FARMORUBICINE 50 mg, poudre pour solution pour perfusion

source: ANSM - Mis à jour le : 02/05/2019

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  

FARMORUBICINE 50 mg, poudre pour solution pour perfusion

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  

Chlorhydrate d'épirubicine .... 50 mg

Pour un flacon.

Excipient à effet notoire : Parahydroxybenzoate de méthyle.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  

Poudre pour solution pour perfusion.

4. DONNEES CLINIQUES  

4.1. Indications thérapeutiques  

Les indications thérapeutiques sont limitées à :

·carcinomes mammaires,

·cancers de l'ovaire,

·lymphomes malins non hodgkiniens, maladie de Hodgkin,

·cancers bronchiques à petites cellules,

·sarcomes des parties molles,

·cancers de l'sophage, de l'estomac, du pancréas, cancers hépatocellulaires,

·cancers épidermoïdes de la sphère oto-rhino-laryngologique.

4.2. Posologie et mode d'administration  

Posologie

La dose totale de chlorhydrate dépirubicine par cycle peut varier en fonction du protocole thérapeutique (monothérapie ou association à dautres cytotoxiques) et de lindication thérapeutique.

·Posologie moyenne de 60 à 120 mg/m² par cycle, administrés en monothérapie en dose unique ou sur 2-3 jours successifs, chaque cycle étant séparé du précédent par une période de 3 à 4 semaines, les cycles pouvant être répétés jusqu'à une dose cumulative maximale de 900 mg/m².

·Carcinomes mammaires :

La dose initiale recommandée de chlorhydrate dépirubicine, utilisée comme composant dun traitement adjuvant du cancer du sein avec atteinte ganglionnaire, est de 100 à 120 mg/m2.

Des posologies jusqu'à 120 mg/m² par cycle en association toutes les 3 à 4 semaines ont été évaluées notamment dans le traitement de 1ère ligne du carcinome mammaire métastatique et suggèrent un rapport bénéfice/risque favorable.

·Les cycles de traitement peuvent être espacés en cas de manifestations toxiques et notamment de toxicité hématologique.

·Si le chlorhydrate dépirubicine est associé à dautres cytotoxiques, pouvant présenter les mêmes effets toxiques, la dose recommandée par cycle doit être réduite en conséquence.

·Le taux de bilirubine doit être surveillé avant chaque traitement. En cas d'atteinte de la fonction hépatique (voir rubrique 4.4), des réductions de dose sont recommandées selon :

Paramètres de biochimie sérique

Dose à administrer

(en pourcentage de la dose théorique)

Bilirubine 20-51μmol/l

ou

ASAT : 2 à 4 fois la limite supérieure de la normale

Bilirubine > 51μmol/l

Ou

ASAT > 4 fois la limite supérieure de la normale

50

25

·En cas d'insuffisance rénale sévère, une réduction de dose doit être envisagée sans quaucune recommandation spécifique en ce qui concerne la posologie ne puisse être formulée sur la base des données limitées disponibles chez des patients présentant une insuffisance rénale (voir rubrique 4.4).

Mode dadministration

Administration intraveineuse stricte.

Reconstituer la solution à l'aide de 25 ml d'eau pour préparations injectables ou de solution isotonique de chlorure de sodium. La reconstitution du produit, quel que soit le solvant précité utilisé, est généralement très rapide (moins de 15 secondes) et ne nécessite pas d'agitation.

Injection lente dans la tubulure d'une perfusion intraveineuse de solution de glucose isotonique.

Le délai dinjection est généralement compris entre 3 et 20 minutes (selon la dose et le volume de la perfusion) pour minimiser les risques de thrombose ou dextravasation. Une injection directe en bolus nest pas recommandée en raison du risque dextravasation, qui peut survenir même en présence dun retour sanguin adéquat à laspiration.

Attention :

Il est extrêmement important de sassurer que ladministration est intraveineuse. Toute extravasation risquerait de produire une nécrose des tissus environnants. En cas dextravasation, ladministration sera interrompue immédiatement.

Modalités de manipulation

La préparation des solutions injectables cytotoxiques doit être obligatoirement réalisée par un personnel spécialisé et entraîné ayant une connaissance des médicaments utilisés, dans des conditions assurant la protection de lenvironnement et surtout la protection du personnel qui manipule. Elle nécessite un local de préparation réservé à cet usage. Il est interdit de fumer, de manger, de boire dans ce local. Les manipulateurs doivent disposer dun ensemble de matériel approprié à la manipulation notamment de blouses à manches longues, masques de protection, calot, lunettes de protection, gants à usage unique stériles, champs de protection du plan de travail, conteneurs et sacs de collecte des déchets. Les excréta et les vomissures doivent être manipulés avec précaution. Les femmes enceintes doivent être averties et éviter la manipulation de cytotoxiques. Tout contenant cassé doit être traité avec les mêmes précautions et considéré comme un déchet contaminé. Lélimination des déchets contaminés se fait par incinération dans des conteneurs rigides étiquetés à cet effet.

Ces dispositions peuvent être envisagées dans le cadre du réseau de cancérologie (circulaire DGS/DH/98 N°98/188 du 24 mars 1998) en collaboration avec toute structure adaptée et remplissant les conditions requises.

4.3. Contre-indications  

Ce médicament est contre-indiqué dans les cas suivants :

·hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ou à dautres anthracyclines ou anthracènediones,

·allaitement (voir rubrique 4.6),

·myélosuppression persistante,

·insuffisance hépatique sévère,

·myocardiopathie et cardiopathie avec insuffisance cardiaque,

·infarctus du myocarde récent,

·arythmie sévère,

·traitements antérieurs par lépirubicine et/ou dautres anthracyclines ou anthracènediones à la dose maximale cumulative (voir rubrique 4.4),

·patients souffrant dinfections systémiques aiguës,

·angor instable,

·en association avec les vaccins vivants atténués (contre fièvre jaune, varicelle, zona, rougeole, oreillons, rubéole, tuberculose, rotavirus, grippe) (voir rubrique 4.5) : risque de maladie vaccinale généralisée éventuellement mortelle et pendant les 6 mois suivant larrêt de la chimiothérapie.

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  

Générales

Lépirubicine ne doit être administrée que sous la surveillance de médecins qualifiés ayant une bonne pratique de lusage des traitements cytotoxiques.

Avant dinitier un traitement par lépirubicine, le patient devra sêtre rétabli des toxicités aiguës (telles que stomatite, neutropénie, thrombopénie et infections généralisées) induites par un traitement cytotoxique antérieur.

Même si ladministration de fortes doses dépirubicine (par ex. > 90 mg/m² toutes les 3 à 4 semaines) provoque des événements indésirables généralement similaires à ceux observés aux doses standard (< 90 mg/m² toutes les 3 à 4 semaines), la sévérité de la neutropénie, de la stomatite ou de linflammation des muqueuses peut être plus importante. Le traitement par de fortes doses dépirubicine nécessite une vigilance particulière à légard des éventuelles complications cliniques causées par la dépression médullaire profonde.

Fonction cardiaque

Un risque de cardiotoxicité est associé au traitement par les anthracyclines. Elle peut se manifester de façon immédiate (aiguë) ou retardée.

Cardiotoxicité immédiate (aiguë)

Elle consiste principalement en une tachycardie sinusale et/ou des anomalies de l'électrocardiogramme (ECG) telles que des modifications non spécifiques de l'onde ST-T.

Des tachyarythmies incluant des contractions ventriculaires prématurées, une tachycardie ventriculaire, une bradycardie ainsi que des troubles de la conduction auriculo-ventriculaire et intra-ventriculaire (bloc de branche) ont été également décrits. Ces effets, rarement importants sur le plan clinique, ne constituent habituellement pas un motif d'arrêt du traitement et ne sont généralement pas prédictifs du développement d'une cardiotoxicité retardée.

Cardiotoxicité retardée

Elle peut se développer tardivement au cours du traitement ou dans les deux à trois mois qui suivent la fin de celui-ci. Des cas plus tardifs survenant plusieurs mois voire plusieurs années après la fin du traitement ont également été décrits.

Une cardiomyopathie retardée se manifeste par une réduction de la fraction d'éjection ventriculaire gauche (FEVG) et/ou des signes et symptômes d'insuffisance cardiaque congestive tels que dyspnée, dème pulmonaire, dème déclive, cardiomégalie et hépatomégalie, oligurie, ascite, épanchement pleural et rythme de galop. Une insuffisance cardiaque congestive menaçant le pronostic vital est la forme la plus sévère de cardiomyopathie induite par les anthracyclines et représente la toxicité cumulative limitant la dose de ce médicament.

Le risque dinsuffisance cardiaque congestive augmente rapidement lorsque les doses cumulatives dépirubicine dépassent 900 mg/m2 ; cette dose ne doit donc être dépassée quavec une extrême prudence (voir rubrique 5.1).

La fonction cardiaque doit être évaluée avant et tout au long du traitement afin de réduire le risque d'insuffisance cardiaque sévère. Il est possible de réduire le risque par un suivi régulier de la FEVG au cours du traitement avec arrêt immédiat de l'épirubicine dès les premiers signes d'altération fonctionnelle. La méthode quantitative appropriée pour l'évaluation répétée de la fonction cardiaque (évaluation de la FEVG) comprend la scintigraphie ventriculaire (MUGA) ou l'échocardiographie (ECHO).

Une évaluation cardiaque initiale au moyen d'un ECG et accompagnée soit d'une scintigraphie ventriculaire soit d'une échocardiographie est recommandée, tout particulièrement chez les patients présentant des facteurs de risque de toxicité cardiaque accrue. Des déterminations répétées de la FEVG par MUGA ou ECHO doivent être réalisées en particulier lors de l'utilisation de doses élevées et cumulatives d'anthracycline. La technique utilisée pour l'évaluation doit être reproductible tout au long du suivi.

Etant donné le risque de cardiomyopathie, la dose cumulative de 900 mg/m² d'épirubicine ne peut être dépassée qu'avec une extrême prudence.

Les facteurs de risque de toxicité cardiaque sont notamment une affection cardio-vasculaire active ou latente, une radiothérapie antérieure ou concomitante au niveau de la région médiastinale/péricardique, un traitement antérieur par d'autres anthracyclines ou des anthracènediones et l'utilisation concomitante d'autres médicaments pouvant altérer la contractilité cardiaque (par ex, trastuzumab), (voir rubrique 4.5) avec un risque accru chez la personne âgée.

Une insuffisance cardiaque New York Heart Association NYHA] de classe IIIV) aétéobservée chez les patientsrecevant un traitement par trastuzumabseul ouen association avecdes anthracyclines telles que l'épirubicine. Celle-ci peutêtre modérée à sévère, voire mortelle. Le trastuzumabet les anthracyclines telles que l'épirubicinene doivent pas actuellement êtreutilisésen association, sauf dans le cadre dun essai clinique bien contrôléavecsurveillance cardiaque. Les patients ayant reçu antérieurement des anthracyclines présentent également unrisque de cardiotoxicité lors dun traitement par trastuzumab, bien que le risque soit plus faible que dans le cas dune utilisation concomitante detrastuzumabet danthracyclines.

La demi-vie rapportée du trastuzumab étant approximativement de 28 à 38 jours, le trastuzumab peut persister dans la circulation jusquà 27 semaines après larrêt du traitement par trastuzumab. Les patients recevant des anthracyclines telles que lépirubicine après larrêt du trastuzumab peuvent être sujets à un risque accru de cardiotoxicité. Dans la mesure du possible, le prescripteur doit éviter les traitements contenant une anthracycline pendant les 27 semaines suivant larrêt du trastuzumab. En cas dutilisation des anthracylines telles que lépirubicine, les patients doivent alors bénéficier dune surveillance étroite de la fonction cardiaque.

Siune insuffisance cardiaque symptomatiqueapparaît lors du traitement par le trastuzumabaprès un traitement par épirubicine, un traitement standard doit être utilisé pour traiter cette pathologie.

Le suivi de la fonction cardiaque doit être particulièrement strict chez les patients qui reçoivent des doses cumulatives élevées et chez ceux présentant des facteurs de risque. Néanmoins, la toxicité cardiaque associée à l'épirubicine peut survenir avec des doses cumulatives plus faibles, que des facteurs de risque soient présents ou non.

Il est probable que la toxicité de l'épirubicine et des autres anthracyclines ou des anthracènediones soit additive.

Toxicité hématologique

Comme les autres cytotoxiques, lépirubicine peut provoquer une myélosuppression. Les paramètres hématologiques, dont la numération des globules blancs, doivent être évalués avant et pendant chaque cycle de traitement. La principale manifestation de toxicité hématologique de lépirubicine est une leucopénie et/ou une granulocytopénie (neutropénie) dose-dépendante et réversible ; cette manifestation est aussi la toxicité dose-limitante la plus fréquente. La leucopénie et la neutropénie sont généralement plus graves au cours des traitements à hautes doses, avec un nadir survenant le plus souvent entre le 10ème et le 14ème jour de traitement ; ce phénomène est généralement transitoire, les valeurs de leucocytes/neutrophiles se normalisant vers le 21ème jour. Une thrombocytopénie et une anémie peuvent aussi survenir. Les conséquences cliniques dune myélosuppression sévère incluent fièvre, infection, sepsis/septicémie, choc septique, hémorragie, hypoxie tissulaire ou décès.

Leucémies secondaires

Une leucémie secondaire, précédée ou non dune phase préleucémique (syndrome myélodysplasique) a été rapportée chez des patients traités par anthracyclines, dont lépirubicine. La leucémie secondaire est plus fréquente quand de tels médicaments sont administrés :

·en association avec des agents antinéoplasiques agissant sur lADN ;

·en association avec une radiothérapie ;

·chez des patients lourdement prétraités par des cytotoxiques ;

·ou lorsque les doses danthracyclines ont été successivement augmentées.

Ces leucémies peuvent présenter une période de latence de 1 à 3 ans.

(voir rubrique 5.1).

Toxicité gastrointestinale

Lépirubicine est émétisante. Une mucite et/ou stomatite apparait généralement en début de traitement. En cas de gravité, elle peut évoluer en quelques jours vers une ulcération de la muqueuse. La plupart des patients guérissent vers la 3ème semaine de traitement.

Fonction hépatique

Lélimination étant principalement hépato-biliaire, les taux de bilirubine sérique totale et dASAT doivent être déterminés avant et pendant le traitement. Les patients ayant un taux de bilirubine ou dASAT élevé risquent de présenter un ralentissement de la clairance de lépirubicine associé à une augmentation de sa toxicité globale. En conséquence, des doses plus faibles sont recommandées chez ces patients (voir rubriques 4.2 et 5.2). En cas dinsuffisance hépatique sévère, lépirubicine ne doit pas être administrée (voir rubrique 4.3).

Fonction rénale

La créatinine sérique doit être déterminée avant et pendant le traitement. Un ajustement posologique est nécessaire chez les patients dont le taux de créatinine sérique est supérieur à 5 mg/dL (>440 µmol/l) (voir rubrique 4.2).

Réaction au point dinjection

Une injection dans un petit vaisseau ou des injections répétées dans la même veine peuvent provoquer une phlébo-sclérose. Le respect des modalités dadministrations (voir rubrique 4.2) peut minimiser le risque de phlébite / thrombophlébite au site dinjection.

Extravasation

Lextravasation de lépirubicine pendant linjection intraveineuse peut provoquer une douleur locale, des lésions sévères des tissus (vésication, cellulite sévère) et une nécrose. Si des signes ou des symptômes dextravasation apparaissent pendant ladministration intraveineuse dépirubicine, la perfusion du produit doit être immédiatement interrompue.

Les effets indésirables dus à lextravasation des anthracyclines peuvent être prévenus ou réduits par lutilisation immédiate dun traitement spécifique tel que le dexrazoxane (pour lutilisation, se référer aux RCP de ces spécialités).

La douleur du patient peut être soulagée en refroidissant la zone touchée et en la maintenant fraîche, et par lutilisation dacide hyaluronique et de diméthyl sulfoxyde. Le patient doit être étroitement suivi pendant la période suivant ladministration du produit, lapparition dune nécrose pouvant survenir plusieurs semaines après lextravasation.

Un chirurgien plastique doit être consulté en vue dune éventuelle excision.

Autres

Comme avec dautres agents cytotoxiques, des thrombophlébites et des phénomènes thromboemboliques, dont lembolie pulmonaire (dans certains cas fatale), ont été rapportés lors de la prise dépirubicine.

Syndrome de lyse tumorale

Lépirubicine peut entraîner une hyperuricémie en raison dun catabolisme important des purines résultant de la lyse rapide des cellules cancéreuses induite par le traitement cytotoxique (syndrome de lyse tumorale).

Les taux sanguins dacide urique, de potassium, de phosphate de calcium, ainsi que la créatinine doivent être contrôlés après linitiation du traitement.

Lhydratation, lalcalinisation des urines et ladministration prophylactique dallopurinol dans le but de prévenir lhyperuricémie, peuvent réduire les risques des possibles complications liées au syndrome de lyse tumorale.

Effets immunosuppresseurs- sensibilité accrue aux infections

Ladministration de vaccins vivants ou vivants atténués chez des patients immunodéprimés par une chimiothérapie incluant lépirubicine, peut entraîner des infections sévères ou fatales (voir rubrique 4.5).

La vaccination avec un vaccin vivant doit être évitée chez les patients sous épirubicine. Il est possible dadministrer des vaccins tués ou inactivés. Cependant, la réponse à de tels vaccins peut être diminuée.

Organes de reproduction

Lépirubicine peut être à lorigine dune génotoxicité. Les hommes et les femmes traités par épirubicine doivent adopter une contraception appropriée. On conseillera aux patients désireux davoir des enfants après la fin du traitement dobtenir, sil y a lieu et dans la mesure du possible, un avis médical sur le plan génétique.

Ce médicament est déconseillé en association avec la phénytoïne (et, par extrapolation, la fosphénytoïne) (voir rubrique 4.5).

Ce médicament contient du parahydroxybenzoate de méthyle et peut provoquer des réactions allergiques (éventuellement retardées) ; exceptionnellement, des réactions immédiates avec urticaire et bronchospasmes.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  

INTERACTIONS COMMUNES A TOUS LES CYTOTOXIQUES

En raison de laugmentation du risque thrombotique lors des affections tumorales, le recours à un traitement anticoagulant est fréquent. La grande variabilité de la coagulabilité au cours de ces affections, à laquelle sajoute léventualité dune interaction entre les anticoagulants oraux et la chimiothérapie anticancéreuse, imposent, sil est décidé de traiter le patient par anticoagulants oraux, daugmenter la fréquence des contrôles de lINR.

Associations contre-indiquées

+ Vaccins vivants atténués (contre fièvre jaune, varicelle, zona, rougeole, oreillons, rubéole, tuberculose, rotavirus, grippe)

Risque de maladie vaccinale généralisée éventuellement mortelle.

CONTRE-INDICATION et pendant les 6 mois suivant larrêt de la chimiothérapie.

Associations déconseillées

+ Phénytoïne (et, par extrapolation, fosphénytoïne)

Risque de survenue de convulsions par diminution de labsorption digestive de la seule phénytoïne par le cytotoxique, ou bien risque de majoration de la toxicité ou de perte defficacité du cytotoxique par augmentation de son métabolisme hépatique par la phénytoïne ou la fosphénytoïne.

Associations faisant l'objet de précautions demploi

+ Antivitamines K

Augmentation du risque thrombotique et hémorragique au cours des affections tumorales. De surcroît, possible interaction entre les AVK et la chimiothérapie.

Contrôle plus fréquent de l'INR.

Associations à prendre en compte

+ Immunosuppresseurs (ciclosporine, évérolimus, sirolimus, tacrolimus, temsirolimus)

Immunodépression excessive avec risque de syndrome lymphoprolifératif.

Autres formes dinteraction

Lépirubicine est surtout utilisée en association avec dautres cytotoxiques. Une toxicité additive peut survenir notamment sur les effets médullaires/hématologiques et gastrointestinaux (voir rubrique 4.4). Lutilisation de lépirubicine dans des chimiothérapies associant dautres produits potentiellement cardiotoxiques, de même que lutilisation concomitante dautres produits à visée cardiaque (par ex., inhibiteurs calciques) requièrent une surveillance de la fonction cardiaque tout au long du traitement.

Lépirubicine est largement métabolisée par le foie. Les modifications de la fonction hépatique induites par des traitements concomitants peuvent affecter le métabolisme, la pharmacocinétique, lefficacité et/ou la toxicité de lépirubicine (voir rubrique 4.4).

Les anthracyclines, y compris lépirubicine, ne doivent être administrés en association avec dautres agents cardiotoxiques que sous surveillance étroite de la fonction cardiaque du patient.

La demi-vie rapportée du trastuzumab étant approximativement de 28 à 38 jours, le trastuzumab peut persister dans la circulation jusquà 27 semaines après larrêt du traitement par trastuzumab. Les patients recevant des anthracyclines telles que lépirubicine après larrêt du trastuzumab peuvent être sujets à un risque accru de cardiotoxicité. Dans la mesure du possible, le prescripteur doit éviter les traitements contenant une anthracycline pendant les 27 semaines suivant larrêt du trastuzumab. En cas dutilisation des anthracylines telles que lépirubicine, les patients doivent alors bénéficier dune surveillance étroite de la fonction cardiaque.

La vaccination avec un vaccin vivant doit être évitée chez les patients sous épirubicine. Il est possible dadministrer des vaccins tués ou inactivés. Cependant, la réponse à de tels vaccins peut être diminuée.

La prise de cimétidine augmente les aires sous la courbe delépirubicine de 50% : elle doit être interrompue pendant le traitement.

Quand il est administré avant lépirubicine, le paclitaxel peut augmenter les taux plasmatiques dépirubicine et de ses métabolites, ces derniers nétant cependant ni toxiques, ni actifs. La co-administration de paclitaxel ou de docétaxel naffecte pas la pharmacocinétique de lépirubicine si celle-ci est administrée avant le taxane.

Cette association peut être utilisée à condition despacer ladministration de ces deux produits. Les perfusions dépirubicine et de paclitaxel doivent être réalisées avec un intervalle minimum de 24 heures.

Le dexvérapamil risque de modifier la pharmacocinétique de lépirubicine et peut augmenter ses effets myélosuppresseurs.

Une étude a permis de constater que le docétaxel pouvait augmenter les concentrations plasmatiques des métabolites de lépirubicine lorsquil est administré immédiatement après celle-ci.

La quinine peut accélérer la distribution initiale de lépirubicine du sang vers les tissus et peut modifier la répartition compartimentale de lépirubicine dans les globules rouges.

Ladministration simultanée dinterféron alpha-2-b peut entraîner une réduction tant de la demi-vie délimination terminale que de la clairance totale de lépirubicine.

Il faut tenir compte du risque dune importante perturbation de lhématopoïèse en cas de (pré-) traitement par des médicaments ayant des effets sur la moelle osseuse (tels que les agents cytostatiques, les sulfamides, le chloramphénicol, la diphénylhydantoïne, les dérivés de lamidopyrine, les antirétroviraux).

Une augmentation de la dépression médullaire peut survenir chez les patients recevant un traitement associant une anthracycline et la dexrazoxane.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  

Fertilité

Lépirubicine peut avoir des effets génotoxiques. Par conséquent, il est conseillé aux hommes traités par épirubicine de ne pas avoir denfant durant le traitement et jusquà 6 mois après, et de conserver leur sperme avant de débuter le traitement en raison dune possible infertilité causée par lépirubicine. Les femmes traitées ne doivent pas être enceintes durant le traitement. Les hommes et les femmes traités doivent utiliser une méthode efficace de contraception.

Grossesse

Lépirubicine est potentiellement tératogène et la prise dépirubicine durant la grossesse peut entraîner des fausses couches, une toxicité embryonnaire et une mort ftale. Durant la grossesse, en particulier durant le 1er trimestre, les médicaments cytotoxiques devraient être utilisés dans des indications strictes et lorsque les bénéfices potentiels pour la mère ont été pesés au regard des risques possibles deffets indésirables sur la reproduction.

Les femmes en âge de procréer doivent être parfaitement informées du danger potentiel pour le ftus si elles sont enceintes durant le traitement par épirubicine et utiliser une contraception efficace durant le traitement.

Allaitement

Chez lHomme, lexcrétion de lépirubicine dans le lait nest pas connue. Le risque pour lenfant allaité ne peut être exclu. Lallaitement doit être arrêté durant le traitement par épirubicine.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  

Les effets sur laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines nont pas été étudiés.

4.8. Effets indésirables  

Les effets indésirables dont la liste figure dans le tableau ci-dessous ont été observés et rapportés au cours dun traitement par épirubicine, avec les fréquences suivantes : très fréquents (≥1/10) ; fréquents ( ≥ 1/100 à < 1/10) ; peu fréquents ( ≥ 1/1000 à < 1/100) ; rares ( ≥ 1/10 000 à < 1/1000) ; très rares ( < 1/10 000) ;fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Système organe classe

Fréquence

Effets indésirables

Infections et infestations

Très fréquent

Infection

Conjonctivite

Peu fréquent

Sepsis

Pneumonie

Fréquence indéterminée

Choc septique, cellulite

Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incl kystes et polypes)

Peu fréquent

Leucémie aiguë lymphoblastique, leucémie myéloblastique aiguë

Affections hématologiques et du système lymphatique

Très fréquent

Insuffisance de la moelle osseuse, leucopénie, granulocytopénie, neutropénie, anémie, neutropénie fébrile, thrombopénie

Affections du système immunitaire

Rare

Réactions anaphylactiques

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Fréquent

Déshydratation, diminution de lappétit

Rare

Hyperuricémie

Affections du système nerveux

Rare

Etourdissements

Affections oculaires

Très fréquent

Kératite

Affections cardiaques

Fréquent

Tachycardie ventriculaire, bloc atrioventriculaire, bloc de branche, bradycardie, Insuffisance cardiaque congestivea

Rare

Cardiotoxicitéǁ

Affections vasculaires

Très fréquent

Bouffées de chaleur, phlébite

Fréquent

Hémorragie, rougeur

Peu fréquent

Thrombophlébite, embolie, embolie artérielle

Fréquence indéterminée

Choc, phlébosclérose,

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Peu fréquent

Embolie pulmonaire

Fréquence indéterminée

Hypoxiew

Affections gastro-intestinales

Très fréquent

Stomatite, vomissements, diarrhées, nausées

Fréquent

sophagite, douleurs gastro-intestinales, érosion gastro-intestinale, ulcère gastro-intestinal

Peu fréquent

Hémorragie gastro-intestinale

Fréquence indéterminée

Ulcération de la bouche, gêne abdominale, saignements et pigmentation au niveau de la bouche

Affections de la peau et du tissus sous-cutané

Très fréquent

Alopécie, toxicité cutanée

Fréquent

Eruption cutanée /prurit, pigmentation des ongles, troubles cutanés, hyperpigmentation de la peau

Peu fréquent

Urticaire, érythème

Fréquence indéterminée

Réaction de photosensibilité

Affections du rein et des voies urinaires

Très fréquent

Chromaturie

Affections des organes de reproduction et du sein

Très fréquent

Aménorrhée

Rare

Azoospermie

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Très fréquent

Malaise, inflammation des muqueuses, fièvre

Fréquent

Erythème au site de perfusion, frissons

Peu fréquent

Asthénie

Fréquence indéterminée

Douleur locale, nécrose des tissus mouse

Investigations

Très fréquent

Transaminases anormales

Fréquent

Diminution de la fraction déjection ventriculaire gauche

Lésions, intoxications et complications liées aux procédures

Très fréquent

Cystite chimique§

Fréquence indéterminée

Phénomène de rappelΔ

Coloration rouge des urines pendant 1 à 2 jours après ladministration

§Parfois hémorragique (après administration intravésicale)

Δ Hypersensibilité de la peau irradiée (radiodermite de rappel)/hypersensibilisation des zones irradiées de la peau (radiodermite de rappel)

aDyspnée, dème, hépatomégalie, ascite, dème pulmonaire, épanchements pleuraux, bruit de galop sont mentionés avec cet ADR

galop sont mentionés avec cet effet indésirable

wHypoxie tissulaire consécutives à linsuffisance médullaire

eRisque de nécrose des tissus mous en cas dextravasation

||Cardiotoxicité : par exemple anomalies de lECG, arythmies, cardiomyopathie

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.

4.9. Surdosage  

Un surdosage aigu en épirubicine peut résulter en une dépression médullaire grave (principalement leucopénie et thrombopénie), une toxicité gastro-intestinale (principalement mucite) et des complications cardiaques aiguës.

Lors de ladministration danthracyclines, des insuffisances cardiaques latentes ont pu être observées de plusieurs mois à plusieurs années après la fin du traitement (voir rubrique 4.4). Les patients doivent être étroitement suivis. Si des signes dinsuffisance cardiaque apparaissent, le patient doit être traité selon le protocole standard.

Traitement :

Symptomatique. Lépirubicine ne peut être éliminé par dialyse.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  

Classe pharmacothérapeutique : antinéoplasiques / antibiotiques cytotoxiques et apparentés / anthracyclines et apparentés, code ATC : L01DB03.

(L : antinéoplasiques et immunomodulateurs)

L'épirubicine appartient au groupe des antibiotiques anthracyclines. L'épirubicine se lie à l'ADN et inhibe l'action des polymérases des acides nucléiques.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  

La pharmacocinétique de lépirubicine est linéaire dans lintervalle de doses de 60 à 150 mg/m2 et la clairance plasmatique nest modifiée ni par la durée de perfusion ni par le schéma dadministration.

Distribution

Après administration intraveineuse, lépirubicine est rapidement et largement distribuée dans les tissus. La fixation de lépirubicine aux protéines plasmatiques, essentiellement lalbumine, est denviron 77% et ne dépend pas de la concentration du produit. Lépirubicine semble aussi se concentrer dans les globules rouges ; les concentrations dans le sang total sont environ le double des concentrations plasmatiques.

Biotransformation

Lépirubicine est largement et rapidement métabolisée par le foie ainsi que par dautres organes et cellules, dont les globules rouges. Quatre voies principales de métabolisation ont été identifiées :

(1)réduction du groupe kéto en C-13, avec formation dun 13(S)-hydroxy-dérivé, lépirubicinol ;

(2)conjugaison du produit inchangé et de lépirubicinol à lacide glucuronique ;

(3)perte de la partie aminoglucosée par hydrolyse avec formation de doxorubicine et de doxorubicinol aglycones ;

(4)perte de la partie aminoglucosée par oxydoréduction avec formation du 7-désoxy-doxorubicine aglycone et du 7-désoxy-doxorubicinol aglycone.

Lépirubicinol a une activité cytotoxique in vitro représentant 1/10ème de celle de lépirubicine.

Élimination

Lépirubicine et ses principaux métabolites sont éliminés par excrétion biliaire et dans une moindre mesure par excrétion urinaire. Les résultats de masse-balance chez un patient ont donné 60% de la dose totale radioactive dans les fécès (34%) et les urines (27%). Ces résultats sont concordants avec ceux de 3 patients avec obstruction extrahépatique et drainage percutané chez qui environ 35% et 20% de la dose administrée ont été retrouvés sous forme dépirubicine ou de ses métabolites principaux dans la bile et les urines, respectivement, dans les 4 jours suivant le traitement.

La valeur élevée de la clairance plasmatique totale (60 à 80 l/h) traduit une élimination lente due à une distribution importante du produit dans les tissus.

Après administration intraveineuse chez des patients présentant des fonctions hépatiques et rénales normales, la décroissance plasmatique d'épirubicine est triphasique : une phase très rapide de demi-vie égale à 5 minutes, une phase intermédiaire de demi-vie égale à environ 1 heure et une phase d'élimination très lente de demi-vie de 20 à 40 heures.

Insuffisance hépatique

Lépirubicine est éliminée par métabolisme hépatique et excrétion biliaire et sa clairance est réduite chez les patients ayant un dysfonctionnement hépatique. Au cours dune étude sur linfluence de ce facteur, des patients ayant des tumeurs solides ont été classés en 3 groupes : les patients du groupe 1 (n=22) avaient des AST (SGOT) au-dessus de la normale (médiane : 93 UI/l), des taux de bilirubine normaux (médiane : 9 µmol/l) et ont reçu des doses dépirubicine de 12,5 à 90 mg/m2. Les patients du groupe 2 (n=8) avaient des altérations des AST (médiane : 175 UI/l) et de la bilirubine (médiane : 46 µmol/l) et ont reçu 25 mg/m2 dépirubicine. Leurs paramètres pharmacocinétiques ont été comparés à ceux de patients avec des valeurs AST/bilirubine normales qui ont reçu 12,5 à 120 mg/m2 dépirubicine. La clairance plasmatique médiane de lépirubicine a diminué, comparativement aux patients présentant une fonction hépatique normale, denviron 30% chez les patients du groupe 1 et de 50% chez les patients du groupe 2. Les patients avec une atteinte hépatique plus grave nont pas été évalués (voir rubrique 4.2).

Insuffisance rénale.

Aucune modification significative de la pharmacocinétique de lépirubicine ou de son principal métabolite lépirubicinol na été observée chez les patients ayant une créatinine sérique < 5 mg/dl. Une réduction de 50% de la clairance plasmatique a été rapportée chez 4 patients avec une créatinine sérique ≥ 5 mg/dl (voir rubriques 4.2 et 4.4). Les patients dialysés nont pas été étudiés.

5.3. Données de sécurité préclinique  

Lépirubicine est mutagène, clastogène et cancérigène chez lanimal.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  

6.1. Liste des excipients  

Parahydroxybenzoate de méthyle, lactose.

6.2. Incompatibilités  

Ne pas mélanger FARMORUBICINE avec un autre produit, notamment l'héparine (risque de précipité), ou des solutions alcalines (entraînant lhydrolyse de lépirubicine).

6.3. Durée de conservation  

Avant ouverture : 4 ans

Après reconstitution : la solution reconstituée doit être utilisée dans les 48 heures si elle est conservée entre +2°C et +8°C et dans les 24 heures si elle est conservée à température ambiante, à l'abri de la lumière. Toutefois, du point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement.

6.4. Précautions particulières de conservation  

A conserver à une température ne dépassant pas +25°C.

A conserver dans l'emballage extérieur d'origine, à l'abri de la lumière.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   

Flacon (verre) contenant 50 mg de chlorhydrate d'épirubicine : boîte de 1.

6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation  

La manipulation de ce cytotoxique par le personnel infirmier ou médical nécessite un ensemble de précautions permettant d'assurer la protection du manipulateur et de son environnement (voir rubrique 4.2).

Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  

PFIZER HOLDING FRANCE

23-25, avenue du Docteur Lannelongue

75014 PARIS

8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  

·34009 335 878 8 8 : poudre en flacon (verre) (contenant 50 mg de chlorhydrate d'épirubicine).

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION  

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE  

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  

Sans objet.

Liste I.

Médicament soumis à prescription hospitalière. Médicament à prescription réservée aux spécialistes en oncologie ou en hématologie ou aux médecins compétents en cancérologie.

Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement.


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source: ANSM - Mis à jour le : 02/05/2019

Dénomination du médicament

FARMORUBICINE 50 mg, poudre pour solution pour perfusion

Chlorhydrate d'épirubicine

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant dutiliser ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.

·Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez dautres questions, interrogez votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à dautres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

·Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que FARMORUBICINE 50 mg, poudre pour solution pour perfusion et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant d'utiliser FARMORUBICINE 50 mg, poudre pour solution pour perfusion ?

3. Comment utiliser FARMORUBICINE 50 mg, poudre pour solution pour perfusion ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver FARMORUBICINE 50 mg, poudre pour solution pour perfusion ?

6. Contenu de lemballage et autres informations.

1. QUEST-CE QUE FARMORUBICINE 50 mg, poudre pour solution pour perfusion ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  

Classe pharmacothérapeutique : antinéoplasiques / antibiotiques cytotoxiques et apparentés / anthracyclines et apparentés - code ATC : L01DB03.

(L : antinéoplasiques et immunomodulateurs)

Ce médicament est un cytostatique : il empêche la croissance de certaines cellules. Il est préconisé notamment dans certaines maladies du sein, de l'ovaire, du poumon, de la sphère oto-rhino-laryngologique et de l'appareil digestif.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DUTILISER FARMORUBICINE 50 mg, poudre pour solution pour perfusion ?  

Nutilisez jamais FARMORUBICINE 50 mg, poudre pour solution pour perfusion :

·si vous êtes allergique à lépirubicine, à lun des autres composants contenus dans ce médicament, mentionnés dans la rubrique 6 ou à des anthracyclines ou anthracènediones,

·grossesse,

·allaitement,

·atteinte des cellules de la moelle osseuse,

·maladie grave du foie,

·maladie du muscle cardiaque et maladie du cur avec insuffisance cardiaque,

·infarctus du myocarde récent,

·trouble grave du rythme cardiaque,

·traitement antérieur par un produit de la même classe à dose maximale,

·patients souffrant dinfections systémiques aiguës,

·angine de poitrine instable,

·en association avec les vaccins vivants atténués (contre la fièvre jaune, la varicelle, le zona, la rougeole, les oreillons, la rubéole, la tuberculose, le rotavirus, la grippe) et ce pendant les 6 mois suivant larrêt de la chimiothérapie (voir Autres médicaments et FARMORUBICINE 50 mg, poudre pour solution pour perfusion).

En cas de doute, il est indispensable de demander l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien.

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin, pharmacien ou votre infirmier/ère avant dutiliser FARMORUBICINE 50 mg, poudre pour solution pour perfusion.

Ce traitement ne peut être administré que sous SURVEILLANCE MEDICALE RIGOUREUSE.

Avant de commencer le traitement, votre médecin sassurera que vous ne souffrez pas déventuels effets indésirables issus dune chimiothérapie antérieure.

Avant et pendant le traitement, la surveillance médicale comporte habituellement :

·un examen médical,

·des examens biologiques précisant l'état : du sang (numération et formule sanguine), du foie et des reins,

·une surveillance cardiaque,

·une surveillance hématologique régulière est nécessaire.

Ce médicament est déconseillé en association avec la phénytoïne (et, par extrapolation, la fosphénytoïne) (médicaments utilisés dans le traitement de l'épilepsie) (voir Autres médicaments et FARMORUBICINE 50 mg, poudre pour solution pour perfusion).

Précautions

Cette surveillance médicale est particulièrement étroite en cas d'insuffisance hépatique, d'anomalies de la numération sanguine, d'antécédents de maladie cardiaque, et si vous avez déjà eu un traitement avec un médicament appelé Herceptin® car ce médicament peut endommager le muscle cardiaque. De même, vous serez particulièrement suivi si vous prenez de fortes doses de FARMORUBICINE compte-tenu des éventuels effets de ce médicament sur la moelle osseuse.

Si vous avez reçu un traitement radiothérapique, n'omettez pas de le signaler à votre médecin.

·Linjection de ce médicament peut entraîner une inflammation de la veine. En cas de douleur, signalez-le à votre médecin.

·Lutilisation dun vaccin vivant ou vivant atténués (rougeole, rubéole, oreillons, poliomyélite, tuberculose, varicelle) peut entraîner, chez les patients dont les défenses immunitaires sont affaiblies par la chimiothérapie comportant FARMORUBICINE, des infections sévères voire fatales.

·Il est possible dutiliser des vaccins tués ou inactivés, mais leur efficacité peut être diminuée.

Compte-tenu des effets de ce médicament, utilisez une méthode contraceptive appropriée pendant le traitement. Si vous désirez avoir des enfants après la fin du traitement, demandez conseil à votre médecin ; il pourra vous donner des conseils sur le plan génétique et vous proposer un éventuel recueil de votre sperme avant dutiliser FARMORUBICINE.

Ce médicament contient du parahydroxybenzoate de méthyle et peut provoquer des réactions allergiques avec urticaire et gêne respiratoire.

En cas de doute ne pas hésiter à demander l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien.

Enfants

Sans objet.

Autres médicaments et FARMORUBICINE 50 mg, poudre pour solution pour perfusion

Ce médicament NE DOIT PAS ETRE UTILISE en association avec :

Les vaccins vivants atténués (vaccins contre la fièvre jaune, la varicelle, le zona, la rougeole, les oreillons, la rubéole, la tuberculose, le rotavirus, la grippe) et ce pendant les 6 mois suivant larrêt de la chimiothérapie (voir Nutilisez jamais FARMORUBICINE 50 mg, poudre pour solution pour perfusion dans les cas suivants).

La prise de cimétidine (médicament utilisé en cas de brûlures destomac) doit être interrompue pendant votre traitement.

Ce médicament est DECONSEILLE en association avec la phénytoïne (et, par extrapolation, la fosphénytoïne) (médicaments utilisés dans le traitement de l'épilepsie) (voir Avertissements et précautions).

La prise de FARMORUBICINE associée à dautres médicaments de la même classe, à un médicament appelé Herceptin® ou à des médicaments agissant sur le cur, nécessite une surveillance particulière de la fonction cardiaque tout au long du traitement.

Demandez conseil à votre médecin si vous devez vous faire vacciner alors que vous êtes sous traitement.

Prévenez votre médecin si vous prenez des médicaments de la classe des antivitamines K ou des immunosuppresseurs.

Informez votre médecin ou pharmacien si vous utilisez, avez récemment utilisé ou pourriez utiliser tout autre médicament.

FARMORUBICINE 50 mg, poudre pour solution pour perfusion avec des aliments et boissons

Sans objet.

Grossesse, allaitement et fertilité

Les femmes en âge de procréer ne doivent pas être enceintes et doivent utiliser un moyen de contraception efficace pendant le traitement.

Les hommes traités par épirubicine doivent utiliser une méthode efficace de contraception pendant le traitement et jusquà 6 mois après. Si vous envisagez davoir des enfants après la fin du traitement, renseignez-vous sur la possibilité de recueillir votre sperme avant dutiliser épirubicine.

Compte-tenu de la possibilité dévènements indésirables graves associés à la prise de ce médicament chez lenfant nourri au sein, vous devez cesser dallaiter avant de prendre ce médicament.

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Les effets sur laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines nont pas été étudiés.

FARMORUBICINE 50 mg, poudre pour solution pour perfusion contient du parahydroxybenzoate de méthyle.

3. COMMENT UTILISER FARMORUBICINE 50 mg, poudre pour solution pour perfusion ?  

Posologie

Veillez à toujours utiliser ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin. Vérifiez auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

La dose administrée doit être évaluée en fonction de l'état clinique du patient (foie, cur, rein).

Mode d'administration

Administration intraveineuse stricte.

La solution doit être reconstituée à l'aide de 25 ml d'eau pour préparations injectables ou de solution isotonique de chlorure de sodium. La reconstitution du produit, quel que soit le solvant précité utilisé, est généralement très rapide (moins de 15 secondes) et ne nécessite pas d'agitation.

L'injection du médicament est lente et s'effectue dans la tubulure d'une perfusion intraveineuse de solution de glucose isotonique.

Attention :

Il est extrêmement important de s'assurer que l'administration est intraveineuse. Toute extravasation risquerait de produire une nécrose de tissus environnants. En cas d'extravasation, l'administration sera interrompue immédiatement.

A l'attention du personnel soignant :

Comme pour tout cytotoxique, la préparation et la manipulation de ce produit nécessitent un ensemble de précautions permettant d'assurer la protection du manipulateur et de son environnement, dans les conditions requises pour le patient.

En plus des précautions usuelles pour préserver la stérilité des préparations injectables, il faut :

·mettre une blouse à manches longues et poignets serrés, afin d'éviter toute projection de solution sur la peau,

·porter également un masque chirurgical à usage unique et des lunettes enveloppantes,

·mettre des gants à usage unique, après lavage aseptique des mains,

·préparer la solution sur un champ de travail,

·arrêter la perfusion, en cas d'injection hors de la veine,

·éliminer tout matériel ayant servi à la préparation de la solution (seringues, compresses, champs, flacon) dans un conteneur réservé à cet effet,

·détruire les déchets toxiques,

·manipuler les excréta et vomissures avec précaution.

Les femmes enceintes doivent éviter la manipulation des cytotoxiques.

Fréquence d'administration

Chaque traitement est séparé d'un intervalle de 3 à 4 semaines.

Durée du traitement

La durée du traitement est définie par votre médecin.

Si vous avez utilisé plus de FARMORUBICINE 50 mg, poudre pour solution pour perfusion que vous nauriez dû

Le surdosage de FARMORUBICINE peut entraîner une atteinte de la moelle osseuse, des effets gastro-intestinaux, et des complications cardiaques.

Le traitement de ces effets sera symptomatique. FARMORUBICINE ne peut être éliminé par dialyse.

Si vous oubliez dutiliser FARMORUBICINE 50 mg, poudre pour solution pour perfusion

Sans objet.

Si vous arrêtez dutiliser FARMORUBICINE 50 mg, poudre pour solution pour perfusion

Sans objet.

Si vous avez dautres questions sur lutilisation de ce médicament, demandez plus dinformations à votre médecin, à votre pharmacien ou à votre infirmier/ère.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

Effets indésirables très fréquemment rapportés, susceptibles de survenir chez plus de 10 patients sur 100 :

·Infection,

·conjonctivite (inflammation des yeux avec yeux rouges et larmoyants),

·insuffisance de la moelle osseuse, leucopénie (diminution du nombre des globules blancs), neutropénie (diminution du nombre des neutrophiles dans le sang), anémie (diminution du nombre de globules rouges qui peut entraîner une sensation de fatigue), neutropénie fébrile (diminution du nombre des neutrophiles dans le sang accompagnée de fièvre), thrombopénie (diminution du nombre des plaquettes sanguines),

·kératite (inflammation de la cornée),

·bouffées de chaleur,

·phlébite (formation dun caillot dans une veine),

·vomissements, diarrhées, nausées,

·chute des cheveux et des poils,

·toxicité cutanée (réactions locales de la peau),

·coloration rouge des urines pendant 1 à 2 jours après la prise du médicament,

·aménorrhée (absence de règles),

·malaise, fièvre, inflammation des muqueuses, dont la muqueuse de la bouche,

·modifications des enzymes du foie (transaminases),

·cystite (après une administration intravésicale).

Effets indésirables fréquemment rapportés, susceptibles de survenir chez 1 à 10 sur 100 patients :

·diminution de lappétit, déshydratation,

·insuffisance cardiaque, rythme cardiaque lent, rapide, troubles de la conduction et du rythme cardiaques,

·diminution de la fraction déjection ventriculaire gauche,

·hémorragie, rougeur,

·inflammation de la muqueuse de lsophage, douleur gastro-intestinale, érosion gastro-intestinale, ulcère gastro-intestinal,

·éruption cutanée, démangeaisons, modification de la couleur de la peau et des ongles (plus foncés), modifications cutanées,

·rougeur de la peau au site de perfusion,

·frissons.

Effets indésirables peu fréquents, susceptibles de survenir chez 1 à 10 sur 1000 patients :

·Sepsis (infection du sang), pneumonie (infection pulmonaire),

·leucémie (cancer du sang),

·embolie (formation de caillots dans les vaisseaux sanguins avec risque dobstruction), embolie artérielle (formation de caillots dans les artères avec risque dobstruction), embolie pulmonaire (formation de caillots obstruant lartère pulmonaire),

·thrombophlébite (formation dun caillot dans une veine profonde),

·hémorragie gastro-intestinale,

·urticaire, érythème (rougeur de la peau),

·fatigue.

Effets indésirables rares, susceptibles de survenir chez 1 à 10 sur 10 000 patients :

·réactions anaphylactiques (réactions allergiques sévères),

·augmentation des taux dacide urique dans le sang,

·étourdissements,

·cardiotoxicité (par ex. : anomalies de lélectrocardiogramme, rythme cardiaque irrégulier, détérioration de la fonction du muscle cardiaque),

·azoospermie (absence de spermatozoïdes dans le sperme).

Effets indésirables indéterminés dont la fréquence ne peut être estimée sur la base des données disponibles :

·choc septique (infection généralisée), cellulite (inflammation des tissus mous sous-cutanés),

·hypoxie tissulaire consécutive à linsuffisance médullaire (diminution de la quantité doxygène dans les tissus),

·choc (diminution brutale de la circulation sanguine),

·ulcération de la bouche, gêne abdominale, saignements et pigmentation au niveau de la bouche (apparition de taches brunes dans la bouche),

·réaction de photosensibilité (rougeur de la peau lorsquelle est exposée au soleil ou aux rayons ultraviolets),

·phlébosclérose (épaississement des parois dune veine), douleur locale, nécrose des tissus après injection (lésion sévère de la peau),

·phénomène de rappel (modifications de la peau, là où vous avez reçu des radiations précédemment).

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage dinformations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER FARMORUBICINE 50 mg, poudre pour solution pour perfusion ?  

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

Nutilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur la boîte, après EXP. La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

Conditions de conservation

Ce médicament est à conserver à une température ne dépassant pas +25°C.

Conserver le flacon dans l'emballage extérieur d'origine, à l'abri de la lumière.

Après reconstitution : la stabilité physicochimique a été démontrée pendant 48 heures à une température comprise entre + 2°C et + 8°C et pendant 24 heures à 25°C et à l'abri de la lumière. Toutefois, du point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-légout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien déliminer les médicaments que vous nutilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger lenvironnement.

6. CONTENU DE LEMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS  

Ce que contient FARMORUBICINE 50 mg, poudre pour solution pour perfusion  

·La substance active est :

Chlorhydrate d'épirubicine... 50 mg

Pour un flacon.

·Les autres composants sont : Parahydroxybenzoate de méthyle, lactose.

Quest-ce que FARMORUBICINE 50 mg, poudre pour solution pour perfusion et contenu de lemballage extérieur   

FARMORUBICINE 50 mg, poudre pour solution pour perfusion se présente sous forme de poudre pour solution pour perfusion en flacon de verre.

Titulaire de lautorisation de mise sur le marché  

PFIZER HOLDING FRANCE

23-25 AVENUE DU DOCTEUR LANNELONGUE

75014 PARIS

Exploitant de lautorisation de mise sur le marché  

PFIZER PFE FRANCE

23-25, AVENUE DU DOCTEUR LANNELONGUE

75014 PARIS

Fabricant  

ACTAVIS ITALY S.P.A.

VIA PASTEUR, 10

20014 NERVIANO (MI)

ITALIE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen  

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :  

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

Autres  

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de lANSM (France).

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Source :