CHLORHYDRATE DE METHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HÔPITAUX DE PARIS 10 mg/7,5 ml, sirop en récipient unidose


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source: ANSM - Mis à jour le : 04/12/2018

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  

CHLORHYDRATE DE METHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 10 mg/7,5 ml, sirop en récipient unidose

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  

Chlorhydrate de méthadone...... 10,00 mg

Pour un récipient unidose.

Excipients à effet notoire : Saccharose, glycérol, éthanol (alcool).

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  

Sirop.

4. DONNEES CLINIQUES  

4.1. Indications thérapeutiques  

Traitement substitutif des pharmacodépendances majeures aux opiacés dans le cadre d'une prise en charge médicale, sociale et psychologique.

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4.2. Posologie et mode d'administration  

Posologie

·Mise en place du traitement :la première dose quotidienne est habituellement de 20 à 30 mg selon le niveau de dépendance physique et doit être administrée au moins dix heures après la dernière prise d'opiacés.

·Adaptation posologique :la posologie est adaptée progressivement jusqu'à 40 à 60 mg en une à deux semaines en fonction de la réponse clinique pour prévenir les signes de sevrage ou un possible surdosage.

·Dose d'entretien : elle est obtenue par augmentation de 10 mg par semaine et se situe habituellement entre 60 et 100 mg/jour. Des doses supérieures peuvent être nécessaires. Les modifications de posologies sont alors déterminées après réévaluation clinique et des prises en charge associées.

·Le traitement est administré en une prise unique quotidienne (voir rubrique Conditions de prescription et de dispensation).

·Conditions d'arrêt du traitement :l'arrêt du traitement doit se faire par diminution progressive de la posologie, par paliers, au moins hebdomadaires, de 5 à 10 mg. Pendant cette période de diminution progressive des doses, il est nécessaire dêtre vigilant à toute reprise de lintoxication qui nécessiterait un retour à la posologie antérieure.

·Le flacon est équipé dun bouchon sécurité. En raison du risque mortel, en cas dingestion accidentelle, notamment par un enfant ou une personne naïve ou peu dépendante, les patients doivent être avertis de mettre les flacons en sûreté, de ne jamais ouvrir les flacons à lavance, de les tenir hors de portée des enfants et de ne pas prendre ce médicament devant des enfants. Un service durgence doit être contacté immédiatement en cas dingestion accidentelle ou de suspicion dingestion (voir rubriques 4.4 et 4.8).

·Ne pas conserver de flacon unidose ouvert ou à demi consommé.

CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE DE LA METHADONE

Le traitement est réservé aux adultes et adolescents de plus de 15 ans volontaires pour accepter les règles du traitement.

Les conditions de prescription et de délivrance du sirop de méthadone sont les suivantes :

1) Stupéfiant : prescription sur ordonnance sécurisée.

Durée maximale de prescription limitée à 14 jours.

Délivrance fractionnée par périodes de 7 jours maximum. Le prescripteur peut préciser sur lordonnance la durée de chaque fraction, ou exclure le fractionnement en portant sur lordonnance la mention « délivrance en une seule fois », ou préciser que la dispensation doit se faire quotidiennement.

Dans le cadre dune prise en charge en ambulatoire, la délivrance est effectuée par une pharmacie de ville ou par un CSAPA. Le nom du pharmacien choisi par le patient doit être mentionné sur lordonnance.

Dans le cadre dune prise en charge en établissement de santé, pour les patients hospitalisés, ou dans le cadre dune prise en charge en établissement pénitentiaire, le traitement est délivré quotidiennement sous contrôle médical ou infirmier.

2) Médicament soumis à une prescription initiale réservée aux médecins exerçant en centres de soins daccompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) ou aux médecins hospitaliers à loccasion dune hospitalisation, dune consultation ou en milieu pénitentiaire.

Renouvellement non restreint.

Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement.

Instauration du traitement :

Les patients sont volontaires et doivent accepter les règles de la prise en charge :

·Etre suivi régulièrement au sein de létablissement de santé ou au sein du CSAPA,

·Se soumettre à une analyse urinaire à linstauration du traitement.

Celle-ci vérifiera la réalité dune consommation récente dopiacés et labsence de prise de méthadone comportant un traceur spécifique et faisant lobjet de la présente autorisation de mise sur le marché. Ce contrôle urinaire permet de sassurer quun même patient ne bénéficie pas de deux suivis avec prescription de méthadone.

Suivi du traitement :

Des analyses urinaires ultérieures peuvent être effectuées au cas par cas pour vérifier le respect du protocole par le sujet et mesurer lefficacité du traitement sur la prise dopiacés illicites ou dautres stupéfiants. Les analyses portent sur : la méthadone, les opiacés naturels et/ou de synthèse, la cocaïne, lamphétamine, les dérivés amphétaminiques, le cannabis, le LSD, ainsi que sur lalcool. La recherche et le dosage des produits listés ne sont pas systématiques mais sont effectués sur demande du prescripteur.

Relais

Lors dune prise en charge en CSAPA, le médecin de centre déterminera, en collaboration avec léquipe de soins, lopportunité de lorientation du patient vers un médecin traitant pour la poursuite du traitement.

Lors dune prise en charge initiale en établissement de santé ou en établissement pénitentiaire, le relais à instaurer à lissue de lhospitalisation ou de la détention, soit vers un médecin traitant, soit vers un CSAPA doit être envisagé avec le patient dès le début du traitement.

Ce médecin traitant sera choisi par accord entre le patient et le prescripteur initial.

Au moment du relais, lordonnance du prescripteur initial devra mentionner le nom du médecin traitant choisi.

La décision dune telle orientation sappuiera sur les critères de stabilisation du traitement en particulier :

·la capacité du patient à gérer de façon autonome son traitement,

·une posologie de méthadone stabilisée,

·des dosages urinaires négatifs aux opiacés.

Des analyses urinaires ultérieures peuvent être proposées par le médecin traitant.

4.3. Contre-indications  

·Hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

·Age inférieur à 15 ans.

·Insuffisance respiratoire grave.

·Traitement concomitant par un agoniste-antagoniste morphinique (pentazocine, buprénorphine, nalbuphine), par un antagoniste morphinique partiel (naltrexone, nalméfène), par le citalopram, lescitalopram, la dompéridone ou lhydroxyzine voir rubrique 4.5).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  

Mises en garde spéciales

Le chlorhydrate de méthadone est un dérivé morphinique, dont l'usage est exclusivement réservé au traitement des pharmacodépendances aux opiacés.

Le succès du traitement est fortement corrélé à la posologie et aux mesures médico-psychologiques et socio-éducatives associées.

Le traitement peut révéler des troubles psychiatriques nécessitant une prise en charge spécialisée, adaptée à chaque patient.

L'arrêt brutal du traitement entraîne l'apparition d'un syndrome de sevrage opiacé et une diminution de la tolérance acquise. En cas de reprise du traitement, les mêmes précautions que lors de la mise en place du traitement doivent être prises.

La dose létale de la méthadone est de lordre de 1 mg/kg pour les enfants et les personnes naïves ou peu dépendantes aux opiacés. Afin déviter tout risque dingestion accidentelle, notamment par un enfant ou une personne naïve ou peu dépendante, les patients doivent être avertis de mettre les flacons en sûreté, de ne jamais ouvrir les flacons à lavance, de les tenir hors de portée des enfants et de ne pas prendre ce médicament devant des enfants. Un service durgence doit être contacté immédiatement en cas dingestion accidentelle ou de suspicion dingestion (voir rubrique 4.8).

Des cas dallongement de lintervalle QT et de torsades de pointe ont été rapportés au cours de traitements par la méthadone, principalement pour des posologies élevées (> 120 mg/j). La méthadone doit être administrée avec prudence, sous surveillance clinique, électrolytique et ECG, aux patients présentant un risque dallongement de lintervalle QT, cest à dire en cas :

·dantécédent connu dallongement du QT (congénital ou acquis),

·dantécédents familiaux de mort subite,

·de posologie élevée, supérieure à 120 mg/j,

·de pathologie cardiaque évoluée,

·de traitements médicamenteux concomitants avec des médicaments connus pour allonger lintervalle QT (antiarythmiques de classe Ia, antiarythmiques de classe III, certains neuroleptiques, certains antiparasitaires, les arsénieux, certains macrolides, le dolasétron IV, londansétron IV et la moxifloxacine, la méquitazine, la mizolastine, le prucalopride, le torémifène, le vandétanib, la vincamine IV), avec des médicaments connus pour provoquer une hypokaliémie, ou pour entraîner une bradycardie, ou pour inhiber significativement le métabolisme de la méthadone (voir rubrique 4.5).

La prise concomitante de méthadone avec des boissons alcoolisées ou des médicaments contenant de lalcool est déconseillée (voir rubrique 4.5).

Ce médicament contient du saccharose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au fructose, un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou de déficit en sucrase-isomaltase.

Ce médicament contient du glycérol et peut provoquer des céphalées et des troubles digestifs (diarrhée).

Précautions d'emploi

Ce médicament contient environ 4 g de saccharose par récipient unidose de 10 mg/3,75 ml. En tenir compte dans la ration journalière, en cas de régime pauvre en sucre ou de diabète.

Ce médicament contient 14 mg déthanol (alcool) par ml de sirop.

La méthadone est également à utiliser avec précaution chez les sujets âgés, les femmes enceintes ou encore les patients présentant une pathologie telle que : asthme, insuffisance respiratoire, rénale ou hépatique grave, insuffisance surrénalienne, hypothyroïdie, hypertrophie prostatique, épilepsie, diabète.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  

Médicaments susceptibles de donner des torsades de pointe

Ce trouble du rythme cardiaque grave peut être provoqué par un certain nombre de médicaments, antiarythmiques ou non. Lhypokaliémie est un facteur favorisant, de même que la bradycardie ou un allongement préexistant de lintervalle QT, congénital ou acquis.

Les médicaments concernés sont notamment des antiarythmiques de classe Ia et III, certains neuroleptiques.

Dautres molécules nappartenant pas à ces classes sont également en cause.

En ce qui concerne lérythromycine, la spiramycine, la vincamine, le dolasétron et londansétron seules les formes administrées par voie intraveineuse sont concernées par cette interaction.

Lutilisation dun médicament torsadogène avec un autre médicament torsadogène est contre-indiquée en règle générale. Toutefois, certains dentre eux, en raison de leur caractère incontournable font exception à cette règle en étant seulement déconseillés avec les autres torsadogènes. Il sagit de la méthadone, des antiparasitaires (halofantrine, luméfantrine, pentamidine, arténimol, chloroquine, pipéraquine) et des neuroleptiques.

Cependant le citalopram, lescitalopram, la dompéridone et lhydroxyzine ne suivent pas cet assouplissement et sont contre-indiqués avec tous les torsadogènes.

Associations contre-indiquées

(voir rubrique 4.3)

+ Morphiniques agonistes-antagonistes : nalbuphine, buprénorphine, pentazocine

Diminution de l'effet de la méthadone par blocage compétitif des récepteurs avec risque d'apparition d'un syndrome de sevrage.

+ Morphiniques antagonistes partiels : naltrexone, nalméfène

Risque dapparition dun syndrome de sevrage.

+ Citalopram, escitalopram

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe.

+ Dompéridone

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe.

+ Hydroxyzine

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe.

Associations déconseillées

(voir rubrique 4.4)

+ Médicaments susceptibles de donner des torsades de pointe : Antiarythmiques de classe Ia (quinidine, hydroquinidine, disopyramide), antiarythmiques de classe III (amiodarone, dronédarone, sotalol), certains antiparasitaires* (halofantrine, luméfantrine, pentamidine, arténimol, chloroquine, pipéraquine), les arsénieux, certains macrolides (érythromycine IV, spiramycine IV), certains neuroleptiques (amisulpride, chlorpromazine, cyamémazine, dropéridol, flupentixol, fluphénazine, halopéridol, lévomépromazine, pimozide, pipampérone, pipotiazine, quétiapine, sulpiride, sultopride, tiapride, zuclopenthixol), dolasétron IV et ondansétron IV, moxifloxacine, méquitazine, mizolastine, prucalopride, torémifène, vandétanib, vincamine IV.

Risque majoré dallongement de lintervalle QT et de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe.

Surveillance clinique et électrocardiographique.

* Pour les antiparasitaires : interrompre lun des 2 traitements si cela est possible. Si lassociation ne peut être évitée, un contrôle préalable du QT et une surveillance par ECG doit être mise en place.

+ Consommation dalcool

Majoration par lalcool de l'effet sédatif de la méthadone.

L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicule et l'utilisation de machines.

Éviter la prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de l'alcool.

Associations faisant l'objet de précautions demploi

+Alfuzosine, anagrélide, bédaquiline, fluoxétine, olanzapine

Risque majoré dallongement de lintervalle QT et de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe.

Surveillance clinique et électrocardiographique renforcée.

+ Azithromycine, clarithromycine, roxithromycine

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe.

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant lassociation.

+ Bêta-bloquants dans linsuffisance cardiaque : bisoprolol, carvédilol, métoprolol, nébivolol

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe.

Surveillance clinique et électrocardiographique.

+ Cimétidine

Augmentation des concentrations plasmatiques de méthadone avec surdosage et risque majoré dallongement de lintervalle QT et de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe.

Surveillance clinique et électrocardiographique renforcée sil y a lieu, adaptation de la posologie de la méthadone pendant le traitement par la cimétidine et après son arrêt.

+ Ciprofloxacine, lévofloxacine, norfloxacine

Augmentation des concentrations plasmatiques de méthadone avec risque de surdosage et risque majoré dallongement du QT et de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe.

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant lassociation.

+ Fluvoxamine

Augmentation des concentrations plasmatiques de méthadone avec surdosage et risque majoré dallongement de lintervalle QT et de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe.

Surveillance clinique et électrocardiographique renforcée s'il y a lieu, adaptation de la posologie de la méthadone pendant le traitement par l'antidépresseur et après son arrêt.

+ Médicaments bradycardisants : antiarythmiques de classe Ia, certains antiarythmiques de classe III, antagonistes du calcium bradycardisants (diltiazem, vérapamil), anticholinestérasiques, bêta-bloquants, digitaliques, pilocarpine, etc

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe.

Surveillance clinique et électrocardiographique.

+ Médicaments hypokaliémiants : amphotéricine B voie IV, glucocorticoïdes, diurétiques hypokaliémiants seuls ou associés, laxatifs stimulants, tétracosactide

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe.

Corriger toute hypokaliémie avant dadministrer la méthadone et réaliser une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique.

+ Inducteurs enzymatiques : carbamazépine, phénobarbital, oxcarbazépine, primidone, phénytoïne (et par extrapolation fosphénytoïne), rifabutine, rifampicine, griséofulvine, efavirenz, névirapine, dabrafénib, enzalutamide, eslicarbamazépine, etc

Diminution des concentrations plasmatiques de méthadone, avec risque d'apparition d'un syndrome de sevrage, par augmentation de son métabolisme hépatique.

Augmenter la fréquence des prises de méthadone (2 à 3 fois par jour au lieu dune fois par jour).

+ Amprénavir (et par extrapolation, fosamprénavir), Nelfinavir, Bocéprévir et inhibiteurs de protéases boostés par ritonavir

Diminution des concentrations plasmatiques de méthadone avec risque d'apparition d'un syndrome de sevrage par augmentation de son métabolisme hépatique par lantiprotéase.

Surveillance clinique régulière et adaptation éventuelle de la posologie de la méthadone.

+ Télaprévir

Risque daugmentation de lintervalle QT.

Diminution des concentrations plasmatiques de méthadone. Aucune adaptation de la dose de méthadone nest requise lorsquon initie une co-administration avec le télaprévir. Toutefois, une surveillance clinique est recommandée, car la dose de méthadone au cours du traitement dentretien peut devoir être adaptée chez certains patients.

+ Voriconazole

Augmentation des concentrations plasmatiques de méthadone avec risque de surdosage et risque majoré dallongement du QT et de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe.

Surveillance clinique et électrocardiographique.

Associations à prendre en compte

+ Autres analgésiques morphiniques, barbituriques, benzodiazépines et apparentés, antitussifs morphine-like (dextrométhorphane, noscapine, pholcodine), antitussifs morphiniques vrais (codéine, éthylmorphine)

Risque majoré de dépression respiratoire, pouvant être fatale en cas de surdosage.

+ Autres médicaments sédatifs

Il faut prendre en compte le fait que de nombreux médicaments ou substances peuvent additionner leurs effets dépresseurs du système nerveux central et contribuer à diminuer la vigilance. Il sagit des dérivés morphiniques (analgésiques, antitussifs et traitements de substitution), des neuroleptiques, des barbituriques, des benzodiazépines, des anxiolytiques autres que les benzodiazépines, (par exemple, le méprobamate), des hypnotiques, des antidépresseurs sédatifs (amitriptyline, doxépine, miansérine, mirtazapine, trimipramine), des antihistaminiques H1 sédatifs, des antihypertenseurs centraux, du baclofène et du thalidomide.

Majoration de la dépression centrale : L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.

+ Rilpivirine

Aucun ajustement posologique nest nécessaire lors de linitiation dun traitement associant la méthadone et la rilpivirine. Cependant, une surveillance clinique est recommandée, car un traitement dentretien par la méthadone peut nécessiter un ajustement posologique chez certains patients.

+ Traitements de substitution nicotinique

Risque de surdosage lors du remplacement du tabac par le traitement substitutif.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  

Grossesse

Compte-tenu des données disponibles et du bénéfice maternel et ftal, lutilisation de la méthadone est possible au cours de la grossesse quel quen soit le terme.

En cours de grossesse, des doses plus importantes de méthadone sont parfois nécessaires pour l'équilibre du traitement.

La prise chronique de méthadone par la mère en fin de grossesse, quelle que soit la dose, peut être à lorigine dun syndrome de sevrage aux opiacés chez le nouveau-né dont lapparition peut être retardée de plusieurs heures à quelques jours.

Allaitement

La méthadone passe dans le lait maternel. La décision d'allaitement dépend de l'évaluation du rapport bénéfice/risque pour l'enfant. La méthadone pourrait prévenir chez le nouveau-né la survenue d'un syndrome de sevrage consécutif à une imprégnation opiacée "in utero".

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  

L'attention est attirée, notamment chez les conducteurs de véhicules et les utilisateurs de machines, sur les risques de somnolence attachés à l'utilisation de ce médicament, particulièrement en début de traitement.

4.8. Effets indésirables  

Chez le sujet pharmacodépendant aux opiacés lors de la mise en place du traitement par la méthadone, les effets indésirables les plus fréquents sont : euphorie, vertiges, somnolence, nausées, vomissements, constipation, sédation, hypersudation, dysurie, dèmes.

Chez le sujet pharmacodépendant aux opiacés traité par la méthadone en phase dentretien, les effets indésirables les plus fréquents sont : hypersudation, nausées, constipation.

Chez le sujet non dépendant physiquement aux opiacés, la méthadone entraîne les mêmes effets que tous les morphiniques.

Depuis la commercialisation des gélules de METHADONE AP-HP, des cas dingestion accidentelle pédiatriques dus notamment au déconditionnement à lavance des gélules par le patient ont été rapportés (voir rubrique 4.4). Des cas fatals dingestion accidentelle, en particulier chez des enfants, ont été rapportés avec la forme sirop de méthadone.

Affections cardiaques : arrêt cardiaque1, bradycardie, palpitations, torsades de pointe ;

Affections de la peau et du tissu sous-cutané : hyperhidrose2,3, prurit, rash, urticaire ;

Affections des organes de reproduction et du sein : gynécomastie ;

Affections du rein et des voies urinaires : dysurie2, rétention urinaire ;

Affections du système nerveux : somnolence2, sédation2, céphalée, vertige2 ;

Affections gastro-intestinales : bouche sèche, nausée2,3, vomissement2, constipation2,3 ;

Affections hépatobiliaires : douleur biliaire ;

Affections oculaires : défauts visuels ;

Affections psychiatriques : humeur euphorique2, insomnie, agitation, diminution de la libido ;

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales : dépression respiratoire1, arrêt respiratoire1 ;

Affections vasculaires : hypotension symptomatique1, choc1, bouffée congestive ;

Investigations : intervalle QT prolongé à lélectrocardiogramme, poids augmenté ;

Troubles du métabolisme et de la nutrition : appétit diminué ;

Troubles généraux et anomalies au site dadministration : oedème2

1 : effets indésirables les plus sévères, 2 : sujet pharmacodépendant aux opiacés lors de la mise en place du traitement par la méthadone, 3 : sujet pharmacodépendant aux opiacés traité par la méthadone en phase dentretien.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.ansm.sante.fr.

4.9. Surdosage  

Signes: myosis, bradypnée, dépression respiratoire, dème pulmonaire, somnolence, coma avec hypotension artérielle, bradycardie, apnée.

Comme avec dautres opioïdes, des cas dencéphalopathies ont été rapportés.

Le traitement symptomatique de la dépression respiratoire et de l'hypotension doit faire appel aux mesures de réanimation habituelles.

En cas de risque vital, l'administration par voie IV ou IM d'opiacés antagonistes (naloxone) doit tenir compte de la longue durée d'action de la méthadone (36 à 48 heures).

Des cas fatals dingestion accidentelle, en particulier chez des enfants ont été rapportés (voir rubrique 4.4).

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  

Classe pharmacothérapeutique : MEDICAMENTS UTILISES DANS LA DEPENDANCE AUX OPIACES, code ATC : N07BC02

La méthadone est un agoniste des récepteurs opiacés qui agit principalement sur les récepteurs µ. Comme les autres opiacés, elle possède des propriétés analgésiques et antitussives et entraîne un syndrome de dépendance pharmacologique. Cependant, ses propriétés euphorisantes sont faibles.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  

Absorption

Du fait de son caractère liposoluble, la méthadone administrée par voie orale est bien absorbée par le tube digestif. Elle subit un effet de premier passage hépatique.

Distribution

La méthadone se lie à l'albumine et aux autres protéines plasmatiques et tissulaires, ce qui peut expliquer ses effets cumulatifs et sa lente vitesse d'élimination (son taux de fixation aux protéines plasmatiques est de 60% à 90%). Les concentrations tissulaires en méthadone (poumon, foie, rein) sont supérieures à la concentration plasmatique. Elle diffuse à travers le placenta et est excrétée dans le lait. Sa demi-vie plasmatique est de 12 à 18 heures (moyenne 15 heures) après une administration orale unique.

Des variations de concentrations plasmatiques inter-individuelles sont observées chez les sujets toxicomanes. Pour des patients recevant 100 ou 120 mg/jour de méthadone, la demi-vie plasmatique du produit est de 13 à 47 heures (moyenne 25 heures). Le suivi des taux plasmatiques pour la conduite du traitement est d'utilité discutée dans la littérature.

Biotransformation

La méthadone est métabolisée principalement au niveau hépatique où elle subit une N-déméthylation et une cyclisation sans conjugaison. Les métabolites sont inactifs.

Elimination

La méthadone est excrétée par filtration glomérulaire puis subit une réabsorption rénale. Sa clairance rénale diminue avec laugmentation du pH urinaire.

L'excrétion urinaire est dose-dépendante et représente la voie principale d'élimination. Après l'administration d'une dose unique de méthadone, 20% sont excrétés dans les urines sous forme inchangée et 13% sous forme métabolisée. 20 à 40% de la dose initiale sont également excrétés dans les fèces sous forme métabolisée via la bile. La méthadone peut être trouvée dans la sueur et la salive.

5.3. Données de sécurité préclinique  

La DL50 chez le rat est de 95 mg/kg (voie orale).

La DL50 chez la souris par voie IV est de 20 mg/kg.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  

6.1. Liste des excipients  

Acide sorbique, glycérol, D-xylose, saccharose, concentré pour sirop dorange amère, eau purifiée.

6.2. Incompatibilités  

Sans objet.

6.3. Durée de conservation  

2 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation  

A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   

7,5 ml en récipient unidose (verre brun), fermé par un bouchon sécurité enfant (polypropylène) muni dun joint détanchéité en polyéthylène ; boîtes de 1 ou 70 récipients unidoses.

6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation  

Le flacon ne doit jamais être ouvert à lavance. Le sirop doit être bu immédiatement après louverture du flacon.

Ne pas conserver de flacon ouvert ou à demi consommé.

7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  

ASSISTANCE PUBLIQUE HOPITAUX DE PARIS

3 AVENUE VICTORIA

75 100 PARIS R.P.

8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  

·34009 338 943 5 1 : 7,5 ml en récipient unidose (verre brun) ; boîte de 1.

·34009 558 911 5 4 : 7,5 ml en récipient unidose (verre brun) ; boîte de 70

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION  

Date de première autorisation : Mars 1995.

Date de dernier renouvellement : Mars 2010.

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  

Octobre 2018.

11. DOSIMETRIE  

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  

Sans objet.

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de lANSM France.

1) Stupéfiant

Prescription sur ordonnance sécurisée.

Durée maximale de prescription limitée à 14 jours

Délivrance fractionnée par périodes de 7 jours maximum. Le prescripteur peut préciser sur lordonnance la durée de chaque fraction, ou exclure le fractionnement en portant sur lordonnance la mention « délivrance en une seule fois », ou préciser que la dispensation doit se faire quotidiennement.

Dans le cadre dune prise en charge en ambulatoire, la délivrance est effectuée par une pharmacie de ville ou par un CSAPA. Le nom du pharmacien choisi par le patient doit être mentionné sur lordonnance.

Dans le cadre dune prise en charge en établissement de santé, pour les patients hospitalisés, ou dans le cadre dune prise en charge en établissement pénitentiaire, le traitement est délivré quotidiennement sous contrôle médical ou infirmier.

2) Médicament soumis à prescription initiale réservée aux médecins exerçant en centres de soins daccompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) ou aux médecins hospitaliers à loccasion dune hospitalisation, dune consultation ou en milieu pénitentiaire.

Renouvellement non restreint.

Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement.


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source: ANSM - Mis à jour le : 04/12/2018

Dénomination du médicament

CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 10 mg/7,5 ml, sirop en récipient unidose

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.

·Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez dautres questions, interrogez votre médecin, ou votre pharmacien.

ATTENTION

Ce médicament vous a été personnellement prescrit.

Ne dépassez pas la dose qui vous a été personnellement prescrite.

Ne donnez ce médicament à aucune autre personne, même si elle présente les mêmes symptômes que vous. Cela pourrait être dangereux pour elle.

NE LAISSEZ PAS CE MEDICAMENT A LA PORTEE DES ENFANTS.

NE PRENEZ PAS CE MEDICAMENT DEVANT DES ENFANTS.

NOUVREZ JAMAIS LE FLACON A LAVANCE.

CE TRAITEMENT NE DOIT PAS ETRE UTILISE PAR DES PERSONNES NON-DEPENDANTES AUX OPIACES.

·Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 10 mg/7,5 ml, sirop en récipient unidose et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 10 mg/7,5 ml, sirop en récipient unidose ?

3. Comment prendre CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 10 mg/7,5 ml, sirop en récipient unidose ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 10 mg/7,5 ml, sirop en récipient unidose ?

6. Contenu de lemballage et autres informations.

1. QUEST-CE QUE CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 10 mg/7,5 ml, sirop en récipient unidose ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique: CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 10 mg/7,5 ml, sirop en récipient unidose - code ATC : N07BC02.

Ce produit est exclusivement réservé au traitement de substitution des pharmacodépendances aux opiacés aux conditions suivantes :

·être adulte ou adolescent,

·avoir donné son consentement pour le traitement,

·bénéficier dun suivi spécifique médical, social et psychologique relatif à ce traitement,

·se soumettre à des examens d'urine périodiques pour le contrôle du traitement.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 10 mg/7,5 ml, sirop en récipient unidose ?  Retour en haut de la page

Ne prenez jamais CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 10 mg/7,5 ml, sirop en récipient unidose :

·si vous êtes allergique au chlorhydrate de méthadone ou à lun des autres composants contenus dans ce médicament, mentionnés dans la rubrique 6.

·si vous êtes âgé de moins de 15 ans,

·si vous souffrez dinsuffisance respiratoire grave,

·si vous prenez un traitement associé par la buprénorphine, le citalopram, la dompéridone, lescitalopram, lhydroxyzine, la nalbuphine, le nalméfène, la naltrexone ou la pentazocine (voir Autres médicaments et CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 10 mg/7,5 ml, sirop en récipient unidose).

EN CAS DE DOUTE, IL EST INDISPENSABLE DE DEMANDER LAVIS DE VOTRE MEDECIN OU DE VOTRE PHARMACIEN.

Si votre médecin vous a informé(e) dune intolérance à certains sucres, contactez-le avant de prendre ce médicament.

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin ou, à votre pharmacien avant de prendre CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 10 mg/7,5 ml, sirop en récipient unidose).

Mises en garde spéciales

·L'efficacité du traitement dépend :

ode la posologie,

odes mesures médico-psychologiques et socio-éducatives associées.

·Des troubles psychologiques nécessitant une prise en charge spécialisée peuvent se révéler en cours de traitement chez certains patients.

·L'arrêt brutal du traitement entraîne lapparition dun syndrome de sevrage et une diminution de la tolérance acquise. En cas de reprise du traitement, les mêmes précautions sont à prendre que lors de sa mise en place.

·La prise concomitante de ce médicament est déconseillée avec les boissons alcoolisées ou les médicaments contenant de lalcool, et avec des médicaments pouvant perturber le rythme cardiaque comme par exemple avec certains médicaments agissant sur le rythme cardiaque, avec certains médicaments agissant sur le système nerveux central, avec certains antiparasitaires, avec certains anti-infectieux, les arsénieux, la méquitazine, la mizolastine, le dolasétron et londansétron par voie intra-veineuse (IV), le prucalopride, le torémifène, le vandétanib, la vincamine IV (voir Autres médicaments et CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 10 mg/7,5 ml, sirop en récipient unidose).

·En cas dingestion accidentelle, il existe un risque mortel pour les enfants et les personnes non ou peu dépendantes aux opiacés. Conservez les flacons en sûreté, nouvrez jamais les flacons à lavance, tenez les flacons hors de portée des enfants et ne prenez pas ce médicament devant des enfants. Ne conservez pas un flacon ouvert ou à demi-consommé.

En cas dingestion accidentelle ou en cas de doute, la personne ayant absorbé de la méthadone doit être conduite immédiatement au service des urgences le plus proche.

Lutilisation de ce médicament est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au fructose, un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou un déficit en sucrase-isomaltase (maladies métaboliques rares).

Ce médicament contient du glycérol et peut provoquer des troubles digestifs (diarrhée).

Attention ! Ce médicament contient de léthanol (alcool) : le titre alcoolique du sirop est de 1,8% V/V soit 14 mg dalcool par ml de sirop.

Précautions demploi

Prévenez votre médecin si vous vous trouvez dans une des situations suivantes :

·troubles du rythme cardiaque, ralentissement des battements du cur, antécédents de syncope ou antécédents familiaux de mort subite,

·asthme,

·insuffisance respiratoire, rénale ou hépatique (foie) grave,

·insuffisance surrénalienne (insuffisance de la sécrétion dhormones par les glandes surrénaliennes),

·hypothyroïdie (insuffisance de la sécrétion dhormones par la glande thyroïde),

·hypertrophie prostatique (augmentation du volume et du fonctionnement de la prostate),

·épilepsie,

·diabète.

Ce médicament contient environ 4 g de saccharose (sucre) par dose. En tenir compte, si besoin, dans la ration journalière en cas de diabète ou de régime pauvre en sucre.

En raison de la présence dalcool, prévenez votre médecin en cas de maladie du foie, dépilepsie ou de grossesse.

EN CAS DE DOUTE NE PAS HESITER A DEMANDER L'AVIS DE VOTRE MEDECIN OU DE VOTRE PHARMACIEN.

Enfants et adolescents

Sans objet.

Autres médicaments et CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 10 mg/7,5 ml, sirop en récipient unidose

Ce médicament NE DOIT PAS ETRE UTILISE avec de la buprénorphine, du citalopram, de la dompéridone, de lescitalopram, de lhydroxyzine, de la nalbuphine du nalméfène, de la naltrexone ou de la pentazocine, (voirNe prenez jamais CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE AP-HP 10 mg/7,5 ml, sirop en récipient unidose dans les cas suivants).

Les associations aux médicaments suivants SONT A EVITER : médicaments contenant de lalcool, médicaments indiqués dans les troubles du rythme cardiaque (amiodarone, disopyramide, dronédarone, hydroquinidine, quinidine, sotalol), certains médicaments agissant sur le système nerveux central (amisulpride, chlorpromazine, cyamémazine, dropéridol, flupentixol, fluphénazine, halopéridol, lévomépromazine, pimozide, pipampérone, pipotiazine, quétiapine, sulpiride, sultopride, tiapride, zuclopenthixol), certains antiparasitaires (halofantrine, luméfantrine, pentamidine, arténimol, chloroquine, pipéraquine), certains anti-infectieux (érythromycine par voie intra-veineuse (IV), moxifloxacine, spiramycine IV), les arsénieux, mizolastine, dolasétron IV, ondansétron IV, méquitazine, prucalopride, torémifène, vandétanib, vincamine IV (voir Mises en garde spéciales).

Informez votre médecin ou votre pharmacien si vous prenez utilisez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament.

CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 10 mg/7,5 ml, sirop en récipient unidose avec des aliments, boissons et de lalcool

Sans objet.

Grossesse et allaitement

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à votre médecinou votre pharmacien avant de prendre ce médicament.

Grossesse

Ce médicament, dans les conditions normales dutilisation, peut être utilisé pendant la grossesse.

Allaitement

La méthadone passe dans le lait maternel.

L'allaitement est justifié dans tous les cas où le bénéfice pour l'enfant est supérieur aux risques liés à la présence de méthadone dans le lait maternel.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

L'attention est attirée, notamment chez les conducteurs de véhicules et les utilisateurs de machines sur le risque de somnolence attaché à l'utilisation de ce médicament, surtout en début de traitement.

CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 10 mg/7,5 ml, sirop en récipient unidose contient saccharose, glycérol, éthanol (alcool).

3. COMMENT PRENDRE CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 10 mg/7,5 ml, sirop en récipient unidose ?  Retour en haut de la page

Posologie

Les doses sont individuelles. Elles sont adaptées progressivement sous surveillance médicale, en fonction des besoins de chaque patient.

Mode dadministration

Le produit est administré par voie orale, sous contrôle médical ou infirmier.

Ce flacon est fermé par un bouchon sécurité.

NOUVREZ PAS LE FLACON A LAVANCE.

NE LAISSEZ PAS LE FLACON A LA PORTEE DES ENFANTS.

NE PRENEZ PAS CE MEDICAMENT DEVANT DES ENFANTS.

Schéma

Pour louvrir : posez le flacon sur un plan dur, puis appuyez sur le bouchon en le dévissant dans le sens indiqué par la flèche. Le sirop doit être bu immédiatement après ouverture du flacon.

Ne pas conserver de flacon unidose ouvert ou à demi-consommé.

DANS TOUS LES CAS, SE CONFORMER STRICTEMENT A LA PRESCRIPTION MEDICALE.

Fréquence d'administration

Administration en une seule prise par jour.

Durée du traitement

NE PAS MODIFIER OU ARRETER LE TRAITEMENT SANS L'ACCORD DE VOTRE MEDECIN TRAITANT.

La durée de traitement est variable en fonction de chaque patient.

Un arrêt de traitement, par diminution progressive de la posologie, peut être envisagé, avec l'accord du patient, après une stabilisation suffisante de l'état de celui-ci. Les doses doivent être diminuées par paliers progressifs sous surveillance médicale particulière au cours de cette phase.

Si vous avez pris utilisé plus de CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 10 mg/7,5 ml, sirop en récipient unidose que vous nauriez dû

Un surdosage en produits morphiniques constitue un danger vital, nécessitant un traitement en urgence sous surveillance médicale.

Afin d'éviter tout risque de surdosage, le traitement, par la méthadone, entrepris sous surveillance médicale dans un centre agréé ne doit pas être associé à la prise d'autres substances stupéfiantes.

Si vous oubliez de prendre dutiliser CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 10 mg/7,5 ml, sirop en récipient unidose

Consulter le centre de traitement ou le médecin habilité à vous délivrer le produit.

Si vous arrêtez de prendre dutiliser CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 10 mg/7,5 ml, sirop en récipient unidose

Un arrêt brutal de traitement expose à l'apparition d'un syndrome de sevrage.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  Retour en haut de la page

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

La méthadone entraîne les mêmes effets indésirables que la morphine. Les manifestations les plus graves sont : dépression respiratoire ou arrêt respiratoire, hypotension sévère, choc (effondrement de la pression sanguine), troubles du rythme voire arrêt cardiaque.

Des cas fatals dingestion accidentelle, en particulier chez des enfants ont été rapportés.

Chez les sujets présentant une dépendance aux opiacés, les effets indésirables peuvent être :

·en début de traitement : euphorie, vertiges, somnolence, nausées, vomissements, constipation, sédation, hypersudation, troubles urinaires, dèmes,

·au cours du traitement d'entretien : hypersudation, nausées, constipation, très rares cas daugmentation du volume des seins chez lhomme.

Les autres effets observés sont : maux de tête, insomnie, agitation, troubles visuels, bouche sèche, constipation, perte de l'appétit, rétention urinaire, réactions allergiques (démangeaisons, urticaire), éruptions cutanées, douleur biliaire (douleur abdominale intense), diminution ou accélération du rythme cardiaque avec anomalies à lélectrocardiogramme, bouffée congestive (rougeur de la peau au niveau de la face et du cou avec sensation de chaleur), diminution de la libido, prise de poids.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet:www.ansm.sante.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage dinformations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 10 mg/7,5 ml, sirop en récipient unidose ?  Retour en haut de la page

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

Nutilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur lemballage. La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-légout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien déliminer les médicaments que vous nutilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger lenvironnement.

6. CONTENU DE LEMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS  Retour en haut de la page

Ce que contient CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 10 mg/7,5 ml, sirop en récipient unidose  Retour en haut de la page

·La substance active est :

Chlorhydrate de méthadone.............. 10,00 mg

Pour un récipient unidose.

Les autres composants est sont : Acide sorbique, glycérol, D-xylose, saccharose, concentré pour sirop dorange amère, eau purifiée.

Quest-ce que CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE HOPITAUX DE PARIS 10 mg/7,5 ml, sirop en récipient unidose et contenu de lemballage extérieur  Retour en haut de la page

Ce médicament se présente sous forme de sirop. Boîte de 1 ou 70 récipients unidoses.

Titulaire de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

ASSISTANCE PUBLIQUE HOPITAUX DE PARIS AP-HP

3 AVENUE VICTORIA

75 100 PARIS R.P.

Exploitant de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

LABORATOIRES BOUCHARARECORDATI

IMMEUBLE LE WILSON

70 AVENUE DU GENERAL DE GAULLE

92 800 PUTEAUX

Fabricant  Retour en haut de la page

LABORATOIRES BOUCHARARECORDATI

IMMEUBLE LE WILSON

70 AVENUE DU GENERAL DE GAULLE

92 800 PUTEAUX

OU

SOPHARTEX

21 RUE DU PRESSOIR

28 500 VERNOUILLET

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen  Retour en haut de la page

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :  Retour en haut de la page

Octobre 2018

Autres  Retour en haut de la page

Sans objet.

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de lANSM (France).

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