GARDENAL 10 mg, comprimé

source: ANSM - Mis à jour le : 15/07/2019

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  

GARDENAL 10 mg, comprimé

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  

Phénobarbital 10 mg

Pour un comprimé.

Excipient à effet notoire : amidon de blé.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  

Comprimé.

4. DONNEES CLINIQUES  

4.1. Indications thérapeutiques  

Chez l'adulte :

·Soit en monothérapie.

·Soit en association à un autre traitement antiépileptique :

otraitement des épilepsies généralisées : crises cloniques, toniques, tonico-cloniques,

otraitement des épilepsies partielles : crises partielles avec ou sans généralisation secondaire.

Chez l'enfant :

·Soit en monothérapie.

·Soit en association à un autre traitement antiépileptique :

otraitement des épilepsies généralisées : crises cloniques, toniques, tonico-cloniques,

otraitement des épilepsies partielles : crises partielles avec ou sans généralisation secondaire.

4.2. Posologie et mode d'administration  

L'efficacité du médicament ne peut être jugée qu'après 15 jours de traitement. Il en sera de même pour toute modification de la posologie.

Lorsque la clinique le justifie, contrôler la barbitémie en effectuant le prélèvement de préférence le matin (en général 65 à 130 µmol/l chez l'adulte soit 15 à 30 mg/l chez l'adulte et 85 µmol/l soit 20 mg/l chez l'enfant).

Enfants (selon le poids) :

·Inférieur à 20 kg : 5 mg/kg par jour,

·Entre 20 et 30 kg : 3 à 4 mg/kg par jour,

·Au-dessus de 30 kg : 2 à 3 mg/kg par jour, en une ou deux prises.

Chez l'enfant de moins de 6 ans, le comprimé sera écrasé et mélangé aux aliments avant administration en raison du risque de fausse route.

Adultes :

2 à 3 mg/kg par jour.

Une seule prise par jour au coucher (voir rubrique 5.2).

4.3. Contre-indications  

Ce médicament ne doit jamais être utilisé dans les situations suivantes :

·Porphyries.

·Antécédents d'hypersensibilité aux barbituriques.

·Insuffisance respiratoire sévère.

·Traitement par le cobicistat, la rilpivirine, le telaprevir, lacide cholique, le delamanid, le daclatasvir, le dasabuvir, lombitasvir-paritaprévir, le lédipasvir , le sofosbuvir ou le voriconazole (voir rubrique 4.5).

·En association avec le millepertuis.

·Ce médicament est contre-indiqué chez les patients présentant une allergie au blé (autre que la maladie cliaque).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  

Mises en garde spéciales

Le phénobarbital n'est pas efficace dans les absences et les crises myocloniques qui peuvent parfois être aggravées.

L'introduction d'un médicament antiépileptique peut, rarement, être suivie d'une recrudescence des crises ou de l'apparition d'un nouveau type de crise chez le patient, et ce indépendamment des fluctuations observées dans certaines maladies épileptiques. En ce qui concerne le phénobarbital, les causes de ces aggravations peuvent être : un choix de médicament mal approprié vis-à-vis des crises ou du syndrome épileptique du patient, une modification du traitement antiépileptique concomitant ou une interaction pharmacocinétique avec celui-ci, une toxicité ou un surdosage. Il peut ne pas y avoir d'autre explication qu'une réaction paradoxale.

La prise prolongée de phénobarbital (100 mg par jour pendant 3 mois) peut entraîner l'apparition d'un syndrome de dépendance. Dans le cas où le patient devrait arrêter le traitement, il est recommandé de réduire progressivement la posologie. Comme avec tout antiépileptique, l'arrêt brutal du traitement peut entraîner l'apparition des crises et un état de mal, surtout en cas d'éthylisme surajouté.

Risque suicidaire :

Des idées et comportements suicidaires ont été rapportés chez des patients traités par des antiépileptiques dans plusieurs indications. Une méta-analyse d'essais randomisés, contrôlés versus placebo portant sur des antiépileptiques a également montré une légère augmentation du risque d'idées et de comportements suicidaires. Les causes de ce risque ne sont pas connues et les données disponibles n'excluent pas la possibilité d'une augmentation de ce risque pour le phénobarbital.

Par conséquent, les patients doivent être étroitement surveillés pour tout signe d'idées et de comportements suicidaires et un traitement approprié doit être envisagé. Il doit être recommandé aux patients (et leur personnel soignant) de demander un avis médical en cas de survenue d'idées et de comportements suicidaires.

Réactions cutanées graves :

Des cas de réactions cutanées pouvant mettre en jeu le pronostic vital tels que le syndrome de Stevens-Johnson (SSJ) et la nécrolyse épidermique toxique (NET) ou syndrome de Lyell ont été rapportés avec le phénobarbital.

Les patients doivent être avertis des signes et des symptômes, et être étroitement surveillés en cas de survenue de réactions cutanées. Le risque de survenue de SSJ ou de NET est plus important au cours des premières semaines de traitement.

Si des signes ou symptômes de SSJ ou de NET (par exemple éruption cutanée évolutive, souvent avec des bulles ou des lésions muqueuses) sont présents, le traitement par phénobarbital doit être interrompu.

Un diagnostic précoce et larrêt immédiat de tout médicament suspect conduit à de meilleurs résultats dans la prise en charge du SSJ ou de la NET. Un arrêt précoce est associé à un meilleur pronostic.

Si un patient développe un SSJ ou une NET sous phénobarbital, le phénobarbital ne doit plus jamais être pris par ce patient.

Femmes en âge de procréer et femmes enceintes

Le phénobarbital ne doit pas être utilisé chez les femmes en âge de procréer et les femmes enceintes sauf en labsence dalternative thérapeutique moins tératogène, en raison de son potentiel tératogène (voir rubrique 4.6). En cas d'instauration dun traitement par phénobarbital chez une femme en âge de procréer :

-on sassurera de labsence de grossesse ;

-la patiente doit être complètement informée des risques associés à lutilisation du phénobarbital pendant la grossesse ;

-la patiente doit utiliser une contraception efficace, en tenant compte du risque déchec des contraceptifs hormonaux en raison du caractère inducteur enzymatique du phénobarbital (voir rubriques 4.5 et 4.6).

Le rapport bénéfice-risque doit être réévalué attentivement, à intervalles réguliers au cours du traitement, à la puberté, et de manière urgente lorsquune femme en âge de procréer, traitée par phénobarbital, envisage une grossesse ou en cas de grossesse.

Liées aux excipients :

Ce médicament peut être administré en cas de maladie cliaque. L'amidon de blé peut contenir du gluten, mais seulement à l'état de trace, et est donc considéré comme sans danger pour les sujets atteints d'une maladie cliaque.

Précautions d'emploi

L'administration de phénobarbital sera interrompue en cas de manifestations d'hypersensibilité, d'atteinte cutanée ou hépatique.

Diminuer la posologie chez les insuffisants rénaux, les insuffisants hépatiques (surveillance biologique, car risque d'encéphalopathie hépatique), les sujets âgés et les éthyliques.

L'absorption de boissons alcoolisées est fortement déconseillée pendant le traitement (potentialisation réciproque).

Chez l'enfant soumis au traitement par le phénobarbital au long cours, adjonction d'un traitement prophylactique du rachitisme : vitamine D2 (1200 à 2000 UI/jour) ou 25-OH-vitamine D3.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  

Les inducteurs enzymatiques comme le phénobarbital ont la propriété d'activer considérablement certaines voies métaboliques hépatiques par induction enzymatique. Associés à des médicaments fortement métabolisés au niveau du foie, ils sont, de ce fait, en mesure d'en modifier les concentrations plasmatiques. Il peut s'ensuivre, dans la majorité des cas, une moindre activité des médicaments associés à l'inducteur, voire la formation de métabolites toxiques.

Les inducteurs enzymatiques à l'origine d'interactions cliniquement pertinentes sont notamment représentés par certains antiépileptiques, certains antituberculeux et antirétroviraux et le millepertuis (pour ce dernier, se reporter aux interactions qui lui sont propres).

Les médicaments dont l'efficacité peut être altérée sont nombreux : immunosuppresseurs, estroprogestatifs et progestatifs, inhibiteurs de protéase, anticoagulants, oraux, glucocorticoïdes, hormones thyroïdiennes, antagonistes du calcium, isoniazide, théophylline, etc

Associations contre-indiquées

+Acide cholique

Effet antagoniste du phénobarbital.

+Cobicistat

Risque de diminution de lefficacité du cobicistat par augmentation de son métabolisme par linducteur

+Daclatasvir

Diminution des concentrations plasmatiques de daclatasvir par augmentation de son métabolisme hépatique par linducteur,

+Dasabuvir

Risque de diminution des concentrations plasmatiques du dasabuvir par linducteur,

+Delamanid

Diminution des concentrations plasmatique de delamanid par augmentation de son métabolisme hépatique par linducteur.

+Lédipasvir

Diminution importante des concentrations plasmatiques du lédipasvir par augmentation de son métabolisme hépatique par l'anticonvulsivant inducteur enzymatique.

+Ombitasvir-paritaprévir

Diminution des concentrations plasmatiques de la bithérapie par augmentation de son métabolisme hépatique par linducteur,

+Rilpivirine

Diminution significative des concentrations plasmatiques de rilpivirine par augmentation de son métabolisme hépatique par linducteur.

+Telaprevir

Risque de diminution très importante des concentrations de télaprevir.

Sofosbuvir

Risque de diminution des concentrations plasmatiques de sofosbuvir par diminution de son absorption intestinale par linducteur.

+Voriconazole

Risque de baisse de l'efficacité du voriconazole par augmentation de son métabolisme hépatique par l'inducteur.

+Millepertuis

Risque de diminution des concentrations plasmatiques et de l'efficacité de l'anticonvulsivant.

Associations déconseillées

+Alcool

Majoration par l'alcool de l'effet sédatif du phénobarbital. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.

Eviter la prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de l'alcool.

+Estroprogestatifs et progestatifs (contraceptifs) (voir rubrique 4.6)

Diminution de l'efficacité contraceptive par augmentation du métabolisme hépatique du contraceptif hormonal par linducteur.

Utiliser de préférence une méthode alternative contraceptive, pendant la durée de l'association et un cycle suivant (voir rubrique 4.6).

+Lopinavir, Ritonavir, Bocéprévir

Risque de baisse de l'efficacité de l'antiprotéase par augmentation de son métabolisme hépatique.

+Abiratérone

Diminution notable des concentrations plasmatiques de labiratérone, avec risque de moindre efficacité.

+Apixaban

Diminution des concentrations plasmatiques de lapixaban par lanticonvulsivant inducteur enzymatique, avec risque de diminution de leffet thérapeutique

+Aprepitant

Risque de diminution très importante des concentrations d'aprépitant.

+Bédaquiline

Diminution des concentrations plasmatiques de bédaquiline par augmentation de son métabolisme par linducteur.

+Bosentan

Risque de diminution des concentrations plasmatiques de bosentan.

+Dabigatran

Diminution des concentrations plasmatiques de dabigatran, avec risque de diminution de l'effet thérapeutique.

+Dolutégravir

Diminution des concentrations plasmatiques de dolutégravir par augmentation de son métabolisme par linducteur.

+Dronédarone

Diminution importante des concentrations de dronédarone par diminution de son métabolisme, sans modification notable du métabolite actif.

+Eribuline

Risque de diminution des concentrations plasmatiques déribuline par linducteur.

+Fentanyl

Diminution des concentrations plasmatiques de fentanyl par augmentation de son métabolisme hépatique par l'anticonvulsivant. Préférer un autre morphinique.

+Ifosfamide

Risque de majoration de la neurotoxicité de lifosfamide par augmentation de son métabolisme hépatique par le phénobarbital.

+Itraconazole

Diminution des concentrations plasmatiques ditraconazole, avec risque de perte defficacité, par augmentation de son métabolisme hépatique par linducteur.

+Ivacaftor

Diminution importante des concentrations de livacaftor, avec risque de perte defficacité.

+Inhibiteurs des tyrosines kinases (axitinib, bosutinib, crizotinib, dabrafénib, dasatinib, erlotinib, gefitinib, imatinib, lapatinib, nilotinib, pazopanib, ruxolitinib, sorafenib, sunitinib, vandétanib)

Diminution des concentrations plasmatiques et de lefficacité de linhibiteur de tyrosine kinase, par augmentation de son métabolisme par linducteur.

+Macitentan

Diminution des concentrations plasmatiques de macitentan par augmentation de son métabolisme par linducteur.

+Miansérine

Risque dinefficacité de la miansérine.

+Nimodipine

Diminution des concentrations plasmatiques de l'antagoniste du calcium par augmentation de son métabolisme hépatique par l'inducteur. Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de l'antagoniste du calcium pendant le traitement par l'inducteur et après son arrêt.

+Praziquantel

Diminution très importante des concentrations plasmatiques du praziquantel, avec risque d'échec du traitement, par augmentation de son métabolisme hépatique par l'inducteur.

+Quétiapine

Diminution très importante des concentrations plasmatiques de quétiapine par augmentation de son métabolisme hépatique par l'inducteur, avec risque dinefficacité.

+Ranolazine

Risque de diminution importante des concentrations de ranolazine.

+Regorafenib

Diminution des concentrations plasmatiques de regorafenib par augmentation de son métabolisme par linducteur.

+Sertraline

Risque dinefficacité du traitement antidépresseur.

+Siméprévir

Diminution des concentrations plasmatiques de simeprévir par augmentation de son métabolisme hépatique par linducteur.

+Télithromycine

Diminution des concentrations plasmatiques de la télithromycine, avec risque d'échec du traitement anti-infectieux, par augmentation de son métabolisme hépatique par l'inducteur.

+Ticagrelor

Diminution importante des concentrations plasmatiques de ticagrelor par augmentation de son métabolisme hépatique par l'anticonvulsivant inducteur enzymatique, avec risque de diminution de leffet thérapeutique.

+Ulipristal

Risque de diminution de leffet de lulipristal, par augmentation de son métabolisme hépatique par linducteur. Préférer une alternative thérapeutique peu ou pas métabolisée.

+Vémurafénib

Risque de diminution des concentrations du vémurafénib, avec moindre efficacité.

+Vismodegib

Risque de diminution significative des concentrations plasmatiques de vismodegib par augmentation de son métabolisme hépatique par linducteur.

Associations faisant l'objet de précautions demploi

+Acide valproïque, et par extrapolation valpromide

Augmentation des concentrations plasmatiques de phénobarbital, avec signes de surdosage, par inhibition du métabolisme hépatique, le plus souvent chez les enfants. De plus, diminution des concentrations plasmatiques d'acide valproïque et augmentation des métabolites de lacide valproïque et des taux dammonium (hyperammoniémie), avec risque accru dencéphalopathie, par augmentation de son métabolisme hépatique par le phénobarbital.

Surveillance clinique et biologique régulière. Réduction immédiate des doses de phénobarbital, dès l'apparition des signes de sédation; contrôler les concentrations plasmatiques des deux antiépileptiques. Les patients traités par ces deux médicaments doivent être également régulièrement surveillés quant aux signes cliniques et biologiques dhyperammoniémie.

+Albendazole

Diminution importante des concentrations plasmatiques de lalbendazole et de son métabolite actif par linducteur, avec risque de baisse de son efficacité. Surveillance clinique de la réponse thérapeutique et adaptation éventuelle de la posologie de lalbendazole pendant le traitement avec linducteur enzymatique et après son arrêt.

+Inhibiteurs de protéases boostés par ritonavir (amprénavir, atazanavir, darunavir, fosamprenavir, indinavir, lopinavir, ritonavir, saquinavir, tipranavir)

Risque de baisse de l'efficacité de l'antiprotéase par augmentation de son métabolisme hépatique par linducteur. Surveillance clinique et biologique régulière, notamment en début d'association.

+Androgènes (androstanolone, norethandrolone, testosterone)

Risque de diminution des concentrations plasmatiques de l'androgène et par conséquent de son efficacité, par augmentation de son métabolisme hépatique par linducteur. Surveillance clinique et biologique pendant lassociation et 1 à 2 semaines après larrêt de linducteur.

+Antagonistes du calcium (dihydropyridines, bépridil, diltiazem, vérapamil)

Diminution des concentrations plasmatiques de l'antagoniste du calcium par augmentation de son métabolisme hépatique.

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de l'antagoniste du calcium pendant le traitement par l'inducteur et après son arrêt.

+Antiarythmiques de classe IA (disopyramide, hydroquinidine, quinidine)

Diminution des concentrations plasmatiques et de l'efficacité de l'antiarythmique, par augmentation de son métabolisme hépatique par l'inducteur. Surveillance clinique, ECG et contrôle des concentrations plasmatiques ; si besoin, adaptation de la posologie de l'antiarythmique pendant le traitement par l'inducteur et après son arrêt.

+Antivitamines K

Diminution (ou rarement, augmentation avec la phénytoïne) de l'effet de lantivitamine K. Contrôle plus fréquent de l'INR. Adaptation éventuelle de la posologie de lantivitamine K, pendant le traitement par le phénobarbital et 8 jours après son arrêt.

+Antidépresseurs imipraminiques

Les antidépresseurs imipraminiques favorisent la survenue de crises convulsives généralisées. Surveillance clinique et augmentation éventuelles des doses d'antiépileptiques.

+Immunosuppresseurs : Ciclosporine, everolimus, tacrolimus, sirolimus

Diminution des concentrations plasmatiques de l'immunodépresseur et de son efficacité par augmentation de son métabolisme hépatique par linducteur.

Les concentrations plasmatiques doivent être surveillées.

+Corticoïdes (gluco-, minéralo-)

Diminution des concentrations plasmatiques et de l'efficacité des corticoïdes par augmentation de leur métabolisme hépatique : les conséquences sont particulièrement importantes chez les addisoniens traités par l'hydrocortisone et en cas de transplantation.

Surveillance clinique et biologique ; adaptation de la posologie des corticoïdes pendant le traitement par l'inducteur et après son arrêt.

+Déférasirox

Risque de diminution des concentrations plasmatiques de Déférasirox. Surveiller la ferritinémie pendant et après le traitement par linducteur enzymatique. Si besoin, adaptation de la posologie de déférasirox.

+Digitoxine

Diminution des concentrations plasmatiques et de l'efficacité de la digitoxine (augmentation de son métabolisme hépatique).

Surveillance clinique, ECG et éventuellement contrôle de la digitoxinémie. S'il y a lieu, adaptation de la posologie de la digitoxine pendant l'association et après l'arrêt du phénobarbital ou bien préférer la digoxine, moins métabolisée par le foie.

+Dihydropyridines

Diminution des concentrations plasmatiques de la dihydropyridine par augmentation de son métabolisme hépatique.

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de la dihydropyridine pendant le traitement par l'inducteur et après son arrêt.

+Disopyramide

Diminution des concentrations plasmatiques et de l'efficacité de l'antiarythmique (augmentation de son métabolisme hépatique).

Surveillance clinique, ECG et éventuellement contrôle des concentrations plasmatiques de disopyramide. Si besoin, adaptation de la posologie du disopyramide pendant le traitement par le phénobarbital et après son arrêt.

+Doxycycline

Diminution des concentrations plasmatiques de la doxycycline par augmentation de son métabolisme hépatique.

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de la doxycycline.

+Estrogènes (voies orale, transdermique et nasale) et progestatifs (non contraceptifs)

Diminution de l'efficacité de l'estrogène ou du progestatif.

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de l'estrogène ou du progestatif pendant le traitement par l'inducteur et après son arrêt.

+Felbamate

Diminution des concentrations plasmatiques et de l'efficacité du felbamate et augmentation des concentrations plasmatiques du phénobarbital, avec risque de surdosage.

Surveillance clinique, contrôle des concentrations plasmatiques de phénobarbital avec adaptation posologique si besoin.

+Folates

Diminution des concentrations plasmatiques du phénobarbital, par augmentation de son métabolisme dont les folates représentent un des cofacteurs.

Surveillance clinique, contrôle des concentrations plasmatiques, et adaptation, s'il y a lieu, de la posologie du phénobarbital pendant la supplémentation folique et après son arrêt.

+Hormones thyroïdiennes

Par extrapolation dautres inducteurs bien caractérisés :

Risque d'hypothyroïdie clinique chez les patients hypothyroïdiens, par augmentation du métabolisme de la T3 et de la T4.

Surveillance des concentrations sériques de T3 et de T4 et adaptation, si besoin, de la posologie des hormones thyroïdiennes pendant le traitement par l'inducteur et après son arrêt.

+Hydrocortisone

Risque de diminution de l'efficacité de l'hydrocortisone (augmentation de son métabolisme) ; les conséquences sont graves lorsque l'hydrocortisone est administrée en traitement substitutif ou en cas de transplantation Surveillance clinique et biologique ; adaptation de la posologie de l'hydrocortisone pendant l'association et après l'arrêt de l'inducteur enzymatique.

+Hydroquinidine, quinidine

Diminution des concentrations plasmatiques et de l'efficacité des quinidiniques (augmentation du métabolisme hépatique).

Surveillance clinique, ECG et contrôle des concentrations plasmatiques ; si besoin, adaptation de la posologie de l'antiarythmique pendant le traitement par l'inducteur et après son arrêt.

+Ivabradine

Risque de diminution de l'efficacité de livabradine, par augmentation de son métabolisme par linducteur. Surveillance clinique et adaptation de la posologie de livabradine pendant lassociation et après larrêt de linducteur.

+Méthadone

Risque majoré de dépression respiratoire, pouvant être fatale en cas de surdosage.

Par ailleurs, diminution des concentrations plasmatiques de méthadone avec risque d'apparition de syndrome de sevrage par augmentation de son métabolisme hépatique.

Surveillance clinique régulière et adaptation de la posologie de la méthadone.

+Maraviroc

En labsence de co-administration avec un inhibiteur puissant du CYP3A4, diminution des concentrations de maraviroc par linducteur. La dose de maraviroc doit être augmentée à 600 mg deux fois par jour dans cette situation.

+Métronidazole

Diminution des concentrations plasmatiques du métronidazole par augmentation de son métabolisme hépatique par linducteur. Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de métronidazole pendant le traitement par linducteur et après son arrêt.

+Montelukast

Risque de baisse de l'efficacité du montélukast par augmentation de son métabolisme hépatique. Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de l'antiasthmatique.

+Posaconazole

Diminution des concentrations plasmatiques et de l'efficacité du posaconazole. Surveillance clinique. Si possible, dosages plasmatiques du posaconazole et adaptation éventuelle de sa posologie.

+Propafénone

Diminution des concentrations plasmatiques de la propafénone par augmentation de son métabolisme hépatique par l'inducteur. Surveillance clinique et ECG. S'il y a lieu, adaptation de la posologie de la propafénone pendant l'association et après l'arrêt de l'inducteur.

+Quinine

Risque de perte de lefficacité de la quinine par augmentation de son métabolisme hépatique par linducteur. Surveillance clinique et adaptation de la posologie de la quinine pendant le traitement par linducteur et après son arrêt.

+Saquinavir

Risque de baisse de l'efficacité de l'antiprotéase par augmentation de son métabolisme hépatique.

+Stiripentol

Augmentation des concentrations plasmatiques de l'antiépileptique inducteur enzymatique, avec risque de surdosage, par inhibition de son métabolisme hépatique par le stiripentol.

Surveillance clinique et dosage plasmatique, lorsque cela est possible, de l'antiépileptique associé au stiripentol et adaptation éventuelle de sa posologie.

+Théophylline (base et sels) et aminophylline

Diminution des concentrations plasmatiques et de l'activité de la théophylline par augmentation de son métabolisme hépatique par linducteur.

Surveillance clinique et, si besoin, de la théophyllinémie. Adaptation éventuelle de la posologie de la théophylline pendant le traitement par l'inducteur et après son arrêt.

+Tiagabine

Diminution des concentrations plasmatiques de la tiagabine par augmentation de son métabolisme hépatique.

Une augmentation de la posologie de la tiagabine peut s'avérer nécessaire.

Associations à prendre en compte

+ Amitriptyline/Amitriptylinoxide

Réduction possible de la concentration plasmatique damitriptyline /amitriptylinoxide.

+ Anticancéreux

Lassociation de phénobarbital et danticancéreux métabolisés via les enzymes (cytochrome P-450 et UDP glycosyltransférases) peut induire un risque de diminution de lexposition aux anticancéreux.

+ Antiépileptiques : Lamotrigine

Lassociation de phénobarbital et de lamotrigine peut induire une diminution de lefficacité et une toxicité hématologique comme une leucopénie et une trombocytopénie.

+Autres dépresseurs du SNC : dérivés morphiniques (analgésiques, antitussifs et traitements de substitution) ; neuroleptiques; barbituriques ; benzodiazépines ; anxiolytiques autres que benzodiazépines (par exemple, le méprobamate), des hypnotiques ; antidépresseurs sédatifs (amitriptyline, doxépine, miansérine, mirtazapine, trimipramine) ; antihistaminiques H1 sédatifs ; antihypertenseurs centraux ; autres : baclofène, thalidomide.

Majoration de la dépression centrale. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.

De plus, pour les dérivés morphiniques (analgésiques, antitussifs et traitements de substitution), benzodiazépines:

Risque majoré de dépression respiratoire, pouvant être fatale en cas de surdosage.

+Bortézomib, Cabazitaxel, Docetaxel

Diminution des concentrations du cytotoxique par augmentation de son métabolisme par linducteur, avec risque de moindre efficacité.

+Carbamazépine (à prendre en compte, en particulier pour l'interprétation des concentrations plasmatiques)

Diminution progressive des concentrations plasmatiques de carbamazépine et de son métabolite actif sans modification apparente de l'efficacité anticomitiale. Prudence quant à l'interprétation des concentrations plasmatiques.

+Irinotecan

Diminution probable des concentrations plasmatiques du métabolite actif de l'irinotécan, avec risque d'échec du traitement cytotoxique.

+Métoprolol, propranolol (à prendre en compte, pour ces bêtabloquants éliminés essentiellement par biotransformation hépatique)

Diminution des concentrations plasmatiques de ces bêtabloquants avec réduction de leurs effets cliniques (accélération de leur métabolisme hépatique).

+Midazolam

Risque de diminution des concentrations plasmatiques du midazolam par l'anticonvulsivant.

+Phénytoïne (et par extrapolation, forsphénytoïne)

1. En cas de traitement antérieur par le phénobarbital ou la primidone et adjonction de phénytoïne, augmentation des concentrations plasmatiques du phénobarbital pouvant entraîner des signes toxiques (inhibition du métabolisme par compétition).

2. En cas de traitement antérieur par la phénytoïne et adjonction du phénobarbital ou de primidone, variations imprévisibles :

a) les concentrations plasmatiques de phénytoïne sont le plus souvent diminuées (augmentation du métabolisme) sans que cette diminution affecte défavorablement l'activité anticonvulsivante. A l'arrêt du phénobarbital ou de la primidone, possibilité d'effets toxiques de la phénytoïne ;

b) quelquefois les concentrations de phénytoïne peuvent être augmentées (inhibition du métabolisme par compétition).

+Pérampanel

Diminution importante (jusquaux deux-tiers) des concentrations de pérampanel.

+Procarbazine

Augmentation des réactions d'hypersensibilité (hyperéosinophilie, rash) par augmentation du métabolisme de la procarbazine.

+Propanolol

Diminution des concentrations plasmatiques du propranolol avec réduction de ses effets cliniques (augmentation de son métabolisme hépatique).

+Rivaroxaban

Diminution des concentrations plasmatiques de rivaroxaban, avec risque de diminution de l'effet thérapeutique.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  

Femmes en âge de procréer/Contraception

Le phénobarbital ne doit pas être utilisé chez les femmes en âge de procréer et les femmes enceintes, sauf en labsence dalternative thérapeutique moins tératogène. En cas dinstauration dun traitement chez une femme en âge de procréer, on sassurera de labsence de grossesse et on linformera du risque en cas dexposition au cours de la grossesse. Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une contraception efficace pendant le traitement et jusquà 2 mois après larrêt du traitement. En raison du caractère inducteur enzymatique du phénobarbital, le traitement par GARDENAL peut conduire à une diminution de lefficacité des contraceptifs oraux contenant des strogènes et/ou de la progestérone. Si lassociation savère nécessaire, utiliser une méthode additionnelle de type mécanique.

Si une grossesse est envisagée, larrêt du traitement doit être envisagé sauf en labsence dalternative thérapeutique moins tératogène.

Grossesse

Risque lié à l'épilepsie et aux antiépileptiques en général :

Un avis médical spécialisé doit être donné aux femmes en âge de procréer, avec une réévaluation régulière du traitement, par un médecin spécialiste. Celles-ci doivent être informées, avant le début du traitement, de la nécessité danticiper un projet de grossesse. Lorsquune femme envisage une grossesse, la nécessité du traitement antiépileptique doit être réévaluée et un suivi adapté mis en place. Une polythérapie antiépileptique peut être associée à un risque plus élevé de malformations congénitales quune monothérapie ; ce risque varie en fonction des antiépileptiques co-administrés et est, en particulier, plus important si la polythérapie inclut le valproate.

Chez les femmes traitées pour une épilepsie, un arrêt brutal du traitement antiépileptique doit être évité car cela peut entraîner la réapparition de crises dont les conséquences pour la mère et le ftus peuvent être graves.

Risque lié au phénobarbital :

Le phénobarbital traverse le placenta. Les concentrations maternelles et néonatales sont similaires.

Malformations congénitales :

Chez lHomme, le phénobarbital peut entrainer un risque de malformations environ 3 fois supérieur à celui de la population générale qui est de 2-3%, en particulier des fentes labiales et/ou palatines, de malformations cardiaques et dhypospadias. Des dysmorphies faciales, des microcéphalies et des hypoplasies des ongles et des doigts ont également été rapportées. Des données publiées suggèrent une relation dose-effet mais celle-ci reste à confirmer.

Troubles développementaux :

Les études relatives aux troubles neuro-développementaux chez les enfants exposés in utero au phénobarbital sont contradictoires mais celles-ci ne permettent pas dexclure un risque.

Compte tenu de ces données, le phénobarbital ne doit pas être utilisé chez les femmes en âge de procréer et les femmes enceintes, sauf en labsence dalternative thérapeutique moins tératogène.

Chez les femmes en âge de procréer :

·Il est recommandé davoir recours à des alternatives thérapeutiques moins tératogènes ;

·En cas dinstauration dun traitement par phénobarbital :

oon sassurera que la femme en âge de procréer nest pas enceinte ;

oles patientes doivent être informées des risques de lutilisation de phénobarbital pendant la grossesse et de la nécessité danticiper un projet de grossesse ;

oles femmes en âge de procréer doivent utiliser une contraception efficace et ininterrompue pendant le traitement par GARDENAL et jusquà 2 mois après larrêt du traitement par GARDENAL (voir rubrique 4.5). En raison du caractère inducteur enzymatique du phénobarbital, le traitement par GARDENAL peut conduire à un échec des contraceptifs oraux contenant des oestrogènes et/ou de la progestérone. Si lassociation savère nécessaire, utiliser une méthode de contraception additionnelle, par exemple de type mécanique.

Si une femme envisage une grossesse:

·Une visite préconceptionnelle est recommandée ;

·Larrêt du traitement doit être envisagé sauf en labsence dalternative thérapeutique moins tératogène ;

La patiente doit être pleinement informée des risques

Chez la femme enceinte :

·En cas de grossesse, il convient dévaluer soigneusement les risques et les bénéfices du traitement par GARDENAL pour la mère et le ftus, et dévaluer si le traitement par GARDENAL peut être poursuivi ou remplacé par un traitement alternatif plus approprié. Si après ré-évaluation, le traitement par phénobarbital devait absolument être maintenu pendant la grossesse :

oil conviendrait dadministrer la posologie minimale efficace. Un contrôle régulier des concentrations plasmatiques est recommandé pour ajuster la posologie.

olefficacité dune supplémentation en acide folique nest pas étayée à ce jour chez les femmes exposées au phénobarbital. Toutefois, compte tenu de son effet bénéfique dans dautres situations, celle-ci peut être proposée à la posologie de 5 mg/j 1 mois avant et 2 mois après la conception.

oune surveillance prénatale spécialisée orientée sur les malformations décrites ci-dessus doit être instaurée.

·La patiente doit être pleinement informée des risques.

Le dépistage des malformations sera identique que la patiente ait reçu ou non de lacide folique.

Avant laccouchement/ Chez le nouveau-né :

Les antiépileptiques inducteurs enzymatiques peuvent parfois provoquer chez le nouveau-né de mère traitée :

·Un syndrome hémorragique pouvant survenir lors de laccouchement ou dans les premiers jours de vie. Une prévention par la vitamine K1 per os chez la mère dans le mois précédant laccouchement et ladministration de vitamine K1 par voie parentérale (IM ou IV lente) à la naissance, chez le nouveau-né semblent efficaces. Un bilan dhémostase normal chez la mère ne permet pas déliminer des anomalies de lhémostase chez le nouveau-né.

·Des perturbations du métabolisme phosphocalcique et de la minéralisation osseuse, quune supplémentation de la mère en vitamine D au cours du 3ème trimestre semble pouvoir prévenir.

·Des symptômes liés à limprégnation du nouveau-né par le phénobarbital, notamment une sédation, une hypotonie et une mauvaise succion.

·Rarement : un syndrome de sevrage modéré (mouvements anormaux, succion inefficace).

Suivi post natal / Chez lenfant : en cas dexposition pendant la grossesse, un suivi rapproché du développement neurocomportemental de lenfant est à instaurer et une prise en charge adaptée doit être mise en place au plus tôt en cas de nécessité.

Allaitement

Déconseillé, car possibilité de sédation pouvant entraîner des difficultés de succion à l'origine d'une mauvaise courbe pondérale dans la période immédiatement néonatale.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  

L'attention est appelée, notamment chez les conducteurs de véhicules et les utilisateurs de machines, sur les risques de somnolence et de vertiges attachés à l'emploi du phénobarbital.

4.8. Effets indésirables  

La classification des événements indésirables en fonction de leur fréquence est la suivante : Très fréquent (≥ 10 %) ; Fréquent (≥1 % - <10 %) ; Peu fréquent (≥ 0,1 % - <1 %) ; Rare (≥ 0,01 % - <0,1 %) ; Très rare (<0,01%) ; Indéterminée (ne peut être estimée daprès les données disponibles)

Affections du système nerveux

·Fréquents : somnolence (réveil difficile avec parfois difficultés pour articuler), troubles cognitifs, atteinte de la mémoire.

·Peu fréquents : troubles de la coordination et de l'équilibre, vertiges, céphalées.

·Rares : perturbation de lattention.

·Fréquence indéterminée : dyskinésie.

Affections psychiatriques

·Fréquents : anomalies du comportement, agitation, agression.

·Peu fréquents : troubles de l'humeur, troubles du sommeil/insomnie.

·Fréquence indéterminée : syndrome de dépendance.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

·Fréquent : dermatite allergique (en particulier, éruptions maculo-papuleuses morbiliformes ou scarlatiniformes).

·Fréquence indéterminée :

oErythème pigmenté fixe.

oRéactions cutanées graves incluant la nécrolyse épidermique toxique, le syndrome de Stevens-Johnson, et la dermatite exfoliatrice.

oRéaction médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques. L'existence de rares cas de réactions croisées entre le phénobarbital, la phénytoïne et la carbamazépine doit rendre prudent le remplacement de phénobarbital par l'une ou l'autre des molécules.

Affections hépatobiliaires

·Fréquents : augmentation des gammaglutamyltransférases, des transaminases et/ou des phosphatases alcalines.

·Fréquence indéterminée : hépatites.

Affections musculo-squelettiques et systémiques

·Fréquents : rétraction de l'aponévrose palmaire (maladie de Dupuytren).

·Peu fréquents : arthralgies (syndrome épaule-main ou rhumatisme gardénalique).

·Fréquence indéterminée :

orétraction de l'aponévrose plantaire (maladie de Ledderhose), induration des corps caverneux (maladie de la Peyronie).

Des cas de diminution de la densité minérale osseuse, dostéopénie, dostéoporose et de fractures ont été rapportés chez des patients traités au long cours par GARDENAL. Le mode daction de GARDENAL sur le métabolisme osseux nest pas connu.

Affections hématologiques et du système lymphatique

·Fréquence indéterminée : pancytopénie, anémie aplasique, anémie par carence d'acide folique, agranulocytose, neutropénie leucopénie, thrombocytopénie.

Affections gastro-intestinales

·Fréquents : nausées, vomissements.

Affections congénitales, familiales et génétiques

·Fréquence indéterminée : malformations congénitales, autres anomalies du développement (voir rubriques 4.4 et 4.6).

Les effets graves intéressant les systèmes hépatique et/ou dermatologique ainsi que les réactions d'hypersensibilité imposent l'arrêt du traitement.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.signalement-sante.gouv.fr.

4.9. Surdosage  

Dans l'heure suivant la prise massive, surviennent: nausées, vomissements, céphalées, obnubilation, confusion mentale voire coma accompagné d'un syndrome neurovégétatif caractéristique (bradypnée irrégulière, encombrement trachéobronchique, hypotension artérielle).

Traitement : diurèse forcée, alcalinisation, assistance respiratoire, antibiothérapie, apport potassique.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  

Classe pharmacothérapeutique : ANTIEPILEPTIQUE ; code ATC : N03AA02

Le GARDENAL est constitué par :

·du phénobarbital : le phénobarbital est un barbiturique. Il présente des propriétés anticonvulsivantes, sédatives et hypnotiques.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  

Environ 80 % du phénobarbital administré par la voie orale sont absorbés par le tractus gastro-intestinal; le pic plasmatique est atteint en 8 heures environ chez l'adulte et en 4 heures environ chez l'enfant.

Le phénobarbital est partiellement lié aux protéines plasmatiques (50 % chez l'adulte et 60 % chez l'enfant).

La demi-vie plasmatique est de 50 à 140 h chez l'adulte et de 40 à 70 h chez l'enfant.

Elle augmente en cas d'insuffisance hépatique ou rénale et chez le sujet âgé.

Le phénobarbital diffuse dans tout l'organisme, notamment dans le cerveau en raison de sa liposolubilité ; il traverse la barrière placentaire et passe dans le lait maternel.

Il est à la fois métabolisé dans le foie (en un dérivé hydroxylé inactif, qui est ensuite glucuro ou sulfoconjugué) et excrété par le rein sous forme inchangée (d'autant plus que les urines sont alcalines).

5.3. Données de sécurité préclinique  

L'expérimentation effectuée sur une seule espèce (souris) met en évidence un effet tératogène de type fente palatine.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  

6.1. Liste des excipients  

Amidon de pomme de terre, amidon de blé, dextrine, stéarate de magnésium, carbonate de calcium.

6.2. Incompatibilités  

Sans objet.

6.3. Durée de conservation  

3 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation  

Pas de précautions particulières de conservation.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   

80 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium).

6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation  

Pas d'exigences particulières.

7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  

SANOFI-AVENTIS FRANCE

82 AVENUE RASPAIL

94250 GENTILLY

8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  

·34009 304 250 7 7 : 80 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium).

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION  

[à compléter par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  

[à compléter par le titulaire]

11. DOSIMETRIE  

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  

Sans objet.

Liste II

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source: ANSM - Mis à jour le : 15/07/2019

Dénomination du médicament

GARDENAL 10 mg, comprimé

Phénobarbital

Encadré

Veuillez lire attentivement l'intégralité de cette notice avant de prendre ce médicament.

·Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez dautres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à dautres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

·Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que GARDENAL 10 mg, comprimé et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre GARDENAL 10 mg, comprimé ?

3. Comment prendre GARDENAL 10 mg, comprimé ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver GARDENAL 10 mg, comprimé ?

6. Contenu de lemballage et autres informations.

1. QUEST-CE QUE GARDENAL 10 mg, comprimé ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  

Classe pharmacothérapeutique : ANTIEPILEPTIQUE ; code ATC : N03AA02

Gardénal appartient à une famille de médicaments appelée anticonvulsivants.

Ce médicament est préconisé dans le traitement de certaines formes d'épilepsie de l'adulte et l'enfant.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE GARDENAL 10 mg, comprimé ?  

Prévenez votre médecin si vous êtes allergique au blé car ce médicament contient de lamidon de blé.

Ne prenez jamais GARDENAL 10 mg, comprimé :

·Si vous êtes allergique au phénobarbital ou à l'un des autres composants contenus dans ce médicament, mentionnés dans la rubrique 6.

·Si vous êtes allergique à un médicament de la même classe que le phénobarbital (les barbituriques).

·Si vous avez une porphyrie (maladie du foie).

·Si vous avez des problèmes graves de la respiration.

·Si vous prenez en même temps :

odu cobicistat ou de la rilpivirine (médicaments pour traiter le virus du SIDA),

odu voriconazole (médicament pour traiter les champignons),

odu millepertuis (plante servant à traiter la dépression),

ode lacide cholique (pour traiter un déficit congénital en acides biliaires),

odu delamanid (pour traiter la tuberculose),

odu télaprevir, daclatasvir, dasabuvir, ombitasvir-paritaprévir, lédipasvir, sofosbuvir (médicament pour traiter une hépatite).

EN CAS DE DOUTE, IL EST INDISPENSABLE DE DEMANDER L'AVIS DE VOTRE MÉDECIN OU DE VOTRE PHARMACIEN.

Avertissements et précautions

Utilisation pendant la grossesse et chez la femme en âge de procréer :

GARDENAL peut provoquer des anomalies chez lenfant à naître lorsquil est administré pendant la grossesse. Si vous êtes une femme en âge davoir des enfants ou enceinte, votre médecin ne vous prescrira pas ce médicament, sauf en cas déchec des traitements moins à risque pour lenfant à naître. Avant de commencer le traitement, votre médecin vous informera des risques, sassurera que vous nêtes pas enceinte et que vous utilisez une contraception efficace. Ninterrompez pas brutalement votre traitement, car cela pourrait être dangereux pour vous et pour votre enfant à naître si vous êtes enceinte (voir rubrique Grossesse).

·Ce médicament nest pas efficace dans certaines formes dépilepsie. Votre médecin évaluera donc la nécessité de vous prescrire ce médicament selon la forme de lépilepsie dont vous souffrez.

·Avant de prendre ce médicament, prévenez votre médecin si vous avez une maladie du foie, une maladie des reins et/ou des problèmes respiratoires.

·Consultez immédiatement votre médecin si la fréquence de vos crises augmente ou si des crises de type différent apparaissent.

·Des éruptions cutanées menaçant potentiellement le pronostic vital tel que le syndrome de Stevens-Johnson ou la nécrolyse épidermique toxique ont été rapportées chez les patients traités par phénobarbital. Ces éruptions débutent au niveau du tronc par des taches rougeâtres en forme de cible ou circulaires contenant souvent des bulles au centre.

Les autres symptômes à rechercher sont des ulcères de la bouche, de la gorge, du nez, des parties génitales, ou une conjonctivite (yeux rouges et gonflés).

Ces éruptions cutanées menaçant potentiellement le pronostic vital sont souvent accompagnées par des symptômes pseudo-grippaux. Ces éruptions peuvent évoluer vers une extension des bulles ou un décollement étendu de la peau.

Les premières semaines de traitement par phénobarbital sont les périodes les plus à risque de survenue déruptions cutanées sévères.

Si vous avez développé un syndrome de Stevens-Johnson ou une nécrolyse épidermique toxique avec le phénobarbital, vous ne devez jamais reprendre de phénobarbital.

Si vous présentez une éruption cutanée ou ces symptômes contactez immédiatement votre médecin et précisez-lui que vous prenez ce traitement.

Si vous devez être hospitalisé, vous devez prévenir le personnel médical que vous prenez ce médicament.

·Des pensées autodestructrices ou suicidaires ont été observées chez un petit nombre de personnes traitées par des antiépileptiques tels que GARDENAL 10 mg comprimé. Si vous avez ce type de pensées, contactez immédiatement votre médecin.

·Le traitement doit être arrêté en cas de réaction allergique généralisée, éruption cutanée ou altérations de la fonction du foie. Dans ce cas prévenez immédiatement votre médecin qui vous indiquera les mesures à prendre.

·Si vous êtes une femme et utilisez une contraception hormonale (ex : pilule contraceptive), GARDENAL 10 mg, comprimé peut rendre inefficace ce moyen de contraception. Si lassociation savère nécessaire, utiliser en plus un autre moyen de contraception (par exemple un préservatif) et poursuivre deux cycles après larrêt du phénobarbital.

EN CAS DE DOUTE NE PAS HESITER A DEMANDER LAVIS DE VOTRE MEDECIN OU DE VOTRE PHARMACIEN.

Enfants et adolescents

Sans objet.

Autres médicaments et GARDENAL 10 mg, comprimé

Vousdevezprévenirvotremédecinsivousprenezl'undesmédicamentssuivants

·uncontraceptiforal (estroprogestatifs, progestatifs, ulipristal),

·unmédicamentpourfluidifierlesang(anticoagulant, notamment dabigatran, apixaban et ticagrélor),

·unmédicamentpourtraiterdescrisesd'épilepsie(anticonvulsivant, par exemple la lamotrigine),

·unmédicamentpourtraiteruneinfection bactérienne (télithromycine) ou virale, notamment linfection par le virus de limmunodéficience humaine (VIH) (dolutégravir, lopinavir, ritonavir, bocéprévir), ou infection par le virus de lhépatite C (siméprévir, dolutégravir),

·un médicament pour traiter la tuberculose (bédaquiline),

·unmédicamentpourtraiteruncancer (abiratérone, eribuline, ifosfamide, inhibiteur des tyrosines kinases (tels que axitinib, bosutinib, crizotinib, dabrafénib, dasatinib, erlotinib, gefitinib, imatinib, lapatinib, nilotinib, pazopanib, ruxolitinib, sorafenib, sunitinib, vandétanib), regorafenib, vémurafenib, vismodegib),

·unmédicament quiagit surlesystèmenerveux central (tranquillisant oumédicament pourtraiterune dépression, tels que la miansérine, la quétiapine, la sertraline, lamitriptyline, lamitriptylinoxide),

·unmédicamentpourtraiterunemaladieducur(antiarythmiquesdeclasseA,dronédarone...),

·un médicament pour traiter lhypertension pulmonaire (bosentan, macitentan),

·un médicament pour traiter langine de poitrine (ranolazine),

·un médicament pour prévenir les nausées et vomissements post-opératoires (aprepitant),

·un médicament anti-douleur (fentanyl),

·un médicament dans la mucoviscidose (ivacaftor),

·un médicament dans la prévention des déficits consécutifs à une hémorragie méningée (nimodipine),

·un médicament antiparasitaire (praziquantel).

Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament.

GARDENAL 10 mg, comprimé avec des aliments, boissons et de lalcool

Vous devez éviter de consommer des boissons alcoolisées pendant votre traitement.

Grossesse, allaitement et fertilité

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament.

Grossesse

GARDENAL ne doit pas être utilisé pendant la grossesse et chez les femmes en âge davoir des enfants sauf en labsence dalternative moins à risque pour lenfant à naître. Ninterrompez pas brutalement votre traitement, ceci pourrait entraîner la réapparition des crises, qui auraient des conséquences graves pour vous et/ou votre enfant à naître.

Dans la population générale, le risque quun enfant naisse avec une malformation est de 2-3%. Ce risque est augmenté denviron 3 fois chez les femmes prenant ce médicament, avec en particulier des malformations du cur, de la face, de la lèvre supérieure et du palais, du crâne et du cerveau, de lorifice de lurètre (hypospadias), des doigts et des ongles. Des troubles neuro-développementaux ont été rapportés chez des enfants exposés au phénobarbital pendant la grossesse. Les études sur ce risque sont contradictoires, mais ne permettent pas de lexclure.

Femmes en âge davoir des enfants :

·Avant de commencer le traitement, votre médecin sassurera que vous nêtes pas enceinte. Vous devez utiliser une contraception efficace pendant le traitement et pendant 2 mois après larrêt. Ce médicament peut rendre inefficace les contraceptifs oraux (pilule contraceptive), dans ce cas, il faudra utiliser en plus un autre moyen de contraception (par exemple un préservatif). Pour cela, demandez conseil à votre médecin.

·En cas de désir de grossesse, ninterrompez pas votre contraceptif ou votre traitement avant d'en avoir parlé avec votre médecin spécialiste. Il mettra en place les mesures nécessaires pour que votre grossesse se déroule au mieux pour vous et l'enfant à naître.

Si vous découvrez que vous êtes enceinte, pensez être enceinte ou envisagez une grossesse :

·Ninterrompez pas brutalement votre traitement et contactez immédiatement votre médecin.

·Votre médecin envisagera un arrêt du traitement ou jugera de lutilité éventuelle de le poursuivre en labsence dalternative thérapeutique moins à risque pour lenfant à naitre, auquel cas :

opendant la grossesse, votre médecin adaptera votre dose pour obtenir la dose minimale qui est efficace pour vous et mettra en place une surveillance spécialisée adaptée à votre maladie et au suivi de votre enfant à naître. Votre médecin pourra vous prescrire une supplémentation en acide folique.

oavant laccouchement : votre médecin vous prescrira certaines vitamines pour éviter que ce médicament ne provoque des saignements durant les premiers jours de vie ou des troubles dans la formation des os de votre bébé.

oaprès laccouchement : une injection de vitamine K pourra également être prescrite à votre bébé, à la naissance, pour éviter des saignements. Si vous avez pris GARDENAL en fin de grossesse, une surveillance adaptée sera mise en place pour détecter léventuelle survenue de troubles chez le nouveau-né, tels que faiblesse musculaire, des difficultés dalimentation, les signes dun sevrage.

ochez lenfant : prévenez le(s) médecin(s) qui suivra(ont) votre enfant que vous avez été traitée par phénobarbital pendant votre grossesse. Il(s) mettra(ont) en place un suivi rapproché du développement neurologique de votre enfant afin de lui apporter des soins spécialisés le plus tôt possible, si nécessaire.

Allaitement

Vous ne devez pas allaiter si vous prenez ce médicament. Prévenir rapidement votre médecin en cas d'allaitement ou de désir d'allaitement.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

En raison du risque de somnolence, la prudence est de rigueur chez les conducteurs de véhicules automobiles ou d'engins mécaniques.

GARDENAL 10 mg, comprimé contient : amidon de blé.

3. COMMENT PRENDRE GARDENAL 10 mg, comprimé ?  

Posologie

La posologie est strictement individuelle. Elle sera déterminée par votre médecin et adaptée progressivement.

Mode dadministration

Avalez toujours les comprimés entiers avec un grand verre deau.

Chez ladulte : 1 seule prise par jour, le soir au coucher.

Utilisation chez les enfants

Chez lenfant : 1 à 2 prises par jour.

Chez lenfant de moins de 6 ans, ne pas administrer le comprimé en entier car il peut lavaler de travers. Le comprimé doit être écrasé et mélangé aux aliments avant de le lui donner.

Durée de traitement

La durée du traitement est déterminée par le médecin.

Ninterrompez pas la prise de ce médicament sans avis médical.

Si vous avez pris plus de Gardénal 10 mg, comprimé que vous n'auriez dû :

Consultez immédiatement votre médecin ou les urgences médicales.

Si vous oubliez de prendre Gardénal 10 mg, comprimé :

Si vous oubliez de prendre une dose, prenez-la dès que vous vous en apercevez, mais si vous vous en apercevez au moment de la prise de votre prochaine dose ne prenez pas de double dose pour compenser la dose que vous avez oublié de prendre.

Si vous arrêtez de prendre Gardénal 10 mg, comprimé :

Narrêtez pas la prise de Gardénal sans lavis de votre médecin. Linterruption de votre traitement devra être réalisée de manière progressive. Si vous arrêtez de prendre Gardénal brutalement vous vous exposez à la réapparition ou laggravation de crises épileptiques.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

Consultez immédiatement votre médecin ou votre pharmacien si lun des effets indésirables suivants survient :

Des réactions allergiques :

·au niveau de la peau : éruption de boutons sur tout le corps (type scarlatine et type rougeole), des plaques rouges qui démangent (urticaires), plaques rouges ovales ou rondes bien délimitées (érythème pigmenté fixe), décollement important de la peau parfois associée à de la fièvre (dermatite exfoliatrice), éruption de bulles avec décollement de la peau pouvant sétendre rapidement à tout le corps et mettre votre vie en danger (nécrolyse épidermique toxique, syndrome de Stevens-Johnson),

·au niveau du foie : anomalie des examens sanguins avec augmentation de certaines enzymes, hépatites,

·réaction allergique grave (syndrome dhypersensibilité médicamenteuse) associant plusieurs symptômes systémiques (tels que de la fièvre, une éruption sur la peau, une augmentation de la taille des ganglions, une atteinte du foie, du rein) et des anomalies des examens sanguins telles quune augmentation du nombre de certains globules blancs (éosinophiles).

Dans ces cas le traitement doit être arrêté après lavis de votre médecin.

Autres effets indésirables possibles :

Effets indésirables fréquents (susceptibles de concerner jusquà 1 personne sur 10) :

·somnolence, réveil difficile avec parfois difficultés pour parler,

·troubles du raisonnement,

·troubles de la mémoire,

·troubles du comportement, agitation, agressivité,

·réactions cutanées,

·rétraction de laponévrose de la main (maladie de Dupuytren),

·nausées, vomissements.

Effets indésirables peu fréquents (susceptibles de concerner jusquà 1 personne sur 100) :

·difficultés à coordonner ses mouvements et son équilibre, vertiges, maux de tête,

·troubles de lhumeur,

·troubles du sommeil/insomnie,

·douleurs des articulations (syndrome épaule main ou rhumatisme gardénalique).

Effets indésirables rares (susceptibles de concerner jusquà 1 personne sur 1.000) :

·pertes dattention

Effets indésirables dont la fréquence est indéterminée :

·dépendance si vous avez pris ce médicament sur une longue période,

·rétraction de laponévrose des pieds (maladies de Ledderhose),

·induration du corps caverneux du pénis (maladie de la Peyronie),

·troubles osseux se manifestant par une fragilisation des os (ostéopénie), une diminution de la masse osseuse (ostéoporose),

·baisse du nombre de globules rouges (anémie aplasique, anémie par carence en acide folique), baisse du nombre de certains globules blancs dans le sang (agranulocytose, neutropénie et leucopénie), baisse des plaquettes (thrombocytopénie) ou diminution du nombre de lensemble des cellules du sang (pancytopénie),

·mouvements incontrôlables (dyskinésie),

·malformations et autres anomalies du développement de lenfant à naître.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet: www.signalement-sante.gouv.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage dinformations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER GARDENAL 10 mg, comprimé ?  

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

Nutilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur lemballage.

La date d'expiration fait référence au dernier jour de ce mois.

Pas de précautions particulières de conservation.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-légout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien déliminer les médicaments que vous nutilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger lenvironnement.

6. CONTENU DE LEMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS  

Ce que contient GARDENAL 10 mg, comprimé  

·La substance active est :

Phénobarbital 10 mg

Pour un comprimé.

·Les autres composants sont :

Amidon de pomme de terre, amidon de blé, dextrine, stéarate de magnésium, carbonate de calcium.

Quest-ce que GARDENAL 10 mg, comprimé et contenu de lemballage extérieur  

Ce médicament se présente sous forme de comprimé.

Boîte de 80 comprimés.

Titulaire de lautorisation de mise sur le marché  

SANOFI-AVENTIS FRANCE

82 AVENUE RASPAIL

94250 GENTILLY

Exploitant de lautorisation de mise sur le marché  

SANOFI-AVENTIS FRANCE

82 AVENUE RASPAIL

94250 GENTILLY

Fabricant  

s.C. ZENTIVA S.A

THEODOR PALLADY BLDV.

032266 BUCHAREST - ROMANIA

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen  

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :  

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

Autres  

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de lANSM (France).

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Source :