Croyances, superstition, pourquoi une telle crédulité ?

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Croiser un chat noir porte malheur, jouer un vendredi 13 augmente vos chances de gagner, passer sous une échelle vous attirera des ennuis… ces croyances ne sont pas logiques, mais pour certains, ancrées dans leurs convictions. Pourquoi cette crédulité ? Quelles sont les origines de ces croyances ?

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Les croyances ont une origine logique

Certaines superstitions, comme penser que passer sous une échelle porte malheur, possèdent une raison d’être. Si quelqu’un travaille en haut de cette échelle, vous risquez de prendre un pot de peinture sur la tête. Cette croyance est donc un élargissement d’un conseil de bon sens. Un peu comme si l’on vous disait : mettre deux doigts dans une prise, c’est dangereux. Au départ, il ne s’agit plus de croyance, mais de prévention des accidents domestiques ! La superstition est ensuite élargie, comme si notre cerveau cherchait à nous faire encore plus peur que nécessaire, afin, sans doute, de nous protéger.

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Des croyances dont les origines sont des coïncidences

Vous avez mis votre robe rouge le jour de votre oral d’examen… et vous avez eu la note maximale ! Il se peut que votre cerveau décide de relier ces faits entre eux. Il décrète alors : « Cette robe rouge me porte chance ». Vous la porterez ensuite lorsque vous penserez avoir besoin de chance. C’est une superstition car votre cerveau a créé une relation entre deux éléments a priori sans rapport logique. C’est ainsi que se forment les gris-gris, les porte-bonheurs… Et après tout, pourquoi pas, puisqu’ils ont pour effet de nous rassurer. C’est positif tant que cela reste bénéfique. Avoir un porte-bonheur, c’est banal, mais attention. Se créer des rituels de plus en plus nombreux, cela peut devenir pathologique.

Publié le 18 Février 2015 | Mis à jour le 06 Mars 2015
Auteurs : Dr Catherine Solano