ATARAX, sirop

source: ANSM - Mis à jour le : 18/07/2019

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  

ATARAX, sirop

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  

Dichlorhydrate d'hydroxyzine.................................................................................................... 0,2 g

Pour 100 ml.

Excipient(s) à effet notoire : saccharose, éthanol.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  

Sirop.

4. DONNEES CLINIQUES  

4.1. Indications thérapeutiques  

·manifestations mineures de l'anxiété chez l’adulte,

·prémédication à l'anesthésie générale,

·traitement symptomatique de l'urticaire,

·chez l'enfant de plus de 3 ans, traitement de deuxième intention des insomnies d'endormissement liées à un état d'hyper-éveil (vigilance accrue liée à des manifestations anxieuses au coucher), après échec des mesures comportementales seules.

4.2. Posologie et mode d'administration  

Voie orale.

1 ml de sirop correspond à 2 mg de dichlorhydrate d'hydroxyzine.

La quantité de sirop sera mesurée à l'aide de la seringue pour administration orale graduée de 0,25 ml en 0,25 ml.

Posologie

ATARAX doit être pris à la dose efficace la plus faible et pendant la durée de traitement la plus courte possible.

Adultes :

La dose moyenne est 30 à 100 mg/jour, soit 15 à 50 ml de sirop/jour.

Chez l’adulte, la dose maximale journalière est 100 mg.

Sujet âgé :

La dose maximale journalière est 50 mg (voir rubrique 4.4).

Insuffisant hépatique ou rénal sévère :

Il est recommandé de diminuer la posologie de moitié.

Population pédiatrique

·Dans les insomnies d'endormissement chez l'enfant de plus de 3 ans : la posologie proposée à titre indicatif est 1 mg/kg/jour, et le traitement sera de courte durée (2 semaines au maximum).

·Dans les autres indications chez l'enfant de 30 mois à 15 ans : la dose recommandée est 1 mg/kg/jour, soit suivant l'âge et le poids :

ode 30 mois à 6 ans (10 à 20 kg) : 5 à 10 ml de sirop par jour.

ode 6 à 10 ans (20 à 30 kg) : 10 à 15 ml de sirop par jour.

ode 10 à 15 ans (30 à 40 kg) : 15 à 20 ml de sirop.

Ces doses peuvent être réduites de moitié lorsque seul un effet momentané est souhaité

Chez l’enfant jusqu’à 40 kg, la dose maximale est 2 mg/kg/jour.

Chez l’enfant de plus de 40 kg, la dose maximale journalière est 100 mg.

Mode d’administration

Sans objet.

4.3. Contre-indications  

·Hypersensibilité à la substance active, à l'un de ses métabolites, à un autre dérivé de la pipérazine, à l'aminophylline, ou à l'éthylène diamine ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

·Liées à l'effet anticholinergique :

orisque de glaucome par fermeture de l'angle,

orisque de rétention urinaire lié à un trouble urétro-prostatique.

·Patients souffrant de porphyrie.

·Patients présentant un allongement acquis ou congénital connu de l’intervalle QT.

·Patients présentant des facteurs de risque connus d’allongement de l’intervalle QT, incluant une pathologie cardiovasculaire connue, des troubles électrolytiques significatifs (hypokaliémie, hypomagnésémie), des antécédents familiaux de mort subite d’origine cardiaque, une bradycardie significative, et un traitement concomitant par un médicament connu pour allonger l’intervalle QT et/ou susceptible d’induire des torsades de pointes (voir rubriques 4.4 et 4.5).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  

Mises en garde spéciales

Allongement de l’espace QT

L’hydroxyzine est associée à un allongement de l’espace QT sur l’électrocardiogramme. Lors de la surveillance post-marketing, des cas d’allongement de l’intervalle QT et de torsade de pointes ont été rapportés chez des patients prenant de l’hydroxyzine. La plupart de ces patients présentaient d’autres facteurs de risque, des anomalies électrolytiques et la prise d’un traitement concomitant pouvant y avoir contribué (voir rubrique 4.8).

L’hydroxyzine doit être utilisée à la dose efficace la plus faible et pendant la durée de traitement la plus courte possible.

Le traitement par hydroxyzine doit être interrompu en cas de survenue de signes ou de symptômes pouvant être associés à une arythmie cardiaque et les patients doivent immédiatement consulter un médecin.

Les patients devront être informés de la nécessité de déclarer rapidement tout symptôme cardiaque.

Sujets âgés

L’hydroxyzine n’est pas recommandée chez les patients âgés en raison de la diminution de l’élimination de l’hydroxyzine dans cette population par comparaison à la population adulte et du risque plus élevé d’effets indésirables (par ex. effets anticholinergiques) (voir rubriques 4.2 et 4.8).

Il convient de déconseiller aux patients l'absorption de boissons alcoolisées pendant le traitement.

Population pédiatrique

Dans le traitement des insomnies d'endormissement chez l'enfant :

·L'hydroxyzine ne constitue pas un traitement adapté pour les insomnies de cause neurologique, certaines insomnies d'origine organique (syndrome d'apnées obstructives du sommeil - SAOS - de l'enfant, reflux gastro-œsophagien - RGO -, infection ORL), et les insomnies d'origine psychiatrique.

·En cas de troubles de la vigilance le matin suivant une prise, le traitement par hydroxyzine devra être interrompu.

·En l'absence de réponse thérapeutique au traitement médicamenteux bien conduit, un avis spécialisé est recommandé.

Ce médicament contient du saccharose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au fructose, un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou un déficit en sucrase/isomaltase.

Ce médicament contient 0,7 g de saccharose par ml dont il faut tenir compte dans la ration journalière en cas de régime pauvre en sucre ou de diabète.

Ce médicament contient de faibles quantités d’éthanol (alcool), inférieures à 100 mg pour 60 ml (dose quotidienne maximale).

Précautions d'emploi

L'hydroxyzine ne constitue pas un traitement adapté pour les insomnies de cause neurologique, certaines insomnies d'origine organique (cf. Mises en garde), et les insomnies d'origine psychiatrique. Les principaux signes cliniques suivants, évocateurs d'une cause organique, seront donc recherchés avant toute prescription d'hydroxyzine chez un enfant présentant des troubles du sommeil :

·ronflement sonore, troubles alimentaires, régurgitations anormales,

·éveils nocturnes prolongés (supérieurs à 15 minutes), ou éveils apparaissant dès la première partie de la nuit, sommeil agité entre les éveils, pleurs inconsolables,

·fatigue diurne, siestes inopinées, activité excessive, ou troubles du comportement,

·retard staturo-pondéral ou cassure de la courbe de poids, ou examen neurologique ou psychomoteur anormal.

Ce médicament doit être utilisé avec prudence :

·chez les jeunes enfants, qui sont plus particulièrement sensibles aux effets sur le système nerveux central (notamment convulsions),

·en cas d'insuffisance hépatique et/ou rénale sévère, en raison du risque d'accumulation (voir rubrique 4.2).

Par ailleurs, l'administration d'ATARAX est déconseillée chez les patients présentant des troubles cognitifs ou un syndrome confusionnel, en raison du risque d'aggravation lié aux propriétés pharmacodynamiques du produit.

En raison de ses potentiels effets anticholinergiques, l'hydroxyzine doit être utilisée avec prudence chez les patients souffrant de glaucome, de rétention urinaire, de diminution de la motilité gastro-intestinale, de myasthénie grave, ou de démence.

Le traitement doit être interrompu au moins 5 jours (7 jours chez le sujet âgé) avant la réalisation d’un test allergique ou d’un test de provocation bronchique à la méthacholine, afin d’éviter un effet sur le résultat du test.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  

Associations contre-indiquées

La co-administration d’hydroxyzine avec des médicaments connus pour allonger l’intervalle QT et/ou induisant des torsades de pointes par exemple des anti-arythmiques de classe IA (par ex. quinidine disopyramide) et de classe III (par ex. amiodarone, sotalol), certains antihistaminiques, certains antipsychotiques (par ex. halopéridol), certains antidépresseurs (par ex. citalopram et escitalopram), certains antipaludéens (par ex. méfloquine et hydroxychloroquine), certains antibiotiques (par ex. érythromycine, lévofloxacine, moxifloxacine), certains antifongiques (par ex. pentamidine), certains médicaments gastro-intestinaux (par ex. prucalopride), certains anticancéreux (par ex. torémifène, vandetanib) et la méthadone, augmentent le risque d’arythmie cardiaque. Par conséquent, ces associations sont contre-indiquées (voir rubrique 4.3).

Associations déconseillées

+ Alcool

Majoration par l'alcool de l'effet sédatif des antihistaminiques H1. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.

Eviter la prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de l'alcool.

Associations faisant l'objet de précautions d’emploi

Médicaments susceptibles d’induire une bradycardie et une hypokaliémie.

L’hydroxyzine est métabolisée par l’alcool déshydrogénase et les CYP3A4/5 et une augmentation de la concentration sanguine en hydroxyzine peut être attendue lorsque l’hydroxyzine est co-administrée avec des médicaments connus pour être de puissants inhibiteurs de ces enzymes.

Associations à prendre en compte

+ Autres dépresseurs du système nerveux central

Dérivés morphiniques (analgésiques, antitussifs et traitements de substitution), benzodiazépines ; anxiolytiques autres que benzodiazépines ; barbituriques ; hypnotiques ; neuroleptiques ; antidépresseurs sédatifs ; antihypertenseurs centraux ; baclofène ; thalidomide.

Majoration de la dépression centrale. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.

+ Atropine et autres substances atropiniques

Antidépresseurs imipraminiques, antiparkinsoniens anticholinergiques, antispasmodiques atropiniques, disopyramide, neuroleptiques phénothiaziniques.

Addition des effets indésirables atropiniques à type de rétention urinaire, constipation, sécheresse de la bouche...

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  

Grossesse

Les études effectuées chez l'animal ont mis en évidence un effet tératogène.

En clinique, l'analyse d'un nombre élevé de grossesses exposées n'a apparemment révélé aucun effet malformatif particulier de l'hydroxyzine. Toutefois, seules des études épidémiologiques permettraient de vérifier l'absence de risque.

En conséquence, l'utilisation de l'hydroxyzine ne doit être envisagée au cours du premier trimestre de la grossesse que si nécessaire. En cas d'administration en fin de grossesse, tenir compte des répercussions possibles pour le nouveau-né des propriétés atropiniques et sédatives de cette molécule.

Allaitement

En l'absence de données sur le passage de l'hydroxyzine dans le lait maternel, et compte tenu des propriétés sédatives et atropiniques de cette substance, l'allaitement est déconseillé lors d'un traitement à base d’hydroxyzine.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  

ATARAX peut provoquer une somnolence. Il importe d'en tenir compte chez les conducteurs de véhicules et les utilisateurs de machines, chez lesquels l'association à d'autres médicaments sédatifs est par ailleurs déconseillée. Si la durée de sommeil est insuffisante, le risque d'altération de la vigilance est encore accru.

4.8. Effets indésirables  

Les effets indésirables d'ATARAX sont principalement liés à son action sur le système nerveux central, à ses effets anticholinergiques et aux réactions d'hypersensibilité qu'il peut provoquer.

Lors d'études contrôlées versus placebo, les événements indésirables, quelle qu'en soit l'imputabilité, dont la fréquence était supérieure ou égale à 1 % au cours du traitement per os par l'hydroxyzine ont été les suivants :

Evénements indésirables

% de patients

Hydroxyzine (N = 735)

Placebo (N = 630)

Somnolence

13,74

2,70

Céphalées

1,64

1,90

Fatigue

1,36

0,63

Sécheresse buccale

1,22

0,63

Les effets indésirables rapportés depuis sa commercialisation sont :

Réactions cutanées

·érythème, prurit, éruption maculo-papulaire, eczéma ; très rarement : érythème pigmenté fixe, pustulose exanthématique aiguë généralisée, dermatoses bulleuses incluant syndromes de Stevens Johnson/ nécrolyse épidermique toxique et/ou syndrome de Lyell, érythème polymorphe).

Manifestations allergiques

·urticaire ; plus rarement bronchospasme, œdème de Quincke, réaction anaphylactoïde.

Effets psychiatriques

·confusion, plus rarement excitation, hallucinations, désorientation.

Effets neurologiques

·rarement convulsions, dyskinésies, perte de connaissance (syncope), tremblements, vertiges, insomnie.

Effets ophtalmologiques

·troubles de l'accommodation.

Effets cardiaques

·tachycardie, fréquence indéterminée : arythmies ventriculaires (par ex. torsade de pointes), allongement de l’intervalle QT (voir rubrique 4.4).

Effets vasculaires

·Hypotension.

Affections hépatobiliaires

·fréquence indéterminée : hépatite, augmentation des enzymes hépatiques : transaminases, phosphatases alcalines, gamma-GT et de la bilirubine.

Effets gastro-intestinaux

·nausées, constipation, vomissements.

Effets urologiques

·rétention urinaire.

Troubles généraux et conditions du site d’administration

·Malaise, pyrexie.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.

4.9. Surdosage  

Les symptômes observés en cas de surdosage important incluent : nausées, vomissements, tachycardie, somnolence, troubles de l'accommodation, tremblements, confusion, hallucinations et parfois, troubles de la conscience, voire coma, dépression respiratoire, convulsions, hypotension, troubles du rythme cardiaque comprenant bradycardie, voire arrêt cardio-respiratoire.

Il faut toujours penser à une poly-intoxication médicamenteuse.

Une surveillance des fonctions vitales, notamment cardiaque avec un enregistrement ECG, et, si nécessaire, un traitement symptomatique devront être mis en place en milieu spécialisé.

Le vomissement sera provoqué s'il ne survient pas spontanément. Un lavage gastrique immédiat est également conseillé.

Il n'y a pas d'antidote spécifique.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  

Classe pharmacothérapeutique : ANXIOLYTIQUES, code ATC : NO5BB01, (N : Système nerveux central).

L'hydroxyzine est un dérivé de la pipérazine non apparenté chimiquement aux phénothiazines et aux benzodiazépines.

Mécanisme d’action

L'hydroxyzine est un antihistaminique antagoniste des récepteurs H1 centraux et périphériques présentant des propriétés anticholinergiques.

Efficacité et sécurité clinique

L'hydroxyzine a montré son efficacité chez l'homme dans l'urticaire.

L'hydroxyzine présente un effet sédatif mis en évidence par des enregistrements EEG chez des volontaires sains.

L'hydroxyzine présente une activité sur les symptômes mineurs d'anxiété.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  

Absorption

L'hydroxyzine est rapidement absorbée par le tractus gastro-intestinal. Le pic plasmatique est obtenu environ 2 heures après la prise d'une forme orale (sirop, comprimé). Après administration orale de 25 et 50 mg, la concentration maximale plasmatique (Cmax) est de 30 et 70 ng/ml respectivement. Les concentrations sont augmentées d'environ 30 % après administration répétée.

Distribution

L'hydroxyzine présente une large diffusion avec un volume apparent de distribution d'environ 16 l/kg chez l'adulte. L'hydroxyzine diffuse au niveau cutané et traverse la barrière hémato-encéphalique.

Biotransformation

L'hydroxyzine subit un important effet de premier passage hépatique.

L'hydroxyzine est fortement métabolisée, par oxydation, en différents métabolites dont la cétirizine, métabolite actif. Les autres métabolites qui ont été mis en évidence sont notamment des dérivés O- ou N-désalkylés.

Élimination

La clairance totale est de 10 ml/min/kg chez le sujet sain et 32 ml/min/kg chez l'enfant. Selon les études, la demi-vie d'élimination de l'hydroxyzine est d'environ 13 à 20 heures chez l'adulte, et de 29 heures chez le sujet âgé, expliquant la nécessité d'une adaptation posologique chez ce dernier.

Populations particulières

Population pédiatrique

Chez l'enfant, la cinétique de l'hydroxyzine se modifie au cours du développement : la demi-vie d'élimination est d'environ 4 heures à 1 an, et d'environ 11 heures à 14 ans.

De ce fait, une adaptation posologique est nécessaire chez l'enfant.

Insuffisant hépatique

Chez l'insuffisant hépatique, la demi-vie d'élimination de l'hydroxyzine est augmentée à environ 37 heures.

Chez l'insuffisant rénal, la demi-vie d'élimination de l'hydroxyzine est peu modifiée, mais la clairance rénale de la cétirizine est très ralentie.

Une adaptation posologique est donc nécessaire en cas d'insuffisance hépatique ou rénale sévère.

5.3. Données de sécurité préclinique  

Les études de reproduction chez l'animal ont montré un effet tératogène à des doses supérieures aux doses thérapeutiques chez l'homme.

Les données précliniques ne montrent pas de risque particulier pour l'homme sur la base des études de toxicité à dose unique et doses répétées.

Le test d'AMES n'a révélé aucun effet mutagène.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  

6.1. Liste des excipients  

Ethanol à 95°, saccharose, benzoate de sodium, lévomenthol, arôme noisette, eau purifiée.

6.2. Incompatibilités  

Sans objet.

6.3. Durée de conservation  

2 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation  

A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.

Conserver le conditionnement primaire dans l'emballage extérieur à l'abri de la lumière.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   

75 ml, 125 ml, 150 ml ou 200 ml en flacon (verre brun) avec 1 seringue pour administration orale (Polyéthylène/Polystyrène).

6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation  

Pas d’exigences particulières pour l’élimination.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  

UCB PHARMA S.A.

DEFENSE OUEST

420 RUE D’ESTIENNE D'ORVES

92700 COLOMBES

France

[Tel, fax, e-Mail : à compléter ultérieurement par le titulaire]

8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  

·34009 334 664 4 2 : 75 ml en flacon (verre brun) avec 1 seringue pour administration orale (Polyéthylène/Polystyrène).

·34009 334 665 0 3 : 125 ml en flacon (verre brun) avec 1 seringue pour administration orale (Polyéthylène/Polystyrène).

·34009 334 663 8 1 : 150 ml en flacon (verre brun) avec 1 seringue pour administration orale (Polyéthylène/Polystyrène).

·34009 300 814 3 3 : 200 ml en flacon (verre brun) avec 1 seringue pour administration orale (Polyéthylène/Polystyrène).

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION  

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE  

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  

Sans objet.

Liste I

La durée de prescription de ce médicament ne peut dépasser 12 semaines.

source: ANSM - Mis à jour le : 18/07/2019

Dénomination du médicament

ATARAX, sirop

Dichlorhydrate d'hydroxyzine

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.

·Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

·Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que ATARAX, sirop et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre ATARAX, sirop ?

3. Comment prendre ATARAX, sirop ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver ATARAX, sirop ?

6. Contenu de l’emballage et autres informations.

1. QU’EST-CE QUE ATARAX, sirop ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  

Classe pharmacothérapeutique - code ATC : NO5BB01

Ce médicament est préconisé dans les manifestations mineures d'anxiété chez l’adulte, en prémédication avant anesthésie générale, dans l'urticaire, ainsi que dans le traitement de certaines insomnies chez l'enfant de plus de 3 ans.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE ATARAX, sirop ?  

Si votre médecin vous a informé(e) d’une intolérance à certains sucres, contactez-le avant de prendre ce médicament.

Ne prenez jamais ATARAX, sirop :

·si vous êtes allergique à l'hydroxyzine, à l'un de ses dérivés, à un autre dérivé de la pipérazine, à l'aminophylline et à l'éthylène diamine ou à l’un des autres composants contenus dans ce médicament, mentionnés dans la rubrique 6,

·en cas de glaucome aigu (augmentation brutale de la pression dans l'œil,

·en cas de difficulté pour uriner d'origine prostatique

·en cas de porphyrie (problème de synthèse de l'hémoglobine, qui est une protéine des globules rouges du sang),

·si votre ECG (électrocardiogramme) montre une anomalie du rythme cardiaque appelée « allongement de l’intervalle QT »,

·si vous avez ou avez eu une maladie cardiovasculaire ou si votre fréquence cardiaque est très basse,

·si vous avez un déficit en sels (par ex. une faible concentration en potassium ou en magnésium,

·si vous prenez certains médicaments pour des troubles du rythme cardiaque ou des médicaments qui peuvent modifier votre rythme cardiaque (voir Autres médicaments et ATARAX, sirop),

·si quelqu’un dans votre famille est décédé subitement à cause de problèmes cardiaques.

EN CAS DE DOUTE, IL EST INDISPENSABLE DE DEMANDER L'AVIS DE VOTRE MEDECIN OU DE VOTRE PHARMACIEN.

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin ou pharmacien avant de prendre ATARAX, sirop.

ATARAX, sirop peut être associé à un risque accru de troubles du rythme cardiaque pouvant mettre en danger le pronostic vital. Par conséquent, si vous avez un problème cardiaque ou si vous prenez d’autres médicaments y compris des médicaments sans ordonnance, parlez-en à votre médecin.

Si vous prenez ATARAX, sirop, consultez immédiatement un médecin en cas de survenue de problèmes cardiaques comme des palpitations, des difficultés à respirer, une perte de connaissance. Le traitement par hydroxyzine devrait être arrêté.

Eviter les boissons ou autres médicaments contenant de l'alcool pendant la durée du traitement.

Enfants et adolescents

Dans le traitement des insomnies d'endormissement chez l'enfant de plus de 3 ans :

·Ce médicament n'est pas adapté à toutes les formes d'insomnie de l'enfant. Seul votre médecin pourra déterminer s'il est indiqué chez votre enfant.

·En cas de troubles de la vigilance (somnolence, difficultés de concentration par exemple), le lendemain matin suivant une prise, le traitement devra être interrompu.

·En cas d'inefficacité, reprenez contact avec votre médecin.

L’utilisation de ce médicament est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au fructose, un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou de déficit en sucrase/isomaltase (maladies métaboliques rares).

Ce médicament contient 0,7 g de saccharose par ml dont il faut tenir compte dans la ration journalière en cas de régime pauvre en sucre ou en cas de diabète.

Ce médicament contient de petites quantités d’éthanol (alcool), inférieures à 100 mg par dose quotidienne maximale.

Ce médicament doit être utilisé avec prudence :

·chez les jeunes enfants (risque de convulsions),

·les personnes âgées,

·en cas de maladie grave du foie ou des reins,

·chez les patients souffrant de glaucome (augmentation de la pression dans l’œil), de rétention urinaire, de diminution de la motilité gastro-intestinale (digestion), de myasthénie grave (faiblesse musculaire), ou de démence.

Ce médicament est déconseillé chez le patient confus ou ayant d'autres troubles cognitifs.

Ce médicament n'est pas adapté à toutes les formes d'insomnie chez l'enfant. Signalez à votre médecin si votre enfant présente un ou plusieurs des signes cliniques suivants, qui peuvent orienter vers un autre traitement :

·ronflement sonore, troubles alimentaires, régurgitations (renvois) anormales,

·éveils nocturnes prolongés (supérieurs à 15 minutes), ou éveils apparaissant dès la première partie de la nuit, sommeil agité entre les éveils, pleurs inconsolables,

·fatigue diurne, siestes inopinées, activité excessive, ou troubles du comportement.

Le traitement doit être interrompu au moins 5 jours (7 jours chez le sujet âgé) avant la réalisation d’un test allergique ou d’un test de provocation bronchique à la méthacholine, afin d’éviter un effet sur le résultat du test.

EN CAS DE DOUTE, IL EST INDISPENSABLE DE DEMANDER L'AVIS DE VOTRE MEDECIN OU DE VOTRE PHARMACIEN.

Autres médicaments et ATARAX, sirop

Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament.

Ne prenez pas ATARAX, sirop si vous prenez un médicament pour traiter :

·des infections bactériennes (par ex. les antibiotiques érythromycines, moxifloxacine et levofloxacine),

·des infections fongiques (par ex. pentamidine),

·des problèmes cardiaques ou une hypertension artérielle (par ex. amiodarone, quinidine, disopyramide, sotalol),

·une psychose (par ex. halopéridol),

·une dépression (par ex. citalopram, escitalopram),

·des troubles gastro-intestinaux (par ex. prucalopride),

·une allergie,

·un paludisme (par ex. méfloquine et hydroxychloroquine),

·un cancer (par ex. toremifène, vandetanib),

·un abus de drogues ou des douleurs sévères (méthadone).

ATARAX, sirop avec des aliments et boissons

Sans objet.

Grossesse et allaitement

L'utilisation de ce médicament est à éviter, dans la mesure du possible, durant la grossesse, en particulier au cours des trois premiers mois.

En cas de grossesse ou de projet de grossesse, prévenir votre médecin.

Par ailleurs, l'allaitement est déconseillé pendant le traitement.

Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre tout médicament.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

L'attention des conducteurs et des utilisateurs de machines est attirée sur les risques de somnolence liés à l'emploi de ce médicament. Une durée de sommeil insuffisante ou la prise associée d'autres médicaments sédatifs aggravent ces risques.

ATARAX, sirop contient du saccharose et de l’éthanol.

3. COMMENT PRENDRE ATARAX, sirop ?  

Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin ou pharmacien. Vérifiez auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

Posologie

ATARAX, sirop doit être pris à la dose efficace la plus faible et pendant la durée de traitement la plus courte possible.

Adultes :

La dose moyenne est 30 à 100 mg/jour, soit 15 à 50 ml de sirop/jour.

La dose maximale journalière est 100 mg.

Sujet âgé :

La dose maximale journalière est 50 mg.

Insuffisant hépatique ou rénal sévère :

Il est recommandé de diminuer la posologie de moitié.

Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les instructions de cette notice ou les indications de votre médecin ou pharmacien. Vérifiez auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

Utilisation chez les enfants et les adolescents

Dans les insomnies d'endormissement chez l'enfant de plus de 3 ans : La posologie proposée à titre indicatif est 1 mg/kg/jour.

Dans les autres indications chez l'enfant de 30 mois à 15 ans : La dose recommandée est 1 mg/kg/jour, soit suivant l'âge et le poids :

·de 30 mois à 6 ans (10 à 20 kg) : 5 à 10 ml de sirop par jour,

·de 6 à 10 ans (20 à 30 kg) : 10 à 15 ml de sirop par jour,

·de 10 à 15 ans (30 à 40 kg) : 15 à 20 ml de sirop.

Ces doses peuvent être réduites de moitié lorsque seul un effet momentané est souhaité.

Chez l’enfant jusqu’à 40 kg, la dose maximale est 2 mg par kg et par jour.

Chez l’enfant de plus de 40 kg, la dose maximale est 100 mg par jour.

DANS TOUS LES CAS, SE CONFORMER STRICTEMENT A LA PRESCRIPTION MEDICALE.

Mode d’administration

Voie orale.

La quantité de sirop sera mesurée à l'aide de la seringue pour administration orale graduée de 0,25 ml en 0,25 ml.

1 ml de sirop correspond à 2 mg de dichlorhydrate d’hydroxyzine.

Chez l'enfant, la quantité de sirop recommandée est de 0,5 ml par kg de poids et par jour. Par exemple, pour un enfant pesant 15 kg, la quantité recommandée sera de 7,5 ml par jour.

DANS TOUS LES CAS, SE CONFORMER STRICTEMENT A LA PRESCRIPTION MEDICALE.

Fréquence d'administration

DANS TOUS LES CAS, SE CONFORMER STRICTEMENT A LA PRESCRIPTION MEDICALE.

Durée du traitement

ATARAX, sirop doit être pris pendant une durée la plus courte possible.

DANS TOUS LES CAS, SE CONFORMER STRICTEMENT A LA PRESCRIPTION MEDICALE.

Si vous avez pris plus d’ATARAX, sirop que vous n’auriez dû

Consultez immédiatement votre médecin ou votre pharmacien si vous avez pris plus d’ATARAX, sirop que vous n’auriez dû, en particulier s’il s’agit d’un enfant. En cas de surdosage, un traitement symptomatique peut être mis en place. Une surveillance peut être instaurée à cause des potentiels problèmes de rythme cardiaque comme l’allongement de l’intervalle QT ou des torsades de pointes.

Si vous oubliez de prendre ATARAX, sirop

Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose que vous avez oublié de prendre.

Si vous arrêtez de prendre ATARAX, sirop

Sans objet.

Si vous avez d’autres questions sur l’utilisation de ce médicament, demandez plus d’informations à votre médecin ou à votre pharmacien.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

Ils sont en rapport avec l'action du médicament sur le système nerveux central, la dose ingérée et la sensibilité individuelle de chacun.

Peuvent survenir :

·somnolence, céphalées, fatigue, confusion, excitation, hallucinations, désorientation, insomnie,

·convulsions, tremblements, perte de connaissance, mouvements anormaux, vertiges,

·éruptions cutanées avec ou sans démangeaisons, éruption cutanée et rougeur se généralisant à tout le corps avec des pustules et accompagnées de fièvre (pustulose exanthématique aiguë généralisée), manifestations cutanées sévères à type de cloques ou de brûlures sur le corps syndrome de Stevens-Johnson/nécrolyse épidermique toxique ou syndrome de Lyell) et d’érythème polymorphe (une maladie sévère de la peau),

·manifestations allergiques, parfois avec gêne respiratoire, voire brusque gonflement du visage et du cou d'origine allergique (œdème de Quincke), ou réaction allergique parfois généralisée (réaction anaphylactoïde),

·troubles visuels (troubles de l'accommodation),

·accélération du pouls, chute de la pression artérielle, trouble sévère du rythme cardiaque (allongement de l’intervalle QT à l’électrocardiogramme et torsade de pointe) avec une fréquence de survenue indéterminée,

Arrêtez de prendre le médicament et consultez immédiatement un médecin en cas d’apparition de problèmes cardiaques comme des palpitations, des difficultés à respirer, une perte de connaissance.

·nausées, vomissements, constipation, rétention d'urine, hépatite, augmentation des enzymes du foie,

·malaise, fièvre.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet:www.signalement-sante.gouv.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER ATARAX, sirop ?  

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur l’emballage après EXP. La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

A conserver à une température ne dépassant pas 25°C. Conserver le conditionnement primaire dans l'emballage extérieur à l'abri de la lumière.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien d’éliminer les médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.

6. CONTENU DE L’EMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS  

Ce que contient ATARAX, sirop  

·La substance active est :

Dichlorhydrate d'hydroxyzine.................................................................................................... 0,2 g

Pour 100 ml.

·Les autres excipients sont : Ethanol à 95°, saccharose, benzoate de sodium, lévomenthol, arôme noisette, eau purifiée.

Qu’est-ce que ATARAX, sirop et contenu de l’emballage extérieur  

Ce médicament se présente sous forme de sirop. Flacon de 75 ml, 125 ml, 150 ml ou 200 ml avec seringue pour administration orale.

Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché  

UCB PHARMA S.A.

DEFENSE-OUEST

420 RUE D’ESTIENNE D'ORVES

92700 COLOMBES

FRANCE

Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché  

UCB PHARMA S.A.

DEFENSE-OUEST

420 RUE D’ESTIENNE D'ORVES

92700 COLOMBES

FRANCE

Fabricant  

NEXTPHARMA S.A.S.

17 ROUTE DE MEULAN

78520 LIMAY

FRANCE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen  

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :  

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

Autres  

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’ANSM (France).

CONSEILS COMPORTEMENTAUX

Apprenez à votre enfant à bien s’endormir …

Problème : Votre enfant ne s’endort pas en dehors de votre présence.

La nuit, il se réveille et ne se rendort pas sans vous…

Il existe une méthode simple permettant à votre enfant de retrouver confiance dans son sommeil et de prendre plaisir au coucher. Cette méthode n’est pas brutale, mais au contraire très progressive. Vous pouvez la mettre en œuvre, dès lors que votre enfant rencontre des difficultés de séparation au coucher. Son fondement repose sur des techniques dites comportementales et qui consistent à réduire la composante anxieuse liée à la situation du coucher. Votre enfant doit apprendre à résoudre un problème : celui de s’endormir seul. En l’absence de stratégie efficace pour y parvenir, il n’a d’autre solution que de manifester son mécontentement, sa colère ou ses craintes.

Votre rôle est de lui apprendre à réussir son endormissement…

Si l’enfant ne sait pas s’endormir seul au coucher, il aura les plus grandes difficultés à le faire s’il se réveille la nuit. Or, les éveils nocturnes sont dans bien des cas physiologiques, c’est-à-dire survenant de façon normale.

Votre rôle n’est pas de l’endormir mais de lui permettre de s’endormir seul !

L’objectif à atteindre :

Obtenir au moins une fois que l’enfant s’endorme seul, en dehors de la présence d’un adulte.

Gardez à l’esprit votre objectif !

Les points de repère :

La réussite sera mesurée au nombre d’endormissements réussis par l’enfant, c’est-à-dire endormissements sans que l’adulte soit à ses côtés, même s’il y a eu plusieurs interventions de l’adulte avant.

Au début, ne portez pas d’attention particulière aux horaires de coucher. Si l’enfant est habitué à s’endormir tard, ne cherchez pas soudainement à le coucher plus tôt. Il est préférable d’obtenir que l’enfant s’endorme seul avant de modifier ses horaires de coucher.

Les difficultés à surmonter :

L’enfant hurle, sort de son lit, tape à sa porte, vous rejoint, se fait vomir, fait une crise de colère, réveille les voisins…

Ne cédez pas, appliquez la méthode. Si la crise est trop forte, laissez l’enfant se calmer seul au salon ou en dehors de sa chambre. Une fois l’enfant calmé, redémarrez la séquence.

Votre rôle de parent :

Apprendre à votre enfant que :

·Le rituel de coucher est bref (moins de 10 minutes) et ne se produit qu’une fois

·Vous venez le visiter dans sa chambre et non l’inverse

·Vous venez après une attente (relativement brève) et non immédiatement,

·En aucun cas vous ne restez dans sa chambre jusqu’à l’endormissement,

·Vous l’encouragez à prendre un « doudou » (en évitant les « doudous » alimentaires - biberon de lait ou d’eau…).

En pratique

Vous devez respecter les séquences suivantes, qui permettront à votre enfant de s’ajuster à la nouvelle situation de coucher :

·couchez l’enfant dans sa chambre et dans son lit exclusivement,

·favorisez l’utilisation d’un « doudou »,

·retirez votre main,

·interrompez le bercement,

·lisez ou racontez une histoire, assis sur une chaise à côté du lit de l’enfant,

·quittez impérativement la chambre,

·si l’enfant appelle, allez le voir brièvement (10 à 15 secondes) en respectant les attentes suivantes.

Une séquence comporte 5 visites :

Séquence

1ère attente

2ème attente

3ème attente

4ème attente

5ème attente

1er soir

1 min

2 min

5 min

5 min

7 min

2ème soir

2 min

5 min

5 min

7 min

7 min

3ème soir

3 min

7 min

7 min

10 min

10 min

4ème soir

5 min

10 min

10 min

15 min

15 min

Soirs suivants : reprenez la même séquence ou passez à la séquence suivante en fonction de la réponse de l’enfant.

·maintenez la même séquence un à plusieurs soirs de suite si nécessaire,

·laissez l’enfant se calmer sans le prendre dans vos bras,

·si l’enfant n’est pas calmé après une séquence, utilisez une pièce neutre (salon, salle à manger) pour qu’il s’apaise en restant à côté de lui, sans le bercer ni le prendre dans les bras,

·une fois l’enfant apaisé, mettez-le au lit et débutez une nouvelle séquence.

Ne prenez plus l’enfant dans votre chambre, Ne prenez plus l’enfant dans votre lit !

Individualisez sommeil et repas

Dès que possible, apprenez à l’enfant que sommeil et repas sont deux comportements distincts.

Ne laissez pas l’enfant s’endormir systématiquement au sein ou au biberon.

Donnez le biberon du matin dans le lieu destiné aux repas (cuisine, salle à manger) et non au lit.

Evitez la télévision ou les repas pour l’endormissement.

Les variantes

Si l’enfant sort de son lit, redonnez-lui un « contenant », redonnez-lui la confiance nécessaire.

Utilisez la chambre comme « contenant ». Vous devez contrôler la porte et visiter l’enfant si nécessaire, mais non le contraire. Vous pouvez maintenir la porte fermée à l’aide d’un scratch placé à l’extérieur de la chambre qui permettra d’éviter à l’enfant de chercher la solution à l’extérieur de son environnement de sommeil.

Notez les difficultés rencontrées

Votre attitude : soyez ferme et déterminé, expliquez, mais surtout agissez. Votre attitude sécurisera votre enfant. Ne négociez pas, ne recommencez pas votre rituel une fois celui-ci achevé.

Tenez un agenda de sommeil pendant 14 jours afin de visualiser la progression

Observez la progression, faites-en part à l’enfant, récompensez les endormissements réussis.

Maintenez les efforts jusqu’à consolidation des résultats.

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