Amandes : un fruit aux 1001 bienfaits !
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Beaucoup de protéines, peu de glucides

Une portion journalière de 30 grammes d’amande offre 6,3g de protéines pour seulement 2,3g de glucides. Un rapport nutritionnel intéressant, selon Anne Guillot.
À ce titre, les amandes peuvent figurer parmi les sources de protéines végétales importantes notamment dans le cadre d’un régime végétarien ou végétalien. Elles pourront accompagner les autres sources de protéines végétales telles que les légumineuses, les pois, le soja ou encore le quinoa.

Une protection contre le diabète et le cholestérol ?

Les amandes ne vont pas à elles seules traiter un diabète ou un excès de cholestérol. Elles possèderaient cependant un effet bénéfique sur la glycémie notamment grâce à leur haute teneur en fibres. En effet, après un repas, la quantité de glucose dans le sang (ou glycémie) augmente. Le pancréas perçoit cette augmentation et va donc libérer de l’insuline, une hormone qui permet le stockage ou l’utilisation de ce glucose, abaissant alors la glycémie. Les fibres abaissent la réponse glycémique, n’entraînant qu’une faible augmentation de la glycémie ce qui demandera donc moins de production d’insuline au pancréas.

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Plusieurs études se sont penchées sur les liens entre la consommation d’amandes et le diabète ou le cholestérol.

  • Une première étude1 a réuni 65 participants souffrant de prédiabète. Selon cette recherche, les volontaires qui ont reçu pendant quatre mois 20% de leurs AJR caloriques sous forme d’amandes présentaient une meilleure sensibilité à l’insuline et une amélioration des taux de LDL-cholestérol (ou "mauvais" cholestérol) que les personnes qui ne consommaient pas d’amande.
  • Même conclusion pour une deuxième étude2 menée en 2011 sur 20 patients atteints de diabète de type 2 suivis pendant trois mois. Les personnes ayant bénéficié d’un régime comprenant environ 60 g d’amandes par jour présentaient au terme des travaux moins de graisse corporelle, un taux de "mauvais" cholestérol plus faible et un meilleur contrôle de la glycémie que celles n’ayant pas reçu d’amandes dans leur alimentation.
  • Enfin, une troisième étude3 conduite en 2015 a de son côté porté sur 48 personnes présentant des taux initiaux élevés de LDL-cholestérol. Les chercheurs ont observé une diminution du mauvais cholestérol et de la graisse abdominale, deux facteurs de risque de troubles cardiovasculaires, chez les personnes ayant reçu une alimentation enrichie en amandes pendant deux périodes de six semaines.

Même s’il faut rester prudent face à des études qui portent sur des groupes de patients de si petite taille et menée sur des courtes durées, des preuves d’un lien entre la consommation régulière d’amandes et les maladies métaboliques comme le diabète et le cholestérol semblent émerger.

1Almond consumption and cardiovascular risk factors in adults with prediabetes. Wien et al., 2010 The Journal of American College of Nutrition
2Almond consumption improved glycemic control and lipid profiles in patients with type 2 diabetes mellitus Li et al., Metabolism 2011
3Effects of Daily Almond Consumption on Cardiometabolic Risk and Abdominal Adiposity in Healthy Adults With Elevated LDL‐Cholesterol: A Randomized Controlled Trial. Berryman et al., Journal of the American Heart Association, 2015

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