CHLORHYDRATE DE METHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE - HOPITAUX DE PARIS 60 mg/15 ml, sirop en récipient unidose

source: ANSM - Mis à jour le : 10/12/2019

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  

CHLORHYDRATE DE METHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 60 mg/15 ml, sirop en récipient unidose

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  

Chlorhydrate de méthadone..... 60,00 mg

Pour un récipient unidose.

Excipients à effet notoire : saccharose, éthanol (alcool).

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  

Sirop.

4. DONNEES CLINIQUES  

4.1. Indications thérapeutiques  

Traitement substitutif des pharmacodépendances majeures aux opioïdes dans le cadre d'une prise en charge médicale, sociale et psychologique.

Le traitement est réservé aux adultes et adolescents de plus de 15 ans.

4.2. Posologie et mode d'administration  

Posologie

·Mise en place du traitement : la première dose quotidienne est habituellement de 20 à 30 mg selon le niveau de dépendance physique et doit être administrée au moins dix heures après la dernière prise dopioïdes.

·Adaptation posologique : la posologie est adaptée progressivement jusqu'à 40 à 60 mg en une à deux semaines en fonction de la réponse clinique pour prévenir les signes de sevrage ou un possible surdosage.

·Dose d'entretien : elle est obtenue par augmentation de 10 mg par semaine et se situe habituellement entre 60 et 100 mg/jour. Des doses supérieures peuvent être nécessaires. Les modifications de posologies sont alors déterminées après réévaluation clinique et des prises en charge associées.

Mode dadministration

·Le traitement est administré en une prise unique quotidienne (voir rubrique Conditions de prescription et de dispensation).

·Ne pas conserver de flacon unidose ouvert ou à demi consommé.

Le flacon est équipé dun bouchon sécurité. En raison du risque mortel, en cas dingestion accidentelle, notamment par un enfant ou une personne naïve ou peu dépendante, les patients doivent être avertis de mettre les flacons en sûreté, de ne jamais ouvrir les flacons à lavance, de les tenir hors de portée des enfants et de ne pas prendre ce médicament devant des enfants. Un service durgence doit être contacté immédiatement en cas dingestion accidentelle ou de suspicion dingestion (voir rubriques 4.4 et 4.8).

Modalités darrêt progressif du traitement

·L'arrêt du traitement de substitution doit se faire par diminution progressive de la posologie de 5 à 10 mg, par paliers espacés dau moins une semaine. Une prudence particulière est indispensable pendant toute cette période. Le suivi du patient sera rapproché afin de détecter, dune part tout symptôme clinique évoquant un syndrome de sevrage pour lequel un retour immédiat au palier précédent est nécessaire, et dautre part, toute reprise des conduites addictives qui expose le patient à un risque de surdosage aux opioïdes.

·En cas darrêt puis de reprise du traitement, les mêmes précautions que lors de la mise en place initiale du traitement et de laugmentation progressive des doses doivent être prises en raison de la diminution de la tolérance.

CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE DE LA METHADONE

Le traitement est réservé aux adultes et adolescents de plus de 15 ans, volontaires pour accepter les règles du traitement.

Les conditions de prescription et de délivrance du sirop de méthadone sont les suivantes :

1) Stupéfiant : prescription sur ordonnance sécurisée.

Durée maximale de prescription limitée à 14 jours.

Délivrance fractionnée par périodes de 7 jours maximum. Le prescripteur peut préciser sur lordonnance la durée de chaque fraction, ou exclure le fractionnement en portant sur lordonnance la mention « délivrance en une seule fois », ou préciser que la dispensation doit se faire quotidiennement.

Dans le cadre dune prise en charge en ambulatoire, la délivrance est effectuée par une pharmacie de ville ou par un CSAPA. Le nom du pharmacien choisi par le patient doit être mentionné sur lordonnance.

Dans le cadre dune prise en charge en établissement de santé, pour les patients hospitalisés, ou dans le cadre dune prise en charge en établissement pénitentiaire, le traitement est délivré quotidiennement sous contrôle médical ou infirmier.

2) Médicament soumis à une prescription initiale réservée aux médecins exerçant en centres de soins daccompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) ou aux médecins hospitaliers à loccasion dune hospitalisation, dune consultation ou en milieu pénitentiaire.

Renouvellement non restreint.

Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement.

Instauration du traitement :

Les patients sont volontaires et doivent accepter les règles de la prise en charge :

·Etre suivi régulièrement au sein de létablissement de santé ou au sein du CSAPA,

·Se soumettre à une analyse urinaire à linstauration du traitement.

Celle-ci vérifiera la réalité dune consommation récente dopioïdes et labsence de prise de méthadone comportant un traceur spécifique et faisant lobjet de la présente autorisation de mise sur le marché. Ce contrôle urinaire permet de sassurer quun même patient ne bénéficie pas de deux suivis avec prescription de méthadone.

Suivi du traitement :

Des analyses urinaires ultérieures peuvent être effectuées au cas par cas pour vérifier le respect du protocole par le sujet et mesurer lefficacité du traitement sur la prise dopioïdes illicites ou dautres stupéfiants. Les analyses portent sur : la méthadone, les opioïdes naturels et/ou de synthèse, la cocaïne, lamphétamine, les dérivés amphétaminiques, le cannabis, le LSD, ainsi que sur lalcool. La recherche et le dosage des produits listés ne sont pas systématiques mais sont effectués sur demande du prescripteur.

Relais

Lors dune prise en charge en CSAPA, le médecin de centre déterminera, en collaboration avec léquipe de soins, lopportunité de lorientation du patient vers un médecin traitant pour la poursuite du traitement.

Lors dune prise en charge initiale en établissement de santé ou en établissement pénitentiaire, le relais à instaurer à lissue de lhospitalisation ou de la détention, soit vers un médecin traitant, soit vers un CSAPA doit être envisagé avec le patient dès le début du traitement.

Ce médecin traitant sera choisi par accord entre le patient et le prescripteur initial.

Au moment du relais, lordonnance du prescripteur initial devra mentionner le nom du médecin traitant choisi.

La décision dune telle orientation sappuiera sur les critères de stabilisation du traitement en particulier :

·la capacité du patient à gérer de façon autonome son traitement,

·une posologie de méthadone stabilisée,

·des dosages urinaires négatifs aux opiacés.

Des analyses urinaires ultérieures peuvent être proposées par le médecin traitant.

4.3. Contre-indications  

·Hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

·Enfants et adolescents de moins de 15 ans (voir rubrique 4.2).

·Situation à risque élevé de dépression respiratoire, en particulier : patients avec une insuffisance respiratoire sévère.

·Patients présentant un iléus paralytique constitué.

·En association avec un agoniste-antagoniste morphinique (buprénorphine, nalbuphine), avec un antagoniste morphinique partiel (naltrexone, nalméfène), avec le citalopram, lescitalopram, la dompéridone, lhydroxyzine, le millepertuis, loxybate de sodium ou la pipéraquine (voir rubrique 4.5).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  

Mises en garde spéciales

Ce médicament est un dérivé morphinique dont la prescription est exclusivement réservée au traitement de substitution aux opioïdes.

Le succès du traitement est fortement corrélé à la posologie et aux mesures médico-psychologiques et socio-éducatives associées.

Le traitement peut révéler des troubles psychiatriques nécessitant une prise en charge pluridisciplinaire, adaptée à chaque patient.

Dépression du SNC et respiratoire

Des cas de décès par dépression respiratoire ont été rapportés avec la méthadone. Le risque de dépression respiratoire et de décès est plus important pendant la période dinitiation du traitement et lors de la reprise du traitement après une période de sevrage (perte de tolérance).

La prise de méthadone avec de lalcool ou des dépresseurs du système nerveux central (tels que tranquillisants, sédatifs, hypnotiques) peut augmenter le risque de dépression du système nerveux central.

La surveillance et lévaluation des patients pendant la première semaine sont primordiales. En effet lors de ladministration de méthadone, létat déquilibre est obtenu tardivement, avec en particulier un risque daugmentation de la concentration plasmatique entre le 4ème et le 6ème jour, doù une vigilance clinique accrue pendant cette période.

L'utilisation concomitante de méthadone et de médicaments sédatifs tels que les benzodiazépines ou des médicaments apparentés peut entraîner une sédation, une dépression respiratoire, un coma et le décès. Par conséquent, les patients recevant des dépresseurs du système nerveux central et de la méthadone doivent être encore plus étroitement surveillés pour détecter les signes de dépression respiratoire, de sédation et dhypotension.

En raison de ces risques, la prescription concomitante de ces médicaments sédatifs devrait être réservée aux patients pour lesquels il n'existe pas d'autres options thérapeutiques.

Dans le cas dune décision de prescrire la méthadone en même temps que des médicaments sédatifs, la dose efficace la plus faible doit être utilisée et la durée du traitement des médicaments sédatifs doit être aussi courte que possible (voir rubrique 4.5).

Le patient devra être étroitement surveillé afin de détecter des signes et symptômes de dépression respiratoire et de sédation. Par conséquent, il est fortement recommandé dinformer le patient et son entourage dêtre attentifs à ces symptômes (voir rubrique 4.5).

La prise concomitante de méthadone avec des boissons alcoolisées ou des médicaments contenant de lalcool est déconseillée (voir rubrique 4.5).

Dépendance et syndrome de sevrage

Des dépendances physique et psychique peuvent apparaître au cours dun traitement par méthadone. L'arrêt brutal du traitement entraîne l'apparition d'un syndrome de sevrage opiacé et une diminution de la tolérance acquise.

Le syndrome de sevrage peut se manifester par les symptômes suivants : agitation, larmoiement, éternuement, rhinorrhée, bâillements, sudation, frissons, tremblements, mydriase, irritabilité, anxiété, douleurs des extrémités, douleur dorsale, arthralgie, myalgie, contracture musculaire, spasme musculaire, faiblesse, crampes abdominales, insomnie, nausées, anorexie, vomissements, diarrhée, hausse de la tension artérielle, de la fréquence respiratoire ou de la fréquence cardiaque, piloérection et fièvre.

L'apparition de ce syndrome de sevrage sera évitée par une diminution progressive des doses.

Abus et mésusage

Le risque dabus et de mésusage de ce médicament est à surveiller. L'usage détourné peut entraîner des effets indésirables graves pouvant être fatals. Il est recommandé, lors de chaque consultation, de vérifier labsence de pratique dinjection par le patient.

Ingestion accidentelle

La dose létale de la méthadone est de lordre de 1 mg/kg pour les enfants et les personnes naïves ou peu dépendantes aux opioïdes. Afin déviter tout risque dingestion accidentelle, les patients doivent être avertis de mettre les flacons en sûreté, de ne jamais ouvrir à lavance les flacons, de les tenir hors de portée et de la vue des enfants et de ne pas prendre ce médicament devant les enfants. Un service durgence doit être contacté immédiatement en cas dingestion accidentelle ou de suspicion dingestion (voir rubrique 4.8).

Allongement de lintervalle QT et torsades de pointe

Des cas dallongement de lintervalle QT et de torsades de pointe ont été rapportés au cours de traitements par la méthadone, principalement à des posologies élevées (> 120 mg/j). La méthadone doit être administrée avec précaution, sous surveillance clinique, électrolytique et ECG, aux patients présentant un risque dallongement de lintervalle QT, cest à dire en cas :

·dantécédent connu dallongement du QT (congénital ou acquis),

·dantécédents familiaux de mort subite,

·de posologie élevée, supérieure à 120 mg/j,

·de pathologie cardiaque évoluée,

·de traitements médicamenteux susceptibles de donner des torsades de pointe : antiarythmiques de classe Ia (disopyramide, hydroquinidine, quinidine), antiarythmiques de classe III (amiodarone, dronédarone, sotalol), certains antiparasitaires (chloroquine, halofantrine, luméfantrine, pentamidine), arsénieux, cocaïne, certains macrolides (érythromycine IV, spiramycine), certains neuroleptiques (amilsupride, chlorpromazine, cyamémazine, dropéridol, flupentixol, fluphénazine, halopéridol, lévomépromazine, pimozide, pipampérone, pipotiazine, quétiapine, sulpiride, tiapride, zuclopenthixol), crizotinib, délamanid, hydroxychloroquine, moxifloxacine, méquitazine, prucalopride, sulfaméthoxazole + triméthoprime, torémifène, vandétanib, vincamine IV.

de traitements médicamenteux connus pour provoquer une hypokaliémie, ou pour entraîner une bradycardie, ou pour inhiber significativement le métabolisme de la méthadone (voir rubrique. 4.5).

Autres mises en garde

Les opioïdes, comme la méthadone, peuvent avoir une action pharmacologique sur laxe hypothalamo-hypophysaire ou gonadique. Certaines modifications ont été observées telles quune augmentation de la prolactinémie et une diminution du cortisol plasmatique et de la testostérone (voir rubrique 4.6). Ces modifications hormonales peuvent se manifester par des symptômes cliniques (voir rubrique 4.8).

Lutilisation concomitante de méthadone avec certains médicaments peut entraîner un syndrome sérotoninergique justifiant larrêt immédiat du traitement (voir rubrique 4.5). Le syndrome sérotoninergique se manifeste par l'apparition (éventuellement brutale) simultanée ou séquentielle, d'un ensemble de symptômes pouvant nécessiter l'hospitalisation, voire exceptionnellement entraîner le décès.

Ces symptômes peuvent être d'ordre :

·digestifs (diarrhée),

·neuropsychiques (agitation, confusion, hypomanie),

·moteurs (myoclonies, tremblements, hyperréflexie, rigidité, hyperactivité),

·végétatifs (variations de la pression artérielle, tachycardie, frissons, hyperthermie, sueurs, éventuellement coma).

Larrêt des substances sérotoninergiques permet habituellement dobtenir une amélioration rapide. Le traitement dépend du type et de la sévérité des symptômes.

Des cas dhypoglycémie ont été observés suite à lingestion de fortes doses de méthadone et/ou chez les patients présentant une fonction rénale altérée. Chez ces patients, ainsi que chez les patients diabétiques, une surveillance régulière de la glycémie est recommandée.

Excipients à effet notoire

Ce médicament contient 14 mg déthanol (alcool) par ml de sirop.

Ce médicament contient 1,6% de volume d'éthanol (alcool), cest-à-dire jusquà 200 mg par flacon, ce qui équivaut à 5 ml de bière ou 2 ml de vin par flacon. Lutilisation de ce médicament est dangereuse chez les sujets alcooliques et doit être prise en compte chez les femmes enceintes ou allaitant et les groupes à haut risque tels que les insuffisants hépatiques ou les épileptiques.

Ce médicament contient du saccharose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au fructose, un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou de déficit en sucrase-isomaltase.

Ce médicament contient environ 9 g de saccharose par récipient unidose de 60 mg/15 ml dont il faut tenir compte dans la ration journalière, en cas de régime pauvre en sucre ou de diabète.

Précautions d'emploi

La constipation est un effet indésirable connu de la méthadone. Il est impératif de rechercher et de prendre en charge une constipation pendant le traitement.

Une perte de poids importante au cours du traitement doit conduire à une surveillance attentive pour déceler tout signe de surdosage qui pourrait être entrainé par un relargage soudain de la méthadone dans la circulation sanguine.

La méthadone est à utiliser avec précaution chez les sujets âgés, les femmes enceintes (voir rubrique 4.6), les patients présentant une pathologie telle que : asthme, insuffisance respiratoire, rénale ou hépatique sévères et diabète.

Les opioïdes peuvent augmenter la pression du liquide céphalorachidien et entraîner des convulsions : ils doivent être utilisés avec précaution chez les patients présentant un traumatisme crânien, des lésions intracrâniennes, d'autres circonstances dans lesquelles la pression du liquide céphalo-rachidien peut être augmentée, ou en cas dantécédents dépilepsie.

Les opioïdes peuvent provoquer une hypotension orthostatique. Les opioïdes doivent être utilisés avec précaution chez les patients souffrant d'hypotension, dhypovolémie, d'hypertrophie prostatique ou de sténose urétrale.

Le myosis induit par les opioïdes, les changements de niveau de conscience peuvent interférer avec l'évaluation du patient ou modifier le diagnostic ou l'évolution dune maladie concomitante.

Les opioïdes doivent être utilisés avec précaution chez les patients atteints de myxdème, dhypothyroïdie, ou d'insuffisance cortico-surrénalienne (par exemple maladie d'Addison).

Les opioïdes pouvant augmenter la pression intra-cholédocienne, ils doivent être utilisés avec précaution chez les patients présentant une dysfonction des voies biliaires.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  

Substances susceptibles de donner des torsades de pointe

Ce trouble du rythme cardiaque grave peut être provoqué par un certain nombre de médicaments, antiarythmiques ou non. Lhypokaliémie est un facteur favorisant, de même que la bradycardie ou un allongement préexistant de lintervalle QT, congénital ou acquis.

Les médicaments à lorigine de cet effet indésirable sont notamment les antiarythmiques de classe Ia et III, certains neuroleptiques.

Dautres substances nappartenant pas à ces classes sont également en cause.

Pour lérythromycine et la vincamine, seules les formes administrées par voie intraveineuse sont concernées par cette interaction.

Lutilisation dun médicament torsadogène avec un autre médicament torsadogène est contre-indiquée en règle générale. Toutefois, certains dentre eux, en raison de leur caractère incontournable font exception à la règle en étant seulement déconseillés avec les autres torsadogènes. Il sagit de la méthadone, de lhydroxychloroquine, des antiparasitaires (chloroquine, halofantrine, luméfantrine, pentamidine), des arsénieux, du crizotinib, du cotrimoxazole et des neuroleptiques.

Cependant le citalopram, lescitalopram, la dompéridone, lhydroxyzine et la pipéraquine ne suivent pas cet assouplissement et sont contre-indiqués avec tous les torsadogènes.

Médicaments sédatifs

Lutilisation concomitante de médicaments sédatifs avec la méthadone augmente le risque de sédation, de dépression respiratoire, de coma et de décès en raison de leffet dépresseur additif sur le système nerveux central (SNC).

Parmi ces médicaments sédatifs : les dérivés morphiniques (analgésiques, antitussifs et traitements de substitution), les neuroleptiques, les barbituriques, les benzodiazépines, les anxiolytiques autres que les benzodiazépines (par exemple, le méprobamate), les hypnotiques, les antidépresseurs sédatifs (amitriptyline, doxépine, miansérine, mirtazapine, trimipramine), les antihistaminiques H1 sédatifs, les antihypertenseurs centraux, le baclofène et le thalidomide.

La posologie et la durée de traitement en cas dutilisation concomitante doivent être restreintes (voir rubrique 4.4).

Associations contre-indiquées

(voir rubrique 4.3)

+ Morphiniques agonistes-antagonistes : nalbuphine, buprénorphine

Diminution de l'effet de la méthadone par blocage compétitif des récepteurs.

+ Morphiniques antagonistes partiels : naltrexone, nalméfène

Risque d'apparition d'un syndrome de sevrage.

+ Citalopram, escitalopram

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe.

+ Dompéridone

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe.

+ Hydroxyzine

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe.

+ Millepertuis

Diminution des concentrations de méthadone par le millepertuis, avec risque de syndrome de sevrage.

+ Oxybate de sodium

Risque majoré de dépression respiratoire, pouvant être fatale en cas de surdosage.

+ Pipéraquine

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe.

Associations déconseillées

(voir rubrique 4.4)

+ Alcool (boisson ou excipient)

Majoration par lalcool de l'effet sédatif de la méthadone.

L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.

Éviter la prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de l'alcool.

+ Apalutamide

Risque de diminution très importante des concentrations de la méthadone et perte defficacité par augmentation de leur métabolisme hépatique par lapalutamide.

+ Cotrimoxazole (sulfaméthoxazole + triméthoprime)

Risque de troubles ventriculaires, notamment de torsades de pointe.

Si lassociation ne peut être évitée, contrôle clinique et électrocardiographique régulier.

+ Substances susceptibles de donner des torsades de pointe : Antiarythmiques de classe Ia (quinidine, hydroquinidine, disopyramide), antiarythmiques de classe III (amiodarone, dronédarone, sotalol), certains antiparasitaires* (halofantrine, luméfantrine, pentamidine, , chloroquine), arsénieux, cocaïne, certains macrolides (érythromycine IV, spiramycine), certains neuroleptiques (amisulpride, chlorpromazine, cyamémazine, dropéridol, flupentixol, fluphénazine, halopéridol, lévomépromazine, pimozide, pipampérone, pipotiazine, quétiapine, sulpiride, tiapride, zuclopenthixol), crizotinib**, délamanid**, hydroxychloroquine, moxifloxacine, méquitazine, , prucalopride, torémifène, vandétanib, vincamine IV.

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe.

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant lassociation.

* Si cela est possible, interrompre lun des 2 traitements. Si lassociation ne peut être évitée, contrôle préalable du QT et surveillance ECG monitorée.

** Si lassociation ne peut être évitée, contrôle clinique et électrocardiographique réguliers.

Associations faisant l'objet de précautions demploi

+Anagrélide

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe.

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant lassociation.

+ Azithromycine, clarithromycine, roxithromycine

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe. Surveillance clinique et électrocardiographique pendant lassociation.

+ Bêta-bloquants dans linsuffisance cardiaque : bisoprolol, carvédilol, métoprolol, nébivolol

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe. Surveillance clinique et électrocardiographique pendant lassociation.

+ Bradycardisants : antiarythmiques de classe Ia, certains antiarythmiques de classe III, antagonistes du calcium bradycardisants (diltiazem, vérapamil), anticholinestérasiques, bêta-bloquants, digoxine, pilocarpine, etc

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe.

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant lassociation.

+ Cimétidine

Augmentation des concentrations plasmatiques de méthadone avec surdosage et risque majoré dallongement de lintervalle QT et de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe.

Surveillance clinique et électrocardiographique renforcée : sil y a lieu, adaptation de la posologie de la méthadone pendant le traitement par la cimétidine et après son arrêt.

+ Ciprofloxacine, lévofloxacine, norfloxacine

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe.

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant lassociation.

+ Fluvoxamine

Augmentation des concentrations plasmatiques de méthadone avec surdosage et risque majoré dallongement de lintervalle QT et de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe.

Surveillance clinique et électrocardiographique renforcée : s'il y a lieu, adaptation de la posologie de la méthadone pendant le traitement par l'antidépresseur et après son arrêt.

+ Hypokaliémiants : amphotéricine B voie IV, glucocorticoïdes, diurétiques hypokaliémiants seuls ou associés, laxatifs stimulants, réglisse, rhubarbe, ricin, tétracosactide

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe.

Corriger toute hypokaliémie avant d'administrer la méthadone et réaliser une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique.

+ Inducteurs enzymatiques : carbamazépine, phénobarbital, oxcarbazépine, primidone, phénytoïne, fosphénytoïne, rifabutine, rifampicine, éfavirenz, névirapine, dabrafénib, enzalutamide, eslicarbamazépine, lumacaftor, pitolisant

Diminution des concentrations plasmatiques de méthadone, avec risque d'apparition d'un syndrome de sevrage, par augmentation de son métabolisme hépatique.

Augmenter la fréquence des prises de méthadone (2 à 3 fois par jour au lieu dune fois par jour).

+ Inhibiteurs de protéases boostés par ritonavir

Diminution des concentrations plasmatiques de méthadone avec risque d'apparition d'un syndrome de sevrage par augmentation de son métabolisme hépatique par le ritonavir.

Surveillance clinique régulière et adaptation éventuelle de la posologie de la méthadone.

+ Ondansétron

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l'association.

+ Voriconazole

Augmentation des concentrations plasmatiques de méthadone avec risque de surdosage et risque majoré dallongement du QT et de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe.

Surveillance clinique et électrocardiographique et adaptation éventuelle de la posologie de la méthadone.

Associations à prendre en compte

+ Antitussifs morphine-like (dextrométhorphane, noscapine, pholcodine), antitussifs morphiniques vrais (codéine, éthylmorphine)

Risque majoré de dépression respiratoire et augmentation du risque de sédation, de coma et de décès en raison de la potentialisation de leffet dépresseur du système nerveux central. La dose et la durée de lutilisation concomitante doivent être limitées (voir section 4.4).

+ Autres médicaments sédatifs

Majoration de la dépression centrale : L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines (voir rubrique 4.7).

+Barbituriques

Risque majoré de sédation et de dépression respiratoire pouvant entraîner coma et décès, notamment chez le sujet âgé. Il convient de limiter autant que possible les doses et la durée de lassociation.

+Benzodiazépines et apparentés

Risque majoré de sédation et de dépression respiratoire pouvant entraîner coma et décès, notamment chez le sujet âgé. Il convient de limiter autant que possible les doses et la durée de lassociation

+ Traitements de substitution nicotinique

Risque de surdosage lors du remplacement du tabac par le traitement substitutif.

+ Médicaments atropiniques

Risque important dakinésie colique, avec constipation sévère.

+ Autres médicaments à l'origine d'un syndrome sérotoninergique (amitriptyline, bleu de méthylène, bupropion citalopram, clomipramine, duloxétine, escitalopram, fluoxétine, fluvoxamine, imipramine, iproniazide, linézolide, lithium, millepertuis, milnacipran, moclobémide, oxitriptan, paroxétine, péthidine, sertraline, tramadol, trimipramine, tryptophane, venlafaxine)

Risque d'apparition ou de majoration d'un syndrome sérotoninergique en cas d'association de ces médicaments.

+ Quétiapine

Possible augmentation des concentrations de méthadone, avec signes de surdosage.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  

Grossesse

La méthadone traverse la barrière placentaire. Compte-tenu des données disponibles et du bénéfice maternel et ftal, lutilisation de la méthadone est possible au cours de la grossesse quel quen soit le terme.

En cours de grossesse, des doses plus importantes de méthadone sont parfois nécessaires pour l'équilibre du traitement.

La prise chronique de méthadone par la mère en fin de grossesse, quelle que soit la dose, peut être à lorigine dun syndrome de sevrage aux opioïdes chez le nouveau-né dont lapparition peut être retardée de plusieurs heures à quelques jours.

En cas dutilisation régulière pendant la grossesse, une surveillance néonatale doit être réalisée afin de prévenir le risque de dépression respiratoire ou de syndrome de sevrage chez le nouveau-né.

Allaitement

La méthadone étant excrétée dans le lait maternel, lallaitement doit être évité pendant le traitement.

Fertilité

L'utilisation chronique d'opioïdes peut entraîner une fertilité réduite chez les femmes et les hommes en âge de procréer.

Des études chez des hommes inclus dans des programmes de substitution avec la méthadone ont montré que la méthadone diminue la testostérone sérique et déprime nettement le volume de l'éjaculat et la motilité des spermatozoïdes.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  

La méthadone a une influence majeure sur la capacité à conduire ou à utiliser des machines pendant et après le traitement. En cas de prise avec de l'alcool ou des dépresseurs du système nerveux central, l'effet est susceptible d'être plus prononcé (voir rubriques 4.4 et 4.5) .Le délai après lequel ces activités peuvent être reprises en toute sécurité est extrêmement patient-dépendant et doit être décidé par le médecin.

4.8. Effets indésirables  

Chez le sujet pharmacodépendant aux opioïdes lors de la mise en place du traitement par la méthadone, les effets indésirables les plus fréquents sont : euphorie, vertiges, somnolence, nausées, vomissements, constipation, sédation, hypersudation, dysurie, dèmes.

Chez le sujet pharmacodépendant aux opioïdes traité par la méthadone en phase dentretien, les effets indésirables les plus fréquents sont : hypersudation, nausées, constipation.

Depuis la commercialisation du sirop de METHADONE AP-HP, des cas fatals dingestion accidentelle, en particulier chez des enfants, ont été rapportés (voir rubrique 4.4).

Les effets indésirables ci-dessous sont classés par système organe et par fréquence. Les fréquences issues des essais cliniques sont classées en : très fréquent (≥1/10), fréquent (≥1/100 à <1/10), peu fréquent (≥1/1 000 à <1/100), rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000), très rare (< 1/10 000), indéterminé (la fréquence ne peut pas être estimée sur la base des données disponibles).

La fréquence des effets indésirables listés ci-dessous est indéterminée :

Système Organe/Classe

Effets indésirables

Affections hématologiques et du système lymphatique

Thrombopénie1

Affections endocriniennes

Hyperprolactinémie2

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Appétit diminué

Affections psychiatriques

Humeur euphorique3

Insomnie

Agitation

Diminution de la libido

Etat confusionnel

Dépendance

Désorientation

Hallucination

Affections du système nerveux

Somnolence3

Sédation3

Céphalée

Sensation vertigineuse3

Syncope

Convulsion

Affections endocriniennes

Hypogonadisme

Insuffisance surrénalienne

Affections oculaires

Défauts visuels

Myosis

Affections cardiaques

Arrêt cardiaque4

Bradycardie

Palpitations

Torsade de pointes

Tachycardie

Arythmie

Affections vasculaires

Hypotension4, 6

Choc4

Bouffée congestive

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Dépression respiratoire4

Arrêt respiratoire4

Affections gastro-intestinales

Bouche sèche

Nausées3, 5 Vomissement3

Constipation3, 5

Douleur abdominale

Affections hépatobiliaires

Douleur biliaire

Affections de la peau et du tissu souscutané

Hyperhidrose3, 5

Prurit

Rash

Urticaire

Affections du rein et des voies urinaires

Dysurie3

Rétention urinaire

Affections des organes de reproduction et du sein

Gynécomastie

Aménorrhée

Dysménorrhée

Dysérection

Galactorrhée

Troubles généraux et anomalies au site dadministration

Oedème3

Asthénie

Fatigue

Malaise

dèmes périphériques

Investigations

Intervalle QT prolongé à l'électrocardiogramme

Poids augmenté

Testostérone sanguine diminuée

1 : Des cas réversibles de thrombopénie ont été rapportés chez des patients dépendants aux opioïdes avec hépatite chronique

2 : Elévation de la prolactine lors de ladministration à long terme

3 : Effets indésirables les plus fréquents chez les sujets pharmacodépendants aux opioïdes lors de la mise en place du traitement par la méthadone

4 : Effets indésirables les plus sévères

5 : Effets indésirables les plus fréquents chez les sujets pharmacodépendants aux opioïdes traités par la méthadone en phase d'entretien

6 : Symptomatique

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.signalement-sante.gouv.fr.

4.9. Surdosage  

Symptômes

Le principal symptôme nécessitant une intervention médicale en cas de surdosage est la dépression respiratoire consécutive à une dépression du système nerveux central, car elle peut conduire à un arrêt respiratoire et à la mort (voir rubrique 4.4).

Les autres signes dun surdosage sont notamment des nausées, des vomissements, une hypoglycémie, une sédation, un myosis, une hypotension artérielle, une bradycardie, une bradypnée sévère, un dème pulmonaire, une somnolence sévère pouvant évoluer en stupeur voire coma.

Ces signes ont été observés lors de cas fatals dingestion accidentelle, en particulier chez des enfants (voir rubrique 4.4).

Dans quelques cas, le coma peut être associé à une hypothermie ou à une hypoglycémie.

De rares cas de perte de laudition, la plupart du temps réversible, ont été rapportés dans un contexte de surdosage à la méthadone.

Comme avec dautres opioïdes, des cas dencéphalopathies ont été rapportés.

Traitement

Un surdosage aux opioïdes est traité par ladministration dun antagoniste des récepteurs opioïdes, tel que la naloxone. La longue durée d'action de la méthadone (jusqu'à 48 heures) peut nécessiter une administration répétée dantagoniste.

Le traitement symptomatique de la dépression respiratoire et de l'hypotension doit faire appel aux mesures de réanimation habituelles.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  

Classe pharmacothérapeutique : MEDICAMENTS UTILISES DANS LA DEPENDANCE AUX OPIACES, code ATC : N07BC02.

La méthadone est un agoniste complet des récepteurs aux opioïdes, comme la morphine, qui agit principalement sur les récepteurs µ. Comme les autres opiacés, elle possède des propriétés analgésiques et antitussives et entraîne un syndrome de dépendance pharmacologique. Cependant, ses propriétés euphorisantes sont faibles aux doses thérapeutiques efficaces et au long cours.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  

Absorption

Du fait de son caractère liposoluble, la méthadone administrée par voie orale est bien absorbée par le tube digestif, le pic plasmatique est observé 2,5 à 4 heures après ladministration. Elle subit un effet de premier passage hépatique.

Distribution

La méthadone se lie à l'albumine et aux autres protéines plasmatiques et tissulaires, ce qui peut expliquer ses effets cumulatifs et sa lente vitesse d'élimination (son taux de fixation aux protéines plasmatiques est de 60% à 90%). Les concentrations tissulaires en méthadone (poumon, foie, rein) sont supérieures à la concentration plasmatique. Elle diffuse à travers le placenta et est excrétée dans le lait.

Des variations de concentrations plasmatiques inter-individuelles sont observées chez les sujets dépendants aux opioïdes. Pour des patients recevant 100 ou 120 mg/jour de méthadone, la demi-vie plasmatique du produit est très variable, allant de 13 à 47 heures (moyenne 25 heures).

Biotransformation

La méthadone est métabolisée principalement au niveau hépatique où elle subit une N-déméthylation et une cyclisation sans conjugaison. Les métabolites sont inactifs.

Des études in vitro et in vivo ont montré que le cytochrome P3A4 a peu dinfluence sur la distribution, le métabolisme et la clairance de la méthadone. Par ailleurs, les cytochromes CYP2B6 et CYP2C19 ont des effets stéréosélectifs sur son métabolisme, le CYP2B6 métabolisant préférentiellement la S-méthadone et le CYP2C19 la R-méthadone. Le métabolisme de la méthadone dépend principalement de lisoenzyme CYP2B6; la pertinence clinique de leffet des substances inhibant cette isoenzyme est incertaine.

Élimination

La méthadone est excrétée par filtration glomérulaire puis subit une réabsorption rénale. Sa clairance rénale diminue avec laugmentation du pH urinaire.

L'excrétion urinaire est dose-dépendante et représente la voie principale d'élimination. Après l'administration d'une dose unique de méthadone, 20% sont excrétés dans les urines sous forme inchangée et 13% sous forme métabolisée. 20 à 40% de la dose initiale sont également excrétés dans les fèces sous forme métabolisée via la bile. La méthadone peut être trouvée dans la sueur et la salive.

5.3. Données de sécurité préclinique  

La DL50 chez le rat est de 95 mg/kg (voie orale).

La DL50 chez la souris par voie IV est de 20 mg/kg.

Toxicité chronique

Dans une étude de toxicité dun an chez le chien, la méthadone administrée en gélules, à des doses quotidiennes comprises entre 5 et 20 mg/kg, a entraîné une réduction de la prise de poids, une sédation liée à la dose, une salivation excessive et des vomissements, une hyper irritabilité, une augmentation du rythme cardiaque et du complexe ventriculaire. Ces changements ont disparu dans la période de récupération. À la dose la plus élevée, les changements à l'électrocardiogramme étaient encore perceptibles après 6 semaines de récupération. Aucune modification histopathologique du cur na été observée au moment du sacrifice. Après 6 et 12 mois de traitement, aucune anomalie na été observée au niveau du poids des organes, pathologie ou histopathologie quelle que soit la dose.

Carcinogénèse

Une étude de carcinogénèse réalisée chez la souris a montré une augmentation significative des adénomes hypophysaires à 15 mg/kg/jour, mais pas à 60 mg/kg/jour.

Une étude de carcinogénèse réalisée chez le rat na pas montré d'augmentation de l'incidence des tumeurs liées au traitement, chez les rats mâles ou femelles.

Mutagénèse

La méthadone a montré une certaine activité génotoxique dans des essais in vitro, mais surtout dans des tests non validés et/ou à un niveau excessif de toxicité. Elle semblait être mutagène dans des essais in vivo chez la souris, mais pas chez le rat. Aucune conclusion finale ne peut être tirée concernant le potentiel génotoxique et l'extrapolation de ces données à lhomme est difficile.

Fertilité

Des études publiées montrent que le traitement par la méthadone de rats mâles peut altérer la fonction de reproduction. La méthadone produit une régression significative des organes sexuels secondaires et des testicules de souris et de rats mâles.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  

6.1. Liste des excipients  

Acide sorbique, glycérol, D-xylose, saccharose, concentré pour sirop dorange amère, eau purifiée.

6.2. Incompatibilités  

Sans objet.

6.3. Durée de conservation  

2 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation  

A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   

15 ml en récipient unidose (verre brun), fermé par un bouchon sécurité enfant muni dun joint détanchéité en polyéthylène ; boîtes de 1 ou 70 récipients unidoses.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation  

Le flacon ne doit jamais être ouvert à lavance. Le sirop doit être entièrement bu immédiatement après louverture du flacon.

Ne pas conserver de flacon ouvert ou à demi consommé.

7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  

ASSISTANCE PUBLIQUE HOPITAUX DE PARIS

3 AVENUE VICTORIA

75 100 PARIS R.P.

8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  

·34009 340 042 1 6 : 15 ml en récipient unidose (verre brun) ; boîte de 1.

·34009 559 473 1 8 : 15 ml en récipient unidose (verre brun) ; boîte de 70.

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION  

Date de première autorisation : Décembre 1995.

Date de dernier renouvellement : Décembre 2010

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  

Octobre 2019.

11. DOSIMETRIE  

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  

Sans objet.

1) Stupéfiant :

Prescription sur ordonnance sécurisée.

Durée maximale de prescription limitée à 14 jours.

Délivrance fractionnée par périodes de 7 jours maximum. Le prescripteur peut préciser sur lordonnance la durée de chaque fraction, ou exclure le fractionnement en portant sur lordonnance la mention « délivrance en une seule fois », ou préciser que la dispensation doit se faire quotidiennement.

Dans le cadre dune prise en charge en ambulatoire, la délivrance est effectuée par une pharmacie de ville ou par un CSAPA. Le nom du pharmacien choisi par le patient doit être mentionné sur lordonnance.

Dans le cadre dune prise en charge en établissement de santé, pour les patients hospitalisés, ou dans le cadre dune prise en charge en établissement pénitentiaire, le traitement est délivré quotidiennement sous contrôle médical ou infirmier.

2) Médicament soumis à prescription initiale réservée aux médecins exerçant en centres de soins daccompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) ou aux médecins hospitaliers à loccasion dune hospitalisation, dune consultation ou en milieu pénitentiaire.

Renouvellement non restreint.

Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement.

Retour en haut de la page Retour en haut de la page

source: ANSM - Mis à jour le : 10/12/2019

Dénomination du médicament

CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 60 mg/15 ml, sirop en récipient unidose

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.

·Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez dautres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.

ATTENTION

Ce médicament vous a été personnellement prescrit.

Ne dépassez pas la dose qui vous a été personnellement prescrite.

Ne donnez ce médicament à aucune autre personne, même si elle présente les mêmes symptômes que vous. Cela pourrait être dangereux pour elle.

NE LAISSEZ PAS CE MEDICAMENT A LA PORTEE DES ENFANTS.

NE PRENEZ PAS CE MEDICAMENT DEVANT DES ENFANTS.

NOUVREZ JAMAIS LE FLACON A LAVANCE.

CE TRAITEMENT NE DOIT PAS ETRE UTILISE PAR DES PERSONNES NON-DEPENDANTES AUX OPIACES.

·Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 60 mg/15 ml, sirop en récipient unidose et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 60 mg/15 ml, sirop en récipient unidose ?

3. Comment prendre CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 60 mg/15 ml, sirop en récipient unidose ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 60 mg/15 ml, sirop en récipient unidose ?

6. Contenu de lemballage et autres informations.

1. QUEST-CE QUE CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 60 mg/15 ml, sirop en récipient unidose ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  

Classe pharmacothérapeutique : MEDICAMENTS UTILISES DANS LA DEPENDANCE AUX OPIACES - code ATC : N07BC02.

Ce produit est exclusivement réservé au traitement de substitution des pharmacodépendances aux opioïdes aux conditions suivantes :

·être adulte ou adolescent de plus de 15 ans,

·avoir donné son consentement pour le traitement,

·bénéficier dun suivi spécifique médical, social et psychologique relatif à ce traitement,

·se soumettre à des examens d'urine périodiques pour le contrôle du traitement.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 60 mg/15 ml, sirop en récipient unidose ?  

Ne prenez jamais CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 60 mg/15 ml, sirop en récipient unidose :

·Si vous êtes allergique (hypersensible) à la substance active ou à lun des autres composants contenus dans ce médicament, mentionnés dans la rubrique 6.

·Si vous avez moins de 15 ans,

·Si vous souffrez dinsuffisance respiratoire (dépression respiratoire) grave,

·Si vous présentez des dysfonctionnements intestinaux avec occlusion intestinale (iléus paralytique),

·Si vous prenez un traitement par la buprénorphine, le citalopram, la dompéridone, lescitalopram, lhydroxyzine, le millepertuis, la nalbuphine, le nalméfène, la naltrexone, loxybate de sodium ou la pipéraquine (voir Autres médicaments et CHLORHYDRATE DE METHADONE AP-HP 60 mg/15 ml, sirop).

EN CAS DE DOUTE, IL EST INDISPENSABLE DE DEMANDER LAVIS DE VOTRE MEDECIN OU DE VOTRE PHARMACIEN.

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 60 mg/15 ml, sirop en récipient unidose.

Mises en garde

·L'efficacité du traitement dépend :

ode la posologie,

odes mesures médico-psychologiques et socio-éducatives associées.

·Des troubles psychologiques nécessitant une prise en charge spécialisée peuvent se révéler en cours de traitement chez certains patients.

Chez certains patients, la méthadone peut être à lorigine de problèmes du rythme cardiaque, qui peuvent, dans de rares cas, mettre en jeu le pronostic vital. Les symptômes comprennent des malaises, des palpitations (sentir un rythme cardiaque rapide, plus fort ou irrégulier) ou un évanouissement. Votre médecin pourra être amené à vous prescrire un électrocardiogramme.

Dépression du SNC et respiratoire

Des cas de décès par dépression respiratoire ont été rapportés avec la méthadone. Ce risque est plus important pendant la période dinitiation du traitement ou lors de la reprise du traitement après une période de sevrage (perte de tolérance).

Dépendance et symptômes de sevrage

Lutilisation chronique de méthadone peut entraîner une dépendance psychologique et physique et des symptômes de sevrage peuvent apparaître si larrêt du traitement est soudain. Une diminution de la tolérance acquise peut être également observée.

Les symptômes de sevrage les plus fréquents sont énumérés à la rubrique 3.

En cas darrêt puis de reprise du traitement, les mêmes précautions que lors de la mise en place initiale du traitement et de laugmentation progressive des doses doivent être prises.

Mésusage, abus et usage détourné

CHLORHYDRATE DE METHADONE AP-HP 60 mg/ 15 ml, sirop est un stupéfiant qui peut donner lieu à un mésusage et un usage abusif chez des personnes à risque. Ne donnez pas ce médicament à dautres personnes : il peut être nocif voire entraîner leur décès.

La prise concomitante de ce médicament est déconseillée avec les boissons alcoolisées ou les médicaments contenant de lalcool, avec des médicaments pouvant perturber le rythme cardiaque comme par exemple avec certains médicaments agissant sur le rythme cardiaque, avec certains médicaments agissant sur le système nerveux central, avec certains antiparasitaires, avec certains anti-infectieux, avec des médicaments dérivés de larsenic, avec de la cocaïne, avec du crizotinib, la méquitazine, , le prucalopride, le torémifène, le vandétanib, la vincamine IV (voir Autres médicaments et CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 60 mg/15 ml, sirop en récipient unidose).

En cas dingestion accidentelle, il existe un risque mortel pour les enfants et les personnes non ou peu dépendantes aux opiacés. Conservez les flacons en sûreté, nouvrez jamais les flacons à lavance, tenez les flacons hors de portée des enfants et ne prenez pas ce médicament devant des enfants. Ne conservez pas un flacon ouvert ou à demi-consommé.

En cas dingestion accidentelle ou en cas de doute, la personne ayant absorbé de la méthadone doit être conduite immédiatement au service des urgences le plus proche.

Autres mises en garde

Comme dautres opioïdes, la méthadone peut affecter la production normale dhormones dans le corps, comme le cortisol ou les hormones sexuelles, en particulier si vous prenez des doses élevées pendant de longues périodes (voir Grossesse, allaitement, fertilité).

Ce médicament contient 1,6% de volume déthanol (alcool), cest-à-dire jusquà 200 mg par flacon, ce qui équivaut à 5 ml de bière ou 2 ml de vin par flacon. Lutilisation de ce médicament est dangereuse chez les sujets alcooliques et doit être prise en compte chez les femmes enceintes ou allaitant, les enfants et les groupes à haut risque tels que les insuffisants hépatiques ou les épileptiques.

Si votre médecin vous a informé(e) que vous avez une intolérance à certains sucres, contactez votre médecin avant de prendre ce médicament. Ce médicament peut être nocif pour les dents.

Ce médicament contient environ 9 g de saccharose (sucre) par dose dont il faut tenir compte, si besoin, dans la ration journalière en cas de diabète ou de régime pauvre en sucre.

Précautions demploi

Prévenez votre médecin si vous vous trouvez dans une des situations suivantes :

·Si vous avez des troubles du rythme cardiaque, ralentissement des battements du cur, antécédent de syncope ou antécédents familiaux de mort subite,

·Si vous êtes atteint dasthme,

·Si vous êtes atteint dinsuffisance respiratoire, rénale ou hépatique (foie) grave,

·Si vous êtes atteint dinsuffisance surrénalienne (insuffisance de la sécrétion d'hormones par les glandes surrénaliennes),

·Si vous êtes atteint de myxoedème ou dhypothyroïdie (maladies de la glande thyroïde),

·Si vous êtes atteint dhypertrophie prostatique (augmentation du volume de la prostate),

·Si vous êtes atteints dune obstruction partielle des voies urinaires,

·Si vous êtes atteint dhypotension artérielle,

·Si vous êtes atteint dépilepsie, ou de tendance aux crises épileptiques,

·Si vous êtes atteint de diabète,

·Si vous êtes atteint de dysfonction des voies biliaires,

·Si vous présentez une hypovolémie (diminution du volume total du sang),

·Si vous êtes enceinte.

La constipation est un effet indésirable connu de la méthadone. En cas de constipation pendant le traitement, prévenez votre médecin qui pourra vous proposer un traitement.

EN CAS DE DOUTE NE PAS HESITER A DEMANDER L'AVIS DE VOTRE MEDECIN OU DE VOTRE PHARMACIEN.

Enfants et adolescents

La méthadone, est contre-indiquée chez lenfant et ladolescent de moins de 15 ans. Depuis la commercialisation du sirop de METHADONE AP-HP, des cas fatals dingestion accidentelle, en particulier chez des enfants, ont été rapportés.

Autres médicaments et CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 60 mg/15 ml, sirop en récipient unidose

Informez votre médecin ou votre pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament, y compris un médicament obtenu sans ordonnance.

Ce médicament NE DOIT PAS ETRE UTILISE avec de la buprénorphine, du citalopram, de la dompéridone, de lescitalopram, de lhydroxyzine, du millepertius, de la nalbuphine, du nalméfène, de la naltrexone, de loxybate de sodium ou de la pipéraquine (voir Ne prenez jamais CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE AP-HP 60 mg/15 ml, sirop en récipient unidose dans les cas suivants).

Les associations aux médicaments et aux substances suivants SONT A EVITER : médicaments contenant de lalcool, médicaments indiqués dans les troubles du rythme cardiaque (amiodarone, disopyramide, dronédarone, hydroquinidine, quinidine, sotalol), certains médicaments agissant sur le système nerveux central (amisulpride, chlorpromazine, cyamémazine, dropéridol, flupentixol, fluphénazine, halopéridol, lévomépromazine, pimozide, pipampérone, pipotiazine, quétiapine, sulpiride, tiapride, zuclopenthixol), certains antiparasitaires (halofantrine, luméfantrine, pentamidine, chloroquine, hydroxychloroquine), certains anti-infectieux (cotrimoxazole, délamanid, érythromycine par voie intra-veineuse (IV), moxifloxacine, spiramycine), les médicaments atropiniques, lapalutamide, la cocaïne, les médicaments dérivés de larsenic, le crizotinib, la méquitazine, le prucalopride, le torémifène, le vandétanib, la vincamine IV (voir Mises en garde spéciales).

Lutilisation concomitante de méthadone et de médicaments sédatifs (médicaments agissant sur le système nerveux central) tels que les benzodiazépines ou médicaments apparentés augmente le risque de somnolence, de difficultés à respirer (dépression respiratoire), de coma et peut entraîner la mise en jeu du pronostic vital. En raison de ces risques, la prescription concomitante de ces médicaments sédatifs devrait être réservée aux patients pour lesquels il n'existe pas d'autres options thérapeutiques.

Toutefois, si votre médecin décide de prescrire METHADONE AP-HP 60 mg/15 ml, sirop en récipient unidose en même temps que des médicaments sédatifs tels que les benzodiazépines ou apparentés, la dose et la durée du traitement concomitant devront être limitées par votre médecin.

Merci dinformer votre médecin en cas de prise de médicaments sédatifs, et de strictement respecter les doses recommandées par votre médecin. Il serait utile, d'informer vos proches, vos amis et votre entourage pour qu'ils soient au courant de ces symptômes mentionnés ci-dessus. Contactez votre médecin si vous ressentez de tels symptômes.

Si vous prenez certains antidépresseurs ou antipsychotiques, la méthadone peut interagir avec ces traitements et peut entraîner des symptômes tels que des contractions musculaires involontaires et répétées, y compris des muscles qui contrôlent le mouvement de lil, une agitation, une transpiration excessive, des tremblements, une exagération des réflexes, une augmentation de la tension musculaire, une température du corps supérieure à 38°C.

CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 60 mg/15 ml, sirop en récipient unidose avec des aliments, des boissons et de lalcool

La prise concomitante de boissons alcoolisées est déconseillée avec ce médicament.

Grossesse, allaitement et fertilité

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à votre médecinou votre pharmacien avant de prendre ce médicament.

Grossesse

L'utilisation de la méthadone, si elle est nécessaire et après avis de votre médecin, est possible pendant la grossesse.

En raison du passage de ce médicament dans la circulation sanguine du ftus, son utilisation en cours de grossesse peut entraîner un syndrome de sevrage et une détresse respiratoire chez le nouveau-né. Une surveillance particulière de l'enfant est nécessaire.

Allaitement

Lallaitement doit être évité pendant le traitement car la méthadone passe dans le lait maternel.

Fertilité

Lutilisation à long terme des médicaments opioïdes peut entraîner une réduction de la fertilité chez les patients en âge de procréer.

Concernant la fertilité masculine, la méthadone peut diminuer la testostérone dans le sang et abaisser le volume de léjaculat et la mobilité des spermatozoïdes.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

La vigilance et la réactivité peuvent être altérées de telle manière que laptitude à conduire des véhicules et utiliser des machines en serait affectée voire complétement défaillante.

Pour consulter les effets secondaires éventuels affectant les compétences motrices et la concentration, voir la rubrique 4.

Lorsque la posologie est stable, une interdiction totale de la conduite des véhicules nest pas nécessaire. Le médecin traitant doit évaluer la situation individuelle.

Veuillez voir avec votre médecin si, ou dans quelles conditions, vous pouvez conduire un véhicule.

CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 60 mg/15 ml, sirop en récipient unidose contient du saccharose et de léthanol (alcool).

3. COMMENT PRENDRE CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 60 mg/15 ml, sirop en récipient unidose ?  

Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin ou pharmacien. Vérifiez auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

Posologie

Les doses sont individuelles. Elles sont adaptées progressivement sous surveillance médicale, en fonction des besoins de chaque patient.

Mode dadministration

Le produit est administré par voie orale, sous contrôle médical ou infirmier.

Ladministration seffectue en une seule prise par jour.

La durée du traitement est variable en fonction de chaque patient.

NE PAS MODIFIER OU ARRETER LE TRAITEMENT SANS L'ACCORD DE VOTRE MEDECIN TRAITANT.

Ce flacon est fermé par un bouchon sécurité.

NOUVREZ JAMAIS LE FLACON A LAVANCE.

TENEZ LE FLACON HORS DE LA PORTEE ET DE LA VUE DES ENFANTS.

NE PRENEZ PAS CE MEDICAMENT DEVANT DES ENFANTS.

Schéma

Pour louvrir : posez le flacon sur un plan dur, puis appuyez sur le bouchon en le dévissant dans le sens indiqué par la flèche. Le sirop doit être bu immédiatement après ouverture du flacon.

Ne pas conserver de flacon unidose ouvert ou à demi-consommé.

DANS TOUS LES CAS, SE CONFORMER STRICTEMENT A LA PRESCRIPTION MEDICALE.

Si vous avez l'impression que l'effet de METHADONE AP-HP 60 mg/15 ml, sirop est trop fort ou trop faible, consultez votre médecin ou votre pharmacien.

Si vous avez pris plus de CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 60 mg/15 ml, sirop en récipient unidose que vous nauriez dû

Un surdosage en produits morphiniques constitue un DANGER VITAL, nécessitant un traitement en urgence sous surveillance médicale. APPELEZ IMMEDIATEMENT LES SECOURS.

Afin d'éviter tout risque de surdosage, le traitement, par la méthadone, entrepris sous surveillance médicale dans un centre agréé NE DOIT PAS ETRE ASSOCIE à la prise d'autres substances stupéfiantes.

Consultez immédiatement votre médecin ou votre pharmacien.

Si vous oubliez de prendre CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 60 mg/15 ml, sirop en récipient unidose

Consulter le centre de traitement ou le médecin habilité à vous prescrire le produit.

Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose que vous avez oublié de prendre.

Si vous arrêtez de prendre CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 60 mg/15 ml, sirop en récipient unidose

N'arrêtez pas votre traitement sans en informer votre médecin.

Un arrêt de traitement, par diminution progressive de la posologie, peut être envisagé, avec l'accord du patient, après une stabilisation suffisante de l'état de celui-ci. Les doses doivent être diminuées par paliers progressifs sous surveillance médicale particulière au cours de cette phase car un arrêt brutal de traitement expose à l'apparition d'un syndrome de sevrage.

Les symptômes de sevrage peuvent comprendre les effets suivants : agitation, larmoiement, éternuement, rhinorrhée, bâillements, transpiration, frissons, tremblements, mydriase (dilatation de la pupille), irritabilité, anxiété, douleurs des extrémités, douleur dorsale, douleur articulaire, douleur musculaire, contracture musculaire, spasme musculaire, faiblesses, crampes abdominales, insomnie, nausées, anorexie, vomissements, diarrhée, hausse de la pression artérielle, de la fréquence respiratoire ou de la fréquence cardiaque, « chair de poule » et fièvre.

Si vous avez dautres questions sur lutilisation de ce médicament, demandez plus dinformations à votre médecin, à votre pharmacien.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

La méthadone entraîne les mêmes effets indésirables que la morphine. Les manifestations les plus graves sont : dépression respiratoire ou arrêt respiratoire, hypotension sévère, choc (effondrement de la pression sanguine), troubles du rythme voire arrêt cardiaque.

Des cas fatals dingestion accidentelle, en particulier chez des enfants ont été rapportés.

Chez les sujets présentant une dépendance aux opioïdes, les effets indésirables peuvent être :

·en début de traitement : euphorie, vertiges, somnolence, nausées, vomissements, constipation, sédation, transpiration excessive, troubles urinaires, dèmes,

·au cours du traitement d'entretien : transpiration excessive, nausées, constipation, très rares cas daugmentation du volume des seins chez lhomme.

Les autres effets observés sont : maux de tête, insomnie, agitation, troubles visuels, rétrécissement du diamètre de la pupille, bouche sèche, constipation, perte de l'appétit, rétention urinaire, réactions allergiques (démangeaisons, urticaire), éruptions cutanées, douleur biliaire (douleur abdominale intense), diminution ou accélération du rythme cardiaque avec anomalies à lélectrocardiogramme, bouffée congestive (rougeur de la peau au niveau de la face et du cou avec sensation de chaleur), diminution de la libido, prise de poids, hallucinations, désorientation, confusion, diminution du dosage sanguin de la testostérone, sédation, sensation détourdissement, malaise, chute, sécrétion excessive de prolactine, baisse du nombre plaquettes sanguines, dépendance, convulsions, anomalies de lappareil reproducteur (ovaires/testicules), insuffisance surrénalienne, règles douloureuses, absence de règles, fatigue, sécrétion et écoulement de lait par la glande mammaire.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet:www.signalement-sante.gouv.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage dinformations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 60 mg/15 ml, sirop en récipient unidose ?  

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

Nutilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur lemballage. La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-légout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien déliminer les médicaments que vous nutilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger lenvironnement.

6. CONTENU DE LEMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS  

Ce que contient CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 60 mg/15 ml, sirop en récipient unidose  

·La substance active est :

Chlorhydrate de méthadone.............. 60,00 mg

Pour un récipient unidose.

·Les autres composants sont :

Acide sorbique, glycérol, D-xylose, saccharose, concentré pour sirop dorange amère, eau purifiée.

Quest-ce que CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 60 mg/15 ml, sirop en récipient unidose et contenu de lemballage extérieur  

Ce médicament se présente sous forme de sirop. Boîte de 1 ou 70 récipients unidoses.

Titulaire de lautorisation de mise sur le marché  

ASSISTANCE PUBLIQUE HOPITAUX DE PARIS AP-HP

3 AVENUE VICTORIA

75 100 PARIS R.P.

Exploitant de lautorisation de mise sur le marché  

LABORATOIRES BOUCHARARECORDATI

IMMEUBLE LE WILSON

70 AVENUE DU GENERAL DE GAULLE

92 800 PUTEAUX

Fabricant  

LABORATOIRES BOUCHARARECORDATI

IMMEUBLE LE WILSON

70 AVENUE DU GENERAL DE GAULLE

92 800 PUTEAUX

OU

SOPHARTEX

21 RUE DU PRESSOIR

28 500 VERNOUILLET

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen  

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :  

Octobre 2019.

Autres  

Sans objet.

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de lANSM (France).

Retour en haut de la page Retour en haut de la page

Source :