COLPOTROPHINE, capsule vaginale

source: ANSM - Mis à jour le : 02/11/2020

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  

COLPOTROPHINE, capsule vaginale

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  

Promestriène .................................................................................................................. 0,01000 g

Pour une capsule vaginale.

Excipient(s) à effet notoire : Parahydroxybenzoate de méthyle sodé (E 219), Parahydroxybenzoate de propyle sodé (E 217).

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  

Capsule vaginale.

4. DONNEES CLINIQUES  

4.1. Indications thérapeutiques  

Traitement symptomatique de l’atrophie vaginale liée à une déficience en estrogènes chez la femme post-ménopausée.

4.2. Posologie et mode d'administration  

Posologie

Une capsule par jour, par voie vaginale par cures de 20 jours.

Pour l’instauration et la poursuite du traitement des symptômes post-ménopausiques, la dose minimale efficace doit être utilisée pendant la durée la plus courte possible (voir également rubrique 4.4).

Pour les produits à base d’estrogènes pour administration par voie vaginale pour lesquels l’exposition systémique à l’estrogène reste dans les valeurs post-ménopausiques normales, il n’est pas recommandé d’ajouter un progestatif.

Des cures d'entretien peuvent être nécessaires.

4.3. Contre-indications  

·Cancer du sein connu ou suspecté ou antécédents de cancer du sein ;

·Tumeurs malignes estrogéno-dépendantes connues ou suspectées (par exemple cancer de l’endomètre) ;

·Métrorragies de cause non diagnostiquée ;

·Hyperplasie de l’endomètre non traitée ;

·Antécédents ou présence de thrombo-embolie veineuse (thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire) ;

·Thrombophilie connue (par exemple déficit en protéine S, en protéine C ou en antithrombine, voir rubrique 4.4).

·Maladie thromboembolique artérielle évolutive ou récente (par exemple angor, infarctus du myocarde) ;

·Hépatopathie aiguë ou antécédents d’hépatopathie jusqu’à la normalisation du bilan hépatique ;

·Porphyrie.

·Allaitement (voir rubrique 4.6) ;

·En association avec des produits spermicides et en cas d’utilisation de préservatifs masculins en latex (voir rubrique 4.5) ;

·Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  

Mises en garde spéciales

Pour le traitement des symptômes post-ménopausiques, le THS ne doit être instauré que si les symptômes ont un retentissement négatif sur la qualité de vie. Dans tous les cas, une évaluation attentive du rapport bénéfice/risque doit être effectuée au moins une fois par an et le THS ne doit être poursuivi que si le bénéfice est supérieur au risque.

Les données concernant les risques associés au THS dans le traitement de la ménopause précoce sont limitées. Cependant, compte tenu du faible niveau de risque absolu chez les femmes jeunes, le rapport bénéfice-risque chez ces femmes peut être plus favorable que chez les femmes plus âgées.

Examens cliniques/surveillance

Avant l’instauration ou la reprise d’un THS, une anamnèse personnelle et familiale complète doit être réalisée. L’examen clinique (incluant un examen du pelvis et des seins) doit être guidé par celle-ci et par les contre-indications et précautions d’emploi. Pendant le traitement, des contrôles réguliers sont recommandés, dont la fréquence et la nature doivent être adaptées individuellement à chaque patiente. Les patientes doivent être informées des types de changements des seins qui doivent être signalés à leur médecin ou infirmier/ère (voir « Cancer du sein » ci-dessous). Des examens, incluant les modalités d’imagerie appropriées, par exemple mammographie, doivent être réalisés conformément aux pratiques de dépistage en vigueur et adaptés aux besoins cliniques de la patiente.

Situations nécessitant une surveillance

En cas de présence, d’antécédents et/ou d’aggravation de l’une des situations ci-dessous au cours d’une grossesse ou d’un traitement hormonal antérieur, la patiente doit être étroitement surveillée. Il convient de tenir compte du fait que ces situations peuvent récidiver ou s’aggraver pendant le traitement par COLPOTROPHINE, capsule vaginale, en particulier :

·léiomyome (fibromes utérins) ou endométriose ;

·facteurs de risques de maladies thrombo-emboliques (voir ci-dessous) ;

·facteurs de risque de cancers estrogéno-dépendants, par exemple cancer du sein chez une parente au premier degré ;

·hypertension artérielle ;

·affections hépatiques (par exemple adénome hépatocellulaire) ;

·diabète avec ou sans vasculopathie ;

·cholélithiase ;

·migraine ou céphalées (sévères) ;

·lupus érythémateux disséminé ;

·antécédents d’hyperplasie de l’endomètre (voir ci-dessous) ;

·épilepsie ;

·asthme ;

·otosclérose.

Motifs d’arrêt immédiat du traitement

Le traitement doit être arrêté en cas de découverte d’une contre-indication et dans les situations suivantes :

·ictère ou détérioration de la fonction hépatique ;

·augmentation significative de la pression artérielle ;

·apparition de céphalées de type migraine ;

·grossesse.

Hyperplasie et cancer de l’endomètre

Chez les femmes non hystérectomisées, le risque d’hyperplasie et de cancer de l’endomètre est majoré lorsque des estrogènes seuls sont administrés par voie systémique pendant de longues périodes.

Pour les produits à base d’estrogènes pour administration par voie vaginale pour lesquels l’exposition systémique à l’estrogène reste dans les valeurs post-ménopausiques normales, il n’est pas recommandé d’ajouter un progestatif.

La sécurité en termes d’hyperplasie ou de cancer de l’endomètre d’un traitement estrogénique au long cours (plus d’un an) ou répété par voie vaginale n’a pas été établie avec certitude. Par conséquent, si le traitement est répété, il doit être réévalué au moins une fois par an.

Une stimulation par estrogènes seuls peut entraîner une transformation prémaligne ou maligne dans les foyers d’endométriose résiduels. Par conséquent, la prudence est recommandée lors de l’utilisation de ce médicament chez les femmes ayant subi une hystérectomie en raison d’une endométriose, en particulier en cas de présence d’une endométriose résiduelle connue.

En cas de survenue de métrorragies ou de spotting à tout moment pendant le traitement, la cause doit être recherchée, les investigations pouvant inclure une biopsie de l’endomètre afin d’exclure la présence d’un cancer de l’endomètre.

Les risques suivants ont été associés aux THS systémiques et s’appliquent dans une moindre mesure aux produits à base d’estrogènes pour administration vaginale pour lesquels l’exposition systémique à l’estrogène reste dans les valeurs post-ménopausiques normales. Cependant, ils doivent être pris en compte en cas d’utilisation au long cours ou répétée de ce médicament.

Cancer du sein

Les données épidémiologiques issues d’une importante méta-analyse suggèrent l’absence d’augmentation du risque de cancer du sein chez les femmes n’ayant aucun antécédent de cancer du sein et prenant des oestrogènes par voie vaginale à faible dose. Il n’a pas été établi si les oestrogènes par voie vaginale à faible dose favorisent la récidive du cancer du sein.

Cancer de l’ovaire

Le cancer de l’ovaire est beaucoup plus rare que le cancer du sein.

Les données épidémiologiques d’une grande méta-analyse semblent indiquer une légère augmentation du risque chez les femmes utilisant un THS systémique à base d’estrogène seul, qui devient apparent après 5 ans d’utilisation et diminue au cours du temps après l’arrêt du traitement.

Thrombo-embolie veineuse

Le THS systémique est associé à une augmentation de 1,3 à 3 fois du risque de développement d’une thrombo-embolie veineuse (TEV), c’est-à-dire thrombose veineuse profonde ou embolie pulmonaire. Ce type d’événement est plus susceptible de survenir au cours de la première année de traitement (voir rubrique 4.8).

Le risque de TEV est majoré chez les patientes présentant une thrombophilie connue et le THS peut augmenter ce risque. Il est donc contre-indiqué chez ces patientes (voir rubrique 4.3).

Les facteurs de risque généralement reconnus de TEV sont : traitement estrogénique, âge avancé, intervention chirurgicale lourde, immobilisation prolongée, obésité (IMC > 30 kg/m2), grossesse/période du post-partum, lupus érythémateux disséminé (LED) et cancer. Il n’existe pas de consensus sur le rôle possible des varices dans les TEV.

Comme chez tous les patients en période postopératoire, des mesures prophylactiques doivent être envisagées afin de prévenir une TEV après la chirurgie. Si une intervention chirurgicale programmée doit être suivie d’une longue période d’immobilisation, il est recommandé d’interrompre le THS 4 à 6 semaines avant l’intervention. Le traitement ne doit être repris que lorsque la patiente est totalement mobile.

Chez les femmes n’ayant pas d’antécédents personnels de TEV mais dont un parent au premier degré a des antécédents de thrombose à un jeune âge, un dépistage peut être proposé après des conseils attentifs à propos de ses limites (le dépistage ne permet d’identifier que certaines anomalies thrombophiliques).

Si une anomalie thrombophilique associée à des thromboses chez des membres de la famille est identifiée ou si l’anomalie est « sévère » (par exemple déficit en antithrombine, en protéine S ou en protéine C ou association de déficits), le THS est contre-indiqué.

Le rapport bénéfice-risque de l’utilisation d’un THS chez les femmes recevant déjà un traitement anticoagulant régulier doit être évalué attentivement.

En cas d’apparition d’une TEV après l’instauration du traitement, celui-ci doit être arrêté. Les patientes doivent être informées qu’elles doivent contacter immédiatement leur médecin si elles remarquent un symptôme possible de thrombo-embolie (par exemple gonflement douloureux d’une jambe, douleur thoracique subite, dyspnée).

Maladie coronarienne (MC)

Estrogènes seuls

Les données d’études randomisées n’ont pas montré d’augmentation du risque de MC chez les femmes hystérectomisées qui utilisent un traitement systémique à base d’estrogène seul.

Accident vasculaire cérébral ischémique

Les traitements systémiques par estrogènes seuls sont associés à une augmentation allant jusqu’à 1,5 fois du risque d’accident vasculaire cérébral ischémique. Le risque relatif ne change pas avec l’âge ou le délai depuis la ménopause. Cependant, puisque le risque de base d’accident vasculaire cérébral est très dépendant de l’âge, le risque global chez les femmes qui utilisent un THS augmentera avec l’âge (voir rubrique 4.8).

Autres situations

Les estrogènes peuvent provoquer une rétention hydrique et les patientes présentant une insuffisance cardiaque ou rénale doivent donc être étroitement surveillées.

Les patientes présentant une hypertriglycéridémie préexistante doivent être étroitement surveillées au cours d’un traitement de substitution estrogénique ou de tout traitement hormonal substitutif, car de rares cas d’augmentations importantes des taux de triglycérides plasmatiques entraînant une pancréatite ont été rapportés lors d’un traitement estrogénique dans cette situation.

Les estrogènes augmentent le taux de TBG (thyroxine-binding globuline), ce qui entraîne une augmentation des taux d’hormones thyroïdiennes totales en circulation, mesurés par le dosage de l’iode protéique (PBI, protein-bound iodine), du taux de T4 (par chromatographie sur colonne ou radio-immunodosage) ou de T3 (par radio-immunodosage). La fixation de la T3 sur la résine est diminuée, ce qui reflète l’augmentation de la TBG. Les concentrations de T4 et de T3 libres ne sont pas modifiées. Les taux sériques d’autres protéines de liaison, telles que la CBG (corticosteroid-binding globulin) ou la SHBG (sex hormone-binding protein) peuvent être élevés, en entraînant respectivement une augmentation des corticoïdes et des stéroïdes sexuels en circulation. Les taux d’hormones libres ou biologiquement actives ne sont pas modifiés. Les taux d’autres protéines plasmatiques peuvent être augmentés (angiotensinogène/substrat de la rénine, alpha-1-antitrypsine, céruloplasmine).

L’utilisation d’un THS n’améliore pas la fonction cognitive. Certaines données indiquent une augmentation du risque de démence probable chez les femmes qui commencent à utiliser un THS continu combiné ou estrogénique après l’âge de 65 ans.

Ce médicament contient du parahydroxybenzoate de méthyle sodé (E219) et du parahydroxybenzoate de propyle sodé (E217), et peut provoquer des réactions allergiques (éventuellement retardées).

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  

Associations contre-indiquées

Préservatifs masculins en latex

Risque de rupture du préservatif lors de l'utilisation avec des corps gras ou des lubrifiants contenant des huiles minérales.

Associations déconseillées

Spermicides

Tout traitement local vaginal est susceptible d'inactiver une contraception locale spermicide.

Associations à prendre en compte

Du fait de l’administration par voie vaginale et de l’absorption systémique minimale, des interactions cliniquement pertinentes de COLPOTROPHINE, capsule vaginale avec d’autres médicaments sont peu probables. Cependant, la possibilité d’interactions avec d’autres traitements locaux administrés par voie vaginale doit être prise en compte.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  

Grossesse

COLPOTROPHINE, capsule vaginale n'est pas indiqué pendant la grossesse. En cas de survenue d’une grossesse pendant le traitement par COLPOTROPHINE, capsule vaginale, celui-ci doit être arrêté immédiatement.

Les données de la plupart des études épidémiologiques menées jusqu’à présent concernant une exposition fœtale accidentelle aux estrogènes n’ont pas mis en évidence d’effets tératogènes ou fœtotoxiques.

En conséquence, la découverte d'une grossesse sous estrogènes n'en justifie pas l'interruption.

Risque de rupture du préservatif lors de l'utilisation avec des corps gras ou des lubrifiants contenant des huiles minérales.

Allaitement

COLPOTROPHINE, capsule vaginale est contre-indiqué pendant l’allaitement.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  

Aucun effet sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n'a été rapporté.

4.8. Effets indésirables  

Tableau des effets indésirables

Les effets indésirables suivants peuvent survenir au cours du traitement par COLPOTROPHINE, capsule vaginale

Classe de systèmes d’organes

Effets indésirables fréquents

1/100, <1/10)

Effets indésirables peu fréquents

1/1 000, <1/100)

Effets indésirables rares (1/10 000, <1/1 000)

Effets indésirables très rares (<1/10 000)

Fréquence indéterminée

Affections du système immunitaire

Possibilité d'allergie

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Prurit locaux

Troubles généraux et anomalies au site d’administration

Irritation

Affections des organes de reproduction et du sein

Saignements vaginaux

Effets de classe associés aux THS systémiques

Les risques suivants ont été associés aux THS systémiques et s’appliquent dans une moindre mesure aux produits à base d’estrogènes pour administration vaginale pour lesquels l’exposition systémique à l’estrogène reste dans les valeurs post-ménopausiques normales.

Cancer de l’ovaire

L’utilisation d’un THS systémique a été associée à une légère augmentation du risque de cancer de l’ovaire (voir rubrique 4.4).

Une méta-analyse de 52 études épidémiologiques a montré un risque accru de cancer de l’ovaire chez les femmes utilisant un THS systémique par rapport à celles qui n’en n’avaient jamais utilisé (RR 1,43, IC à 95 % : 1,31 ; 1,56). Pour les femmes âgées de 50 à 54 ans utilisant un THS pendant 5 ans, cela résulte en un cas supplémentaire pour 2 000 utilisatrices environ. Chez les femmes âgées de 50 à 54 ans qui n’utilisent pas de THS, un cancer de l’ovaire sera diagnostiqué chez environ 2 femmes sur 2 000 sur une période de 5 ans.

Risque de thrombo-embolie veineuse

Le THS systémique est associé à une augmentation de 1,3 à 3 fois du risque relatif de développement d’une thrombo-embolie veineuse (TEV), c’est-à-dire thrombose veineuse profonde ou embolie pulmonaire. Ce type d’événement est plus susceptible de survenir au cours de la première année d’utilisation du THS (voir rubrique 4.4). Les résultats des études WHI sont présentés ci-dessous :

Etudes WHI – Risque supplémentaire de TEV sur 5 ans d’utilisation

Tranche d’âge (ans)

Incidence pour 1 000 femmes du groupe placebo sur 5 ans

Risque relatif et IC à 95 %#

Nombre de cas supplémentaires pour 1 000 utilisatrices d’un THS

THS à base d’estrogènes seuls*8

50-59

7

1,2 (0,6-2,4)

1 (-3 ; 10)

6 * Données issues des taux d’incidence de base dans les pays développés.

7 * Etude WHI chez des femmes hystérectomisées, n’ayant pas montré d’augmentation du risque de cancer du sein.

8 * Etude chez des femmes hystérectomisées.

Risque d’accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique

·L’utilisation d’un THS systémique est associée à une augmentation allant jusqu’à 1,5 fois du risque relatif d’AVC ischémique. Le risque d’AVC hémorragique n’est pas majoré pendant l’utilisation d’un THS.

·Ce risque relatif ne dépend pas de l'âge ou de la durée d’utilisation, mais puisque le risque de base d’AVC est très dépendant de l’âge, le risque global chez les femmes qui utilisent un THS augmentera avec l’âge (voir rubrique 4.4).

Etudes WHI combinées – Risque supplémentaire d’AVC ischémique*9 sur 5 ans d’utilisation

Tranche d’âge (ans)

Incidence pour 1 000 femmes du groupe placebo sur 5 ans

Risque relatif et IC à 95 %

Nombre de cas supplémentaires pour 1 000 utilisatrices d’un THS sur 5 ans

50-59

8

1,3 (1,1 ; 1,6)

3 (1-5)

D’autres effets indésirables ont été rapportés lors de l’utilisation d’un traitement estroprogestatif systémique :

·Affections biliaires.

·Affections de la peau et du tissu sous-cutané : chloasma, érythème polymorphe, érythème noueux, purpura vasculaire.

·Risque de démence en cas d’instauration du traitement après l’âge de 65 ans (voir rubrique 4.4).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.ansm.sante.fr.

4.9. Surdosage  

Compte tenu de la voie d'administration et du très faible passage systémique du promestriène (cf. rubrique 5.2), un surdosage systémique est peu probable.

Cependant, une utilisation excessive pourrait entraîner une exacerbation des effets indésirables locaux tels qu’irritation, prurit et brûlures vaginales.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  

Classe pharmacothérapeutique : estrogènes naturels et hémisynthétiques par voie locale non associés, code ATC : G03CA

Le promestriène traite les symptômes vaginaux dû au déficit œstrogénique : Les œstrogènes appliqués au niveau vaginal soulagent les symptômes de l’atrophie vulvo-vaginale liée au déficit en œstrogènes chez la femme ménopausée.Après application vaginale, il n'a jamais pu être décelé d'effet hormonal systémique, notamment sur les organes estrogeno-sensibles situés à distance du vagin.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  

Après application cutanée, moins de 1 % du promestriène passe dans la circulation générale.

5.3. Données de sécurité préclinique  

Sans objet.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  

6.1. Liste des excipients  

Parahydroxybenzoate de méthyle sodé (E 219), parahydroxybenzoate de propyle sodé (E 217), vaseline, polyisobutène perhydrogéné (Parleam), sesquioléate de sorbitan (Arlacel 83), silice colloïdale anhydre, eau purifiée, gélatine, glycérol, diméticone.

6.2. Incompatibilités  

Sans objet.

6.3. Durée de conservation  

5 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation  

A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   

Plaquette thermoformée (PVC/Aluminium) de 10 capsules vaginales.

6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation  

Pas d’exigences particulières.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  

THERAMEX IRELAND LIMITED

3RD FLOOR, KILMORE HOUSE

PARK LANE, SPENCER DOCK

DUBLIN 1, D01YE64

IRLANDE

8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  

·34009 316 232 9 8 : 20 capsules vaginales sous plaquettes (PVC/Aluminium).

·34009 316 231 2 0 : 10 capsules vaginales sous plaquette (PVC/Aluminium).

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION  

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE  

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  

Sans objet.

Liste II.

source: ANSM - Mis à jour le : 02/11/2020

Dénomination du médicament

COLPOTROPHINE, capsule vaginale

Promestriène

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.

·Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

·Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que COLPOTROPHINE, capsule vaginale et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant d’utiliser COLPOTROPHINE, capsule vaginale ?

3. Comment utiliser COLPOTROPHINE, capsule vaginale ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver COLPOTROPHINE, capsule vaginale ?

6. Contenu de l’emballage et autres informations.

1. QU’EST-CE QUE COLPOTROPHINE, capsule vaginale ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  

Classe pharmacothérapeutique : estrogènes naturels et hémisynthétiques par voie locale non associés - code ATC : G03CA.

COLPOTROPHINE, capsule vaginale appartient à un groupe de médicaments appelés traitement hormonal substitutif (THS) vaginal.

Ce médicament est utilisé pour soulager les symptômes de la ménopause au niveau vaginal tels que la sécheresse ou l’irritabilité. On parle « d’atrophie vaginale ». Elle est causée par une baisse du taux d’estrogènes dans votre corps : ceci arrive naturellement après la ménopause. COLPOTROPHINE, capsule vaginale agit en remplaçant les estrogènes qui sont normalement produit par les ovaires de la femme. La capsule est introduite dans votre vagin afin que les hormones y soient libérées et ceci permet de soulager l’inconfort au niveau vaginal.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT D’UTILISER COLPOTROPHINE, capsule vaginale ?  

Antécédents médicaux et contrôles réguliers

L’utilisation d’un THS comporte des risques qui doivent être pris en compte pour décider de commencer ou de poursuivre le traitement.

L’expérience du traitement en cas de ménopause précoce (en raison d’une insuffisance ovarienne ou d’une intervention chirurgicale) est limitée. Si vous avez été ménopausée précocement, les risques liés à l’utilisation d’un THS peuvent être différents. Adressez-vous à votre médecin.

Avant de commencer (ou de recommencer) un THS, votre médecin vous interrogera sur vos antécédents médicaux personnels et familiaux. Il est possible qu’il décide d’effectuer un examen clinique. Cela peut comporter un examen de vos seins et/ou un examen gynécologique si nécessaire.

Lorsque vous aurez commencé le traitement par COLPOTROPHINE, capsule vaginale, vous devrez voir votre médecin pour des contrôles réguliers (au moins une fois par an). Lors de ces visites, vous devez parler avec votre médecin des bénéfices et des risques de la poursuite du traitement par COLPOTROPHINE, capsule vaginale.

Suivez les recommandations de votre médecin concernant les mammographies de dépistage régulières.

N’utilisez jamais COLPOTROPHINE, capsule vaginale :

Si l’une des situations suivantes s’applique à votre cas, si vous n’êtes pas sûre concernant l’un des points ci-dessous, parlez-en à votre médecin avant de prendre COLPOTROPHINE, capsule vaginale.

N’utilisez jamais COLPOTROPHINE, capsule vaginale :

·si vous êtes allergique au promestriène ou à l’un des autres composants contenus dans ce médicament, mentionnés dans la rubrique 6.

·si vous avez ou avez eu dans le passé un cancer du sein ou si un cancer du sein est suspecté chez vous ;

·si vous présentez un cancer sensible aux estrogènes (« estrogéno-dépendant »), par exemple un cancer de la muqueuse utérine (endomètre) ou si un tel cancer est suspecté chez vous ;

·si vous présentez des saignements vaginaux inexpliqués ;

·si vous présentez un épaississement excessif de la muqueuse utérine (hyperplasie de l’endomètre) non traité ;

·si vous avez ou avez eu dans le passé un caillot de sang dans une veine (thrombose), par exemple dans une jambe (thrombose veineuse profonde) ou les poumons (embolie pulmonaire) ;

·si vous présentez un trouble de la coagulation sanguine (tel qu’un déficit en protéine C, protéine S ou antithrombine) ;

·si vous avez ou avez eu récemment une maladie causée par des caillots de sang dans les artères, telle qu’infarctusdu myocarde (crise cardiaque), accident vasculaire cérébral ou angor (angine de poitrine) ;

·si vous avez ou avez eu dans le passé une maladie du foie et que votre bilan hépatique n’est pas redevenu normal ;

·si vous présentez une affection du sang rare appelée « porphyrie » à transmission familiale (héréditaire) ;

·si vous allaitez (voir rubrique « Grossesse, allaitement et fertilité »).

·en cas d’utilisation de préservatifs masculins en latex ou en association avec des produits spermicides (voir rubrique « Autres médicaments et COLPOTROPHINE, capsule vaginale »).

Si l’une des affections ci-dessus apparaît pour la première fois pendant le traitement par COLPOTROPHINE, capsule vaginale, arrêtez aussitôt de l’utiliser et consultez immédiatement votre médecin.

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin, pharmacien ou votre infirmier/ère avant d’utiliser COLPOTROPHINE, capsule vaginalesi vous avez déjà eu un des problèmes suivants, car ils pourraient récidiver ou s’aggraver pendant le traitement par COLPOTROPHINE, capsule vaginale. Si tel est le cas, vous devez consultez votre médecin plus souvent pour des examens :

·fibromes utérins ;

·développement de la muqueuse utérine en dehors de l’utérus (endométriose) ou antécédents de développement excessif de la muqueuse utérine (hyperplasie de l’endomètre) ;

·risque accru de développement de caillots de sang (voir « Caillot de sang dans une veine (thrombose) ») ;

·risque accru de développement d’un cancer sensible aux estrogènes (par exemple antécédents de cancer du sein chez la mère, une sœur ou une grand-mère) ;

·hypertension artérielle ;

·troubles hépatiques comme une tumeur bénigne du foie

·diabète ;

·calculs biliaires ;

·migraine ou maux de tête sévères ;

·maladie due à un dysfonctionnement du système immunitaire touchant de nombreux organes dans le corps (lupus érythémateux disséminé, LED) ;

·épilepsie ;

·asthme ;

·maladie affectant le tympan et l’audition (otosclérose) ;

·taux très élevé de graisses (triglycérides) dans le sang ;

·rétention d’eau due à des troubles cardiaques ou rénaux.

Arrêtez d’utiliser COLPOTROPHINE, capsule vaginale et consultez immédiatement un médecin si l’une des situations ci-dessous survient pendant l’utilisation du THS :

·l’une des situations mentionnées dans la rubrique « N’utilisez jamais COLPOTROPHINE, capsule vaginale » ;

·jaunissement de la peau ou du blanc de l’œil (ictère jaunisse). Cela peut être un signe d’une maladie du foie ;

·augmentation importante de la tension artérielle (les symptômes peuvent être des maux de tête, une fatigue, des sensations vertigineuses) ;

·maux de tête de type migraine survenant pour la première fois ;

·grossesse ;

·si vous remarquez des signes de caillot de sang tels que :

ogonflement douloureux et rougeur de la jambe ;

o douleur soudaine dans la poitrine ;

o difficultés pour respirer.

Pour plus d’informations, voir « Caillot de sang dans une veine (thrombose) ».

Remarque : COLPOTROPHINE, capsule vaginale n’est pas un contraceptif. Si vos dernières règles datent de moins de 12 mois ou si vous êtes âgée de moins de 50 ans, il est possible que vous ayez toujours besoin d’utiliser une contraception pour éviter une grossesse. Demandez conseil à votre médecin.

THS et cancer

Epaississement excessif de la muqueuse utérine (hyperplasie de l’endomètre) et cancer de la muqueuse utérine (cancer de l’endomètre)

L’utilisation d’un THS à base d’estrogène seul par voie orale pendant une longue période peut augmenter le risque de développement d’un cancer de la muqueuse utérine (endomètre).

On ne sait pas avec certitude s’il existe un risque similaire en cas d’utilisation de COLPOTROPHINE, capsule vaginale pour des traitements répétés ou de longue durée (plus d’un an). Cependant, il a été démontré que l’absorption de COLPOTROPHINE, capsule vaginale dans le sang est très faible ; par conséquent, l’ajout d’un progestatif n’est pas nécessaire.

L’apparition de saignements ou de légères pertes de sang (« spotting ») n’a généralement rien d’inquiétant, mais vous devez consulter votre médecin. Cela pourrait être un signe d’épaississement de l’endomètre.

Les risques ci- après s’appliquent aux médicaments de traitement hormonal substitutif (THS) qui circulent dans le sang. Toutefois, COLPOTROPHINE, capsule vaginale est destiné au traitement local au niveau du vagin et son absorption dans le sang est très faible. Il est peu probable que les conditions indiquées ci-dessous s’aggravent ou récidivent au cours du traitement par COLPOTROPHINE, capsule vaginale, mais il convient de consulter un médecin si vous vous concernée.

Cancer du sein

Des données suggèrent que la prise de COLPOTROPHINE, capsule vaginale n’augmente pas le risque de cancer du seinchez les femmes n’ayant pas été atteinte d’un cancer du sein par le passé. Il n’a pas été établi si COLPOTROPHINE, capsule vaginale peut être utilisé en toute sécurité chez les femmes ayant été atteintes d’un cancer du sein par le passé.

·Contrôlez régulièrement vos seins. Consultez votre médecin si vous remarquez des changements tels que :

oaspect capitonné (« en peau d’orange ») de la peau ;

omodifications des mamelons ;

onodules visibles ou palpables.

De plus, il vous est recommandé de suivre un programme de mammographies de dépistage s’il vous est proposé.

Cancer de l’ovaire

Le cancer de l’ovaire est rare, beaucoup plus rare que le cancer du sein. L’utilisation d’un THS à base d’estrogène seul a été associée à une légère augmentation du risque de cancer de l’ovaire.

Le risque de cancer de l’ovaire varie selon l’âge. Par exemple, chez les femmes âgées de 50 à 54 ans qui n’utilisent pas de THS, un cancer de l’ovaire sera diagnostiqué chez environ 2 femmes sur 2 000 sur une période de 5 ans. Chez les femmes utilisant un THS depuis 5 ans, environ 3 cas pour 2 000 utilisatrices seront observés (c’est-à-dire environ 1 cas supplémentaire).

Effet du THS sur le cœur et la circulation

Caillot de sang dans une veine (thrombose)

Le risque de formation de caillots de sang dans les veines est environ 1,3 à 3 fois plus élevé chez les femmes qui utilisent un THS que chez celles qui n’en utilisent pas, en particulier pendant la première année de traitement.

Les caillots de sang peuvent être graves, et si un caillot migre vers les poumons, cela peut provoquer une douleur thoracique, un essoufflement, un évanouissement, voire le décès.

Votre risque de développer un caillot de sang dans une veine augmente si vous êtes âgée et si l’une des situations ci-dessous vous concerne. Informez votre médecin si l’une de ces situations s’applique à vous :

·vous ne pouvez pas marcher longtemps en raison d’une intervention chirurgicale lourde, d’une blessure ou d’une maladie (voir également la rubrique 3. Si une intervention chirurgicale est nécessaire) ;

·vous présentez un surpoids sévère (IMC > 30 kg/m2) ;

·vous présentez un trouble de la coagulation sanguine qui nécessite un traitement au long cours par un médicament utilisé pour prévenir la formation de caillots de sang ;

·un de vos proches parents a des antécédents de caillot de sang dans une jambe, les poumons ou un autre organe ;

·vous présentez un lupus érythémateux disséminé (LED) ;

·vous avez un cancer.

Pour les signes d’un caillot de sang, voir « Arrêtez d’utiliser COLPOTROPHINE, capsule vaginale et consultez immédiatement un médecin ».

A titre de comparaison

En considérant les femmes âgées d’une cinquantaine d’années qui n’utilisent pas de THS, il est estimé qu’en moyenne 4 à 7 sur 1 000 développeront un caillot de sang dans une veine sur une période de 5 ans.

Chez les femmes âgées d’une cinquantaine d’années qui utilisent un THS à base d’estrogène seul depuis plus de 5 ans, 5 à 8 cas sur 1 000 utilisatrices seront observés (c’est-à-dire 1 cas supplémentaire).

Maladie cardiaque (infarctus du myocarde)

Chez les femmes utilisant un traitement à base d’estrogène seul, il n’y a pas de risque accru de développement d’une maladie cardiaque.

Accident vasculaire cérébral (AVC)

Le risque d’accident vasculaire cérébral est environ 1,5 fois plus élevé chez les femmes qui utilisent un THS que chez celles qui n’en utilisent pas. Le nombre de cas supplémentaires d’accident vasculaire cérébral dus à l’utilisation d’un THS augmente avec l’âge.

A titre de comparaison

En considérant les femmes âgées d’une cinquantaine d’années qui n’utilisent pas de THS, il est estimé qu’en moyenne 8 sur 1 000 présenteront un accident vasculaire cérébral sur une période de 5 ans. Chez les femmes âgées d’une cinquantaine d’années qui utilisent un THS, il y aura 11 cas sur 1 000 utilisatrices sur 5 ans (c’est-à-dire 3 cas supplémentaires).

Autres affections

·Le THS ne prévient pas la perte de mémoire. Certaines données indiquent que le risque de perte de mémoire est plus élevé chez les femmes qui commencent à utiliser un THS après l’âge de 65 ans. Demandez conseil à votre médecin.

Enfants et adolescents

Sans objet.

Autres médicaments et COLPOTROPHINE, capsule vaginale

Ne pas utiliser avec des produits spermicides (risque d'inactivation).

Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament, y compris un médicament obtenu sans ordonnance, des médicaments à base de plantes ou d’autres produits naturels.

COLPOTROPHINE, capsule vaginale est utilisé en traitement local dans le vagin et il est peu probable qu’il ait des effets sur d’autres médicaments. COLPOTROPHINE, capsule vaginale peut avoir des effets sur les autres traitements administrés par voie vaginale.

COLPOTROPHINE, capsule vaginale avec des aliments, boissons et de l’alcool

Sans objet.

Grossesse, allaitement et fertilité

COLPOTROPHINE, capsule vaginale est indiqué uniquement chez les femmes post-ménopausées.

Si vous découvrez que vous êtes enceinte, arrêtez d’utiliser COLPOTROPHINE, capsule vaginale et contactez votre médecin.

En cas d'allaitement, l'utilisation de ce médicament est contre-indiquée.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Pas d'effet particulier.

COLPOTROPHINE, capsule vaginale contient du parahydroxybenzoate de méthyle sodé (E 219), parahydroxybenzoate de propyle sodé (E 217).

Ce médicament peut provoquer des réactions allergiques (éventuellement retardées).

3. COMMENT UTILISER COLPOTROPHINE, capsule vaginale ?  

Veillez à toujours utiliser ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin ou pharmacien. Vérifiez auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

Posologie

La posologie et le rythme d'administration des applications doivent être déterminés par votre médecin.

En général, 1 capsule par jour, par cures de 20 jours.

Votre médecin visera à prescrire la dose la plus faible efficace pour traiter vos symptômes pendant la durée la plus courte possible. Adressez-vous à votre médecin si vous pensez que cette dose est trop forte ou trop faible.

Mode et voie d'administration

Voie vaginale.

Si une intervention chirurgicale est nécessaire

Si vous devez subir une intervention chirurgicale, informez le chirurgien que vous utilisez COLPOTROPHINE, capsule vaginale. Vous devrez peut-être arrêter d’utiliser COLPOTROPHINE, capsule vaginale environ 4 à 6 semaines avant l’intervention pour réduire le risque de formation d’un caillot de sang (voir la rubrique 2, Caillot de sang dans une veine). Demandez à votre médecin quand vous pouvez recommencer à utiliser COLPOTROPHINE, capsule vaginale.

Si vous avez utilisé plus de COLPOTROPHINE, capsule vaginale que vous n’auriez dû

Consultez immédiatement votre médecin ou votre pharmacien.

Une utilisation excessive pourrait entraîner une exacerbation des effets indésirables locaux tels qu’irritation, démangeaisons et brûlures vaginales.

Si vous avez utilisé COLPOTROPHINE, capsule vaginale plus qu'il ne le faut, contactez votre médecin.

Si vous oubliez d’utiliser COLPOTROPHINE, capsule vaginale

Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose que vous avez oublié de prendre.

Si vous arrêtez d’utiliser COLPOTROPHINE, capsule vaginale

Sans objet.

Si vous avez d’autres questions sur l’utilisation de ce médicament, demandez plus d’informations à votre médecin, à votre pharmacien ou à votre infirmier/ère.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

Effets indésirables très rares (affectant moins d’une patiente sur 10 000) :

·Irritation ;

·Démangeaisons ;

·possibilité d'allergie.

Les maladies ci-dessous sont rapportées plus fréquemment chez les femmes qui prennent un THS par voie orale que chez les femmes qui n’utilisent pas de THS. Ces risques sont moindres avec les traitements administrés par voie vaginale tels que COLPOTROPHINE, capsule vaginale.

·cancer de l’ovaire ;

·caillots de sang dans les veines des jambes ou les poumons (thrombo-embolie veineuse) ;

·accident vasculaire cérébral ;

·perte de mémoire probable si le THS est débuté après l’âge de 65 ans ;

·saignements vaginaux.

Pour plus d’informations à propos de ces effets indésirables, voir la rubrique 2.

Les effets indésirables suivants ont été rapportés avec d’autres THS :

·affection de la vésicule biliaire ;

·affections cutanées diverses :

o coloration anormale de la peau, en particulier sur le visage ou le cou, appelée « masque de grossesse » (chloasma) ;

onodules cutanés rougeâtres douloureux (érythème noueux) ;

o éruption cutanée se manifestant par des lésions ou rougeurs en forme de cocarde (érythème polymorphe).

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.ansm.sante.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER COLPOTROPHINE, capsule vaginale ?  

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption mentionnée sur le conditionnement extérieur. La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien d’éliminer les médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.

6. CONTENU DE L’EMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS  

Ce que contient COLPOTROPHINE, capsule vaginale  

·La substance active est :

Promestriène ................................................................................................................. 0,010 g

Pour une capsule vaginale.

·Les autres composants sont :

Parahydroxybenzoate de méthyle sodé (E 219), Parahydroxybenzoate de propyle sodé (E 217), vaseline, polyisobutène perhydrogéné (Parleam), sesquioléate de sorbitan (Arlacel 83) silice colloïdale anhydre, eau purifiée, gélatine, glycérol, diméticone.

Qu’est-ce que COLPOTROPHINE, capsule vaginale et contenu de l’emballage extérieur  

Ce médicament se présente sous forme de capsule vaginale, boîte de 10 et de 20 capsules vaginales.

Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché  

THERAMEX IRELAND LIMITED

3RD FLOOR, KILMORE HOUSE

PARK LANE, SPENCER DOCK

DUBLIN 1, D01YE64,

IRLANDE

Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché  

THERAMEX FRANCE

TOUR ATLANTIQUE

1 PLACE DE LA PYRAMIDE

92911 PARIS LA DÉFENSE CEDEX

Fabricant  

LAPHAL INDUSTRIES

248 AVENUE DE LA VICTOIRE

13106 ROUSSET

FRANCE

Ou

TEVA PHARMACEUTICALS EUROPE B.V.

SWENSWEG 5

2031 GA HAARLEM

PAYS-BAS

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen  

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :  

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

Autres  

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’ANSM (France).

Notre Newsletter

Recevez encore plus d'infos santé en vous abonnant à la quotidienne de E-sante.

Votre adresse mail est collectée par E-sante.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.

Source :