations dimmunoglobuline humaine normale, de rares cas de réactions cutanées surtout de type eczéma, régressives, de rares cas danémie hémolytique (diminution du nombre de globules rouges dans le sang par destruction) et/ou hémolyse (destruction des globules rouges) régressive, des cas daugmentation de la créatininémie (mesure de fonctionnement du rein), et/ou dinsuffisance rénale aiguë (anomalie de la fonction rénale) et de très rares cas d'augmentation transitoire des transaminases ont été rapportés.

Des cas de réaction méningée aseptique (méningite), particulièrement chez les patients présentant un purpura thrombopénique idiopathique ont été rapportés avec des préparations dimmunoglobuline humaine normale. Cette atteinte méningée est réversible en quelques jours après larrêt du traitement.

Des rares cas de thrombose ont été rapportés avec les immunoglobulines humaines normales en majorité chez les sujets âgés ainsi que chez les patients présentant des risques dischémie (diminution de lapport sanguin) cérébrale ou cardiaque, une surcharge pondérale ou atteints dhypovolémie (diminution du volume sanguin circulant) sévère.

Si vous remarquez des effets indésirables non mentionnés dans cette notice, ou si certains effets indésirables deviennent graves, veuillez en informer votre médecin ou pharmacien.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien ou à votre infirmière. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres régionaux de Pharmacovigilance. www.ansm.sante.fr.

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage dinformations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER OCTAGAM 50 MG/ML, SOLUTION POUR PERFUSION ?  

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

Nutilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur le flacon et lemballage. La date dexpiration fait référence au dernier jour de ce mois.

A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.

Conserver le conditionnement primaire dans lemballage extérieur, à labri de la lumière.

Ne pas congeler.

Ne jetez aucun médicament au tout à légout ni avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien déliminer les médicaments que vous nutilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger lenvironnement.

6. CONTENU DE LEMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS  

Ce que contient OCTAGAM 50 mg/ml, solution pour perfusion  

·La substance active est :

Limmunoglobuline humaine normale....... 50 mg/ml*

* Correspondant à une quantité totale en protéines, dont au moins 95 % sont des IgG.

·un flacon de 20 ml contient 1 g dImmunoglobuline humaine normale.

·un flacon de 50 ml contient 2,5 g dImmunoglobuline humaine normale.

·un flacon de 100 ml contient 5 g dImmunoglobuline humaine normale.

·un flacon de 120 ml contient 6 g dImmunoglobuline humaine normale.

·un flacon de 200 ml contient 10 g dImmunoglobuline humaine normale

·un flacon de 500 ml contient 25 g dImmunoglobuline humaine normale.

Répartition en sous-classes dIgG :

IgG1...... 62,6 % ± 2,2

IgG2...... 31,1 % ± 2,3

IgG3....... 6,1 % ± 1,6

IgG4....... 1,2 % ± 0,2

IgA max 0,2 mg/ml (4 mg/g de protéines

·Les autres composants excipients sont :

Le maltose et leau pour préparations injectables.

Quest-ce que OCTAGAM 50 mg/ml, solution pour perfusion et contenu de lemballage extérieur  

OCTAGAM se présente sous forme de solution pour perfusion. Flacon de 20, 50, 100, 120, 200 ou 500 ml.

Titulaire de lautorisation de mise sur le marché  

OCTAPHARMA FRANCE

62 BIS AVENUE ANDRE MORIZET

92100 BOULOGNE BILLANCOURT

Exploitant de lautorisation de mise sur le marché  

OCTAPHARMA FRANCE

62 BIS AVENUE ANDRE MORIZET

92100 BOULOGNE BILLANCOURT

Fabricant  

OCTAPHARMA

72, rue du Maréchal Foch

67380 LINGOLSHEIM

ou

OCTAPHARMA Pharmazeutika Produktionsges. M.b.h.

Oberlaaer Strasse 235

1100 VIENNA

Autriche

ou

OCTAPHARMA AB

LARS FORSSELS GATA 23

11275 STOCKHOLM

SUEDE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen  

Ce médicament est autorisé dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen sous les noms suivants :

OCTAGAM 5%

OCTAGAM 50 mg/ml

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :  

{MM/AAAA}>< {mois AAAA}

Autres  

Sans objet.

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