ACIDE ALENDRONIQUE ARROW 10 mg, comprimé

Ce médicament n'est plus commercialisé.

source: ANSM - Mis à jour le : 03/11/2016

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  

ACIDE ALENDRONIQUE ARROW 10 mg, comprimé

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  

Acide alendronique........................................................................................................... 10,00 mg

Sous forme d’alendronate monosodique trihydraté............................................................. 13,05 mg

Pour un comprimé.

Excipient à effet notoire : chaque comprimé contient 103,95 mg de lactose monohydraté.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  

Comprimé.

Comprimé blanc à blanc cassé, de forme ovale, portant la mention "AN 10" sur une face et le logo d’ARROW sur l'autre.

4. DONNEES CLINIQUES  

4.1. Indications thérapeutiques  

Traitement de l’ostéoporose post-ménopausique.

L’alendronate réduit le risque de fractures vertébrales et de la hanche.

4.2. Posologie et mode d'administration  

Posologie

Par voie orale uniquement.

La posologie recommandée est de 10 mg une fois par jour.

La durée optimale d’un traitement par biphosphonate pour l’ostéoporose n’a pas été établie. La nécessité de poursuivre le traitement doit être doit être réévaluée régulièrement au cas par cas en fonction des bénéfices et des risques potentiels d’ACIDE ALENDRONIQUE ARROW, particulièrement après 5 ans ou plus de traitement.

Pour permettre une absorption adéquate de l’alendronate :

ACIDE ALENDRONIQUE ARROW doit être pris au moins 30 minutes avant la première prise de nourriture, boisson ou médicament de la journée uniquement avec de l’eau du robinet. Les autres boissons (y compris l’eau minérale), la nourriture et certains médicaments sont suceptibles de réduire l’absorption de l’acide alendronique. (voir rubrique 4.5).

Pour faciliter le passage dans l’estomac, et donc réduire le risque d’irritation ou d’effets indésirables locaux et oesophagiens (voir rubrique 4.4) :

·ACIDE ALENDRONIQUE ARROW doit être pris strictement au lever, avec un grand verre d’eau du robinet (minimum 200 ml) ;

·ACIDE ALENDRONIQUE ARROW doit être avalé entier. Les patientes ne doivent ni écraser, ni croquer le comprimé ou le laisser se dissoudre dans leur bouche en raison du risque potentiel d’ulcérations oropharyngées ;

·les patientes ne doivent pas s'allonger jusqu'à l’absorption des premiers aliments de la journée qui devront être pris au moins trente minutes après la prise du comprimé ;

·les patientes ne doivent pas s’allonger pendant au moins 30 minutes après la prise du comprimé ;

·ACIDE ALENDRONIQUE ARROW 10 mg, comprimé ne doit pas être pris au coucher ou avant le lever.

Les patientes traitées doivent être supplémentées en calcium et en vitamine D si leurs apports alimentaires sont insuffisants (voir rubrique 4.4).

Utilisation chez les personnes âgées :

Les études cliniques n’ont révélé aucune différence liée à l’âge dans les profils d’efficacité et de sécurité d’emploi de l’alendronate. Par conséquent, aucune modification de posologie n'est nécessaire chez les personnes âgées.

Utilisation en cas d’insuffisance rénale :

Aucune modification de posologie n'est nécessaire chez les patientes ayant un débit de filtration glomérulaire (DFG) supérieur à 35 ml/min. En raison d’un manque d’expérience, l’alendronate n’est pas recommandé pour les patientes présentant une insuffisance rénale caractérisée par un DFG inférieur à 35 ml/min.

Population pédiatrique :

L’alendronate de sodium n’est pas recommandé chez les enfants de moins de 18 ans en raison de l’insuffisance de données de sécurité et d’efficacité dans l’ostéoporose chez l’enfant (voir aussi section 5.1).

4.3. Contre-indications  

·hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients listés dans la rubrique 6.1 ;

·maladies de l’œsophage et autres facteurs qui retardent le transit œsophagien telles que sténose et achalasie ;

·incapacité de se tenir debout ou en position assise pendant au moins 30 minutes ;

·hypocalcémie.

Voir rubrique 4.4.

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  

L’alendronate peut entraîner une irritation locale de la muqueuse gastro-intestinale supérieure. En raison de la possibilité d'une aggravation d'une maladie sous-jacente, l'alendronate doit être prescrit avec prudence chez les patientes ayant une affection gastro-intestinale haute évolutive, telle que dysphagie, maladie œsophagienne, gastrite, duodénite, ulcères ou ayant des antécédents récents (dans l'année écoulée) d'affection gastro-intestinale majeure, tels que ulcère gastro-duodénal ou saignement gastro-intestinal en évolution ou une intervention chirurgicale du tube digestif supérieur autre qu'une pyloroplastie (voir rubrique 4.3).

Pour les patientes chez lesquelles un œsophage de Barrett a été diagnostiqué, les prescripteurs doivent évaluer les bénéfices et les risques potentiels de l'alendronate au cas par cas.

Des réactions œsophagiennes (parfois sévères et nécessitant l’hospitalisation), telles que des œsophagites, des ulcérations et des érosions œsophagiennes, rarement suivies d’une sténose de l’œsophage, ont été rapportées chez des patientes traitées avec l’alendronate. Par conséquent, les praticiens doivent être particulièrement vigilants à tout signe ou symptôme indiquant une possible réaction œsophagienne et donner des instructions aux patientes d’arrêter l’alendronate et de consulter si elles présentent des symptômes d’une irritation œsophagienne tels qu’une dysphagie, une odynophagie, des douleurs rétrosternales, ou l'apparition ou l'aggravation de brûlures rétrosternales.

Le risque d'effets indésirables œsophagiens sévères semble être plus important chez les patientes qui ne suivent pas correctement les instructions sur le mode d'administration de l'alendronate et/ou qui continuent à prendre l'alendronate après avoir eu des symptômes évocateurs d'une irritation œsophagienne. Il est très important que toutes les instructions concernant l'administration d'alendronate soient données à la patiente et comprises par elle (voir rubrique 4.2). Il convient d’informer les patientes que la non observance de ces instructions est susceptible d’augmenter leur risque de présenter des troubles œsophagiens.

Bien qu'aucune augmentation du risque n'ait été observée au cours des larges études cliniques, de rares cas d'ulcères gastriques ou duodénaux ont été rapportés depuis la commercialisation dont certains cas sévères s'accompagnant de complications.

Une ostéonécrose de la mâchoire, généralement associée à une extraction dentaire et / ou une infection locale (y compris une ostéomyélite), a été rapportée chez des patientes atteintes d’un cancer recevant un traitement par des bisphosphonates principalement administrés par voie intraveineuse. Un grand nombre de ces patientes recevaient aussi une chimiothérapie et des corticoïdes.

Une ostéonécrose de la mâchoire a également été rapportée chez des patientes traitées pour ostéoporose recevant des bisphosphonates par voie orale.

Les facteurs de risque suivants doivent être pris en compte lors de l'évaluation de la patiente à risque de développer une ostéonécrose de la mâchoire :

·la puissance des biphosphonates (la plus forte étant celle de l'acide zolédronique), la voie d’administration (voir ci-dessus) et les doses cumulées ;

·cancer, chimiothérapie, radiothérapie, corticoides, tabagisme ;

·un antécédent de problèmes dentaires, mauvaise hygiène buccodentaire, maladie parodontale, interventions dentaires invasives et prothèses dentaires mal ajustées.

Un examen dentaire avec soins dentaires préventifs appropriés doivent être envisagé avant un traitement oral par bisphosphonates chez les patientes ayant un mauvais état dentaire.

Pendant le traitement, ces patientes doivent éviter, si possible, les interventions dentaires invasives. La chirurgie dentaire peut aggraver l’état des patientes développant une ostéonécrose de la mâchoire pendant un traitement par bisphosphonate. Pour les patientes nécessitant une intervention dentaire, il n’y a pas de données disponibles suggérant qu’une interruption du traitement par bisphosphonate réduise le risque d’ostéonécrose de la mâchoire. Le jugement clinique du médecin traitant doit guider la conduite à tenir pour chaque patiente basée sur l’évaluation du rapport bénéfice/risque individuel.

Au cours d’un traitement par bisphosphonate, toutes les patientes doivent être incitées à maintenir une bonne hygiène bucco-dentaire, à faire des contrôles dentaires réguliers, et à signaler tout symptôme bucco-dentaire tel que mobilité, douleur ou gonflement dentaire.

L’ostéonécrose du conduit auditif externe a été rapportée avec les bisphosphonates, surtout en association avec une thérapie à long terme. Les facteurs de risque éventuels d’ostéonécrose du conduit auditif externe comprennent l’utilisation de stéroïdes et la chimiothérapie et/ou les facteurs de risque locaux tels qu’une infection ou un traumatisme. La possibilité d’ostéonécrose du conduit auditif externe doit être envisagée chez les patientes recevant des bisphosphonates qui présentent des symptômes auditifs, notamment des infections chroniques de l’oreille.

Des douleurs osseuses, articulaires et/ou musculaires ont été rapportées chez des patientes prenant des biphosphonates. Depuis la mise sur le marché, ces symptômes ont rarement été graves et/ou handicapants (vor rubrique 4.8). Le délai d’apparition des symptômes se situait entre un jour et plusieurs mois après le début du traitement. Chez la plupart des patientes, les symptômes ont disparu après l’arrêt du traitement. Chez certains d’entre elles, les symptômes ont réapparu lors d’un autre traitement avec le même médicament ou un autre biphosphonate.

Des fractures atypiques sous-trochantériennes et de la diaphyse fémorale ont été rapportées chez des patientes traitées par biphosphonates, en premier lieu chez les patientes recevant des traitements à long terme pour l’ostéoporose. Ces fractures transverses ou obliques courtes peuvent survenir sur toute la longueur du fémur à partir du dessous du petit trochanter jusqu’au-dessus de l’évasement supracondylaire. Ces fractures surviennent après un traumatisme minime ou sans traumatisme et certaines patientes souffrent de douleurs à la cuisse ou à l’aine, souvent associés avec des images caractéristiques de fractures de stress, des semaines voire des mois avant qu’une fracture fémorale complète ne survienne. Les fractures sont souvent bilatérales, et le fémur controlatéral doit être examiné chez les patientes traitées par biphosphonate et ayant subi une fracture de la diaphyse fémorale. Une mauvaise guérison de ces fractures a aussi été rapportée. L’arrêt du traitement par biphosphonate chez les patientes pour lesquels on suspecte une fracture atypique du fémur doit être envisagée dans l’attente de l’évaluation du patient, basée sur l’évaluation du rapport bénéfice/risque individuel. Pendant les traitements par biphosphonates, il doit être conseillé aux patientes de signaler toute douleur à la cuisse, la hanche ou l’aine et une fracture incomplète du fémur doit être envisagée chez tout patient présentant ce type de symptômes.

Depuis la mise sur le marché, il a été reporté de rares cas de réactions cutanées incluant un syndrome de Stevens Johnson et de nécrolyse épidermique toxique.

Les patientes doivent être averties que si elles oublient une dose d’ACIDE ALENDRONIQUE ARROW, elles doivent prendre un comprimé dans la matinée après s’en être souvenu. Elles ne doivent pas prendre 2 comprimés le même jour mais doivent recommencer à prendre un comprimé une fois par jour, comme prévu initialement.

L’alendronate n’est pas recommandé chez les patientes présentant une insuffisance rénale caractérisée par un débit de filtration glomérulaire (DFG) inférieur à 35 ml/min (voir rubrique 4.2).

Il convient d’envisager d’autres origines à l’ostéoporose que la carence oestrogénique et le vieillissement.

L’hypocalcémie doit être corrigée avant de commencer le traitement avec l’alendronate (voir rubrique 4.3), de même les autres troubles du métabolisme osseux (tels qu’une carence en vitamine D et une hypoparathyroïdie) doivent également être corrigés. Chez les patientes présentant ces troubles, la calcémie et les symptômes d’hypocalcémie doivent être surveillés lors du traitement par ACIDE ALENDRONIQUE ARROW.

En raison des effets positifs de l’alendronate sur la densité minérale osseuse, des diminutions de la calcémie et de la phosphatémie peuvent survenir plus particulièrement chez les patientes prenant des glucocorticoïdes chez lesquelles l'absorption du calcium peut être diminuée. Ces diminutions sont habituellement faibles et asymptomatiques. Cependant, de rares cas d’hypocalcémie symptomatique, parfois sévères et apparaissant souvent chez les patientes ayant un terrain prédisposé (par exemple hypoparathyroïdie, carence en vitamine D et en cas de malabsorption du calcium) ont été signalés. Le fait d'assurer un apport adéquat en calcium et en vitamine D est donc particulièrement important chez les patientes recevant des corticoïdes.

Excipient :

Ce médicament contient du lactose. Son utilisation est déconseillée chez les patientes présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactose de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares).

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  

En cas d'administration concomitante, il est probable que les aliments et les boissons (y compris l’eau minérale), les médicaments contenant du calcium, les antiacides, ainsi que d'autres médicaments administrés par voie orale interfèrent avec l'absorption de l’alendronate. Par conséquent, les patientes doivent attendre au moins 30 minutes après la prise de l'alendronate avant de prendre tout autre médicament par voie orale (voir rubrique 4.2 et 5.2).

Aucune autre interaction médicamenteuse ayant une signification clinique n’est attendue. Au cours des études cliniques, un certain nombre de patientes ont reçu des estrogènes (par voie vaginale, cutanée, ou orale) alors qu’elles étaient traitées par l’alendronate. Aucun effet indésirable lié à cette association n'a été observé.

En raison de l'irritation gastro-intestinale associée à la prise d'AINS, la prudence est de règle en cas de prise concomitante d'alendronate. Bien qu’aucune étude d’interaction spécifique n’ait été réalisée, l’alendronate a été administré de façon concomitante dans des études cliniques avec une gamme étendue de médicaments couramment utilisés sans preuve d’interaction indésirable clinique patente.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  

Grossesse

L'alendronate ne doit pas être utilisé pendant la grossesse. Il n'existe pas de données adéquates sur l'administration de l'alendronate chez la femme enceinte. Les études chez l'animal n'indiquent pas d'effets directement néfastes sur la grossesse, le développement embryo-fœtal, ou le développement post-natal. L'alendronate administré au cours de la grossesse chez le rat a provoqué une dystocie liée à une hypocalcémie (voir rubrique 5.3).

Allaitement

Il n'y a pas de données sur le passage de l'alendronate dans le lait maternel. L'emploi de l'alendronate ne doit pas être envisagé chez la femme qui allaite.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  

Les effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n'ont pas été étudiés. Cependant, certains effets indésirables qui ont été rapportés avec Acide Alendronique Arrow peuvent affecter l’aptitude de certaines patientes à conduire des véhicules ou à utiliser des machines de certaines patientes. Les réponses individuelles à Acide Alendronique Arrow peuvent varier (voir rubrique 4.8).

4.8. Effets indésirables  

Dans une étude d’une durée d’1 an chez des femmes post-ménopausée avec ostéoporose, les profils globaux de sécurité d’emploi avec l’alendronate, 1 prise par semaine à 70 mg (n=519) et de l’alendronate à 10 mg/jour (n=370) ont été similaires.

Dans deux études cliniques d’une durée de 3 ans chez des femmes ménopausées avec un protocole pratiquement identique (10 mg d’alendronate : n=196, placebo: n=397), les profils globaux de sécurité d’emploi de l’alendronate 10 mg/jour et du placebo ont été similaires.

Les effets indésirables présentés par les investigateurs comme possiblement, probablement ou définitivement liés au médicament ou incontestablement liés au médicament sont présentés ci-dessous s’ils sont apparus chez ≥ 1 % des patientes traitées par l'alendronate 10 mg/jour avec une incidence supérieure à celle des patientes sous placebo dans les études de 3 ans :

Etude sur 1 an

Etude sur 3 ans

Alendronate une fois par semaine 70 mg (n=519)

Acide alendronique 10 mg/jour (n=370)

Alendronate 10 mg/jour (n=196)

Placebo (n=397)

Effets gastro-intestinaux :

Douleurs abdominales

3,7

3,0

6,6

4,8

Dyspepsie

2,7

2,2

3,6

3,5

Régurgitation acide

1,9

2,4

2,0

4,3

Nausées

1,9

2,4

3,6

4,0

Ballonnement abdominal

1,0

1,4

1,0

0,8

Constipation

0,8

1,6

3,1

1,8

Diarrhée

0,6

0,5

3,1

1,8

Dysphagie

0,4

0,5

1,0

0,0

Flatulence

0,4

1,6

2,6

0,5

Gastrite

0,2

1,1

0,5

1,3

Ulcère gastrique

0,0

1,1

0,0

0,0

Ulcère oesophagien

0,0

0,0

1,5

0,0

Musculosquelettiquesdouleurs ostéoarticulaires ou musculaires

2,9

3,2

4,1

2,5

Crampes musculaires

0,2

1,1

0,0

1,0

Neurologiques

Céphalées

0,4

0,3

2,6

1,5

Les effets indésirables suivants ont été également été rapportés au cours des études cliniques et/ou depuis la commercialisation :

Très fréquent (≥1/10), Fréquents (≥1/100, < 1/10), Peu fréquents (≥1/1000, < 1/100), Rare (≥1/10000, < 1/1000), Très rare (≤ 1/10000 incluant les cas isolés).

Troubles du système immunitaire :

Rares : réactions d’hypersensibilité incluant urticaire et angioœdème.

Troubles du métabolisme et de la nutrition :

Rares : hypocalcémie symptomatique, en général sur un terrain prédisposé §.

Troubles neurologiques :

Fréquents : céphalées, étourdissements †

Peu fréquents : dysgueusie†

Troubles oculaires :

Peu fréquents : inflammation des yeux (uvéite, sclérite, épisclérite)

Troubles de l’oreille et du labyrinthe

Fréquents : vertige†

Très rare : ostéonécrose du conduit auditif externe (effets indésirables de la classe des bisphosphonates)

Troubles gastro-intestinaux :

Fréquents : douleurs abdominales, dyspepsie, constipation, diarrhée, flatulences, ulcère œsophagien*, dysphagie*, ballonnement abdominal, régurgitation acide.

Peu fréquents : nausée, vomissements, gastrite, œsophagite*, érosion œsophagienne*, méléna†.

Rares : sténose œsophagienne*, ulcérations oropharyngées*, PUS (perforations, ulcères, saignement) de la partie haute du tractus gastro-intestinal§.

Troubles cutanés et sous-cutanés :

Fréquent : alopécie†, prurit†

Peu fréquent : éruption, érythème

Rare : éruption avec photosensibilité, réactions cutanées sévères, y compris le syndrome de Stevens Johnson et nécrolyse épidermique toxique‡.

Troubles musculo-squelettiques, systémiques et des os :

Très fréquents : douleurs musculo-squelettiques (os, muscle ou articulation) parfois sévères†§.

Fréquent : gonflement des articulations†

Rares : ostéonécroses de la mâchoire†§, fractures fémorales subtrochanteriques et diaphysaires atypiques (effets indésirables de la classe des bisphosphonates)#

Troubles généraux et anomalies au site d’administration

Fréquent : asthénie†, œdème périphérique†

Peu fréquent : symptômes transitoires de type réaction aigüe (myalgie, malaise et rarement de la fièvre), généralement observés en début du traitement†.

Légende

§voir rubrique 4.4

†La fréquence était similaire lors des études cliniques entre le groupe médicament et le groupe placebo.

*voir rubrique 4.2 and 4.4

‡Cet effet indésirable a été identifié par la pharmacovigilance depuis la commercialisation. La fréquence rare a été estimée d'après des essais cliniques appropriés.

#Identifié depuis la commercialisation

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.ansm.sante.fr.

4.9. Surdosage  

Une hypocalcémie, une hypophosphorémie et des évènements indésirables de la partie haute du tractus gastro-intestinal, tels que mauvaise digestion, brûlures d'estomac, œsophagite, gastrite, ou ulcère, peuvent se produire en cas de surdosage par voie orale.

On ne dispose pas de données spécifiques sur la conduite à tenir en cas de surdosage par l’alendronate. Du lait ou des antiacides devraient être administrés afin de chélater l’alendronate. Pour éviter le risque d’irritation œsophagienne, il ne faut pas induire des vomissements et la patiente doit rester en position verticale.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  

Classe pharmacothérapeutique : Bisphosphonate,pour le traitement des maladies osseuses, code ATC : M05B A04

Le principe actif d’ACIDE ALENDRONIQUE ARROW 10 mg, comprimé, l’alendronate monosodique trihydraté, est un bisphosphonate qui inhibe la résorption osseuse des ostéoclastes sans effet direct sur la formation de l'os. Les études pré cliniques ont montré une localisation préférentielle de l’alendronate aux sites actifs de résorption. L’activité des ostéoclastes est inhibée, mais ni leur recrutement ni leur fixation ne sont affectés. Pendant le traitement par l'alendronate, la qualité de l’os formé est normale.

Traitement de l'ostéoporose post-ménopausique

L’ostéoporose est définie par une densité minérale osseuse (DMO) au rachis ou au col du fémur à 2,5 écart-type en dessous de la valeur moyenne d’une population normale jeune ou par un antécédent de fracture de fragilité osseuse, indépendamment de la DMO.

Les effets de l’alendronate sur la DMO et sur l’incidence des fractures chez la femme post ménopausée ont été analysés au cours de deux études d’efficacité initiales selon un protocole identique (n=994) ainsi que dans l’étude Fracture Intervention Trial (FIT ; n=6459).

Dans les études d’efficacité initiales, l’alendronate à la dose de 10 mg par jour pendant 3 ans, a entraîné des augmentations de la DMO au niveau du rachis lombaire, du col du fémur, et du trochanter respectivement de 8,8 %, 5,9 %, et 7,8 %, par rapport au placebo. La DMO du corps entier a également augmenté de façon significative. Il y a eu une réduction de 48 % du taux de patientes présentant une ou plusieurs fractures vertébrales dans le groupe traité par l’alendronate par rapport au groupe placebo (alendronate 3,2 % et placebo 6,2 %). Dans l’extension à 2 ans de ces études, la DMO au niveau du rachis et du trochanter a continué d’augmenter. De plus, la DMO du col du fémur et du corps entier s’est maintenue.

L’essai FIT comprenait deux études contrôlées versus placebo : une étude de 3 ans chez 2027 patientes ayant eu au moins une fracture (tassement) vertébrale et une étude de 4 ans chez 4432 patientes ayant une masse osseuse basse mais sans fracture vertébrale préexistante, parmi lesquelles 37 % avait une ostéoporose définie par une DMO de base du col du fémur au moins 2,5 déviations standards sous la moyenne des femmes adultes jeunes. Chez toutes les patientes avec une ostéoporose dans les 2 études, les comprimés d’acide alendronique ont réduit l’incidence de ≥ 1 fracture vertébrale de 48%, fracture vertébrales multiples de 87%, ≥1 fracture vertébrale douloureuse de 45%, fracture vertébrale douloureuse multiple de 31% et fracture de la hanche de 54%.

Globalement, ces résultats démontrent l’effet constant de l’acide alendronique pour réduire l’incidence des fractures, y compris celles de la colonne vertébrale et de la hanche, qui sont les localisations des fractures dues à l’ostéoporose associées à la morbidité le plus élevée.

Prévention de l’ostéoporose post-ménopausique

Les effets de l’acide alendronique pour prévenir la perte osseuse ont été étudiés dans 2 études sur femmes post-ménopausées âgées de moins de 60 ans. Dans l’étude la plus large avec 1609 femmes (≥ 6 mois post-ménopausées) celles recevant des comprimés d’acide alendronique à 5 mg par jour pendant 2 ans ont eu une augmentation de la DMO de 3,5%, 1,3%, 3,0% et 0,7% à la colonne vertébrale, le col du fémur, le trochanter et le corps entier, respectivement. Dans l’étude la moins large (n=447), des résultats similaires ont été observés chez les femmes (6 à 36 mois post-ménopausées) traitées avec de l’acide alendronique à 5 mg par jour pour 3 ans. En contraste, dans les 2 études, les femmes recevant du placébo ont perdu de la masse osseuse à un taux d’environ 1% par an.

Les effets à plus long terme de l’acide alendronique dans une population en prévention de l’ostéoporose ne sont pas connus mais des extensions des essais cliniques allant jusqu’à 10 ans de traitement continu sont actuellement en cours.

Usage en association avec les traitements de substitution hormonale (TSH)

Les effets sur la DMO d’un traitement avec acide alendronique 10 mg une fois par jour et un œstrogène conjugué (0,625 mg/jour) soit seul ou en association ont été évalués dans une étude à 2 ans chez des femmes hystérectomisées, post-ménopausées et ostéoporosées. Au bout de 2 ans, les augmentations de la DMO lombaire par rapport à la ligne de base ont été significativement plus élevées avec l’association (8,3%) qu’avec soit l’œstrogène, soit l’acide alendronique seul (6,0 % tous les deux).

Les effets sur la DMO lorsque l’acide alendronique est ajouté à des doses stables (pour au moins 1 an) de TSH (œstrogène ± progestagène de synthèse) ont été évalués au cours d’une étude d’un an chez la femme ostéoporosée post-ménopausée. L’ajout d’acide alendronique 10 mg une fois par jour au TSH a conduit, après un an, à des augmentations significativement plus importantes de la DMO lombaire (3,7%) qu’avec la TSH seule (1,1%).

Dans ces études, des augmentations significatives ou des tendances favorables pour le traitement combiné comparé à la TSH seule ont été observées à la hanche, le col du fémur et le trochanter. Aucun effet significatif n’a été observé pour la DMO corporelle totale.

Population pédiatrique

L’alendronate de sodium a été étudié chez un petit nombre de patients âgés de moins de 18 ans, souffrant d’une ostéogenèse imparfaite. Les résultats sont insuffisants pour permettre l’utilisation de l’alendronate de sodium pour la population pédiatrique souffrant d’ostéogenèse imparfaite.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  

Absorption

Par rapport à une dose de référence administrée par voie intraveineuse, la biodisponibilité absolue de l'alendronate chez la femme par voie orale est d’environ 0,64 % pour des doses allant de 5 à 70 mg lorsqu'on l'administre à jeun après une nuit et deux heures avant un petit déjeuner normal. Lorsque l'alendronate est administré une heure ou une demi-heure avant un petit déjeuner normal, la biodisponibilité est diminuée de façon identique (valeur estimée à 0,46% et 0,39%). Dans les études réalisées dans l’ostéoporose, l’alendronate a été efficace lorsqu’on l’a administré 30 minutes au moins avant les premiers aliments ou boissons de la journée.

La biodisponibilité a été quasi-nulle lorsque l'alendronate a été administré au cours d'un petit déjeuner normal ou dans les deux heures qui ont suivi. L'administration concomitante d'alendronate avec du café ou du jus d'orange a réduit sa biodisponibilité d'environ 60 %.

Chez le sujet sain, l’administration de prednisolone par voie orale (20 mg 3 fois par jour pendant 5 jours) n’a pas produit de changement cliniquement significatif de la biodisponibilité orale de l’alendronate (augmentation moyenne comprise entre 20% et 44%).

Distribution

Les études chez le rat à la dose d' 1mg/kg par voie intraveineuse montrent que l'alendronate initialement réparti dans les tissus mous est ensuite rapidement redistribué au niveau de l’os ou excrété dans les urines. Le volume moyen de distribution à l'état d'équilibre est au moins de 28 litres chez l’homme. Après administration d’alendronate per os à doses thérapeutiques, les concentrations plasmatiques sont trop faibles pour permettre une détection analytique (< 5 ng/ml). La liaison aux protéines plasmatiques est d'environ 78 %.

Biotransformation

Aucun métabolisme de l'alendronate n'a été mis en évidence, ni chez l'homme ni chez l'animal.

Élimination

Après administration par voie intraveineuse d'une dose unique d'alendronate marqué au C14, environ 50 % de la radioactivité est excrétée dans les urines dans les 72 heures. Peu ou pas de radioactivité est retrouvée dans les fèces. A la suite d'une dose intraveineuse de 10 mg, la clairance rénale de l'alendronate est de 71 ml/mn, et la clairance systémique ne dépasse pas 200 ml/mn. Les concentrations plasmatiques diminuent de plus de 95 % dans les 6 heures qui suivent l'administration par voie intraveineuse.

On estime que la demi-vie terminale chez l’homme est supérieure à 10 ans, reflétant ainsi la libération de l'alendronate à partir du squelette.

Chez le rat, l’alendronate n’est pas excrété par les systèmes rénaux de transport acides ou basiques. L’alendronate n’est donc pas susceptible d’interférer avec d’autres substances sur ce système d’excrétion chez l’homme.

Caractéristiques des patientes

Les études précliniques montrent que la fraction du médicament qui ne se dépose pas dans l'os est rapidement excrétée dans les urines. Chez l'animal, aucune preuve d'une saturation de la captation osseuse n'a été mise en évidence dans une étude à long terme après administration intraveineuse de doses répétées allant jusqu'à une dose totale de 35 mg/kg. Bien qu'aucune donnée ne soit disponible, il est vraisemblable que, comme chez l'animal, l'élimination d'alendronate par le rein soit diminuée chez les patientes ayant une insuffisance rénale.

En conséquence, on pourrait s’attendre à une accumulation quelque peu supérieure d'alendronate dans l’os chez les patientes ayant une insuffisance rénale (voir rubrique 4.2).

5.3. Données de sécurité préclinique  

Les études conventionnelles de la toxicité générale, de génotoxicité et du pouvoir carcinogène n’ont pas montré de risque particulier pour l’homme. Des études chez le rat ont montré que le traitement par l'alendronate pendant la grossesse a été associé à une dystocie chez les descendants à la mise bas, liée à une hypocalcémie. Dans les études, l’administration de doses élevées chez le rat a montré une augmentation de l'incidence d'une ossification fœtale incomplète. Le risque chez l’homme est inconnu.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  

6.1. Liste des excipients  

Croscarmellose sodique, cellulose microcristalline, lactose monohydraté, stéarate de magnésium.

6.2. Incompatibilités  

Sans objet.

6.3. Durée de conservation  

3 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation  

A conserver à une température ne dépassant pas + 25°C. A conserver dans l’emballage d’origine.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   

Comprimés sous plaquettes (PVC/PE/PVDC/Aluminium).

Boîtes de 14, 28, 56, 98, 112 et 50 x1 (unitaire).

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation  

Pas d’exigences particulières.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  

ARROW GENERIQUES

26 AVENUE TONY GARNIER

69007 LYON

8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  

·34009 370 869 1 2 : 14 comprimés sous plaquette thermoformée (PVC/PE/PVDC/aluminium)

·34009 370 871 6 2 : 28 comprimés sous plaquette thermoformée (PVC/PE/PVDC/aluminium)

·34009 567 485 5 6 : 56 comprimés sous plaquette thermoformée (PVC/PE/PVDC/aluminium)

·34009 567 486 1 7 : 98 comprimés sous plaquette thermoformée (PVC/PE/PVDC/aluminium)

·34009 567 487 8 5 : 112 comprimés sous plaquette thermoformée (PVC/PE/PVDC/aluminium)

·34009 567 812 6 3 : 50 x 1 comprimés sous plaquette thermoformée (PVC/PE/PVDC/aluminium)

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION  

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE  

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  

Sans objet.

Liste I

Ce médicament n'est plus commercialisé.

source: ANSM - Mis à jour le : 03/11/2016

Dénomination du médicament

ACIDE ALENDRONIQUE ARROW 10 mg, comprimé

Acide alendronique

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.

·Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

·Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que ACIDE ALENDRONIQUE ARROW 10 mg, comprimé et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre ACIDE ALENDRONIQUE ARROW 10 mg, comprimé ?

3. Comment prendre ACIDE ALENDRONIQUE ARROW 10 mg, comprimé ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver ACIDE ALENDRONIQUE ARROW 10 mg, comprimé ?

6. Contenu de l’emballage et autres informations.

1. QU’EST-CE QUE ACIDE ALENDRONIQUE ARROW 10 mg, comprimé ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  

Classe pharmacothérapeutique : Bisphosphonate,pour le traitement des maladies osseuses - code ATC : M05B A04.

L’acide alendronique appartient à une classe de médicaments non-hormonaux, connu sous le nom de bisphosphonates, utilisés pour prévenir la perte de masse osseuse.

Ce médicament est indiqué dans le traitement de l’ostéoporose. Cette affection est courante chez la femme après la ménopause. Plus la ménopause débute tôt, plus le risque de développer une ostéoporose est grand.

Sans traitement, l’ostéoporose peut provoquer une diminution de la densité et une fragilisation des os qui peuvent conduire à des fractures, habituellement de la hanche, de la colonne vertébrale et des poignets. Les fractures peuvent survenir plus facilement chez les personnes souffrant d’ostéoporose et peuvent survenir des activités normales quotidiennes telles que porter quelque chose, ou à la suite d’un traumatisme léger ou d’une chute.

L’acide alendronique aide à prévenir la perte osseuse et à renforcer l’os qui peut avoir été fragilisé par l’ostéoporose. Il réduit ainsi le risque de fractures vertébrales et de la hanche.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE ACIDE ALENDRONIQUE ARROW 10 mg, comprimé ?  

Ne prenez jamais ACIDE ALENDRONIQUE ARROW 10 mg, comprimé :

·si vous êtes allergique à l’acide alendronique ou à un autre composant de ce médicament (listés en rubrique 6) ;

·si vous avez certains problèmes au niveau de l’œsophage (tube qui relie votre bouche à votre estomac), tels qu’un rétrécissement de l’œsophage ou des difficultés à avaler ;

·si votre médecin vous a indiqué que vous avez un taux faible de calcium dans le sang ;

·si vous ne pouvez pas tenir debout ou assis bien droit pendant au moins 30 minutes.

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin ou votre pharmacien avant de prendre ACIDE ALENDRONIQUE ARROW 10 mg, comprimé

·si vous avez des difficultés ou des douleurs pour avaler ;

·si vous avez une inflammation de la paroi de l’estomac ou du duodénum (première partie de l’intestin grêle) ;

·si vous avez un ulcère à l’estomac ou d’autres problèmes digestifs, y compris des saignements de l’estomac ;

·si vous avez eu une opération de l’estomac ou de l’œsophage au cours de la dernière année (à l’exception de la pyloriplastie qui est l’endroit où la sortie de l’estomac est élargie) ;

·si votre médecin vous a dit que vous aviez un syndrome de Barrett (affection au cours de laquelle il y a une modification des cellules tapissant la partie basse de l’œsophage) ;

·si vous avez ou avez eu des problèmes rénaux ;

·si vous avez ou avez eu des taux faibles en vitamine D dans le sang. Si c’est le cas, votre médecin pourra surveiller vos taux de vitamine D pendant le traitement ;

·si vous avez ou avez eu une affection appelée hypoparathyroïdie (mauvais fonctionnement de la glande parathyroïde) ;

·si vous avez ou avez eu des douleurs, gonflement ou engourdissement de la mâchoire, déchaussement d’une dent ou « sensation de mâchoire lourde » ;

·si vous suivez un traitement dentaire ou si vous avez prévu une extraction dentaire ;

·si vous avez un cancer, devez suivre une chimiothérapie ou une radiothérapie, que vous prenez des stéroïdes ou que vous ne suivez pas de soins dentaires réguliers, avec une infection de la bouche ou fumez. Si c’est le cas, votre médecin peut vous demander d’effectuer un examen dentaire avant le début du traitement.

Il est important de maintenir une bonne hygiène buccodentaire lorsque vous êtes traitées par acide AlendroniqueArrow 10 mg, comprimé. Vous devez avoir des examens dentaires réguliers tout au long de votre traitement et vous devez contacter votre médecin et votre dentiste si vous rencontrez des problèmes buccodentaires tels que dents mobiles, douleurs ou gonflement.

Enfants et adolescents

L’acide alendronique ne devrait pas être donné aux enfants et aux adolescents.

Autres médicaments et ACIDE ALENDRONIQUE ARROW 10 mg, comprimé

Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament.

Ne prenez pas d’autre médicament par voie orale (par la bouche) en même temps que vous prenez ACIDE ALENDRONIQUE ARROW. Vous devez laisser au moins 30 minutes entre la prise d’ACIDE ALENDRONIQUE ARROW et tout autre médicament par voie orale. Il est important de suivre tous les conseils donnés en rubrique 3 « COMMENT PRENDRE ACIDE ALENDRONIQUE ARROW 10 mg, comprimé ? ».

Vous devez en parler avec votre médecin avant de prendre ACIDE ALENDRONIQUE ARROW si vous prenez actuellement un médicament anti-inflammatoire non-stéroïdien (AINS).

ACIDE ALENDRONIQUE ARROW 10 mg, comprimé avec des aliments, boissons et de l’alcool

Ce médicament doit être pris l’estomac vide, étant donné que les aliments ou les boissons peuvent diminuer fortement son efficacité. Vous devez prendre les comprimés avec un grand verre d’eau plate au moins 30 minutes avant de prendre toute nourriture ou boisson. Il est important de suivre tous les conseils donnés en rubrique 3 « COMMENT PRENDRE ACIDE ALENDRONIQUE ARROW 10 mg, comprimé ? ».

Grossesse et allaitement

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament.

Ne prenez pas ACIDE ALENDRONIQUE ARROW si vous êtes enceinte, pensez que vous pouvez être enceinte ou allaitez.

Sportifs

Sans objet.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

ACIDE ALENDRONIQUE ARROW ne devrait pas affecter votre aptitude à conduire ou à utiliser des machines. Cependant, dans de rares cas, les patientes prenant ACIDE ALENDRONIQUE ARROW peuvent souffrir d’effets indésirables incluant des vertiges, des douleurs musculaires, osseuses et articulaires sévères et douleur ou d’une inflammation des yeux.

Si vous êtes dans l’un de ces cas, vous devez contacter votre médecin avant de conduire ou d’utiliser des machines.

ACIDE ALENDRONIQUE ARROW 10 mg, comprimé contient du lactose.

L’utilisation de ce médicament est déconseillée chez les patientes présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactose de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares).

Si votre médecin vous a informée d’une intolérance à certains sucres, contactez-le avant de prendre ce médicament.

3. COMMENT PRENDRE ACIDE ALENDRONIQUE ARROW 10 mg, comprimé ?  

Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin. Vérifiez auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

La posologie recommandée est de 1 comprimé par jour.

Il est important de suivre les instructions ci-dessous afin de s’assurer que votre médicament est efficace et pour réduire les risques d’irritation de votre œsophage :

·Immédiatement après votre lever, prenez ACIDE ALENDRONIQUE ARROW 10 mg, comprimé l’estomac vide. Il doit être pris seulement avec un grand verre d’eau plate (au moins 200 ml) et doit être pris au moins 30 minutes avant tout autre nourriture, boisson ou médicament. Ne prenez pas le comprimé avec un thé, un café, de l’eau minérale ou un jus de fruit.

·Le comprimé doit être avalé en entier. Ne pas croquer ni écraser le comprimé ou le laisser se dissoudre dans la bouche.

·Après avoir avalé votre comprimé, attendez au moins 30 minutes avant de prendre vos premiers aliments, boissons, ou autres médicaments de la journée (y compris les suppléments de calcium, les vitamines et les antiacides (utilisés dans le traitement des indigestions)).

·Ne vous allongez pas après avoir avalé votre comprimé d’ACIDE ALENDRONIQUE ARROW 10 mg. Restez en position bien droite (assise, debout ou en marchant) pendant au moins 30 minutes après avoir avalé le comprimé. Il est important de ne pas vous allonger avant d’avoir pris votre premier repas de la journée.

·Ne prenez pas les comprimés au moment du coucher ou avant de vous être levée le matin.

·Si vous ressentez une difficulté ou une douleur à avaler, une douleur dans la poitrine, l’apparition ou l’aggravation d’aigreurs d’estomac, arrêtez de prendre ce médicament et prévenez votre médecin.

Votre médecin peut aussi vous demander de prendre de la vitamine D ou un supplément de calcium pendant que vous prenez ACIDE ALENDRONIQUE ARROW 10 mg, comprimé. Si c’est le cas, vous devez suivre attentivement les instructions de votre médecin.

Il est important de continuer à prendre Acide Alendronique Arrow 10 mg, comprimé aussi longtemps que votre médecin vous l’a prescrit. Acide Alendronique Arrow 10 mg, comprimé ne peut traiter votre ostéoporose efficacement que si vous continuez à prendre les comprimés.

Utilisation chez les enfants et les adolescents

L’acide alendronique ne devrait pas être donné aux enfants et aux adolescents.

Si vous avez pris plus de ACIDE ALENDRONIQUE ARROW 10 mg, comprimé que vous n’auriez dû :

Vous pouvez souffrir de maux ou brûlures d’estomac, d’inflammation de l’œsophage ou de l’estomac, de crampes musculaires ou à l’estomac, de spasmes, de faiblesse ou de crise d’épilepsie. Buvez un grand verre de lait et contactez immédiatement votre médecin ou les urgences les plus proches. Ne vous faites pas vomir, et ne vous allongez pas.

Si vous oubliez de prendre ACIDE ALENDRONIQUE ARROW 10 mg, comprimé :

Prenez un comprimé le lendemain matin du jour où vous vous en apercevez puis reprenez votre traitement normalement une fois par jour. Ne prenez pas 2 comprimés le même jour. Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose que vous avez oubliée de prendre.

Si vous arrêtez de prendre ACIDE ALENDRONIQUE ARROW 10 mg, comprimé :

Sans objet.

Si vous avez d’autres questions sur l’utilisation de ce médicament, demandez plus d’informations à votre médecin ou à votre pharmacien.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

Tous les médicaments peuvent provoquer des réactions allergiques, bien que les réactions allergiques graves soient très rares. Vous devez arrêter de prendre ACIDE ALENDRONIQUE ARROW 10 mg, comprimé et prévenir votre médecin immédiatement si vous avez l’un des symptômes suivants :

·Des sifflements soudains, des difficultés à respirer, un gonflement des paupières, de la face ou des lèvres, une éruption cutanée ou des démangeaisons (surtout s’ils affectent votre corps entier). Cela s’appelle un angioedème.

·Une éruption cutanée, des cloques ou d’autres effets sur la peau, les yeux, la bouche, les parties génitales, une démangeaison ou une température élevée (symptômes d’une réaction cutanée grave appelée syndrome de Stevens-Johnson ou de Lyell).

Si vous avez des difficultés ou des douleurs pour avaler, une douleur à la poitrine ou des brûlures à l’estomac nouvelles ou qui s’aggravent, arrêtez de prendre ACIDE ALENDRONIQUE ARROW 10 mg, comprimé et contactez votre médecin. Si vous ignorez ces symptômes et que vous continuez à prendre les comprimés, il est probable que les réactions de l’œsophage empirent.

Les effets indésirables suivants ont été observés :

Effets indésirables très fréquents (pouvant affecter plus d’1 personne sur 10) :

·Douleur parfois sévère aux muscles, aux os ou aux articulations parfois sévères

Effets indésirables fréquents (pouvant affecter moins d’1 personne sur 10) :

·Maux d’estomac.

·Flatulence.

·Vertige, étourdissements

·Ulcération de l’œsophage.

·Douleur ou difficulté à avaler.

·Gonflement des articulations.

·Indigestion.

·Sensation de satiété ou de ballonnement.

·Constipation.

·Régurgitation acide de l’estomac (reflux).

·Diarrhée.

·Mal de tête.

·Perte de cheveux.

·Démangeaisons (prurit).

·Perte ou manque d’énergie.

·Fluide excédentaire (gonflement), habituellement dans les jambes (œdème périphérique).

Effets indésirables peu fréquents (pouvant affecter moins d’1 personne sur 100) :

·Nausées et vomissements.

·Inflammation de l’estomac.

·Inflammation et/ou amincissement (érosion) de la paroi de l’œsophage.

·Eruption cutanée.

·Selles noires goudronneuses .

·Rougeur de la peau.

·Modification du goût.

·Inflammation des yeux.

·Symptômes grippaux temporaires (douleur musculaire, sentiment général de maladie et, dans de rares cas, de fièvre) habituellement au début du traitement.

Effets indésirables rares (pouvant affecter moins d’une personne sur 1 000) :

·Rétrécissement de l’œsophage.

·Réactions allergiques (d’hypersensibilité) y compris gonflement et éruptions cutanées.

·Ulcère gastrique ou gastroduodénale (bien qu’il ne soit pas clair si ces ulcères sont causés par l’acide alendronique).

·Ulcères de la bouche et/ou de la gorge.

·Eruptions cutanées avec sensibilité à la lumière.

·Une fracture inhabituelle du fémur (os de la cuisse) peut survenir dans de rares cas, particulièrement chez les patientes traitées pendant longtemps pour l’ostéoporose. Contactez votre médecin si vous ressentez des douleurs, faiblesses ou inconforts dans votre cuisse, vote hanche ou votre aine car cela peut être un signe avant-coureur d’une possible fracture du fémur.

·Réactions cutanées sévères (Syndrome de Steven-Johnson ou de nécrolyse épidermique toxique).

·Taux de calcium faibles qui peuvent provoquer des crampes musculaires ou des spasmes et des sensations de picotement dans les doigts ou autour de la bouche.

·Douleurs et/ou inflammation de la mâchoire (particulièrement chez les personnes qui ont eu une extraction dentaire et/ou une infection de la bouche).

Effets indésirables très rares (pouvant affecter moins d’une personne sur 10 000) :

·Consultez votre médecin si vous présentez des douleurs de l’oreille, des écoulements de l’oreille et/ou une infection de l’oreille. Il pourrait s’agir de signes de lésion osseuse de l’oreille.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet:www.ansm.sante.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER ACIDE ALENDRONIQUE ARROW 10 mg, comprimé ?  

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur l’emballage, la plaquette après EXP. La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

A conserver à une température ne dépassant pas +25°C. A conserver dans l’emballage d’origine.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien d’éliminer les médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.

6. CONTENU DE L’EMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS  

Ce que contient ACIDE ALENDRONIQUE ARROW 10 mg, comprimé  

·La substance active est :

Acide alendronique........................................................................................................... 10,00 mg

Sous forme d’alendronate monosodique trihydraté............................................................. 13,05 mg

Pour un comprimé.

·Les autres composants sont :

Croscarmellose sodique, cellulose microcristalline, lactose monohydraté, stéarate de magnésium.

Qu’est-ce que ACIDE ALENDRONIQUE ARROW 10 mg, comprimé et contenu de l’emballage extérieur  

Ce médicament se présente sous forme de comprimé, boîte de 14, 28, 56, 98, 112 et 50 x 1.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché  

ARROW GENERIQUES

26 AVENUE TONY GARNIER

69007 LYON

Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché  

ARROW GENERIQUES

26 AVENUE TONY GARNIER

69007 LYON

Fabricant  

Qualiti (Burnley) Limited

Talbot Street, Briercliffe, Burnley

LANCASHIRE BB10 2JY

Royaume Uni

Ou

Juta Pharma

Gutenbergstrasse 13,

24941 Flensburg

Allemagne

Ou

Arrow Pharm (Malta) Ltd

HF 62 Hal far Industrial Estate

HAL FAR

BBG 06

Malte

Ou

ACTAVIS LTD

BLB 016

BULEBEL INDUSTRIAL ESTATE

ZEJTUN ZTN

3000 MALTE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen  

Ce médicament est autorisé dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen sous les noms suivants : Conformément à la réglementation en vigueur.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :  

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

Autres  

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’ANSM (France).

Suggestions d'articles

Acide urique bas : qu'est-ce que cela signifie ?

Acide urique : définition L’acide urique est un déchet produit et éliminé par l’organisme lorsqu’il dégrade certaines molécules (les purines). Le dosage du taux d’acide urique est intéressant puisqu’il permet d’objectiver diverses pathologies telles que la goutte (arthrite microcristalline...

Remontées acides : réagissez et consultez

Qu'est-ce que le reflux gastro-oesphagien ? Normalement, l'oesophage est équipé d'un sphincter, sorte de clapet qui ne s'ouvre que vers l'intérieur et qui laisse passer la nourriture dans un sens mais l'empêche de remonter. Si celui-ci fonctionne mal, le contenu de...

Savez-vous tout sur l’acide hyaluronique ?

Présent naturellement dans l’humeur vitrée de l’œil, dans le liquide synovial des articulations et dans le tissu sous-cutané, l’acide hyaluronique est une substance visqueuse et élastique qui sert : à maintenir un bon niveau d’hydratation de la peau en captant l’eau et en la maintenant...

Et vous, quels types d'acides gras mangez-vous ?

Une bonne partie des lipides ou acides gras dont notre organisme a besoin provient de notre alimentation. Ce sont les nutriments qui apportent le plus d'énergie. En effet, tandis qu'1 g de protéines ou de glucides apporte 4 calories, 1 g de lipides fournit 9 calories. Cette énergie est...

Notre Newsletter

Recevez encore plus d'infos santé en vous abonnant à la quotidienne de E-sante.

Votre adresse mail est collectée par E-sante.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.

Source :