DOXORUBICINE TEVA 200 mg/100 ml, solution injectable

source: ANSM - Mis à jour le : 22/05/2018

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  

DOXORUBICINE TEVA 200 mg/100 mL, solution injectable

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  

Chlorhydrate de doxorubicine...... 200 mg

Pour 100 mL de solution injectable.

Excipient à effet notoire : sodium.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  

Solution injectable.

4. DONNEES CLINIQUES  

4.1. Indications thérapeutiques  

·Carcinomes du sein ;

·Sarcomes des os et des parties molles ;

·Maladie de Hodgkin, lymphomes non hodgkiniens ;

·Tumeurs solides de l'enfant ;

·Cancers du poumon ;

·Leucémies aiguës et chroniques ;

·Cancers de la vessie, de l'ovaire, de l'estomac.

4.2. Posologie et mode d'administration  

Posologie

Administration intraveineuse :

La dose totale de doxorubicine par cycle peut varier en fonction du protocole thérapeutique (monothérapie ou association à dautres cytotoxiques) et de lindication thérapeutique.

Dose initiale recommandée :

En monothérapie, la dose initiale recommandée par cycle chez ladulte est de 60 à 90 mg/m2 de surface corporelle.

La dose totale par cycle peut être administrée en dose unique ou sur 3 jours successifs ou enfin à J1 et J8. Dans les conditions où le patient récupère normalement de la toxicité induite par le traitement (notamment dépression médullaire et stomatite), chaque cycle peut être répété toutes les 3 à 4 semaines.

Ladministration de la doxorubicine en cycle hebdomadaire de 10 à 20 mg/m2 a aussi montré son efficacité. Si la doxorubicine est utilisée en association avec dautres cytotoxiques dont la toxicité peut se surajouter, la dose recommandée par cycle est alors de 30 à 60 mg/m2.

Adaptation posologique :

·Atteinte de la fonction hépatique :

Le taux de bilirubine doit être surveillé avant chaque traitement. En cas datteinte de la fonction hépatique (voir rubrique 4.4), des réductions de doses sont recommandées selon :

Paramètres de biochimie sérique

Dose à administrer

(en pourcentage de la dose théorique)

Bilirubine : 20-51 μmol/l

Ou

ASAT : 2 à 4 fois la limite supérieure de la normale

50

Bilirubine > 51 μmol/l

Ou

ASAT > 4 fois la limite supérieure de la normale

25

La doxorubicine ne doit pas être administrée chez les patients présentant une altération sévère de la fonction hépatique (voir rubrique 4.3).

Autres populations particulières : des doses initiales plus faibles ou un espacement plus important des cycles de traitement doivent être envisagés chez les patients lourdement prétraités, les enfants, les personnes âgées, les patients obèses ou les patients avec un envahissement médullaire tumoral (voir rubrique 4.4).

Mode dadministration

Administration intraveineuse

La dose de doxorubicine doit être injectée en 3 à 5 minutes minimum et en 10minutes maximum (afin de réduire le risque de thrombose ou dextravasation) dans la tubulure d'une perfusion intraveineuse de solution de chlorure de sodium isotonique à 0,9 % ou de solution de glucose à 5 %:

Une injection directe en bolus nest pas recommandée en raison du risque dextravasation, qui peut survenir même en présence dun retour sanguin adéquate à laspiration.

ATTENTION

Il est extrêmement important de s'assurer que l'administration est intraveineuse.

Toute extravasation risquerait de produire une nécrose des tissus environnants.

En cas d'extravasation, ladministration sera interrompue immédiatement.

Modalités de manipulation

La préparation des solutions injectables de cytotoxiques doit être obligatoirement réalisée par un personnel spécialisé et entraîné ayant une connaissance des médicaments utilisés, dans des conditions assurant la protection de l'environnement et surtout la protection du personnel qui manipule. Elle nécessite un local de préparation réservé à cet usage. Il est interdit de fumer, de manger, de boire dans ce local. Les manipulateurs doivent disposer d'un ensemble de matériel approprié à la manipulation notamment blouses à manches longues, masques de protection, calot, lunettes de protection, gants à usage unique stériles, champs de protection du plan de travail, conteneurs et sacs de collecte des déchets. Les excréta et les vomissures doivent être manipulés avec précaution. Les femmes enceintes doivent être averties et éviter la manipulation des cytotoxiques. Tout contenant cassé doit être traité avec les mêmes précautions et considéré comme un déchet contaminé. L'élimination des déchets contaminés se fait par incinération dans des conteneurs rigides étiquetés à cet effet.

Ces dispositions peuvent être envisagées dans le cadre du réseau de cancérologie (circulaire DGS/DH/98 N° 98/188 du 24 mars 1998) en collaboration avec toute structure adaptée et remplissant les conditions requises.

4.3. Contre-indications  

Ce médicament est contre-indiqué dans les cas suivants :

·hypersensibilité à la doxorubicine ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ou à dautres anthracyclines ou anthracèdiones ;

·myélosuppression persistante ;

·insuffisance hépatique sévère ;

·insuffisance myocardique sévère ;

·infarctus du myocarde récent (moins de 6 mois) ;

·arythmie sévère ;

·traitements antérieurs par la doxorubicine, daunorubicine, épirubicine, idarubicine et/ou dautres anthracyclines ou anthracènediones à la dose maximale cumulative (voir rubrique 4.4) ;

·en association avec les vaccins vivants atténués (contre fièvre jaune, varicelle, zona, rougeole, oreillons, rubéole, tuberculose, rotavirus, grippe) (voir rubrique 4.5) : risque de maladie vaccinale généralisée éventuellement mortelle. Et pendant les 6 mois suivant larrêt de la chimiothérapie ;

·allaitement (voir rubrique 4.6).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  

Générales

La doxorubicine ne doit être administrée que sous la surveillance de médecins qualifiés ayant lexpérience de lusage des traitements cytotoxiques.

Avant dinitier un traitement par la doxorubicine, le patient devra sêtre rétabli des toxicités aiguës (telles que stomatite, neutropénie, thrombopénie et infections généralisées) induites par un traitement cytotoxique antérieur.

La clairance systémique de la doxorubicine est réduite chez les patients obèses (c'est-à-dire les patients ayant un poids égal ou supérieur à 130 % du poids idéal) (voir rubrique 4.2).

Fonction cardiaque

Un risque de cardiotoxicité est associé au traitement par les anthracyclines. Elle peut se manifester de façon immédiate ou retardée.

Cardiotoxicité immédiate :elle consiste principalement en une tachycardie sinusale, des extrasystoles ventriculaires, une tachycardie ventriculaire et des anomalies de l'électrocardiogramme (modifications de l'onde T, troubles de la conduction auriculo-ventriculaire, bloc de branche.

Ces effets, rarement importants sur le plan clinique, ne constituent habituellement pas un motif d'arrêt du traitement et ne sont généralement pas prédictifs du développement d'une cardiotoxicité retardée.

Cardiotoxicité retardée :elle peut se développer tardivement au cours du traitement ou dans les deux à trois mois qui suivent la fin de celui-ci et plus rarement plusieurs mois voire plusieurs années après la fin du traitement.

Une cardiomyopathie retardée se manifeste par une réduction de la fraction d'éjection ventriculaire gauche (FEVG) et/ou des signes et symptômes d'insuffisance cardiaque congestive tels que dyspnée, dème pulmonaire, dème déclive, cardiomégalie et hépatomégalie, oligurie, ascite, épanchement pleural et rythme de galop. Des effets subaigus tels que péricardites/myocardites ont aussi été reportés. Une insuffisance cardiaque congestive menaçant le pronostic vital est la forme la plus sévère de cardiomyopathie induite par les anthracyclines et représente la toxicité cumulative limitant la dose de ce médicament.

La fonction cardiaque doit être évaluée avant et tout au long du traitement afin de réduire le risque d'insuffisance cardiaque sévère.

Avant le traitement : évaluation clinique (cardiaque), ECG avec soit une scintigraphie ventriculaire soit une échocardiographie, tout particulièrement chez les patients présentant des facteurs de risque de toxicité cardiaque accrue : affection cardio-vasculaire active ou latente, radiothérapie antérieure ou concomitante au niveau de la région médiastinale/péricardique, traitement antérieur par d'autres anthracyclines ou des anthracènediones et utilisation concomitante d'autres médicaments pouvant altérer la contractilité cardiaque ou des médicaments cardiotoxiques (par ex, trastuzumab).

Au cours du traitement : suivi régulier de la FEVG évaluée par scintigraphie ventriculaire (MUGA) et/ou échocardiographie (ECHO), avec arrêt immédiat de la doxorubicine dès les premiers signes daltération fonctionnelle. Des déterminations répétées de la FEVG par MUGA ou ECHO doivent être réalisées en particulier lors de lutilisation de doses élevées et cumulatives d'anthracyclines. La technique utilisée pour l'évaluation doit être reproductible tout au long du suivi.

La probabilité de développer une insuffisance cardiaque congestive, estimée à environ 1 à 2 % pour une dose cumulée de 300 mg/m², augmente lentement jusquà des doses cumulatives de doxorubicine de 450-550 mg/m². Au-delà, le risque de développer une insuffisance cardiaque congestive augmente rapidement, il est recommandé de ne pas dépasser une dose cumulative maximale de 550 mg/m².

Les anthracyclines, dont la doxorubicine, ne doivent être administrés en association avec dautres médicaments cardiotoxiques que sous létroite surveillance de la fonction cardiaque du patient (voir rubrique 4.5). Les patients recevant des anthracyclines après larrêt dun traitement par dautres médicaments cardiotoxiques, particulièrement ceux présentant une longue demi-vie, tel que le trastuzumab, peuvent être sujets à un risque accru de cardiotoxicité. La demi-vie rapportée du trastuzumab est approximativement de 28 à 38 jours ; ce médicament peut persister dans la circulation jusqu'à 27 semaines après larrêt du traitement. Dans la mesure du possible, le prescripteur doit éviter les traitements contenant une anthracycline pendant les 27 semaines suivant larrêt du trastuzumab. En cas dutilisation des anthracyclines avant la fin de cette période, une surveillance étroite de la fonction cardiaque est alors recommandée.

Le suivi de la fonction cardiaque doit être particulièrement strict chez les patients qui reçoivent des doses cumulatives élevées et chez ceux présentant des facteurs de risque. Néanmoins, la toxicité cardiaque associée à la doxorubicine peut survenir avec des doses cumulatives plus faibles, que des facteurs de risque soient présents ou non.

Le risque de développer une cardiotoxicité retardée à la suite de ladministration de doxorubicine est plus important chez lenfant et ladolescent. Le risque est également plus important chez la femme que chez lhomme. Il convient donc deffectuer un suivi cardiaque régulier.

Il est probable que la toxicité de la doxorubicine et des autres anthracyclines ou des anthracènediones soit additive.

Toxicité hématologique

Comme les autres cytotoxiques, la doxorubicine peut provoquer une myélosuppression. Les paramètres hématologiques, dont la numération des globules blancs, doivent être évalués avant et pendant chaque cycle de traitement. La principale anomalie hématologique de la doxorubicine est une leucopénie et/ou une granulocytopénie (neutropénie) dose-dépendante et réversible ; cette manifestation est aussi la toxicité aiguë dose-limitante la plus fréquente. La leucopénie et la neutropénie atteignent généralement le nadir entre le 10ème et le 14ème jour de traitement ; les valeurs de leucocytes/neutrophiles se normalisant dans la plupart des cas vers le 21ème jour. Une thrombocytopénie et une anémie peuvent aussi survenir. Les conséquences cliniques dune myélosuppression sévère incluent fièvre, infection, sepsis/septicémie, choc septique, hémorragie, hypoxie tissulaire ou décès.

Leucémies secondaires

Une leucémie secondaire, précédée ou non dune phase préleucémique a été rapportée chez des patients traités par anthracyclines, dont la doxorubicine.

La leucémie secondaire est plus fréquente quand de tels médicaments sont administrés :

·en association avec des agents antinéoplasiques agissant sur lADN ;

·en association avec une radiothérapie ;

·chez des patients lourdement prétraités par des cytotoxiques ;

·ou lorsque les doses danthracyclines ont été successivement augmentées.

Ces leucémies peuvent présenter une période de latence de 1 à 3 ans.

Toxicité gastro-intestinale

La doxorubicine est émétisante. Une mucite et/ou stomatite apparait généralement en début de traitement. En cas de gravité, elle peut évoluer en quelques jours vers une ulcération de la muqueuse. La plupart des patients guérissent vers la 3ème semaine de traitement.

Fonction hépatique

Lélimination étant principalement hépato-biliaire, les taux de bilirubine sérique totale et dASAT doivent être déterminés avant et pendant le traitement. Les patients ayant un taux de bilirubine ou dASAT élevé risquent de présenter un ralentissement de la clairance de la doxorubicine associé à une augmentation de sa toxicité globale. En conséquence, un ajustement posologique est recommandé (voir rubrique 4.2). En cas dinsuffisance hépatique sévère, la doxorubicine ne doit pas être administrée (voir rubrique 4.3).

Réaction au point dinjection

Une injection dans un petit vaisseau ou des injections répétées dans la même veine peuvent provoquer une phlébo-sclérose. Le respect des modalités dadministration (voir rubrique 4.2) peut minimiser le risque de phlébite/thrombophlébite au site dinjection.

Extravasation

Lextravasation de la doxorubicine pendant linjection intraveineuse peut provoquer une douleur locale, des lésions sévères des tissus (vésication, cellulite sévère) et une nécrose. Si des signes ou des symptômes dextravasation apparaissent pendant ladministration intraveineuse de la doxorubicine, la perfusion du produit doit être immédiatement interrompue.

Syndrome de lyse tumorale

La doxorubicine peut entrainer une hyperuricémie en raison dun catabolisme important des purines résultant de la lyse rapide des cellules cancéreuses induite par le traitement cytotoxique (syndrome de lyse tumorale).

Les taux sanguins dacide urique, de potassium, de phosphate et de calcium, ainsi que la créatinine doivent être contrôlés après linitiation du traitement.

Lhydratation, une alcalinisation des urines très prudente et un traitement prophylactique par allopurinol (1ère intention) ou par un autre agent hypouricémiant pour prévenir lhyperuricémie, peuvent minimiser les complications potentielles du syndrome de lyse tumorale.

Autres

La doxorubicine peut potentialiser la toxicité dautres traitements anticancéreux. Une exacerbation de cystite hémorrhagique induite par le cyclophosphamide et une augmentation de lhépatotoxicité induite par le 6-mercaptopurine ont été rapportés.

Ce médicament est déconseillé en association avec la phénytoïne (et, par extrapolation, la fosphénytoïne) (voir rubrique 4.5).

Effets immunosuppresseurs- sensibilité accrue aux infections

Ladministration de vaccins vivants ou vivants atténués chez des patients immunodéprimés par leur traitement par la doxorubicine, peut entrainer des infections sévères ou fatales.

La vaccination avec un vaccin vivant doit être évitée chez les patients recevant la doxorubicine. Les vaccins tués ou inactivés peuvent être administrés. Cependant la réponse à de tels vaccins peut être diminuée.

Des toxicités radio-induites (sur le myocarde, les muqueuses, la peau et le foie) ont aussi été rapportées.

Comme avec dautres agents cytotoxiques, des thrombophlébites et des phénomènes thromboemboliques, dont lembolie pulmonaire (dans certains cas fatale), ont été rapportés lors de la prise de la doxorubicine.

Femmes en âge de procréer traitées (voir rubrique 4.6) : Les femmes en âge de procréer traitées par doxorubicine doivent utiliser un moyen de contraception efficace au cours du traitement et au cours du mois suivant linterruption du traitement.

Hommes traités (voir rubrique 4.6) : Il est souhaitable que les hommes traités par doxorubicine ou leur partenaire utilisent une méthode contraceptive de manière à éviter une conception pendant le traitement du patient et dans les 4 mois suivant la fin du traitement.

Les patients traités doivent être avertis de la nécessité de consulter en vue dune conservation de sperme préalablement au traitement, en raison de la possibilité datteinte de la fertilité.

Ce médicament contient 354,00 mg de sodium par flacon de 100 mL, ce qui équivaut à 17,7 % de lapport alimentaire quotidien maximal recommandé par lOMS de 2 g de sodium par adulte.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  

INTERACTIONS LIEES A LA DOXORUBICINE

La doxorubicine est surtout utilisée en association avec dautres cytotoxiques.

Une toxicité additive peut survenir notamment pour les effets médullaires/hématologiques et gastro-intestinaux (voir rubrique 4.4). Lutilisation de la doxorubicine dans des chimiothérapies associant dautres produits potentiellement cardiotoxiques (par exemple : cyclophosphamide), de même que lutilisation concomitante dautres produits à visée cardiaque (par exemple, inhibiteurs calciques) requièrent une surveillance de la fonction cardiaque tout-au-long du traitement.

Les modifications de la fonction hépatique induites par des traitements concomitants peuvent affecter le métabolisme, la pharmacocinétique, lefficacité et/ou la toxicité de la doxorubicine.

Quand le paclitaxel est administré avant la doxorubicine, il peut augmenter les taux plasmatiques de la doxorubicine et/ou de ses métabolites. Certaines données indiquent que cet effet est mineur quand lanthracycline est administrée avant le paclitaxel.

Associations à prendre en compte

+ Sorafénib

En cas dassociation au sorafénib, risque daugmentation des concentrations plasmatiques de la doxorubicine.

+ Vérapamil

Risque de majoration de la toxicité de la doxorubicine par augmentation de ses concentrations plasmatiques.

INTERACTIONS COMMUNES A TOUS LES CYTOTOXIQUES

Associations contre-indiquées (voir rubrique 4.3)

+ Vaccins vivants atténués (contre fièvre jaune, varicelle, zona, rougeole, oreillons, rubéole, tuberculose, rotavirus, grippe).

Risque de maladie vaccinale généralisée éventuellement mortelle.

CONTRE-INDICATION et pendant les 6 mois suivant larrêt de la chimiothérapie.

Associations déconseillées (voir rubrique 4.4)

+ Phénytoïne (et, par extrapolation, fosphénytoïne)

Risque de survenue de convulsions par diminution de labsorption digestive de la seule phénytoïne par le cytotoxique, ou bien risque de majoration de la toxicité ou de perte defficacité du cytotoxique par augmentation de son métabolisme hépatique par la phénytoïne ou la fosphénytoïne.

Associations faisant lobjet de précautions demploi

+ Antivitamines K

Augmentation du risque thrombotique et hémorragique au cours des affections tumorales. De surcroit, possible interaction entre les AVK et la chimiothérapie.

Contrôle plus fréquent de lINR.

Associations à prendre en compte

+ Immunosuppresseurs (ciclosporine, everolimus, sirolimus, tacrolimus, temsirolimus)

Immunodépression excessive avec risque de syndrome lymphoprolifératif.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  

Grossesse

Les femmes en âge de procréer doivent utiliser un moyen de contraception efficace au cours du traitement et pendant le mois suivant linterruption du traitement. Compte tenu des données disponibles, la doxorubicine ne sera administrée pendant la grossesse que si la pathologie met en jeu le pronostic vital de la mère. En effet, les données cliniques sur lutilisation de la doxorubicine pendant la grossesse sont peu nombreuses et un effet malformatif a été mis en évidence chez lanimal (cf 5.3). Si la doxorubicine est utilisée pendant la grossesse ou si la patiente devient enceinte au cours du traitement, il est nécessaire de linformer des risques potentiels pour le ftus. En cas de traitement par doxorubicine en fin de grossesse, il est nécessaire de tenir compte, pour la prise en charge néonatale, du profil de toxicité cardiaque et hématologique potentiel chez le nouveau-né.

Allaitement

La doxorubicine est excrétée dans le lait maternel. Les femmes traitées par doxorubicine ne doivent pas allaiter pendant leur traitement par doxorubicine.

Fertilité

Chez les femmes, le traitement par doxorubicine associé à dautres antimitotiques peut entrainer une aménorrhée transitoire ou plus rarement définitive. Lovulation et les menstruations réapparaissent généralement après larrêt du traitement, mais une ménopause précoce est possible.

Chez lhomme, une oligospermie ou une azoospermie peuvent apparaître et être permanentes. Cependant, un retour à la normale du spermogramme, qui peut prendre plusieurs années, est possible.

Les hommes traités doivent être avertis de la nécessité de consulter en vue dune conservation de sperme préalablement au traitement, en raison de la possibilité dune atteinte de la fertilité.

La doxorubicine est mutagène et peut induire une atteinte chromosomique des spermatozoïdes. Les hommes traités par doxorubicine doivent éviter une conception pendant le traitement et dans les 4 mois suivant la fin du traitement.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  

Sur la base des effets indésirables, les patients doivent être avertis de ne pas conduire et de ne pas utiliser de machine sans lavis dun professionnel de santé.

4.8. Effets indésirables  

Les effets indésirables rapportés suite au traitement par doxorubicine sont présentés ci-dessous par classes de système dorgane MedDRA et par fréquence.

Les fréquences sont définies comme suit : très fréquent (≥ 10 %), fréquent (≥ 1 % à < 10 %), peu fréquent (≥ 0,1 % à < 1 %), rare (≥ 0,01 % à < 0,1 %), très rare (< 0,01 %), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Tableau des Effets indésirables

Infections et infestations

Très fréquent

Infection

Fréquent

Sepsis

Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incluant kystes et polypes)

Fréquence indéterminée

Leucémie lymphoïde aiguë, leucémie myéloïde aiguë

Affections hématologiques et du système lymphatique

Très fréquent

Leucopénie, neutropénie, anémie, thrombocytopénie

Affections du système immunitaire

Fréquence indéterminée

Réaction anaphylactique

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Très fréquent

Anorexie

Fréquence indéterminée

Déshydratation, hyperuricémie

Affections oculaires

Fréquent

Conjonctivite

Fréquence indéterminée

Kératite, augmentation du larmoiement

Affections cardiaques

Fréquent

Insuffisance cardiaque congestive, tachycardie sinusale et ventriculaire

Fréquence indéterminée

Bloc auriculo-ventriculaire et bloc de branche, tachyarythmie

Affections vasculaires

Peu fréquent

Embolie

Fréquence indéterminée

Choc, hémorragie, thrombophlébite, phlébite, bouffées de chaleur

Affections gastro-intestinales

Très fréquent

Inflammation des muqueuses/stomatite, diarrhée, vomissements, nausées

Fréquent

sophagite, douleurs abdominales

Fréquence indéterminée

Hémorragie gastro-intestinale, gastrite érosive, colite, décoloration des muqueuses

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Très fréquent

Erythrodysesthésie palmoplantaire, alopécie

Fréquent

Urticaire, rash, hyperpigmentation cutanée, hyperpigmentation unguéale

Fréquence indéterminée

Réaction de photosensibilité, réaction de rappel, prurit, trouble cutané

Affections du rein et des voies urinaires

Fréquence indéterminée

Chromaturie a

Affections des organes de reproduction et du sein

Fréquence indéterminée

Aménorrhée, azoospermie, oligospermie

Troubles généraux et anomalies au site dadministration

Très fréquent

Pyrexie, asthénie, frissons

Fréquent

Réaction au point de perfusion

Fréquence indéterminée

Malaise

Investigations

Très fréquent

Diminution de la fraction déjection, anomalies de lélectrocardiogramme, anomalies des transaminases, prise de poids b

a Pendant un à deux jours après ladministration

b observé chez des patients présentant un cancer du sein précoce et recevant une thérapie adjuvante à base de doxorubicine (étude NSABP B-15)

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.ansm.sante.fr.

4.9. Surdosage  

L'hémodialyse est inutile, la doxorubicine étant excrétée en majorité par voie biliaire et intestinale.

Le surdosage comporte un risque accru de toxicité myocardique aiguë et différée, et de majoration de la myélodepression (principalement leucopénie et thrombocytopénie) et des autres effets indésirables, notamment la toxicité gastro-intestinale (principalement mucite).

Des cas dinsuffisance cardiaque différée ont été observés plusieurs mois après le surdosage en anthracyclines. Il faut donc surveiller de façon très stricte la fonction cardiaque et effectuer quotidiennement des numérations formules sanguines.

En cas de surdosage, le traitement repose sur le maintien des fonctions vitales dans les unités de soins spéciales, cette période comporte des mesures comme des transfusions sanguines et des soins infirmiers palliatifs.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  

Classe pharmacothérapeutique : ANTHRACYCLINES ET APPARENTES, code ATC : L01DB01

Antinéoplasique cytostatique antibiotique de la famille des anthracyclines.

Les études fondamentales ont montré que la doxorubicine se fixe rapidement sur les structures nucléaires de la cellule, bloquant la synthèse de l'A.D.N. et de l'A.R.N. comme agent intercalant au niveau de l'A.D.N.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  

Après administration par voie intraveineuse, la doxorubicine quitte rapidement le plasma sanguin pour se fixer sur les tissus sous forme active, non métabolisée.

La courbe d'élimination plasmatique du produit est triphasique avec une phase initiale rapide, d'une demi-vie d'environ 5 minutes et une phase terminale lente, d'une demi-vie d'environ 36 heures.

La doxorubicine est éliminée essentiellement par l'excrétion biliaire sous forme de produit inchangé et de métabolites (40 à 50 % de la dose en 7 jours).

L'excrétion urinaire est négligeable (environ 10 % de la dose, principalement sous forme de produit inchangé).

Compte-tenu de l'élimination hépato-biliaire de la doxorubicine, toute modification de la fonction hépatique peut entraîner une augmentation des taux plasmatiques du produit avec une demi-vie très allongée en cas d'insuffisance hépatique sévère et un risque de toxicité.

5.3. Données de sécurité préclinique  

Carcinogénèse et mutagénèse

La doxorubicine est génotoxique dans une batterie de tests in-vitro ou in-vivo. Une augmentation de lincidence des tumeurs mammaires chez le rat a été rapportée. Il a été également constaté une tendance au retard voire à larrêt de la maturation folliculaire chez le chien femelle.

Altération de la fertilité

Dans les études chez lanimal, la doxorubicine a montré des effets toxiques sur les organes de reproduction males, se traduisant par une atrophie testiculaire, une dégénérescence diffuse des tubules séminifères et une hypospermie.

Les études animales ont mis en évidence des malformations du tube digestif (sophage, intestin), des fistules trachéo-oesophagiennes, des anomalies cardiovasculaires, des reins et de la vessie.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  

6.1. Liste des excipients  

Chlorure de sodium, acide chlorhydrique, eau pour préparations injectables.

6.2. Incompatibilités  

En l'absence d'études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d'autres médicaments (notamment lhéparine ou les solutions alcalines) à l'exception de ceux mentionnés dans la rubrique 6.6.

La doxorubicine ne doit pas être mélangée avec le fluorouracile (par exemple dans la même poche de perfusion ou au site dinjection en Y dune tubulure de perfusion IV) depuis quil a été rapporté que ces médicaments sont incompatibles car un précipité pourrait se former. Si une association de la doxorubicine avec le fluorouracile est nécessaire, il est recommandé de rincer la tubulure IV entre ladministration de ces deux médicaments.

6.3. Durée de conservation  

3 ans.

Après dilution dans du chlorure de sodium à 0,9 % ou du glucose à 5 % pour des solutions de concentration comprises entre 0,05 et 5 mg/mL, la stabilité physicochimique a été démontrée pendant 7 jours à une température comprise entre 15°C et 25°C et à l'abri de la lumière. Toutefois, d'un point de vue microbiologique, la solution diluée doit être utilisée immédiatement.

6.4. Précautions particulières de conservation  

A conserver au réfrigérateur (entre 2°C et 8°C).

Conserver le flacon dans l'emballage extérieur, à l'abri de la lumière.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   

100 mL de solution en flacon (verre de type I) avec bouchon en butylélastomère ; boîte de 1.

6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation  

La solution peut être diluée dans du chlorure de sodium à 0,9 % ou du glucose à 5 % à des concentrations comprises entre 0,05 et 5 mg/mL.

La manipulation de ce cytotoxique par le personnel infirmier ou médical nécessite un ensemble de précautions permettant d'assurer la protection du manipulateur et de son environnement (voir rubrique 4.2).

Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  

TEVA SANTE

100- 110 ESPLANADE DU GENERAL DE GAULLE

92931 PARIS LA DEFENSE CEDEX

8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  

·34009 559 489 5 7 : 100 mL en flacon (verre); boîte de 1.

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION  

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE  

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  

Sans objet.

Liste I.

Médicament soumis à prescription hospitalière.

Médicament à prescription réservée aux spécialistes en oncologie ou en hématologie ou aux médecins compétents en cancérologie.

Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement.


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source: ANSM - Mis à jour le : 22/05/2018

Dénomination du médicament

DOXORUBICINE TEVA 200 mg/100 mL, solution injectable

Chlorhydrate de doxorubicine

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant dutiliser ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.

·Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez dautres questions, interrogez votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à dautres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

·Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que DOXORUBICINE TEVA 200 mg/100 mL, solution injectable et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant dutiliser DOXORUBICINE TEVA 200 mg/100 mL, solution injectable ?

3. Comment utiliser DOXORUBICINE TEVA 200 mg/100 mL, solution injectable ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver DOXORUBICINE TEVA 200 mg/100 mL, solution injectable ?

6. Contenu de lemballage et autres informations.

1. QUEST-CE QUE DOXORUBICINE TEVA 200 mg/100 mL, solution injectable ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  

Classe pharmacothérapeutique : ANTHRACYCLINES ET APPARENTES (L : Antinéoplasiques et immunomodulateurs), code ATC : L01DB01.

Ce médicament est un cytostatique : il empêche la croissance de certaines cellules.

·Carcinomes du sein ;

·Sarcomes des os et des parties molles ;

·Maladie de Hodgkin, lymphomes non hodgkiniens ;

·Tumeurs solides de l'enfant ;

·Cancers du poumon ;

·Leucémies aiguës et chroniques ;

·Cancers de la vessie, de lovaire, de l'estomac.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DUTILISER DOXORUBICINE TEVA 200 mg/100 mL, solution injectable ?  

Nutilisez jamais DOXORUBICINE TEVA 200 mg/100 mL, solution injectable :

·si vous êtes allergique à la doxorubicine, à un autre médicament de la même classe (anthracyclines, anthracèdiones) ou à lun des autres composants contenus dans ce médicament, mentionnés dans la rubrique 6 ;

·atteinte des cellules de la moelle osseuse (myélosuppression persistante) ;

·maladie grave du foie ;

·insuffisance du muscle cardiaque sévère ;

·infarctus du myocarde récent (moins de 6 mois) ;

·trouble grave du rythme cardiaque ;

·traitement antérieur par un produit de la même classe à dose maximale ;

·en association avec les vaccins vivants atténués (vaccins contre la fièvre jaune, la varicelle, le zona, la rougeole, les oreillons, la rubéole, la tuberculose, le rotavirus, la grippe) et ce pendant les 6 mois suivant larrêt de la chimiothérapie (voir Autres médicaments et DOXORUBICINE TEVA 200 mg/100 mL, solution injectable pour perfusion en flacon) ;

·en cas dallaitement (voir « Grossesse, allaitement et fertilité »).

En cas de doute, il est indispensable de demander lavis de votre médecin ou de votre pharmacien.

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin, pharmacien ou infirmier/ère avant dutiliser DOXORUBICINE TEVA 200 mg/100 mL, solution injectable.

Ce traitement ne peut être administré que sous SURVEILLANCE MEDICALE RIGOUREUSE.

Avant de commencer le traitement, votre médecin sassurera que vous ne souffrez pas déventuels effets indésirables issus dune chimiothérapie antérieure.

La vitesse délimination de ce médicament dans le sang est réduite chez les patients obèses.

Avant et pendant le traitement, la surveillance médicale comporte habituellement :

·un examen médical ;

·des examens biologiques précisant : l'état du sang (numération et formule sanguine), de la fonction hépatique ;

·une surveillance cardiaque.

Une surveillance hématologique régulière est également nécessaire.

Ce médicament est déconseillé en association avec la phénytoïne (et, par extrapolation, la fosphénytoïne).

Cette surveillance médicale est particulièrement étroite en cas d'insuffisance hépatique, d'anomalies de la numération sanguine, d'antécédents de maladie cardiaqueet si vous avez déjà eu un traitement avec un médicament appelé Herceptin® car ce médicament peut endommager le muscle cardiaque. De même, vous serez particulièrement suivi si vous prenez de fortes doses de DOXORUBICINE TEVA compte-tenu des éventuels effets de ce médicament sur la moelle osseuse

La destruction des cellules de la tumeur peut entrainer une augmentation de lacide urique dans votre sang. Une analyse détaillée du sang après linitiation du traitement permettra de suivre lévolution de son taux.

Si vous avez reçu un traitement radiothérapeutique, nomettez pas de le signaler à votre médecin.

Linjection de ce médicament peut entraîner une inflammation de la veine. En cas de douleur, signalez-le à votre médecin.

DOXORUBICINE TEVA peut potentialiser la toxicité dautres traitements anticancéreux (notamment au niveau du cur, de la moelle osseuse, du sang, et au niveau gastro-intestinal).

Lutilisation dun vaccin vivant ou vivant atténué (rougeole, rubéole, oreillons, poliomyélite, tuberculose, varicelle) peut entrainer, chez les patients dont les défenses immunitaires sont affaiblies par la chimiothérapie comportant DOXORUBICINE TEVA, des infections sévères voire fatales.

La vaccination avec un vaccin vivant doit être évitée chez les patients recevant la doxorubicine. Si un vaccin tué ou inactivé est administré, la réponse à un tel vaccin peut être diminuée.

En cas de doute, ne pas hésiter à demander lavis de votre médecin ou de votre pharmacien.

Enfants et adolescents

Sans objet.

Autres médicaments et DOXORUBICINE TEVA 200 mg/100 mL, solution injectable

Incompatibilités

Ne pas mélanger DOXORUBICINE TEVA avec un autre produit, notamment lhéparine (risque de précipité), ou des solutions alcalines (entraînant lhydrolyse de la doxorubicine).

La doxorubicine ne doit pas être mélangée avec le fluorouracile (par exemple dans la même poche de perfusion ou au site dinjection en Y dune tubulure de perfusion IV) depuis quil a été rapporté que ces médicaments sont incompatibles car un précipité pourrait se former. Si une association de la doxorubicine avec le fluorouracile est nécessaire, il est recommandé de rincer la tubulure IV entre ladministration de ces deux médicaments.

Utilisation d'autres médicaments

Ce médicament est contre-indiqué en association avec :

·Les vaccins vivants atténués (vaccins contre la fièvre jaune, la varicelle, le zona, la rougeole, les oreillons, la rubéole, la tuberculose, le rotavirus, la grippe) et ce pendant les 6 mois suivant larrêt de la chimiothérapie.

Ce médicament est déconseillée en association avec :

·La phénytoïne (et, par extrapolation, la fosphénytoïne) (médicaments utilisés dans le traitement de lépilepsie).

Autres interactions : lassociation avec dautres cytostatiques de même indication peut majorer les effets recherchés et gênants de ce médicament.

Prévenez votre médecin si vous prenez des médicaments de la classe des antivitamines K ou des immunosuppresseurs.

Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament.

DOXORUBICINE TEVA 200 mg/100 mL, solution injectable avec des aliments et boissons

Sans objet.

Grossesse, allaitement et fertilité

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament.

Les femmes en âge de procréer doivent utiliser un moyen de contraception efficace au cours du traitement et pendant le mois suivant linterruption du traitement. Il est souhaitable que les hommes traités par doxorubicine ou leur partenaire utilisent une méthode contraceptive de manière à éviter une conception pendant le traitement du patient et dans les 4 mois suivant la fin du traitement.

La doxorubicine ne sera administrée pendant la grossesse que si la pathologie met en jeu le pronostic vital de la mère.

Les femmes traitées par doxorubicine ne doivent pas allaiter.

Dune façon générale, il convient au cours de la grossesse ou de lallaitement de toujours demander lavis de votre médecin ou de votre pharmacien avant dutiliser un médicament.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Soyez très prudent. Ne pas conduire sans lavis dun professionnel de santé.

DOXORUBICINE TEVA 200 mg/100 mL, solution injectable contient du sodium.

Ce médicament contient 354 mg de sodium (composant principal du sel de cuisine/table) par flacon de 100 mL. Cela équivaut à 17,7 % de lapport alimentaire quotidien maximal recommandé de sodium pour un adulte

3. COMMENT UTILISER DOXORUBICINE TEVA 200 mg/100 mL, solution injectable ?  

Posologie

Veillez à toujours utiliser ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin. Vérifiez auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

La dose totale de doxorubicine par cycle peut varier en fonction du protocole thérapeutique (monothérapie ou association à dautres cytotoxiques) et de lindication thérapeutique.

Votre médecin envisagera le protocole thérapeutique le mieux adapté pour vous.

La dose initiale recommandée par cycle chez ladulte est en général de 60 à 90 mg/m2 de surface corporelle en monothérapie.

La dose totale par cycle peut être administrée en dose unique ou sur 3 jours successifs ou enfin au 1er et 8ème jour. Si vous récupérez normalement de la toxicité induite par le traitement, chaque cycle peut être répété toutes les 3 à 4 semaines.

Ladministration de la doxorubicine en cycle hebdomadaire de 10 à 20 mg/m2 a aussi montré son efficacité.

Si la doxorubicine est utilisée en association avec certains autres traitements (cytotoxiques) la dose recommandée par cycle est alors de 30 à 60 mg/m2.

Adaptation posologique :

En cas datteinte de la fonction hépatique (anomalie du fonctionnement du foie) :

Le taux de bilirubine doit être surveillé avant chaque traitement. En cas datteinte de la fonction hépatique (voir rubrique « Avertissement et précautions »), votre médecin envisagera une réduction de dose. La doxorubicine ne doit pas être administrée chez les patients présentant une altération sévère de la fonction hépatique (voir rubrique « Nutilisez jamais DOXORUBICINE TEVA 200 mg/100 mL, solution injectable »).

Autres populations particulières : des doses initiales plus faibles ou un espacement plus important des cycles de traitement doivent être envisagés chez les patients lourdement prétraités, les enfants, les personnes âgées, les patients obèses ou les patients avec un envahissement médullaire tumoral.

Incompatibilités

Un contact prolongé avec une solution de pH alcalin doit être évité car il entraine une dégradation du médicament.

DOXORUBICINE TEVA ne doit pas être mélangé avec de lhéparine ou avec le 5-fluorouracile car un précipité pourrait se former.

La solution doit être injectée en 3 à 5 minutes et en 10 minutes maximum (afin de réduire le risque dextravasation et de thrombose) dans la tubulure dune perfusion intraveineuse de solution de chlorure de sodium isotonique à 0,9 % ou solution de glucose à 5 % :

ATTENTION :

Il est extrêmement important de sassurer que ladministration est intraveineuse.

Toute sortie (extravasation) risquerait de produire une nécrose (mort cellulaire) des tissus environnants. Dans ce cas il convient dinterrompre immédiatement linjection.

A l'attention du personnel soignant :

Comme pour tout cytotoxique, la préparation et la manipulation de ce produit nécessitent un ensemble de précautions permettant d'assurer la protection du manipulateur et de son environnement, dans les conditions requises pour le patient.

En plus des précautions usuelles pour préserver la stérilité des préparations injectables, il faut

·mettre une blouse à manches longues et poignets serrés, afin d'éviter toute projection de solution sur la peau,

·porter également un masque chirurgical à usage unique et des lunettes enveloppantes,

·mettre des gants à usage unique après lavage aseptique des mains,

·préparer la solution sur un champ de travail,

·arrêter la perfusion, en cas d'injection hors de la veine,

·éliminer tout matériel ayant servi à la préparation de la solution (seringues, compresses, champs, flacon) dans un conteneur réservé à cet effet,

·détruire les déchets toxiques,

·manipuler les excréta et vomissures avec précaution.

Les femmes enceintes doivent éviter la manipulation des cytotoxiques.

En cas de fuite ou de renversement du produit, la surface doit être traitée puis laissée en contact avec de lhypochlorite de sodium dilué à 1 % (eau de javel) puis rincée avec de leau.

En cas de contact accidentel de la solution avec la peau ou les yeux, lavez immédiatement et abondamment à leau ou à leau savonneuse ou avec une solution de bicarbonate de sodium.

Cependant, il convient de ne pas abimer la peau en frottant avec une brosse.

En cas de contact avec le ou les yeux, retenir la paupière en arrière, rincer abondamment à leau pendant au moins 15 minutes, puis consulter un médecin.

Fréquence d'administration

Chaque traitement est séparé d'un intervalle de 3 à 4 semaines.

Durée du traitement

La durée du traitement est définie par votre médecin.

Si vous avez utilisé plus de DOXORUBICINE TEVA 200 mg/100 mL, solution injectable que vous nauriez dû :

L'hémodialyse est inutile, la doxorubicine étant excrétée en majorité par voie biliaire et intestinale.

En cas de surdosage, on doit s'attendre à ce que les effets secondaires soient exagérés. Il faut donc surveiller de façon très stricte la fonction cardiaque et effectuer quotidiennement des numérations formules sanguines pour guider d'éventuelles transfusions.

Si vous oubliez dutiliser DOXORUBICINE TEVA 200 mg/100 mL, solution injectable :

Sans objet.

Si vous arrêtez dutiliser DOXORUBICINE TEVA 200 mg/100 mL, solution injectable :

Sans objet.

Si vous avez dautres questions sur lutilisation de ce médicament, demandez plus dinformations à votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

Au cours du traitement, il est possible que surviennent :

Effets indésirables très fréquents (peuvent affecter plus de 1 patient sur 10) :

·infection ;

·une chute des globules blancs (leucopénie, neutropénie), des plaquettes sanguines (éléments du sang qui jouent un rôle important dans la coagulation sanguine) et des globules rouges (anémie).

Cette chute des globules blancs peut saccompagner de frissons, de fièvre et de signes dinfections qui nécessitent immédiatement un avis médical ;

·diminution de lappétit ;

·des troubles digestifs : nausées, vomissements. Ces troubles peuvent être supprimés voire prévenus par un traitement anti-nauséeux approprié ;

·diarrhée, une inflammation de la muqueuse buccale (stomatite) ;

·une chute des cheveux (alopécie). Celle-ci sobserve dans 90 % des cas, mais elle est réversible à larrêt du traitement ; ampoules et/ou éruptions pouvant être douloureuses sur les pieds et les mains (syndrome main-pied) ;

·fatigue, fièvre, frissons ;

·diminution de la fraction déjection, anomalies de lélectrocardiogramme (ECG), anomalies du taux denzymes hépatiques (transaminases), prise de poids.

Effets indésirables fréquents (peuvent affecter jusquà 1 à 10 patients sur 100) :

·infection généralisée (sepsis) ;

·conjonctivite ;

·des troubles cardiaques : insuffisance cardiaque, accélération du rythme cardiaque (tachycardie) ;

·des douleurs abdominales, inflammation de lsophage (sophagite) ;

·éruption cutanée (rash), urticaire, modification de la couleur de la peau et des ongles (hyperpigmentation cutanée et ungéale) ;

·des réactions localisées au site d'injection.

Effets indésirables peu fréquents (peuvent affecter jusquà 1 à 10 patients sur 1 000) :

·des troubles vasculaires : embolie.

Effets indésirables dont la fréquence nest pas connue :

·des leucémies ont été rapportées (leucémie lymphoïde aiguë, leucémie myéloïde aiguë). Elles sont accessibles à un traitement curateur ;

·allergie généralisée (réaction anaphylactique) ;

·déshydratation, augmentation de lacide urique dans le sang (hyperuricémie) ;

·inflammation de la cornée, larmoiements ;

·des troubles cardiaques : battements accélérés et irréguliers du cur (tachyarythmie), troubles du rythme cardiaque (bloc auriculo-ventriculaire et bloc de branche) ;

·hémorragie, bouffées de chaleur, phlébite (obstruction dune veine due à un caillot) ; thrombophlébite, choc (malaise brutal avec chute de la tension artérielle) ;

·lésions de lestomac, saignement au niveau de lestomac ou des intestins, changement de la couleur de lintérieur de la bouche, inflammation de lintestin (colite) ;

·démangeaison, réaction cutanée lors de lexposition au soleil et aux UV (photosensibilité), réaction cutanée récurrente lors de ladministration du médicament (réaction de rappel), rougeur des mains, des pieds, des coudes, des genoux et de la tête ;

·coloration excessive des urines (chromaturie) ;

·arrêt des règles (aménorrhée), réduction (oligospermie) voire la disparition (azoospermie) des spermatozoïdes dans le sperme ;

·malaise ;

·ces troubles peuvent survenir même si le traitement a un effet favorable. Il faut les signaler au médecin qui a en charge votre traitement ;

·dune manière générale, les troubles cardiaques peuvent être prévenus grâce à une surveillance régulière, notamment par une échographie cardiaque ou électrocardiogramme (ECG) ;

·le passage du médicament en dehors de la veine risque dentraîner une destruction des tissus avoisinants; il convient davertir immédiatement le personnel soignant en cas de sensation anormale sur le trajet de la veine perfusée.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou à votre infirmier/ère. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet:www.ansm.sante.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage dinformations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER DOXORUBICINE TEVA 200 mg/100 mL, solution injectable ?  

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

Nutilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur la boîte. La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

A conserver au réfrigérateur (entre 2°C et 8°C).

Conserver le flacon dans l'emballage extérieur, à l'abri de la lumière.

Après dilution dans du chlorure de sodium à 0,9 % ou du glucose à 5 % pour des solutions de concentration comprises entre 0,05 et 5 mg/mL, la stabilité physicochimique a été démontrée pendant 7 jours à une température comprise entre 15°C et 25°C et à l'abri de la lumière. Toutefois, d'un point de vue microbiologique, la solution diluée doit être utilisée immédiatement.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-légout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien déliminer les médicaments que vous nutilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger lenvironnement.

6. CONTENU DE LEMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS  

Ce que contient DOXORUBICINE TEVA 200 mg/100 mL, solution injectable  

·La substance active est :

Chlorhydrate de doxorubicine 200 mg

Pour 100 mL de solution injectable.

·Les autres composants sont :

Chlorure de sodium, acide chlorhydrique, eau pour préparations injectables.

Quest-ce que DOXORUBICINE TEVA 200 mg/100 mL, solution injectable et contenu de lemballage extérieur  

Ce médicament se présente sous forme de solution injectable. Boîte de 1 flacon de 100 mL.

Titulaire de lautorisation de mise sur le marché  

TEVA SANTE

100- 110 ESPLANADE DU GENERAL DE GAULLE

92931 PARIS LA DEFENSE CEDEX

FRANCE

Exploitant de lautorisation de mise sur le marché  

TEVA SANTE

100- 110 ESPLANADE DU GENERAL DE GAULLE

92931 PARIS LA DEFENSE CEDEX

FRANCE

Fabricant  

PHARMACHEMIE BV

Swensweg 5

P.O.Box 552

2003 RN, HAARLEM

PAYS-BAS

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen  

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :  

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

Autres  

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de lANSM (France).

Les informations suivantes sont destinées exclusivement aux professionnels de santé :

Propriétés pharmacologiques :

Les études fondamentales ont montré que la doxorubicine se fixe rapidement sur les structures nucléaires de la cellule, bloquant la synthèse de lA.D.N. et de lA.R.N. comme agent intercalant au niveau de lA.D.N.

Eléments de pharmacocinétiques :

Après administration par voie intraveineuse, la doxorubicine quitte rapidement le plasma sanguin pour se fixer sur les tissus sous forme active, non métabolisée.

La courbe d'élimination plasmatique du produit est triphasique avec une phase initiale rapide, d'une demi-vie d'environ 5 minutes et une phase terminale lente, d'une demi-vie d'environ 36 heures.

La doxorubicine est éliminée essentiellement par l'excrétion biliaire sous forme de produit inchangé et de métabolites (40 à 50% de la dose en 7 jours).

L'excrétion urinaire est négligeable (environ 10% de la dose, principalement sous forme de produit inchangé).

Compte tenu de l'élimination hépato-biliaire de la doxorubicine, toute modification de la fonction hépatique peut entraîner une augmentation des taux plasmatiques du produit avec une demi-vie très allongée en cas d'insuffisance hépatique sévère et un risque de toxicité (Cf. RCP).

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Source :